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lilitherature
  05 mars 2021
Les Ombres d'Esver m'a agréablement surprise. Pas parce que je croyais ne pas l'apprécier, mais parce que le plaisir de lecture que j'en ai tiré n'est pas provenu des éléments auxquels je m'attendais. Notamment, la relation mère-fille, aussi complexe que touchante, m'a fascinée. Conte gothique à la frontière entre réalité et fiction, histoire d'émancipation féministe, le roman opère à plusieurs niveaux, se révélant d'une grande profondeur.
Lien : https://lilitherature.com/20..
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Feu
  14 février 2021
Avis mitigé. Les récits onirico-fantastiques ne sont pas mes histoires préférées. J'ai bien aimé l'incertitude autour de ce que vit Amaryllis (réalité ou rêve ?) et l'importance des thèmes de société : . La transformation de problème réel en fantastique m'a fait pensé à "Quelques minutes après minuit" de Patrick Ness.
Pourtant, je n'ai pas accroché à cette lecture. Peut-être parce que certaines idées ne sont pas poussées jusqu'au bout ou parce que le récit reste volontairement destiné à un lectorat adolescent et donc ne sombre pas dans la noirceur qui l'imprègne. Ou parce qu'on sait bien avant la fin de l'histoire si Amaryllis rêve ou non, brisant ainsi le mystère.
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Nenvyal
  07 janvier 2021
Nous débutons le roman dans une certaine atmosphère, sur ces étranges ombres qui hantent, terrorisent Amaryllis. Cette dernière vit seule avec sa mère dans le domaine d'Esver. Alors qu'elle rêve d'aventure et qu'elle soit obligée de s'occuper de botanique toute la journée, une lettre de son père va tout changer. le domaine est sur le point d'être vendue et Amaryllis doit épouser le futur propriétaire. Des questions surgissent/demeurent : pourquoi Amaryllis ne peut pas sortir de la maison et du domaine ? Et quelle est son étrange maladie ? À partir de là, tout s'enchaîne.

Dès le départ, le fonctionnement du domaine de Amaryllis et de sa mère est décrit ainsi que leur vie. Quel est le secret derrière cette vie ? Pourquoi cette obsession pour la botanique ? Pourquoi Amaryllis n'est jamais sortie ? Des interrogations qui sont sans cesse présentes au cours du roman. Les évènements viennent bousculer nos deux personnages ainsi que nous (moi ఠ_ఠ). Une aventure se fait et j'étais perplexe devant mon livre de même émerveillée (à fond !). Cela arrive sans signe avant-coureur tel le mot magique « POUF ». L'évènement nous pousse à se questionner sur ce qu'il se passe et sur le roman, sur l'intrigue, sur tout.

C'est une sorte de « huis-clos » extensible. Nous sommes dans un endroit unique, où derrière le portail un monde de mystère s'ouvre. Amaryllis et sa mère sont bloquées toutes les deux depuis 10 ans. Comment est-ce arrivé ? L'intrigue se développe petit à petit, par couche, par détail, par extension. 😉 Amaryllis voit des ombres, des cauchemars, elle est terrifiée quand la nuit tombe. On tâtonne au début, puis les surprises arrivent. le roman a une écriture donnant un ton et une atmosphère particulière. C'est un roman gothique et ça se ressent dans l'écrit. Les descriptions sont précises, enrichies nous permettant d'imaginer, de visualiser les scènes et les décors. Cela fait que nous sommes plongé.es davantage dans l'atmosphère du roman, du manoir, entouré.es de tous ces décors avec ces meubles et cette flore. de plus, outre les descriptions du décor et de la mise en scène, les personnages et leurs sentiments, leurs émotions sont poussés, développés, clairs, précis, pointus. L'écriture soignée exacerbe les scènes décrites. Les scènes donnent une impression qu'elles se superposent, rendant plusieurs atmosphères possibles comme une spécificité pour chaque temps ou ton du roman. Comme par exemple quand elle est en train d'étudier ou quand l'aventure s'impose. Une dynamique particulière, en plus de la dualité réalité/imaginé, nous laissant questionneur sur notre lecture. Tout cela dans une fluidité entraînante.

Amaryllis est une jeune femme de 16 ans. Elle a toujours vécu à Esver, enfermée dans ce domaine. À part les plantes, les livres de botaniques et sa mère, elle ne connaît rien du monde extérieur. Elle n'a aucune distinction, seule compte ses études, telle ce que sa mère a décidé. Elle s'est renfermée cachant ses secrets et essentiellement ses sentiments. En plus, la communication avec sa mère n'est pas facile. D'un côté elle est dans le déni, voulant fermer les yeux, se voilant la réalité, et de l'autre elle est prudente, doute, cherche à comprendre commençant à ouvrir les yeux. Cette jeune femme fermée dans un cocon concocté par sa mère va finir par s'accepter, à s'affirmer et avoir confiance en elle. Chaque action, chaque pas vers l'aventure, va peu à peu l'aider à se libérer de ses chaînes, la réveiller et l'aider à se trouver.

Sa mère, c'est une autre histoire. Au premier abord, je ne l'aimais point. Mais vraiment. C'est le genre de parent qui croit qu'un enfant (et en plus une adolescente là) doit tout à la personne qui l'a élevé --‘ Des petits envies de meurtre, bref. Les questionnements sur son passé, sur son comportement austère, autoritaire, manipulateur et sur la reconnaissance qu'elle veut subsistent jusqu'aux révélations. Comment est-elle devenue austère, dépitée ou quand est-ce elle a abandonné ? Je comprends, mais bon sang… c'est le genre de comportement qui m'insupporte. Elle va se redécouvrir en tant que personne et se poser des questions à partir d'un moment sur son passé et sur son présent. Sa fille va l'obliger à faire face à sa vie.

Le relationnel entre ces deux-là est très important pour l'histoire, une relation au premier abord dépendante qui se montre sous un nouvel angle dès qu'on découvre les secrets. La mère et la fille ont un lien particulier qui va se redécouvrir en passant par plusieurs facettes notamment la colère, l'opposition et la résilience. Certes, c'est compréhensible pour la mère mais elle a oublié quelque chose au cours de route. 😉 Elles seront acculées devant la vérité.

Après un début un peu hésitant pour ma part, les pages défilaient à une sacrée vitesse. le mystère s'épaississait de plus en plus entre les murs d'Esver. le comportement des uns et des autres commence à être compréhensible, les hypothèses étaient de plus en plus nombreuses. Un besoin impérieux de savoir le déroulement et de connaître la cause de l'enfermement. Une rage en moi montait devant les découvertes. En plus des péripéties, le côté psychologique prend de l'ampleur. Ce livre aborde plusieurs thématiques. Ce tournant psychologie est très marquée et réaliste dans cet univers notamment le combat intérieur des deux femmes. le relationnel enfant/parent est évoqué dans la douleur et l'amour ainsi que la condition de la femme et son traitement dans la société de cette époque. D'autres sujets douloureux font leur apparition également.


Tout au long du roman, l'histoire nous entraîne entre la réalité et le fantastique et les interrogations se multiplient. Tout doucement la lecture nous transporte pour arriver à un tournant où la découverte de la vérité se fait avec frénésie. Les personnages sont attachants et marquants. Un roman que j'ai beaucoup apprécié de découvrir. Un sourire en coin apparaît en fermant le roman, ressortant de notre lecture une certaine satisfaction et un brin chimérique. ^-^
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LesFantasydAmanda
  01 décembre 2020
--- Un roman aux accents gothiques ? Au début, certes ! ---

Quand j'ai débuté Les Ombres d'Esver, j'escomptais des nuits pleines d'obscurité, des fantômes rôdant peut-être dans le manoir, ainsi que des secrets de famille dont l'héroïne ignorait tout. Et, durant la première partie, c'est exactement ce que j'ai trouvé pour mon plus grand bonheur.

Toutefois, et cela n'est en rien une critique, Katia Lanero Zamora a peu à peu laissé la lumière pénétrer le coeur de son histoire. Celle-ci prend alors une tournure inattendue, tandis que l'espoir jaillit en force. J'ai donc été surprise, mais également déboussolée par la deuxième partie. de gothique, le roman s'est transformé en un récit d'aventures dans lequel Amaryllis part en quête de l'héroïne qui sommeille en elle !

--- Et ce récit d'aventures, alors ? ---

Comme je le sous-entends plus haut, la seconde moitié du livre m'a un peu moins emballée, mais pour des raisons qui me sont personnelles. Ce n'était tout simplement pas ce que je recherchais.

Néanmoins, une fois cette légère déception dépassée, j'ai apprécié l'imagination folle dont l'auteure fait montre afin de nous emporter avec elle dans une série d'épreuves en compagnie de créatures enchanteresses. Bien que timide, Amaryllis se découvre finalement un courage inébranlable tandis qu'elle arpente ce monde fantasmagorique. Un courage qu'elle emportera avec elle de l'autre côté du miroir. Par bien des aspects, Les Ombres d'Esver m'a fait penser au film Sucker Punch.

Seul petit bémol : j'ai parfois trouvé que les épreuves étaient remportées trop facilement.

--- Entre passé et présent, réalité et fantastique ---

Dès les premiers chapitres, Katia Lanero Zamora fait mention d'une funeste soirée au terme de laquelle tous les habitants ont fui Esver. Tous, sauf Gersande de Vincenaux et sa fille, Amaryllis. Depuis, toutes deux vivent recluses dans un manoir qui tombe en ruine. Mais que s'est-il passé ce soir-là ? L'auteure ne nous offre que peu d'indices, nous invitant plutôt à tourner les pages, ce que j'ai fait, avide de savoir. Voilà donc un aspect de l'histoire qui m'a beaucoup plu !

Il en va de même pour cette frontière on ne peut plus vraie entre rêve et réalité. Cet autre monde que découvre Amaryllis existe-t-il vraiment ou est-il uniquement tapi dans son esprit ? Les deux interprétations sont possibles, et on ne cesse de basculer de l'une à l'autre avec indécision.

--- Les difficultés d'une relation mère-fille ---

C'est avec beaucoup de finesse que Katia Lanero Zamora explore toute la complexité d'une relation mère-fille. Bien souvent, Gersande se montre imbuvable, et je ne pouvais m'empêcher de la trouver égoïste, voire totalement hermétique aux souhaits de sa fille. Bref, un vrai tyran. Pourtant, sa dureté est aussi ce qui les a maintenues en vie pendant aussi longtemps. Et puis, les blessures de la mère sont aussi réelles que celles de la fille.

Quant à Amaryllis, elle est construite avec autant de nuances. Extrêmement craintive, elle est bien décidée à sortir de sa coquille et j'ai adoré assister à cette transformation en dépit de quelques ratés.

Enfin, je n'oublie pas les créatures, disons différentes, qui accompagneront l'héroïne dans son périple, mais je préfère vous laisser la surprise de la découverte. Sachez cependant qu'elles sont toutes hautes en couleur !

--- Un message résolument féministe ---

Dans Les Ombres d'Esver, Gersande et sa fille luttent pour leur indépendance. Alors que l'on a refusé à la première la reconnaissance de ses compétences en botanique, la seconde semble suivre le même chemin. En effet, son père la destine à l'un de ses associés, qu'elle n'a pourtant jamais rencontré, la réduisant aux rôles d'épouse et de mère.

Or, une femme ne peut-elle mener la vie qu'elle désire ? Comptez sur la douce plume de Katia Lanero Zamora pour vous prouver le contraire !
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LaGeekosophe
  15 août 2020
Belle écriture, histoire approfondie qui raconte aussi bien l'histoire d'une drame familial que de la difficulté d'une relation mère-fille, Les ombres d'Esver est une plongée addictive. J'ai beaucoup aimé le fait que le monde imaginaire fasse écho à la tragédie familiale, j'aurais préféré que cet aspect soit encore plus fouillé et que les éléments fantastiques soient mieux intégrés au reste de l'histoire. J'ai cependant beaucoup apprécié l'ambiance oppressante ainsi que la relation complexe entre Amaryllis et Gersande, sa mère.
Lien : https://lageekosophe.com/
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richard_debacker
  18 juillet 2020
Quelle belle surprise ! Il s'agit ici d'un roman fantastique totalement inédit. le cadre et le décor est écrit d'une manière telle que l'on s'y plonge vraiment aisément. Cet ouvrage va de surprise en surprise tout en réussissant à ce que des liens et des détails existent du début à la fin et qui finalement s'expliquent très clairement.
Travaillant pour ma part en psychiatrie, la manière dont les personnages évoluent m'a bien sûr fait penser à des traits pathologiques très très bien mis en avant et avec beaucoup de subtilité afin de pouvoir conserver les intrigues respectives.
Je le recommande vivement .
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Ritou
  19 avril 2020
Un roman intriguant où la malédiction frappe tous les soirs à 20h44. Tous les soirs, Amaryllis doit boire un remède, préparé par sa mère, qui la protège de visions étranges, sont-elles réelles ou le fruit de son imagination ?
Pourquoi vivent-elles dans un grand domaine en ruine ? Pourquoi sa mère se comporte ainsi ? 

L'autrice m'a emmené dans un univers gothique, fantastique où mes repères s'embrouillent entre la réalité et l'imaginaire où un décor peut disparaître d'une seconde à l'autre.

Elle révèle petit à petit tous les secrets. Au départ, j'ai détesté l'attitude de la mère, Gersande, mais en découvrant au fur et à mesure le roman, tout devient clair, je me suis beaucoup attachée à elle.

C'est un récit dont il est difficile d'interrompre la lecture. On veut connaître la suite. La fin est époustouflante ! Je ne l'imaginais pas une seule seconde !
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Morgause
  08 avril 2020
Katia Lanero Zamora est une autrice belge, et a publié aux éditions ActuSF Les Ombres d'Esver, un roman de fantasy à la couverture magnifique signée Alexandra V. Bach. Je remercie d'ailleurs l'équipe d'ActuSF pour ce SP et leur confiance. Ce livre m'a beaucoup plu et je vous dis pourquoi.

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Amaryllis vit recluse dans le manoir d'Esver, qui tombe en décrépitude. Étudiant d'arrache-pied la botanique sous la houlette sévère de Gersande, sa mère, l'adolescente rêve de s'échapper et de partir en voyage. Chaque soir, avant de se coucher, elle est contrainte d'avaler une étrange mixture qui la plonge dans un sommeil comateux dans lequel veillent des ombres terrifiantes et qui est censée contenir sa "maladie". Mais cette vie austère pèse lourd sur ses épaules, tout comme la contrainte de ses nuits faites de néant. Que se passerait-il si elle arrêtait son traitement ? Si elle désobéissait à sa mère, qui rêve de la voir intégrer le prestigieux institut de botanique Théophraste d'Erésos ? Et surtout, Amaryllis est-elle prête à découvrir les secrets d'Esver ?

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Avec Les Ombres d'Esver, Katia Lanero Zamora nous plonge de sa plume élégante dans un univers sombre et énigmatique. J'ai apprécié l'esthétique gothique du manoir : la bâtisse qui tombe en ruines, pleine de courants d'air et de passages secrets, le lierre mangeant les murs, les plantes exotiques étudiées par les deux femmes envahissant l'espace de vie, la serre, etc. Esver est une ode aux châteaux froids et tempétueux des romans gothiques anglais. Cette influence se retrouve dans les deux personnages principaux : Amaryllis et Gersande sont deux femmes avec un lourd passé, chétives et mal habillées, qui ont été maltraitées et abandonnées. Mais un feu les habite : la passion de la botanique pour Gersande, le désir de vérité pour Amaryllis. La comparaison avec les héroïnes des romans gothiques s'arrête là, car sous leurs airs fragiles, ce sont deux femmes fortes qui se battent pour ce qu'elles ont de plus cher. L'aspect gothique-fantastique se joue également dans le flou concernant le monde merveilleux qu'Amaryllis arpente la nuit. On peut se poser la question de savoir si elle rêve ou si tout ce qu'elle vit est réel...

Sous ses allures fantastiques, ce roman de fantasy mêle deux mondes encastrés l'un dans l'autre : l'Esver froid et triste qui se compose du château et de son immense jardin dans lequel évolue Amaryllis par défaut, et l'Esver magique, qui se trouve être un pays composé de multiples paysages et créatures telles que Féroce le bucentaure, Rouage le garçon aux jambes de fer, ou encore la Vouivre, qui veille de sa grande ombre ailée sur le royaume d'Esver. Pour entrer dans ce monde merveilleux, l'adolescente doit attendre 20h44, l'heure fatidique à laquelle elle est censée se coucher, heure à laquelle les ombres qui la guettent apparaissent... Ces mondes parallèles cohabitent avec beaucoup de mal, jusqu'à ce qu'Amaryllis décide d'arrêter son somnifère et de prendre sa vie en main.

J'ai beaucoup apprécié la relation mère-fille. Au départ, Amaryllis est passive et étouffe ses élans de liberté pour obéir - et faire plaisir - à sa mère. Cette dernière décide de tout pour sa fille ; leur relation est clairement toxique. Mais plus le récit avance, plus la jeune fille s'ouvre au(x) monde(s) ; et plus Gersande menace, pleure, panique, perd le contrôle, plus Amaryllis lui échappe et finit par découvrir la vérité : qui est vraiment sa mère, sous ses dehors froids et distants ? Leur duo conflictuel est également mis à mal par le père : Aurélien Dupont, terrible homme d'affaires qui les a abandonnées après le fameux jour où tout a basculé. Ce fameux jour est imagé par les reliefs de la fête qui a eu lieu dix ans plus tôt. Gersande a souhaité laisser en état la pièce, si ce n'est en guise de souvenir, alors en guise de punition. Violent et manipulateur, Aurélien fomente le mariage de sa fille avec son associé afin de revendre le manoir. Gersande souhaite à tout prix éviter ce sort funeste à sa fille.

Plus qu'un roman de fantasy, Les Ombres d'Esver est un roman d'émancipation féminine, représentée par un objet porté par Amaryllis, doté de multiples usages et symboles : le pic à cheveux (symbole de la condition féminine par excellence), qui se transforme en épée (symbole phallique et de pouvoir qu'Amaryllis s'octroie sans hésitation, épée avec laquelle elle pourfend ombres et monstres), et qui se trouve être au départ... la base d'une plume (symbole de l'érudition, par laquelle Gersande souhaite émanciper sa fille du contrôle paternel, tout-puissant même à distance).

Le dénouement est sans aucun doute la partie que j'ai préférée. Toutes les pièces du puzzle se mettent en place, et on comprend davantage le caractère maniaque et autoritaire de Gersande, et qui se cache derrières les ombres envahissant Esver, même si je m'en doutais un peu. La quête menée par Amaryllis pour délivrer Esver - et par la même occasion guérir sa mère (sa blessure physique reflétant la blessure du passé jamais cicatrisée) -, est semblable à un parcours initiatique : chaque partie du monde merveilleux d'Esver qu'elle visite correspond à une pièce du manoir, dans lesquelles on retrouve des indices sur l'époque fastueuse menée par la famille et ce qui a mené à sa déchéance, jusqu'à l'objet clef : un rubis. L'image de la jeune fille rendant la pierre précieuse à sa mère symbolise un nouveau lien, sans faux-semblants. le dénouement apporte des éléments de réponse, mais les deux derniers chapitres ajoutent une couche de mystère. Finalement, le roman laisse le lecteur sur sa faim.

Pour conclure, je n'ai pas vraiment de bémols à apporter à ma chronique analyse, même si par exemple, j'aurais aimé qu'un soin tout particulier soit apporté au style, qui est parfois maladroit et pléonastique, ainsi qu'à la correction (des erreurs orthographiques sont malheureusement restées). Dans l'ensemble, j'ai passé un très bon moment de lecture et je vous la recommande !
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Lunalithe
  22 mars 2020
J'ai ouvert ce livre avec un a-priori très négatif, je dois le confesser : la couverture me semblait très niaise, le topo éculé, l'héroïne insupportable. Les premières lignes m'ont fait craindre une histoire on ne peut plus classique, voir caricaturale.
Comme le roman était sélectionné au Prix Imaginales des Lycéens, je me suis toutefois astreinte à la lecture - non sans soupirer.
Grand bien m'en a pris !
J'ai rapidement découvert une histoire plus complexe qu'il n'y paraissait, haletante, prenante. Une belle histoire fantastique comme je n'en avais pas lu depuis longtemps, dans un cadre gothique, certes classique, mais efficace, et particulièrement agréable à lire. Je me suis attachée aux personnages, à la folie à fleur de peau qui nous fait douter à chaque page de la véracité de la narration, et à l'histoire qui est certes un peu prévisible sur certains points, mais où l'action et le suspens se mêlent admirablement bien.
Un excellent moment de lecture, et, j'espère, le début d'une belle carrière pour cette autrice - en tout cas, c'est ce que je lui souhaite de tout coeur !
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Mallou14
  06 février 2020
On me l'avait très fortement conseillé, c'est pourquoi j'ai acheté Les ombres d'Esver de Katia Lanero Zamora aux Halliennales de l'année passée sans lire le résumé, me basant sur de bons conseils. Et j'ai bien fait ! Il m'a beaucoup plu et je ne m'attendais pas à découvrir une telle aventure en le commençant.

Amaryllis vit avec sa mère Gersande dans la vieille maison familiale où il n'y a plus qu'elles deux. Gersande oblige sa fille à étudier afin d'être prête pour l'examen d'entrée d'un prestigieux institut de botanique, tout en lui faisant avaler chaque soir un médicament qui la plonge dans un profond sommeil sans rêve. La nouvelle de la vente du domaine et d'un mariage forcé renforce le sentiment d'urgence et le désespoir de sa mère qui oublie un soir de donner son cachet à Amaryllis. C'est là que tout commence…

J'ai été surprise par la tournure des événements. Je me doutais qu'il y aurait une touche de fantastique mais j'ai découvert bien plus que ça. L'histoire est écrite de façon très agréable, fluide et entrainante, la plume de l'autrice m'a emmenée très loin dans son imaginaire onirique, traversant la mince frontière entre folie et fantastique.

Parcourir le domaine d'Esver et ses nombreuses pièces cachées aux côtés d'Amaryllis me plaisait déjà beaucoup et j'ai adoré me plonger dans les souvenirs enfuis de l'héroïne. Voyant le récit sous un angle nouveau tout en lui donnant encore plus de matière. C'était vraiment palpitant et intriguant, j'ai beaucoup aimé !

Bref, Les ombres d'Esver de Katia Lanero Zamora est une lecture que j'ai énormément appréciée ! J'ai adoré suivre les aventures d'Amaryllis, découvrir avec elle les coins abandonnés du manoir d'Esver, le passé de sa mère ainsi que le sien, revenant au soir où tout à changé. Une aventure qui mêle habillement mélancolie, ombres, récits héroïques et créatures fantastiques dans un tome unique que je vous encourage à découvrir !
Lien : https://thenotebook14.wordpr..
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