AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures
EAN : 9782708242258
158 pages
Éditeur : Editions de l'Atelier (19/04/2013)

Note moyenne : 3.33/5 (sur 3 notes)
Résumé :
Êtes-vous indignés de voir notre monde transformé en un gigantesque supermarché ? Voulez-vous remettre la technologie, l’information et l’argent au service de l’humain ? Quel que soit votre engagement au sein de votre quartier, de votre association, de votre milieu de travail, que vous soyez riche ou pauvre, vous n’êtes pas seuls !

Cofondateur de la Constellation, Jean-Louis Lamboray raconte dans ce livre comment en Thaïlande, en Ouganda, au Congo, a... >Voir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox
Critiques, Analyses et Avis (3) Ajouter une critique
Bdalex
  18 juin 2013
je souhaite tout d'abord remercier BABELIO de m'avoir adressé, par l'éditeur "les éditions de l'atelier" un livre dans le cadre de cette démarche de découverte de livres qui paraissent juste et qui vont connaître les premières critiques de la part des lecteurs babéliens.
Une présentation de M. LAMBORAY s'impose. Docteur en médecine, après 13 ans de travail dans la mise en oeuvre de la réforme de santé au Zaïre, il devient un grand fonctionnaire international, auprès de la banque mondiale à Washington puis au sein d'ONUSIDA jusqu'en 2004.
Il crée ensuite une fondation, la Constellation, association à but non lucratif, dont l'objet est de faciliter la mise en oeuvre de réponses locales aux problèmes de lutte contre la propagation du Sida.
Commençons donc par ce qui m'a plus.
Le livre est court, seulement 150 pages.
La syntaxe et le style ne dénotent aucune volonté littéraire mais juste le souci de rapporter le plus directement possible les témoignages des acteurs qui ont conduit à la rédaction de l'Ouvrage.
Il y a quelques fulgurances humoristiques (totalement involontaires malheureusement mais pas moins efficaces) qui vont vous faire pouffer, éventuellement vous faire éclater de rire (pour les esprits les plus retors et réfractaires à l'ouvrage, comme le mien)
Viens ensuite une sorte d'abattement (très court) où vous vous dites, parodiant L'Avare ; Mais qu'allais-je donc faire dans cette galère ?
A cet instant, après 100 pages, un envie puissante, quasi viscérale prend vos tripes et tente de vous faire quitter le navire.
Mais tel le Capitaine du Titanic, vous restez à la barre et vous lisez jusqu'à plus soif, d'autant que vous vous êtes engagé à le faire (On tient ses engagements, soldat. Oui Général BABELIO)
Si l'objectif qui a prévalu à la création de la Constellation par M. LAMBORAY et quelques autres résulte d'un constat parfaitement valable et même louable (les réponses à des situations locales doivent tenir comte de l'environnement social, religieux, culturel et économique de chaque région). La mise en oeuvre, telle qu'elle est présentée dans le cadre de ce livre tient tout à la fois de l'angélisme le plus sirupeux, de la bêtise élevée au rang de bonne conscience, voire de la supercherie intellectuelle.
La réponse proposée frise l'incompétence technique et la méconnaissance des zones géographiques. Elle oublie les zones de conflits, fustige l'argent mais utilise celle de la Banque d'investissement asiatique sans aucun remord ni gène.
M. LAMBORAY refait également des découvertes essentielles :
Il découvre que réfléchir à plusieurs vaux toujours mieux que de réfléchir seul. Et sans rire il nous dit que ce n'était pas le cas lorsqu'il avait un poste élevé à l'ONUSIDA. Mais qu'est-ce qu'il attendait pour le mettre en oeuvre ????
J'avais envie de lui dire :
Monsieur, j'ai appris ça en Quatrième, dans mon petit collège de la ville de "LE BOUSCAT" en Gironde.
Après 150 pages de verbiage, mon cerveau n'étant pas de la sauce blanche, je débute une analyse plus précise de ce qui, vous l'avez compris m'a fait détester ce livre vain, inutile, plein de sentimentalisme à deux sous et de tentatives de révolutions des mentalités sur une base physico-matérialo-ésotéro-christo-musulmano-bouddhisto-scientifique !!!!!!
SI !!!! ça existe !!! c'est le docteur Jean Louis LAMBORRAY qui le dit.
Le sentiment de malaise qui m'a pris est apparu dès la page 16 de l'ouvrage.
A ce stade précoce de l'ouvrage, le bon docteur blanc déclare : "Enfin nous avons réalisé le danger qu'il y a à classer les personnes en catégorie (...) En catégorisant les personnes nous laissons ne préconceptions guider nos attitudes et nos comportements face à autrui".
Cette idée me séduit et je me dit naïvement que la réflexion va se centrer sur la personne humaine, (ce qui fait référence au titre de l'ouvrage), ce qu'elle peut apporter et pourquoi, quelles sont les actions nécessaires pour aider à cette prise de conscience.
Enfin, un cri sort de votre gorge "Mort à la catégorisation des êtres humains".
Vous voici donc fébrile et la déception vous anéantit sur la page suivante :
"Plus fondamentalement peut-être, quand en Thaïlande , les bouddhistes, les musulmans et les chrétiens réunis dans la lutte contre le sida voient dans l'approche proposée par la Constellation une base commune pour l'action, on se prend à espère qu'un renouveau spirituel naisse de l'appréciation des forces d'autrui et des actions concrètes de solidarité menées par les communautés du monde entier"
Là mon esprit cartésien a connu une raté, un peu comme un coeur loupant un battement. Je suis revenu sur la page d'avant, puis j'ai relu le paragraphe cité ci-dessus et je me suis dit :
Depuis quand une communauté, religieuse ou non n'est pas une catégorisation ??????
Il y a un illogisme fondamental à vouer aux gémonies les catégorisations des personnes, et à ne jurer sur la page suivante que sur la puissance et l'intérêt de communautés, notamment religieuses. Ce sont des catégories particulièrement fermées qui ont une vision d'un monde excluant tout celle des autres par nature même. le But étant de s'approprier les croyants de la chapelle d'autrui. C'est vieux comme le monde. Pagnol et d'autres vrais écrivains ont rapporté ces luttes de chapelle. Catégories contre catégories = échec du propos.
En bon auteur, M. LAMBORLAY, Philosophe ONUsien, vous assène pendant 150 pages une bouillie de théories new ages revus à la lueur du Vingt et unième siècle débutant
Je vous ferai grâce des élucubrations les plus risibles tirés de ses visites dans des zones extrêmemnt pauvres et manquant de tout pour être au plus près de ses interlocuteurs. N'en déplaise à M. LAMBOURLAY, ces communautés pauvres et culturellement abandonnées ont besoin de tout et en premier lieu d'être aidé à réaliser une révolution sociale menant à l'éducation des filles et des garçons dans tous les domaines, et donc celui de la sexualité et de la lutte contre le SIDA.
Pour la première fois de ma vie (hors les cas de mes ouvrages de références lors de rédaction de ma thèse), j'ai surligné des passages, mis des commentaires, hélas peu amènes et même des points d'exclamations en marge des pages
En voici un florilège court :
- Quand M. LAMBORLAY décrit que "progressivement nous nous sommes unis autour d'une approche commune, dont l'âme est l'appréciation de ses propres forces et de celles d'autrui. Nous appelons cette approche le "développement de la compétence communautaire pour la vie"." Je me demande, est-ce moi qui suis hemétique à ce qu'il raconte, où c'est vraiment de la philosophie de bazar qui rendrait Guillaume Musso et MArc Levy pour des génies de la littérature mondiale ?
Page 38 M. LAMBORAY découvre les bienfaits des asscoiations. Il s'aperçoit que regrouper des gens de bonne volonté qui donne de leur temps, de leur argent également et font usage de leur compétence pour le bien de tous, c'est magnifique.
Juste pour la culture de M. LAMBORAY, et une petite piqure de rappel pour qui ne connaîtrait pas (ce dont je doute, il faut s'appeler Lamboray pour ne pas savoir), on appelle ça une association ; c'est un mode de regroupement de personnes ayant l'envie de mettre au service de tous des connaissances, du temps, de l'argent dans un acte d'entraide et sans but lucratif. La Loi française date de 1901.
ELLE A DONC PLUS DE CENT ANS M. LANBORAY.
REVEILLEZ-VOUS et OUVREZ LES YEUX !!!!!!!!!!!!
Il débarque de quelle planète cet homme. Et il a eu des responsabilités dans une grande organisation onusienne ? J'en ai froid dans le dos !!!!
Au fil des pages, il est évident que M. LAMBORAY est au moins un sympathisant du mouvement altermondialiste et de la décroissance, au pire un dangereux rêveur qui ne doit surtout pas s'approcher des manettes du pouvoir, que qu'il soit.
Il profère, par exemple, des accusations relatives à la conférence de l'ONU sur le Sida de 2004 qui sont à la limite d'être criminelles : En effet, Kofi Annan, secrétaire général des Nations Unies, sollicitait à cette époque de la communauté internationale plus d'argent pour l'achat d'anti rétroviraux, seuls médicaments efficaces pour ralentir voire stopper la maladie. Kofi Annan déclarait: "il y a de plus en plus de malade, il nous faut plus d'argent".
Commentaire du bon docteur :
"Le mal était là, plutôt que de projeter une vision de la réussite et de rallier toutes les forces vives pour la réaliser, la priorité de la conférence était de lever les fonds nécessaires pour assumer l'accès aux antirétroviraux."
Encore un qui n'aime pas le progrès scientifiques et la médecine et préfère l'imposition des mains ou la consommation de tomates bio pour lutter contre l'une des pires maladie que l'humanité a croisé à ce jour. On appelle ça un charlatan dans ma campagne profonde.
Il découvre également que face à des population analphabètes et incultes qui gardent une peur viscérale de l'homme blanc, il faut accepter de se comporter comme les habitants locaux et non comme un expert exogène pour faire passer le discours souhaité. Chez moi, on appelle ça adapter son discours à son auditoire. Il est inutile d'avoir été plusieurs dizaines d'années un membre éminent de l'ONU et d'avoir plus de 50 ans pour le savoir. Regarder des enfants de maternelle dans une cour d'école montre que les plus grands s'adaptent au plus petits pour leur parler. N'importe quel parent le fait naturellement quand il s'adresse à son enfant. N'importe quel éducateur. N'importe quelle personne intelligente le sait !!!!!
Dans le même livre, M. Lamboray découvre également que la circulation de l'information est essentielle à la bonne marche des actions menées en matière de soin (p: 87) ou de prévention. (voir également sur le caractère indispensable des rétroviraux les pages 105 et 106)
Il redécouvre à l'occasion que les rétroviraux, vouées aux gémonies quelques pages avant (Beurk, il faut du vilain argent pour en avoir de ces médicaments), sont indispensable aux communautés qui ont besoin du traitement pour ne pas mourir.
M. Lamboray découvre ainsi tout au long des pages de cet ouvrage que l'intelligence existe, qu'elle plus importante si elle est partagée, si l'information est partagées. C'est GENIAL. Et c'est DRAMATIQUE.
J'en avais presque en vie de pleurer de rage impuissante. Ce sont ces personnes là que les impôts des pays riches paient pour cacher la misère que l'on ne veut pas voir en occident. Je peux vous l'affirmer après cette lecture. On est pas au bout de nos peines.
Mais il y a déjà longtemps que nous l'avons découvert, nous qui ne sommes que de simples humains, les seuls remèdes efficaces au malheur qui touche les humains. On appelle ça les écoles, les lycées, les facultés et le résultat c'est l'intelligence, la connaissance partagée et la coopération.
M. LAMBORAY découvre enfin que 100 fois sur le métier il faut remettre son ouvrage et que la diffusion de l'information au sein des organisations est ESSENTIELLE.
Un dernier exemple vous édifiera, vous le trouverez aux pages 103 et 104.
Une mission de l'ONU fait le point de sa formation et de sa connaissance sur le Sida. Les cadres rappellent que tout utilisent souvent des véhicules et peuvent subir un accident or ils ne connaissent pas les hôpitaux qui testent le sang pour le VIH en cas de transfusion. Un des chauffeurs indique alors que l'association des chauffeurs de l'ONU dispose d'une telle liste d'hôpitaux faisant les tests.
Cet épisode, asséné comme tous les autres, froidement, n'entraîne aucune analyse de l'auteur. Pourtant il y en a une. Ce denier ayant été un membre haut placé D'ONUSIDA, il est inadmissible que son travail n'ait pas consisté à fournir les informations essentielles pour les membres de sa propre organisation.
Qu'à au moins 60 ans, M. LAMBORAY découvre :
- qu'on est plus intelligent à plusieurs que tout seul,
- qu'il faut écouter les malades et les impliquer dans les soins qui les concernent
- qu'il faut faire circuler l'information
Et que grâce à ces révolutions tout irait bien dans le meilleur des modes est une imposture intellectuelle dramatique.
Un "expert" (de quoi exactement ?) est devenu le messie de quelques milliers de personnes mais il n'a pas le charisme de l'écriture. C'est certain.
Lisez le pour rire jaune et brulez le pour votre première flambée cet hiver, un jour où vous inviterez des amis, il donnera le la de la douceur chaleur qui enveloppera vos invités. Ce ne sera pas trop mal.
Afin de vous achevez, comme je l'ai été, je vous laisse sur cette réflexion du messie LAMBORAY :
"Cette conversation a produit un principe commun : pour inclure les personnes vivant avec le VIH ne leur donnons pas un statutspécial, mais considérons-les comme des personnes normales, ni plus ni moins"
Sic et Sniff
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          11
pyrouette
  03 juillet 2013
Un petit livre très intéressant, mais pour le trouver passionnant il faut, je pense, avoir une bonne raison de le lire. J'ai travaillé pour une association humanitaire et j'ai aidé ma fille à corriger son mémoire en psychiatrie sur la zone d'incertitude entre soignants et soignés. Alors forcément je me suis plongée dans le cheminement de l'auteur qui oeuvre pour mieux apporter son aide aux populations qui en ont besoin. Car là est le problème : Les associations décident d'aider pour tel ou tel cas pour tel ou tel pays, mais que pensent les gens ciblés ? Je ne suis pas en accord avec la définition de ce qui nous rend humain, mais c'est mon parcours et mon expérience personnels qui diffèrent. Je suis d'accord sur le reste : être humain, vouloir apporter son aide, passe par le regard positif, l'écoute et l'échange. Je rajouterai le respect. Quand une équipe part sur le terrain elle doit tout oublier : les certitudes, les racines, les us et coutumes, et surtout se remettre en cause tout le temps. L'auteur est un engagé, un enthousiaste et un passionné et il essaye de partager son parcours. J'ai aimé mais je pense que ce partage est écrit pour des gens engagés dans l'aide humanitaire.
Un grand merci à Babelio et aux Editions de l'Atelier pour cette belle découverte
Lien : http://pyrouette.canalblog.c..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          170
pgremaud
  08 juillet 2013
Jean-Louis Lamboray est un médecin belge, spécialiste de la lutte contre le SIDA. Pendant dix ans, il a participé au programme ONUSIDA. Dans ce récit, à la lecture parfois un peu ardue, il relate comment il est passé d'une posture d'expert à une posture d'accompagnant. ou de facilitateur. Son expérience lui a permis de déduire que des réponses locales sont plus pertinentes qu'une réponse globale.
Je me demande si cette expérience est transposable à d'autres domaines. Jean-Louis Lamboray parle essentiellement de la lutte contre le SIDA, et fait quelques prolongements dans la lutte contre la malaria. Il dit aussi que cette expérience a pu modifier les relations de certains facilitateurs avec les membres de leur famille. Mais il me semble que cette démarche pourrait avoir des résultats dans le domaine de l'enseignement.
Le titre me semble un peu inexact : j'aurais plutôt dit "Qu'est-ce qui nous rend PLUS humains" ?
Commenter  J’apprécie          10

Citations et extraits (12) Voir plus Ajouter une citation
pyrouettepyrouette   02 juillet 2013
Nous fermons nos esprits et nos frontières, mais nous continuons à exporter notre expertise technique sans nous poser de question. C'est là que le bât blesse : nous ne parvenons plus à nous rendre compte que pour être efficaces, les solutions techniques doivent s'inscrire dans des processus humains.
Commenter  J’apprécie          100
pyrouettepyrouette   03 juillet 2013
Être prêts à ce que nos expériences remettent en cause nos certitudes.
Commenter  J’apprécie          110
pgremaudpgremaud   21 juin 2013
Gabriel Ringlet, ancien vice-recteur de l'Université catholique de Louvain, définit la spiritualité comme la circulation de l'énergie. Il compare la personne qui vit sa spiritualité à l'âme du canon, elle aussi appelée à transférer une quantité impressionnante d'énergie : A mon corps défendant, je suis obligé de reconnaître une dimension spirituelle à l'action de la Constellation. Je ne l'avais pas prévue, et encore moins planifiée.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          10
pgremaudpgremaud   11 juin 2013
Progressivement nous nous sommes aperçus que l'essentiel était ailleurs : dans le regard porté sur autrui. Plutôt que d'analyser les besoins des communautés pour y apporter des solutions, nous valorisons les forces présentes dans chaque personne,
Nous n'avons pas fini de découvrir le pouvoir décapant de ce changement de regard.
Commenter  J’apprécie          10
pgremaudpgremaud   20 août 2013
Reprenons en main notre destin. Comme Hakim, déclarons haut et fort notre droit au rêve. Unissons-nous avec nos proches pour développer notre rêve, agissons ensemble pour le mettre en oeuvre en comptant d'abord sur nos propres ressources et partageons avec d'autres l'énergie générée par notre cheminement vers notre vision.
Commenter  J’apprécie          10

autres livres classés : ongVoir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox




Quiz Voir plus

Les Slogans Publicitaires

............. et ça repart !

Colgate
Mars
Pepsi

20 questions
191 lecteurs ont répondu
Thèmes : amour fouCréer un quiz sur ce livre