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EAN : 9782246813972
342 pages
Grasset (14/02/2018)
3.08/5   6 notes
Résumé :
Katarina est une jeune Rom de 17 ans qu’on a virée du lycée. Elle traîne dans Paris et, la nuit venue, elle retrouve son père Zéus et ses quatre petits frères, tous musiciens, qui vivent dans un campement. Ce qu’elle aime, c’est lire des romans et partir. Le mouvement est ma maison, dit-elle. « Pis je m’en fous. Je me sens indestructible. Y’a du soleil. J’ai faim. Un jour je serai quelqu’un… »
Avec une amie elle va partir pour Marseille où elle rencontr... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (8) Voir plus Ajouter une critique
« La débrouillardise » de Lucie LAND, roman paru aux Editions Grasset le 14 février 2018 est un roman atypique.
Katarina, jeune rom de dix-sept ans est en décrochage scolaire. Exclue de son lycée, le jour, elle occupe sa vie à traîner en ville ses pensées sautillantes et la nuit, elle va rejoindre ses frères, tous musiciens, qui servent de faire valoir au père, Zéus, accordéoniste virtuose, séducteur, alcoolique et cabotin. La famille vit en caravane, eux rêvent d'une belle et grande maison. Katarina rêve davantage à bouger, se déplacer, partir, peu importe où. Sans le sou mais débrouillarde et se contentant de peu, elle va partir pour Marseille … C'est pour elle un voyage initiatique. Bien que vaguement promise à Chavalo, un ami d'enfance, c'est par un petit bourge parisien qu'elle se fera déflorer. Puis elle rencontrera Benti, un monsieur plus âgé qu'elle qui sera un ami et un créateur de rêve. Suivant ses idées, elle se lancera à la poursuite d'un trésor… le trouvera-t-elle et quelle en sera la nature ? En tous cas, c'est la vie qu'elle découvre avec des inconnus qui passent, des amis de rencontre qui dépannent et puis s'oublient et des personnages, souvent flics, fantômes personnels ou contrôleurs qu'il lui faut apprendre à éviter.
L'histoire se tient. Mais qu'apporte-t-elle au lecteur ? Une vision de l'errance, un portrait d'une société parallèle ? Peut-être, pas sûr ! le roman est tellement lacunaire sur les points d'articulation des étapes de la vie de Katarina et sur ses pensées que le lecteur n'est pas certain de disposer de toutes les cartes pour en comprendre le sens.
Quant à l'écriture, elle pose question. Est-ce par mimétisme avec le bagage lexical supposé de l'héroïne que l'auteure a choisi une écriture minimaliste faite de phrases courtes, sautillantes, le plus souvent digressives, détachées du sens de celles qui les encadrent ? Est-ce pour mieux coller à Katarina que l'auteur donne, à l'envi, des coups de canifs dans les règles grammaticales et abuse de mots argotiques, d'anglicismes ou de néologismes pas toujours de bon aloi ? C'est un choix. C'est le sien. Mais il ne fait pas le bonheur du lecteur que je suis. Pour ma part, j'ai regretté cette écriture construire sur base de mots empilés, à coups d'expressions telles « je suis pas un sauvage » (oubliant la négation), « la belle France qui décadence » ou « tu te retrouves enchâmouillée » (intérêt de ces néologismes ?) ou « donne-moi un livre et je serai l'apprentie sorcière d'un monde invisible » (quel est le sens à donner à cet assemblage énigmatique de mots ?). A mes yeux, le style choisi alourdit inutilement la lecture, dommage !

« La débrouillardise », de Lucie LAND reste un roman à découvrir. D'autres, j'en suis sûr, y trouveront plus de plaisirs que moi et le thème de l'errance dans nos villes, nos rues est manifestement un sujet à exploiter pour inviter les lecteurs à y réfléchir. Merci donc aux Editions Grasset et à NetGalley qui m'ont permis de découvrir ce roman.
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L'on suit dans ce livre une jolie héroïne, Katarina, une jeune rom, qui traverse la vie avec lucidité et sans trop se poser de questions. Au fil de ses rencontres, de ses pérégrinations auprès de sa famille, de ses amis et d'inconnus, au fil d'évènements liés à ses conditions de vie, on la découvre tour à tour attachante, décidée, volontaire, joyeuse, triste, amoureuse puis larguée. Un bon moment de lecture par la découverte de cette auteure qui a un joli trait de plume tout en vérité et poésie. J'ai aimé.
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La première chose à dire de ce roman est que la quatrième de couverture ne lui rend pas hommage, j'ai été intriguée par ce que pouvait cacher ces pages mais pas intéressée complètement non plus. Hors à ma grande surprise j'ai dévoré ce roman que l'on qualifie d'initiatique alors que je vois moi une recherche de liberté et d'affranchissement.
Katarina est une jeune Rom de dix-sept ans en déscolarisation qui passe son temps à errer dans les rues de Paris s'attirant parfois les regards d'agents de police méfiants et faisant ici ou là de nouvelles rencontres, elle se rend parfois chez sa cousine qui a réussi elle à s'en sortir en épousant un homme issu d'un tout autre milieu. le soir c'est le retour au campement, Katarina vit dans une caravane avec son père Zeus et ses frères tous musiciens.

La mélancolie que l'on perçoit à travers les personnages diffèrent du tempérament de feu et cette extraordinaire envie de liberté de Katarina. Elle rêve d'ailleurs et du meilleur, sa débrouillardise la mènera jusqu'à Marseille avant de se lancer sur les traces d'un trésor datant de la seconde guerre mais sous ses airs futés elle en oublie parfois la méfiance car le doute n'est pas dans son caractère, elle fonce et Dieu seul sait ce qui lui arrivera. Son regard sur le monde est tranchant tout comme son franc parler, elle ne blâme pas sa condition mais en fait plutôt une arme.

Un beau roman dont l'histoire parfois se perd dans la chronologie, il manque certains détails de la vie de Katarina qui permettrait de mieux comprendre son besoin d'errance et cette façon qu'elle a de se détacher de tout, ne rien prendre au sérieux; une blessure? une cassure dans sa vie d'enfant? un manque? c'est ce qu'il manque au roman. Ce fût toutefois une belle découverte que ce personnage fort.
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Oeuvre de mouvement et de liberté, La débrouillardise nous entraine à la suite de Katarina, sa jeunesse, son désir de conquête et de changement. Un récit entre ombre et lumière, fait de rencontres improbables, de dangers mais aussi de rêves et de dialogues, de découvertes et de parcours initiatiques.
Malgré quelques longueurs et un côté parfois très descriptif, le roman de Lucie Land parvient à faire ressentir au lecteur la force innée de sa narratrice et son goût pour la liberté. Une jolie découverte qui nous entraîne de Paris à Marseille, de la boue des camps de fortune à la lumière éblouissante du sud en passant par la profondeur des eaux de la Méditerranée, la débrouillardise est un conte authentique, bien qu'inégal, avec une héroïne forte et déterminée. Un bon moment de lecture.
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La voix qui s'élève de ces pages appartient à Katarina, une jeune Rom de dix-sept ans. Virée de son lycée, elle passe ses journées à errer dans Paris. Chaque nuit, elle retrouve son père et ses musiciens de frères qui vivent dans un campement.

Katarina est une adolescente au coeur vagabond, elle aime battre le pavé, faire de nouvelles rencontres et dévorer des romans - elle en a toujours un dans son sac. Sa voix est magnétique, incisive. le texte est rythmé par des phrases courtes, il épouse la cadence des pas de Katarina qui battent le pavé. Une adolescente qui ne tient pas en place, toujours en mouvement - "Le mouvement est ma maison."

Une adolescente déterminée en quête de liberté, qui ne s'embarrasse de rien, vit comme elle l'entend. Et ce regard qu'elle porte sur le monde et sur sa condition, à la fois candide et désabusé, m'a beaucoup plu. Certaines phrases sont des morceaux de poésie - elles m'émeuvent. "Longtemps mon dernier sursaut avant le sommeil était de donner une couleur à ma journée."

La débrouillardise est un roman lumineux, qui nous fait voyager dans les rues de Paris, mais aussi celles de Marseille, où Katarina fera une rencontre décisive... C'est une voix qui résonnera longtemps en moi, une fois la dernière page tournée, et qui va me manquer.
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Citations et extraits (4) Ajouter une citation
• Un jour, je serai quelqu’un et on me suppliera d’accepter ce modeste titre de séjour ad vitam Moi, je danserai bien sûr et je remercierai.
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Cet imprévu agit sur moi comme un révélateur. La ville sans sommeil devient partition. Une portée se dessine sur les murs et se déroule dans le ciel. Mais bien sûr ! Tout est là ! Comment ai-je pu en douter ? je pensais volière et porte close. J’avais le blues. Le blues de mon siècle sans âme. J’avais tort !
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Après cet intermède, je prépare une tisane et force mes frères à l’avaler. Souvent l’un d’eux prend son instrument mais pas ce soir. Ils ont tous l’air vannés. Parfois on a l’impression d’être heureux. Un vieux chagrin commun nous a réunis comme les six doigts de la main.
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• Nous deux, c’est comme une évidence. Je ne sais pas si c’est de l’amour ou de la facilité. Le temps le dira.
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