AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio
EAN : 9782757883662
240 pages
Éditeur : Points (07/01/2021)
3.25/5   52 notes
Résumé :
Une grève éclate dans une scierie du Lac St Jean, dans le nord canadien. Derrière une apparente solidarité ouvrière, l’ennui et la dureté de la lutte, que seules rompent les nuits dans les bowlings et karaokés, révèlent les intérêts plus personnels de chacun.

Parmi ces ouvriers, il y a Querelle, magnifique colosse venu de la capitale, et Jézabel, issue d’une lignée rebelle de mère en fille. Doux et charnels, ces héros incarnent la liberté, la jouissan... >Voir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox
Critiques, Analyses et Avis (17) Voir plus Ajouter une critique
3,25

sur 52 notes
5
4 avis
4
5 avis
3
3 avis
2
1 avis
1
4 avis

daniel_dz
  13 février 2021
Sur un fond de « fiction syndicale » dépeignant un piquet de grève qui dure des mois et des mois, Kevin Lambert dresse le portrait de Querelle, un homosexuel à la personnalité complexe. Une lecture qui sort de l'ordinaire et qui vaut la peine d'être découverte, à condition toutefois de ne pas être rebuté par une langue souvent crue et de passer un des derniers chapitres qui, à mon avis, gâche tout le reste.
L'envie m'a un jour pris de partir à la découverte des écrivains dont le patronyme est Lambert, simplement parce que j'avais été amusé d'en voir quelques uns alignés sur une étagère de bibliothèque. Je vous ai déjà livré mes impressions sur Karine, Gernot, Christophe et Stéphane, voici maintenant Kevin.
Kevin Lambert est canadien. Diplômé de l'université de Montréal, il y poursuit un doctorat en création littéraire. « Querelle » est son deuxième roman, initialement paru sous le titre « Querelle de Roberval ». Querelle n'est pas ici un nom commun mais un nom propre, comme dans le « Querelle de Brest » de Jean Genet. Et tout comme dans le roman de Genet, le Querelle de Kevin Lambert est homosexuel.
L'auteur qualifie son récit de « fiction syndicale ». En effet, la trame en est une longue grève dans une scierie canadienne. On suit au fil des mois les « piqueteurs » qui stationnent devant l'entreprise. Des hommes, des femmes, des jeunes, des anciens, des meneurs, des suiveurs, les portraits sont finement brossés. Un bon roman social que l'on croirait écrit par un homme de gauche, mais par conviction ou par facétie, allez savoir, l'auteur prend le lecteur en aparté au chapitre « Optimisation des installations » et déclare « Je voudrais que la lectrice ou le lecteur […] garde en tête que les péripéties prochaines sont narrées afin d'illustrer toutes les perversions des organisations syndicales, qui travaillent activement contre la création de richesses dans un Québec qui en a grandement besoin. […] Oublient-ils que nos programmes sociaux ne seraient rien sans la création de richesses et l'apport des entreprises ? ». Perturbant, ce chapitre. Une pincée d'inattendu qui pimente le plaisir de lecture.
On se trouve là à la fin de la partie intitulée « Parodos ». L'auteur a en effet structuré son texte comme une tragédie grecque: prologue, parodos, stasimon, kommos, exodos, épilogue. Naguère, j'ai appris l'alphabet grec dans un cours de physique théorique, mais ma culture antique s'arrête là, malheureusement. Je n'ai donc pas pu apprécier ces allusions ni d'autres sans doute, que je devine parsemées par l'auteur tout au long du texte.
La « fiction sociale » n'est que l'arrière plan du tableau qui dépeint Querelle. Querelle aime les jeunes garçons, qui défilent dans son lit en le considérant comme leur héros. Mais Querelle n'est pas un pervers. Il a un côté pathétique. On pourrait le voir comme un alcoolique qui boit en ne sachant plus pourquoi il boit, à qui chaque gorgée fait du bien, sans que la boisson soit un réel plaisir. Querelle a ce côté de jouissance immédiate mais sans émotion. Avec ses collègues de travail, on le voit discret, attentionné, apprécié. Kevin Lambert a réussi à créer un personnage complexe; la finesse psychologique du portrait est assurément à saluer !
Bon, je me dis que vous commencez à avoir envie de lire ce livre au style fluide et vivant, rempli d'expressions de français canadien, un exotisme charmant pour les lecteurs du reste de la francophonie. Mais voici la toute première phrase du récit: « Ils sont beaux tous les garçons qui entrent dans la chambre de Querelle, qui font la queue pour se faire enculer, il les enfile sur un collier, le beau collier de jeunes garçons qu'il porte à son cou comme nos prêtres portent leur chapelets ou nos patronnes leurs colliers de perles. » Il ne faut donc pas être rebuté par de nombreux paragraphes crûs, plus crûs que celui-là. Clairement, ils ne plairont pas à tous les lecteurs.
Je les ai acceptés sans trop m'offusquer, je pense qu'ils contribuent à la justesse du portrait de Querelle. Par contre, si vous entamez la lecture de ce roman, je vous conseille de passer un des derniers chapitres, « Premiers soins ». Je l'ai trouvé vulgaire, laid, choquant, et je n'ai pas compris ce qu'il pouvait apporter. le précédent, « Vox populi », est assez noir, mais je peux en comprendre l'intérêt. Par contre, « Premiers soins », c'est le cheveu dans la soupe, le vers dans la salade, le genre de chose qui parvient à dévaloriser tout le reste une fois que vous l'avez vu. Dommage.
À part ce bémol dissonnant, je recommanderais aux intrépides d'essayer ce texte qui sort des sentiers battus et qui, je pense, comporte plus de finesse et d'intelligence que ce que j'ai pu apprécier.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          142
EvlyneLeraut
  08 octobre 2019
Percutant, viril, un ciel zébré d'éclairs, « Querelle » de Kévin Lambert est un roman sombre, emblématique, au souffle rare. En plongée directe dans une histoire d'une émouvante contemporanéité où tout vole en éclats. La trame resserre ses griffes acérées sur les peaux tendres de ces jeunes garçons (tous). Ces êtres égarés, violentés, ivres de sexe et de douleurs morales. Endurcis par les affres de la vie. Des hommes perdus dans la débauche, les caresses abolies, tableau cauchemardesque d'une jeunesse qui se meurt. L'auteur délivre un fleuve gorgé de boue à l'encontre des diktats sociétaux, des inégalités criantes, des habitus étranglés par les marginalités, tranchées de guerre sociologique. L'écriture est soyeuse, écharpe de laine pour les hôtes des pages. « Et les grévistes, 7h30 le matin, le soleil à peine sorti pour venir crever le gris froid de l'hiver, pris entre la route régionale et la grille d'entrée, ils ont le lac dans les yeux, un feu qui brûle timidement dans une vielle cuve, et pas grand-chose d'autre. » L'histoire est encerclée dans le grand nord canadien, éloignée du consumérisme, en étau dans un chômage irrévocable, en toile de fond, un lac à perte de vue inspirant mais piégeant où ces oubliés d'un XXIème siècle s'entredéchirent. Le néant affiche le carton rouge. Une scierie aux rouages d'une idiosyncrasie en perte de vitesse, des travailleurs en grève suicidaire. Ce récit à visée syndicale et politique est sans compromission. Des hommes, dont Querelle fragile, offrant son corps en délivrance aux jeunes garçons aux abois, est un miroir d'honneur de sensualité. Gestuelle devenant un sapin de noël vacillant. Une femme, Jézabel dont le prénom colorie une Babel en furie, mi-déesse mi-démon, battante, va se frayer un chemin dans cet antre où le masculin est une chape de plomb. Ce récit est une plongée dans ce paroxysme de violence, de jouissance, une noyade prévisible, radeau de Géricault, mais d'une beauté infinie. Querelle au nom parabolique, emblème des oubliés, des mains écorchées vives, échardes d'une scierie de sang et de larmes. Il est le héros de ces gavroches des temps modernes, de ces révoltés, enfants écrasés d'un coup de pied sociétal. Nécessaire, percutant, lire « Querelle » est un devoir. Son sombre est une espérance, sa force, l'authenticité. Les émotions attisent les larmes. Ce récit tremblant de vérité confirme que toute lutte doit être constante et implacable. J'ai aimé ces garçons de la nuit. Dans les passages sublimes de lecture où tous étaient les soldats emblématiques, gerbes de ténacité pour un monde meilleur. A l'instar du murmure d'une quatrième de couverture donnante « Querelle se repose, content. Il est persuadé, pendant un très court instant, d'être utile à quelque chose et, d'une manière étrange, se sauver le monde juste un peu. » Publié par Les Editions le Nouvel Attila, qui viennent de mettre au monde un récit des plus engagés et bénéfiques.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          50
LettresItBe
  11 septembre 2019
Quand un auteur québécois débarque en pleine rentrée littéraire hexagonale, il y a de quoi être confiant. Kevin Lambert et Querelle publié chez le Nouvel Attila confirment-ils cela ? Lettres it be vous dit tout !
# La bande-annonce
Une grève éclate dans une scierie du Lac-Saint-Jean, dans le nord canadien. Derrière une apparente solidarité ouvrière, l'ennui et la dureté de la lutte, que seules rompent les nuits dans les bars et karaokés, révèlent les intérêts plus personnels de chacun.
Parmi ces ouvriers, il y a Querelle, magnifique colosse venu de la métropole, et Jézabel, issue d'une lignée rebelle de mère en fille. Doux et charnels, ces héros incarnent la liberté, la jouissance et la joie sauvages, hors des lois du marché et de l'aliénation familiale ou sexuelle.
Au gré des sabotages, des duels et des ivresses, la colère s'empare des grévistes et les événements se conjuguent dans un conflit généralisé aux allures de vengeance sociale, qui rappelle le Siegneur des porcheries, Jean Genet ou Kathy Acker.
# L'avis de Lettres it be
À croire que le mouvement ouvrier et ses spasmes de lutte, que toutes ces couches de population qui s'amoncellent dans les territoires reculés d'ici et d'ailleurs, à croire que tout ça constitue la matière littéraire la plus intéressante en ce moment. On avait eu le livre de Joseph PonthusÀ la ligne : Feuillets d'usine en janvier dernier, un livre qui semblait (déjà) faire écho à Leurs enfants après eux, le Goncourt 2018 signé Nicolas Mathieu. D'un écho l'autre, Querelle, nouveau roman de Kevin Lambert publié en France un an après sa sortie québécoise, semble être le fils illégitime de cette tendance littéraire. Et de fils illégitime à grand espoir de la famille, il n'y a qu'un pas…
L'usine et le lit. Chambre à coucher du capitalisme et chambre à coucher… tout court. Kevin Lambert donne à Querelle (Querelle de Roberval dans son titre original) ce cadre-là avec la ferme intention de sonder ce monde ouvrier, ses grèves et ses revendications par le prisme du quotidien et du banal. Des karaokés, des bouteilles et encore des bouteilles, des amourettes, des échecs et des fiertés discrètes, la plongée du lecteur est réussie, sans accroc. Mais tout aurait été trop « normal » si l'auteur s'était arrêté là. Et Querelle peut entrer en scène : ce personnage jouera, au gré des pages, le fil rouge d'une histoire bien plus forte qu'elle en a l'air. Quand seule la sexualité se débride dans une existence vouée au cadenas.
« C'est Noël et, dans les sous-sols, les cousins et les cousines se font tripoter par des monsieurs pendant que les autres jouent avec leurs nouveaux Lego. Demain, ils pleureront d'avoir mêlangé les briques. »
Pas un dialogue pour rompre le rythme, pas une étincelle d'espoir ou de lumière. de son fond à sa forme, Querelle est une surprise permanente. Mention spéciale, d'ailleurs, à ce chapitre page 149 où l'auteur s'invite dans son récit, entre sans toquer pour une parenthèse claire et nette. Ou comment assumer et justifier de tout l'intérêt d'un doctorat en création littéraire obtenu par l'auteur. On adhère. En plus, on croirait croiser Vernon Subutex ou Neal Cassady dans ce livre, des personnages qui auraient pris la voie de la lutte finale dans un monde aux fausses allures de fin du monde. C'est n'importe quoi ? C'est précisément pour cela que l'on adore.
Querelle est un roman sale, brut, un roman qui gêne aux entournures. Les premières lignes coupent le souffle, et les autres cassent la gueule. On a envie d'arrêter, on se dit que c'est quand même un peu n'importe quoi, puis on continue, le thorax noué, compressé… On arrive à bon port sans trop savoir où nous sommes et d'où nous sommes partis. Manifeste ouvrier et/ou sexuel ? Critique de la lutte ? Aucune idée… Mais ce qui est certain, c'est que l'on vient de parcourir quelques 240 pages de littérature en barre. Et si c'était précisément cela la marque des grands livres ?
Retrouvez la chronique en intégralité sur Lettres it be
Lien : https://www.lettres-it-be.fr..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          50
Lexx54000
  27 août 2019
« Querelle » est un prénom, celui du personnage principal, le petit nouveau venu de Québec qui débarque à la scierie du Lac de Roberval, en pleine grève. Même si le syndicalisme ne l'intéresse absolument pas, il s'ajoute aux grévistes de la scierie.
Querelle, c'est aussi un beau jeune homme, musclé, belle gueule, qui rend dingues tous les autres garçons de la région, qu'il fait défiler dans son lit, sans aucun sentiment.
Querelle observe de ses yeux l'étrange culture et le comportement des hétérosexuels, qui peuplent ce petit village reculé du Canada et représentent le monde en deux : les hommes et les femmes, le bien et le mal, les pauvres et les riches, le bleu et le rose. Tout cela sur fond d'exploitation ouvrière, d'affrontement entre les travailleurs et les patrons. Cette lutte ouvrière et puissante débouchera sur une bataille à coups de batte de baseball sur un terrain de sport.
"Querelle" de Kevin Lambert est présenté comme une « fiction syndicale », ce qui peut faire peur au premier abord. Mais l'auteur traite d'un sujet connu dans le monde, "le syndicalisme' d'un manière novatrice : sur fond de grève, l'auteur met en scène des histoires individuelles, sans pour autant en faire un roman choral, qui bousculent les discours de la normalisation, du capitaliste et du chauvinisme qui régentent les normes sociales du monde. On se laisse vite happer par le récit des différents personnages, attachants, drôles et authentiques.
Le texte est cru, brutal, bouleversant. Il y a une sorte d'oralité très puissante car l'auteur écrit son livre comme s'il nous le contait à voix haute, jusque dans les fautes d'orthographe des revendications des grévistes, et surtout dans le vocabulaire canadien.
Un roman ultra puissant et d'actualité, qui ne laisse pas indifférent. Un roman choc tel un ovni dans cette rentrée littéraire !
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          60
Melicee
  27 août 2019
Merci à Lecteurs.com et aux éditions NOUVEL ATTILA pour cette lecture !
L'étape de la page 100 :
Ma première impression est plutôt mauvaise : le début du livre se découvre sur la couverture et ne laisse aucun doute sur le langage très cru de ce roman, ni sur son contenu. Je me traîne sur chaque page, ayant du mal à entrer dans l'histoire.
Après avoir refermé ce livre, je suis perplexe, assez déconcertée par ma lecture. C'est sans doute un ovni. J'ai du mal à mettre des mots sur ce que je viens de lire. C'est trash, c'est « débridé », c'est violent. 
Apparemment très inspiré de « Querelle de Brest » de Jean Genet, on y retrouve un homme, Querelle de Roberval, presque un Dieu, assouvissant sans frontière ses pulsions sexuelles, tel un ogre mangeur de jeunes garçons en fleur. Remplie de descriptions crues magnifiant la masculinité, l'histoire s'axe néanmoins autour d'une lutte syndicale. Difficile de faire le lien entre ces sujets divergents...  
Une grève éclate au coeur d'une scierie du Nord Canadien. Nous suivons les syndicalistes durant pratiquement un an de protestation. Querelle est l'un d'eux. On analyse la vision sociétale de ces travailleurs oubliés à travers une écriture fraîche et piquante comme seul les Québécois savent l'inventer.  le narrateur dit ouvertement être pour le patronat, ne pas soutenir la paresse et la bassesse des grévistes.  « De nos jours, la corruption et la paresse sont les deux seules choses que le monde a en tête quand on prononce le mot « syndicat » [...] » 
Notre vision du texte change donc à partir de là et nous repensons aux précédents faits avec un oeil neuf. La montée inexplicable de violence qui clôture cette grève et ce récit est une illustration rocambolesque de sa vision syndicale. Nécrophilie, infanticides, empalement et méchoui. Vous voilà prévenus.  Avec le recul, et malgré le fait que j'ai eu énormément de mal à le terminer, ce livre et sa vision sont intéressants. Même s'il était parfois difficile de trouver un sens à ce que je lisais, l'histoire syndicale me reste en tête.  Néanmoins, je trouve que le rythme est gâché par la profusion de détails crus et trash.
Alors oui, on pointe du doigt, en filigrane, entre deux piquets de grève, les conservateurs et les rétrogrades, les pensées d'un autre âge sur la sexualité débridé de certains. C'est bien, mais c'était peut être de trop.  
Je suis soulagée de l'avoir enfin refermé. Ce livre n'est pas à placer entre toutes les mains mais ceux qui aiment les récits « agressifs » et incongrus, ceux là sûrement, le trouveront novateur ! Pour ma part, je reste perplexe.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          30


critiques presse (2)
Telerama   08 octobre 2019
A 27 ans, ce jeune auteur canadien signe “une fiction syndicale” militante et crue. Un roman fort où la critique sociopolitique vient interroger le désir et les questions de genre.
Lire la critique sur le site : Telerama
LeMonde   05 septembre 2019
Autour du récit d’une grève dans une scierie du Saguenay, l’écrivain québécois de 27 ans signe un roman exploitant magnifiquement la puissance subversive du plaisir cru.
Lire la critique sur le site : LeMonde
Citations et extraits (8) Voir plus Ajouter une citation
daniel_dzdaniel_dz   22 février 2021
Pour faire chier toutes les infirmières, tous les animateurs de pastorale qui venaient leur conter des peurs dans les classes de l’école secondaire, ils cultivent leur contagion. Ils ignorent quel virus flotte parmi leurs globules rouges et les essouffle, ils refusent de connaître le nom de la maladie qui les tuera peut-être, ils la vénèrent avec un respect distant, s’assurent de la porter fièrement en s’embrassant profond, en s’échangeant le sperme que le troisième fait lécher au bout de son majeur après avoir injecté dans l’anus du deuxième son doux poison. Parce qu’ils sont toxiques, les boys seront jamais aussi nuls que leurs parents, aussi pétasses que leurs cousines, aussi salauds que leurs grands frères. La maladie donne un sens à leurs baises, ils sont piégés, mortels; ils auront toujours cette arme contre les pulsions des vieillards de taverne qui, après leurs bouteilles de Wildcat, font rarement la différence entre les petits culs à branlette de la page centrale du Allô Police et celui du deuxième, venu ouvrir ses jambes dans la salle des machines à sous.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          60
ledevorateurledevorateur   16 septembre 2019
Il faut maintenant dire le vrai. Faire le récit des aléas d’une lutte syndicale a pu donner à madame la lectrice ou à monsieur le lecteur l’impression d’un parti pris du texte en raison d’une empathie trop grande envers la paresse et les grévistes. Or la position défendue par ce livre se veut claire : l’entrepreneuriat est le génie de notre époque. Je – Kevin Lambert, auteur de cette bien modeste fantaisie – prends ici même, en page 179, position sans ambiguïté pour le patronat et contre la bassesse des grévistes, que je me suis efforcé de décrire le plus fidèlement possible dans les pages précédentes et dans celles qui suivent.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          10
daniel_dzdaniel_dz   24 février 2021
La religion comme la politique, elle a toujours eu du mal avec ça. Tout ça, c’est des affaires de foi. Jud se rassoit dans le salon, elle ne croit pas au sacrifice de soi pour les autres. Dans la vie, faut gérer la taille de ses oignons, s’assurer qu’on en a assez pour passer l’hiver avant d’aller se mettre le nez dans l’engrais du voisin.
Commenter  J’apprécie          20
daniel_dzdaniel_dz   24 février 2021
À moins trente-deux dehors - avec le vent -, t’enlèves pas tes mitaines, et si elles ont un trou dedans, tu le sais tout de suite.
Commenter  J’apprécie          60
daniel_dzdaniel_dz   21 février 2021
Des fois, ça coûte moins cher à une compagnie de fermer son usine, […] comme ça arrive partout et remplit les nouvelles régionales à l’heure du dîner. Mettre les spaghettis dans la casserole, perte d’un contrat en sous-traitance, chauffer la sauce, hausse du dollar canadien, égoutter les pâtes, investissements sans garantie, râper le fromage, coûts élevés de la certification écologique, tu finis ton assiette, les délocalisations, les fermetures sont dures à digérer et t’es pas sûr d’avoir un emploi demain.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          00

Videos de Kevin Lambert (6) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Kevin Lambert
Voyez ou revoyez la discussion entre l'auteur Kevin Lambert et Olivier Courtois, qui a eu lieu en direct du compte Instagram du SLM.
On y aborde notamment ses inspirations, son roman Querelle de Roberval et ses suggestions de livres du moment.
Bon visionnement!
#àlivreouvert #lismoimtl ___________________
Des tête-à-tête avec différent·e·s artistes montréalais·e·s ont lieu en direct du compte Instagram du SLM. Olivier Courtois du Liseur Public y discute lecture, écriture et coups de coeur littéraires avec un·e invité·e dans une ambiance décontractée!
Ces directs Instagram sont présentés dans le cadre du projet Lis-moi MTL. Ce projet, qui se décline en plusieurs initiatives, est rendu possible grâce au Secrétariat à la jeunesse du Québec.
+ Lire la suite
autres livres classés : syndicalismeVoir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox





Quiz Voir plus

Adaptations avec Gainsbourg

Il a un petit rôle dans Voulez-vous danser avec moi ?, film de Michel Boisrond sorti en 1959 avec Brigitte Bardot. Le film est l'adaptation d'un roman de Kelley Roos intitulé:

Valse brune
Valse blonde
Valse Rousse

8 questions
166 lecteurs ont répondu
Thèmes : gainsbourg , adapté au cinéma , adaptation , cinema , littérature , romans policiers et polars , musiqueCréer un quiz sur ce livre

.. ..