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EAN : 9782072930539
752 pages
Éditeur : Gallimard (03/06/2021)
4.06/5   35 notes
Résumé :
Dans la Cantabrie du XVe siècle, un massacre antijuif s’annonce. Pour sauver ses deux fils, un couple les envoie sur les routes. Leurs chemins les conduisent à travers l’Europe de la Renaissance, en Afrique du Nord et jusqu’en Amérique. Ils croisent une esclave canarienne devenue la maîtresse puis l’épouse de son maître, un marchand siennois voyageant entre Blois, Séville et Londres, une demoiselle d’honneur aux mœurs assez libres, des ecclésiastiques peu recommanda... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (27) Voir plus Ajouter une critique
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Fandol
  04 août 2021
Quelle fresque impressionnante ! Quelle histoire riche et pleine d'enseignements, profondément humaine !
Nadeije Laneyrie-Dagen, pour écrire L'étoile brisée et couvrir une période allant de 1472 à 1525, a fait preuve d'un talent impressionnant à la fois de conteuse et d'historienne car nous sommes en pleine Renaissance, au moment des découvertes du Nouveau monde, découvertes rarement bénéfiques pour celles et ceux qui vivaient tranquilles de l'autre côté de l'océan qu'on appellera Atlantique.
Tout débute à Santoña, petit port de Cantabrie, dans le royaume de Castille, au moment où se déchaîne une haine féroce contre les juifs. Si certains se convertissent pour garder leurs biens, ce n'est pas le choix de la famille Cocia dont le grand-père était rabbin. Son fils, Shimon est barbier. Avec Alika, ils ont deux garçons aux prénoms empruntés à l'hébreu : Yehohanan (Yehia) et Yehoyakim. Si le second est apprenti cordonnier, Yehia rêve d'être marin.
Pour qu'ils échappent à cette folie meurtrière dont notre espèce, dite humaine, est coutumière, avec un courage immense, leurs parents leur demandent de partir le plus loin possible et de cesser d'être frères ! Yehoyakim devient Joaquím et Yehohanan, Juán. Leur mère leur donne de l'argent et leur confie « qu'elle avait dissimulé dans les doublures un minuscule objet : un triangle en cuivre doré, la moitié d'un sceau de Salomon, la figure en étoile qui formait le symbole des juifs. » C'est la fameuse étoile brisée, titre de cet extraordinaire roman historique remarquablement construit.
Après le prologue, les histoires se mêlent et s'entremêlent, réparties en quatre grandes parties complétées par un épilogue comprenant six lettres révélant encore des éléments essentiels à la vie des principaux personnages. D'ailleurs, au début de chaque partie, comme pour une pièce de théâtre, Nadeije Laneyrie-Dagen a pris la peine de rappeler leurs noms pour permettre au lecteur de garder le fil. de nombreux chapitres rythment chaque partie. Ils ont tous un titre et sont précisément situés dans l'espace et dans le temps. de plus, régulièrement, sans avoir l'air d'y toucher, l'autrice glisse des rappels si judicieusement tournés qu'ils n'ont en aucun cas l'air de redites. C'est magistral !
Laissant chacun des deux frères fuir l'intolérance et la folie anti-juive, j'ai été plongé sans ménagement dans Florence, en mai 1498, au moment où Girolamo Savonarole va être supplicié. Guido Liuciardi a quatorze ans et il se trouve dans le palais de la famille Vespucci pour y assister. C'est là qu'il remarque une fillette d'à peine huit ans qui pleure : Lisandra.
L'action se déplace ensuite à Séville, en Andalousie, où commencent les rencontres prestigieuses avec Cristobal Colón et Amerigo Vespucci, tous les deux passionnés par la recherche de nouvelles terres.
Ainsi, d'Italie en Espagne puis d'Allemagne en Angleterre, sans oublier la France mais aussi les Canaries, l'Algérie et le nouveau monde, l'autrice m'a fait beaucoup voyager et appris quantité d'informations sur les découvertes de l'époque. Son roman est très documenté sans être jamais lassant ou didactique.
Si violence et haine, esclavage, intolérance religieuse et cupidité ont bien leur place, l'amour et les femmes jouent un rôle prépondérant, même si les hommes les manipulent, les violent et leur dénient les droits les plus essentiels.
J'ai déjà cité Lisandra mais il faut parler aussi de Doucine, de Laurette, de Maria Concepción dont les enfants, Ulisse et surtout Silvana excitent beaucoup la curiosité. Les hommes aiment les femmes mais des hommes aiment des hommes et des femmes aiment des femmes, en évitant que cela se sache… Au passage, Nadeije Laneyrie-Dagen gratifie son lecteur de plusieurs scènes d'amour très érotiques, superbement écrites. de plus, elle sait ne pas occulter les gestes et les moments les plus intimes de la vie quotidienne, instants que certains livres évitent trop systématiquement alors qu'ils constituent la base de nos vies, qu'ils soient plaisants ou désagréables.
Si l'un des frères Cocia est devenu médecin en Allemagne et nous permet de fréquenter Martin Luther, l'autre, passionné par la mer, devient un cartographe essentiel pour Amerigo Vespucci. C'est à lui, Juan de la Cosa, qu'est attribuée la plus ancienne carte du Nouveau Monde. Datée de l'an 1500, elle est reproduite au début du livre.
Tous ces destins se croisent, s'entrecroisent. La maladie, la vieillesse jouent leur rôle mais les sentiments, les amours, les jalousies, le poids des religions, leurs batailles pour influencer le peuple et accaparer pouvoir et richesses, tout cela est bien réel comme L'étoile brisée le démontre brillamment.
Grâce à Babelio (masse critique) et aux éditions Gallimard que je remercie, j'ai pu lire et me régaler avec un beau et passionnant roman.

Lien : https://notre-jardin-des-liv..
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palamede
  04 août 2021
Santoña, Cantabrie, royaume de Castille, septembre 1472. À la veille de régner Isabel de Castille a commencé à détester les Juifs (qu'elle appelle les assassins de Dieu). Désormais ces derniers sont obligés de quitter le pays pour échapper au massacre qui s'annonce. Les frères Cocia, poussés par leurs parents qui veulent les sauver, fuient alors l'Espagne. L'un va devenir en Allemagne le médecin d'un certain Martin Luther. Quant à l'autre, désormais marin et cartographe, c'est au Florentin Amerigo Vespucci qu'il va distiller ses précieux conseils.
Situé à une époque charnière : à la fin du Moyen-âge et au début de la Renaissance française — une époque annonciatrice du monde moderne avec les Italiens qui étendent leur culture sur le monde — au moment entre autre de la fin de la Reconquista avec la prise de Grenade par le royaume de Castille, du partage du monde entre l'Espagne et le Portugal avec le traité de Tordesillas en 1494, de la découverte de l'Amérique (plus généralement des grandes découvertes marquant l'amorce d'une mondialisation), et de la Réforme de Luther qui initie le protestantisme, L'étoile brisée est un roman historique ambitieux capable d'allier avec fluidité une trame romanesque riche à une juste vérité historique. C'est une grande qualité qu'on aimerait retrouver plus souvent dans ce type d'ouvrage et que la normalienne professeur d'histoire de l'art et spécialiste de la Renaissance, Nadeije Laneyrie-Dagen, réussit sans jamais lasser malgré sept cents et quelques pages...
Merci à Babelio et aux Éditions Gallimard
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cicou45
  26 juillet 2021
Ouvrage reçu lors d'une opération Masse Critique Privilégiée, je tiens tout d'abord à remercier babelio et les éditions Gallimard pour l'envoi de cet ouvrage. Certes, l'on nous avait informés qu'en s'inscrivant à cette opération, on s'engageait pour une lecture d'un pavé de 750 pages mais ce n'était pas cela qui m'effrayait, mais plutôt que ledit ouvrage me déplusse et que j'abandonnasse ma lecture ou pire, que je sois contrainte et forcée d'aller jusqu'au bout. Non, là au contraire, c'est tout l'inverse qui se'est produit et je regrette même que ce dernier, au final, ne fasse que 750 pages car j'avoue que je suis restée un peu sur ma faim.
Ici, e lecteur s'embarque dans une véritable épopée historique de 1472 à 1525, voguant à travers l'Italie, l'Espagne, le nouveau Monde (soit dit erreur de Christophe Colomb à savoir non pas les Indes mais bel et bien l'Amérique, mais aussi l'Angleterre, l'Allemagne et j'en passe. Au départ, j'avoue qu'il faut un peu s'accrocher car lorsque l'on passe du premier au second chapitre, l'on se demande où l'auteure veut nous mener mais si vous persistez dans votre lecture, je vous garantis que vous ne serez pas déçus du voyage (et voyages, c'est le cas de le dire) : si au tout début de cette intrigue, nous découvrons deux frères juifs dont que les parents, décident de se séparer, pour leur propre sécurité, ils leur recommandent également d'oublier toute leur enfance, de rompre les liens qu'ils avaient entre eux et surtout d'oublier leurs origines. le premier, l'aîné, s'engagera vers la médecine tandis que l'autre prendra les voiles. Ils ne se sont plus jamais adressé la parole et le lecteur a tendance à les oublier puisqu'ils ont également changé de nom.
Viennent par la suite la famille Vespucci, dont vous connaissez au moins le nom du père, Amerigo, puis celle qui deviendra sa femme, Maria Conception, rebaptisée par la suite ainsi puisque au départ, celle-ci n'est que la jeune esclave du maître, une esclave venue d'ailleurs, d'îles lointaines dont elle ne se souviendra que des années plus tard. Là n'est qu'une partie du décor ainsi que de quelques-uns des nombreux personnages qui constituent cette remarquable fresque historique, admirablement bien romancée par Nadije Laneyrie-Dagen et qui donne au lecteur la soif d'apprendre et de réviser ses cours d'histoire pour démêler le vrai du faux. Or, ici, hormis les intrigues amoureuses et la descendance ds personnages, la trame historique est entièrement vraie. Il suffit juste au lecteur de bien suivre dans les différents noms de rois et reines évoqués et surtout de distinguer ceux qui ont prise de pouvoir en France de ceux qui règnent en Angleterre.
Enfin, un dernier nom que je ne pouvais pas ne pas évoquer ici est celui de Martin Luther, qui va obligatoirement vous parler et dont il est largement question ici. Ce dernier, avec ses idées allant parfois à l'encontre des idées religieuses de l'époque, bien qu'il appartienne au clergé lui-même ne va pas se faire que des amis...
Pour résumer, je dirais que le point commun qui relie toutes ces figures entre elles, est que chacune à sa manière, va apporter à L Histoire (ou les histoires) sa petite dose de révolution, qui plus tard en deviendront des grandes, que ce soit du point de vue théologique, médicales, commerciales et non pas des moindres, de la cartographie maritime ou terrestre !
Une lecture captivante donc qu je ne peux, encore une fois que vous recommander et pour un premier roman, je tire ma révérence à l'auteure !
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Commenter  J’apprécie          715
Erveine
  26 juillet 2021
Charme, érudition, histoire et romanesque. Quelle joie de posséder un tel ouvrage ! C'est Babelio qui m'a insufflé l'idée d'en faire l'acquisition.
Nadeije Laneyrie-Dagen a choisi l'Autoportrait de Filippino Lippi pour la couverture d'après le Crucifiement de saint-Pierre et la dispute avec Simon le Magicien, en chapelle Brancacci ce qui n'enlève rien au prestige de l'histoire qui partant de Cantabrie nous amène aussi ici, à Florence.
C'est suite à un fait anodin, jugé impie que deux enfants de Santona devront quitter le quartier juif. Les juifs étant considérés par Isabel de Castille comme les assassins du Christ. Shimon dit à ses fils : « Sortez de Castille et évitez l'Aragon. Un massacre va se produire. Partez ensemble, mais ensuite, vous poursuivrez seuls et cesserez d'être frères. Oubliez-nous ! Soyez non-juifs ! Toi Joaquín, et toi Juan, serez, vous changerez le nom de Cocia que je vous ai donné et trouverez un nom chrétien ».
Nous suivrons ainsi le destin des deux frères en parcourant le monde et en traversant l'histoire.
Á Séville, en juin 1498, nous retrouverons le moine Savonarole, lequel fut ennemi des Médicis et vivement opposé à la vie dispendieuse des gens d'église, voire de la papauté. Nous assisterons à la mise à mort de Girolamo et à la mauvaise liesse.
Tandis que Joaquín sera médecin selon le voeu de feu sa mère, Juan, lui, sera cartographe et parcourra les océans. Il sera fait allusion à Colomb puis Léonard de Vinci, Louis XII, François Ier et les châteaux de la Loire et puis Luther pour ce qui est des religions.
Je suis étonnée de la facilité avec laquelle j'ai parcouru ces quelque 700 pages tellement ce fut passionnant et délicieusement ordonné. Je ne dirai rien sur l'étoile brisée ; à chacun de trouver la sienne.
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denis76
  25 juillet 2021
"Mais L'Amérique, l'Amérique, je veux l'avoir et je l'aurai
L'Amérique, l'Amérique, si c'est un rêve, je le saurai
Tous les sifflets de trains, toutes les sirènes de bateaux
M'ont chanté cent fois la chanson de l'Eldorado
De l'Amérique"
.
Ce livre harmonise, à mon avis, trois histoires, très bien liées par les personnages secondaires, comme la bonne sauce rehausse le plat !
Car comme dans les romans historiques de Robert Merle, Nadeije Laneyrie-Dagen sait très bien mêler aux vrais figures historiques des personnages romancés, humains, trop humains ...
.
1 ) Il y a d'abord l'hommage (et la biographie ) rendu à Amerigo Vespucci.
Hommage, car justice est faite : c'est Colomb qui est connu et reconnu, célébré, mais il n'a découvert que quelques îles caraïbes, et encore, en pensant que c'était l'Inde ou le Japon !
Amerigo Vespucci, lui, a pénétré plus avant, découvrant l'Amérique du sud, et, contrairement à Colomb, il maintenait qu'il y avait un "mur terrestre" qui empêchait d'atteindre l'Asie :
il a découvert le 4ème continent, le Nouveau monde, qu'on a baptisé "l'Amérique" en son honneur.
.
2 ) il y a ensuite le semi hommage ( et biographie ) fait à Martin Luther ;
je dis semi-hommage, car j'ai l'impression que l'auteure approuve la révolte du moins quand, après son pèlerinage à Rome, le moine constate que le pape a la main mise financière sur le monde catholique, en particulier sur le Saint-Empire romain germanique : les indulgences, ou grâces, avec les impôts perçus, permettent aux papes de construire des oeuvres d'art ( Vatican, chapelle Sixtine ) qui coutent des fortunes. Pour Luther, l'argent n'a rien à faire avec la relation à Dieu !
.
Cependant, on sent que l'auteure est réticente quand elle évoque les provocations de Luther qui cherche, avec ses paysans de Saxe, la guerre contre le pape, et surtout contre la puissante armée de Charles Quint !
.
3 ) Et puis il y a les deux frères, Yehoyakim et Yehohanan Cocia, juifs, qui sont obligés, de par l'avènement de la reine Isabelle la Catholique, de s'expatrier d'Espagne.
Par l'étoile brisée, étoile de David dont leur mère, Alika, confie un morceau à chacun d'eux, l'auteure justifie le titre du livre, mais aussi rend hommage aux populations juives, méprisées, et toujours obligées de fuir, obligées de porter un signe distinctif, déjà bien avant Hitler : la rouelle et/ou le bonnet pointu.
Les frères se séparent en pays basque, et changent d'identité.
L'aîné, après avoir fréquenté la faculté de médecine de Montpellier, va se fixer en Saxe, où, s'appelant Herr Doctor Joachim Kossa, il soigne et recueille Martin Luder.
Le cadet devient le marin José Cosa qu'il a toujours rêvé d'être, et navigue avec Colomb et Vespucci.
Les personnages qui les entourent sont truculents, notamment une petite Silvana, autiste, qui m'a beaucoup touché.
.
Les deux frères se reverront-ils ?
L'étoile brisée se reconstituera-t-elle ?
Tout ce la semble improbable, tant les intérêts de la grande Histoire ( Louis XII, François 1er, Henry VIII et Charles Quint, l'esclavage, Khizir Khayr ad-Dîn, dit Barbe Rouge ou Rousse ) et les événements qui affectent les personnages romancés poussent à l'éloignement et à la séparation !... Et, pensant à ma propre famille, cela m'a rendu triste.
.
Mais c'est un superbe roman, basé sur des appuis historiques solides, il me semble !
.
PS : Louise de Savoie ne pensait surtout pas à un futur chanteur de variétés quand elle a voulu le mariage Claude-François :)
.
Je remercie Babelio pour cet envoi gracieux !
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critiques presse (1)
LeSoir   07 juillet 2021
Premier roman de cette historienne de l’art. Entre 1475 et 1525, deux frères juifs espagnols qui veulent fuir les pogroms vont se séparer pour survivre. L’un devient marin et rejoint Amerigo Vespucci et l’autre devient médecin et accompagne la réforme de Luther. A la fois prenant et instructif !
Lire la critique sur le site : LeSoir
Citations et extraits (66) Voir plus Ajouter une citation
FandolFandol   19 septembre 2021
Je t’embrasse, ma Lau. Je t’embrasse et je te souhaite tout le courage du monde. Tu peux, tu vas, tu as tout pour, être heureuse : à Blois, à Lyon, à Paris, ou ailleurs.
N’hésite pas : va où la vie et les intérêts de ton mari doivent naturellement vous conduire.
Et mange moins. Tu es belle avec ton embonpoint – mais il n’en faut pas plus.
Ta Doucine
(page 714)
Commenter  J’apprécie          280
FandolFandol   18 septembre 2021
Les Taxis, expliqua-t-il, tissaient un réseau d’estafettes qui mailleraient l’Empire : des courriers partant à jours et heures fixes, transportant des lettres, galopant d’un poste à l’autre et passant le relais à des valets qui chevaucheraient jusqu’au poste suivant :
« Ainsi pourra fonctionner l’État sur lequel règne Karl. Si l’empereur, où qu’il se trouve ne reçoit pas les nouvelles des terres qui dépendent de lui, comment voulez-vous qu’il gouverne ? De même, s’il ne peut faire parvenir ses ordres, son pouvoir est de pure forme. Ce que les Taxis ont conçu, c’est l’outil qui lui permettra de dominer. »
(pages 634-635)
+ Lire la suite
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FandolFandol   17 septembre 2021
Dans le bivouac et aux alentours de ce qu’on appelait le Camp d’or ou le Camp du drap d’or, tout le monde parlait politique. La petite et la grande se mêlaient : celle des coucheries royales et celle des alliances qui faisaient le destin des pays.
(page 563)
Commenter  J’apprécie          280
FandolFandol   16 septembre 2021
Ne plus avoir ses règles la soulagea : elle détestait les linges qu’il fallait fixer à une ceinture à chaque menstruation, elle haïssait de ne pouvoir sortir, incapable de faire cesser le flux qui coulait sur ses jambes. Le sang qui sortait au début de son cycle était fluide et vermillon et il était si abondant qu’elle avait chaque fois l’impression que sa vie la quittait.
(page 531)
Commenter  J’apprécie          230
FandolFandol   15 septembre 2021
Le marchand s’amusait. Il était donc bien vrai que le menton royal était extrêmement long… Tout Valladolid en jasait : Carlos avait un teint de lune et le bas de son visage évoquait une truelle. On prétendait que sa lèvre pendait au point qu’il en était gêné quand il voulait parler.
(page 451)
Commenter  J’apprécie          280

Videos de Nadeije Laneyrie-Dagen (5) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Nadeije Laneyrie-Dagen
L'historienne de l'art Nadège Laneyrie-Dagen décrypte l'oeuvre "Portrait de l'artiste en costume oriental" de Rembrandt dans le cadre du cycle Les Paris de l'Art 2019/20.
L'oeuvre : Portrait de l'artiste en costume oriental. Rembrandt, Vers 1631, Petit Palais, musée des Beaux-arts de la Ville de Paris. http://www.petitpalais.paris.fr/oeuvre/portrait-de-l-artiste-en-costume-oriental
Séance organisée le 17 octobre 2019 dans l'auditorium du Petit Palais.
En savoir plus sur les Paris de l'Art : http://www.parismusees.paris.fr/fr/les-paris-de-l-art ___
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