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ISBN : 2234081858
Éditeur : Stock (24/08/2016)

Note moyenne : 3.53/5 (sur 242 notes)
Résumé :
4 h du matin, dans une belle maison à l'orée du bois de Vincennes, le téléphone sonne. Thomas, 37 ans, informaticien, père de deux jeunes enfants, apprend par un appel de la gendarmerie que sa femme vient d'avoir un très grave accident, sur une route où elle n'aurait pas dû se trouver. Commence une enquête sans répit alors que Camille lutte entre la vie et la mort. Puis une quête durant laquelle chacun des rôles qu'il incarne : époux, père, fils et frère devient un ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (100) Voir plus Ajouter une critique
isabelleisapure
  19 décembre 2016
S' il ne fallait garder qu'un roman parmi les 560 parus lors de cette rentrée littéraire 2016, je crois que mon choix se porterait sur celui de Luc Lang.
Je ne m'attendais à rien en ouvrant ce livre, je n'avais lu aucune critique, mais j'ai été interpellée par une brève présentation de ma libraire préférée qui a eu la bonne idée de le mettre en évidence.
Pour une première approche de l'oeuvre de Luc Lang, j'en ressors totalement conquise, envoutée par la maîtrise de cette plume magistrale qui à partir d'un banal accident de voiture réussit un livre étourdissant qui m'a tenue en haleine pendant quelques heures.
Tout commence comme une histoire ordinaire de gens heureux. Un couple parfait des enfants en or, une situation professionnelle excellente, bref en apparence la famille idéale.
Et puis un jour c'est le drame, Camille sombre dans le coma après un accident de voiture, sur une route où elle n'aurait jamais dû se trouver, laissant ses enfants et son mari au bord du précipice. Premier mystère et première déflagration dans la petite vie bien réglée de notre brillant informaticien qui doit mettre peu à peu son travail de côté et tenter de "gérer" et de rassurer Anton et Elsa, leurs deux enfants, ses "tigrichons", tout en essayant de comprendre l'incompréhensible.
Cette douloureuse période va le rapprocher de Jean, son frère, le berger des Pyrénées : autre temps, autre rythme, autres paysages mais la plongée inévitable dans le temps de l'enfance révèlera bien des secrets.
Dans un troisième chapitre, Jean retrouve Pauline, la soeur exilée au Cameroun, et s'enfonce dans une réalité bien éloignée des standards parisiens, pour un éventuel temps de réconciliation.
Tout n'est pas révélé, bien des questions restent sans réponses mais le voile se lève sur des mystères d'un passé lourd de drames et de non-dits.
«
Au commencement du septième jour », se lit passionnément comme un thriller, il m'a laissée sans voix mais avec une question : comment un tel livre at-il pu être ignoré par les principaux prix littéraires ?
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nadiouchka
  19 novembre 2016
Avec son dernier roman, AU COMMENCEMENT DU SEPTIÈME JOUR, Luc Lang a rencontré un succès unanime, aussi bien de la part de la Presse que des Libraires et il serait trop long de vouloir relater tous les éloges reçus.
Lors d'une rencontre, dernièrement, avec Luc Lang, celui-ci a expliqué avoir voulu donner une connotation biblique à son livre (d'abord avec le titre car le septième jour correspond au dimanche, jour de repos instauré par Dieu ; puis par les noms des principaux personnages : Thomas = Saint Thomas – Jean = Saint Jean – Pauline = féminin De Saint Paul).
Ce livre est le fruit de cinq années de travail et il est composé de trois parties : Livre 1, Livre 2, Livre 3. Il pourrait presque s'agir de trois livres réunis en un seul de 538 pages.
En effet, dans chaque Livre (ou chapitre), l'auteur nous emmène d'abord à Paris, puis dans les Pyrénées et enfin, en Afrique.
C'est d'abord l'histoire de l'accident incompréhensible de Camille (l'épouse de Thomas Texier, brillant informaticien), qui se trouvait, en pleine nuit, sur une petite route de campagne où, apparemment, elle n'avait aucune raison d'y être.
Thomas est donc réveillé à 4 heures du matin avec cette nouvelle sur l'accident et part avec l'intention de retrouver Camille à l'hôpital. Et là, commencent d'incessants allers-retours pour suivre l'état de santé de Camille, plongée dans un coma profond. Thomas ne sait pas comment annoncer la terrible nouvelle à ses deux jeunes enfants, Anton et Elsa. Il essaie toujours de reculer cette échéance et tente de trouver une explication pour savoir ce que faisait Camille en ce lieu alors qu'elle était attendue chez elle.
Tout de premier Livre est donc consacré à cela et on n'en apprend guère plus sur l'état de santé de Camille, à part que du coma profond elle est passée à un coma plus léger. Mais c'est tout (ou presque). Il faut lire l'ouvrage.
Dans le Livre 2, on se retrouve dans les Pyrénées avec Jean, frère de Thomas, dans leur région d'enfance où seul Jean est resté pour continuer sa vie de berger. Leur soeur Pauline est partie en Afrique depuis longtemps et on verra cela dans le Livre 3.
Donc, dans ce Livre 2, Thomas repense à toute son enfance dans ces Pyrénées natales et il renoue des liens qui s'étaient un peu estompés, avec son frère aîné qui lui reproche d'être parti à Paris et de l'avoir laissé régler l'héritage.
Thomas en profite aussi pour faire de longues randonnées mais au cours de l'une d'entre elles il frôle un grand danger et va jusqu'à l'épuisement total. On apprend également un peu de ce qui est arrivé à Camille mais rien n'est bien certain.
Enfin, dans le Livre 3, Thomas part en Afrique, au Cameroun, pour retrouver sa soeur Pauline qui se consacre aux plus démunis et il la qualifie même d'être une sorte de Mère Thérésa.
C'est dans ce dernier chapitre que Thomas apprend le lourd secret de famille qu'ont porté Jean et Pauline en voulant épargner Thomas. Mais celui-ci n'a de cesse de vouloir faire revenir sa soeur en France et là aussi il va connaître de multiples incidents, notamment avec la police africaine.
Il va tomber des nues quand Pauline lui révélera pourquoi elle est partie en Afrique, quand elle lui dira la vérité sur Jean, ce que Thomas a du mal a comprendre et à accepter.
Cela fait beaucoup de choses à admettre et, au milieu de ce drame familial, se mêle le drame politique de l'Afrique avec les terroristes et Boko Haram.
Il n'est pas facile de parler de ce livre sans en dévoiler certaines parties et, pour l'auteur, c'est peut-être le meilleur de ceux qu'il a écrits précédemment. C'est certainement le plus profond avec ses multiples questions : origines, héritage, politique, quête de soi-même…
C'est un roman qui doit se lire tranquillement, en savourant chaque page, le style avec toutes ces phrases terminées par des points de suspension.
A noter la dernière ligne : Voilà. Je dois vous dire quelque chose. C'est important.
Oui, ce livre est très important et puis cette dernière phrase veut-elle nous faire revenir au début ?
AU COMMENCEMENT DU SEPTIÈME JOUR a d'ailleurs fait partie d'un gros coup de coeur de la rentrée littéraire 2016 et il est vraiment à découvrir car il pose des questions fondamentales. Je constate que je suis arrivée à ne pas en raconter la moitié. Et cela permettra au futur lecteur de faire une jolie découverte d'un auteur qui sait captiver son public.
A signaler que ce n'est jamais ennuyeux, on a vraiment envie de toujours aller plus loin dans cette histoire si riche et empreinte d'une grande tension. On se laisse prendre par l'atmosphère et on ne lâche jamais Thomas dans sa quête pour trouver des réponses à toutes ses questions.
Une fois de plus, Luc Lang subjugue le lecteur avec son écriture bien à lui mais si simple aussi.
J'avais hâte de lire ce livre et je reconnais l'avoir dévoré – on peut appeler cela un page turner mais aussi un road movie. Je n'ai jamais trouvé aucune longueur et le fait d'avoir nommé chaque chapitre par Livre, était bien justifié et très original. En effet, nous avons trois histoires qui ont, évidemment, un point commun, mais comme elles ont lieu, chacune, dans un lieu différent, et ont, chaque fois, une trame particulière, le lecteur reste toujours passionné par l'histoire et il est hors de question de s'arrêter de lire un Livre et de ne pas vouloir connaître la suite.
J'ai tout de même relevé deux critiques parmi tant d'autres:
L'écrivain excelle à rendre compte de la cartographie des sentiments et de la profondeur de nos paysages intérieurs.
Par sa saisie immédiate de l'instant, de la beauté des choses, de l'écoulement du temps, son roman devient une forme d'intelligence du monde. Luc Lang se sert des mots comme un peintre de ses couleurs.
Luc Lang peut chômer, comme Dieu. Son roman est très bon.
Nota : encore un bon livre à ajouter à ceux dédicacés au cours de belles rencontres littéraires. 
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lucia-lilas
  08 septembre 2016
Thomas Texier est réveillé en pleine nuit : sa femme Camille vient d'avoir un accident de voiture, elle est dans le coma aux urgences de Bolbec et va être transférée au CHU de Rouen. Juste le temps d'appeler Daba, la dame qui s'occupe des enfants quand il rentre tard de son entreprise, il s'installe en voiture, pianote sur son GPS et c'est parti…
Thomas qui avait vécu jusque là bien sereinement : deux gamins adorables, un bon boulot, une belle maison, des tas de projets… bref Thomas est comme déséquilibré, placé sur une pente en roue libre, sans freins, sans casque, sans rien pour se protéger… Lui qui croit tout maîtriser, les lieux (ah, le GPS !), les hommes (ingénieur, il vient de trouver un système pour contrôler le temps de travail des salariés), les événements, le voilà désormais ballotté, manipulé comme une marionnette bien naïve dont il percevra petit à petit les fils.
Il roule, roule sans arrêt et ce paysage qui défile autour de lui devient hautement symbolique. Souvent, il est perdu : les lieux qu'il interroge ne lui répondent pas, ne lui donnent pas d'explication : que faisait Camille à Saint-Eustache-la-Forêt ? Ce n'était pas sa route pour rentrer à Paris. Avait-elle un amant ? Il va sur les lieux de l'accident. Thomas a besoin de visualiser les choses pour comprendre. « Vous êtes arrivé » répète le GPS. Il descend et regarde cette ligne droite au milieu de nulle part. Il ne comprend pas. Non, il n'est pas arrivé, il est à peine parti en réalité et la route ne sera pas toute droite, loin de là !
Cet accident est pour Thomas un point de départ, le début d'une quête qui va le conduire sur les chemins de son enfance, sur les routes de son passé, dans un effort pour saisir ce qu'il n'a pas vu jusque là, les choses à côté desquelles il est passé, comme un aveugle, comme un homme totalement absorbé par sa réussite sociale et professionnelle, persuadé d'être le meilleur, celui qui a réussi.
Soudain, il va faire ce qu'il n'a pas fait jusque là : échanger avec ceux qui fréquentaient Camille, sa femme, parler avec Jean son frère qui vit dans les Pyrénées et porte en lui un lourd secret que Thomas n'a jamais soupçonné et enfin reprendre contact avec sa soeur Pauline, médecin, partie au Cameroun pour aider les plus déshérités à survivre et pour fuir, elle aussi.
Thomas parcourt de longues distances, risquant à tout moment l'accident, comme Camille. Il traverse des espaces et progresse dans sa recherche sur son passé comme s'il avait besoin d'avancer physiquement pour comprendre, progresser dans son désir d'y voir plus clair, même si c'est douloureux et très risqué. « La montagne est trop verticale, dira Jean, il faut préférer l'océan. » Peut-être parce que l'on y voit plus loin, rien ne fait écran, rien ne dissimule l'horizon.
Au commencement du septième jour est un livre sans repos, sans halte, un livre dans lequel on ne reprend pas son souffle. On court, on marche sans répit, on reprend sa course effrénée dans un rythme qui s'accélère, qui s'affole. le texte est saturé. Plus la place pour une virgule. Pas de blancs. Même les rêves de Thomas sont sans respiration, saturés de signes, de sens. Une forêt à déchiffrer et dans laquelle se perdre est un risque. Et il faut aller vite parce que le temps presse maintenant…
Thomas comme chevalier errant à la recherche d'un Graal et qui, tel Perceval, ne pose pas les bonnes questions au bon moment, découvrant la vérité quand c'est trop tard. Il est celui qui n'a rien vu, qui est passé à côté de tout, qui a traversé les gens comme il traverse les paysages, sans les comprendre vraiment, la tête dans son GPS qui lui indique où il doit tourner et quand il est arrivé. Thomas n'a rien vu. Rien. Et là, on a comme l'impression qu'il fait le chemin inverse, il retraverse les lieux en tentant de les comprendre, de les analyser. « Il songe qu'un nouvel ordre mathématique étalonne sa vie, que les mesures sont à reprendre, qu'il a vécu dans une obscurité insouciante … La clairvoyance. Qui vient trop tard. »
Un texte superbe, l'histoire d'un homme qui va tenter de rattraper le temps perdu, si c'est possible… pour enfin trouver un peu de paix, peut-être celle de Dieu qui au septième jour peut se reposer, enfin…
Une écriture incroyable notamment dans sa capacité à traduire les émotions des personnages, leur souffrance, leur peur, à travers les silences, les phrases inachevées ou des discours qui masquent l'essentiel.
Et enfin, lire ce livre, c'est voyager, oui, vraiment, voyager : la topographie très précise crée un effet de réel saisissant. La dernière partie qui a lieu en Afrique est fascinante : vos sens en alerte, vous y êtes, aux côtés de Thomas, dans la chaleur étouffante, le chaos des routes et la terreur omniprésente d'y rester, de mourir, là, à chaque détour du chemin, dans la poussière et les cadavres des bêtes crevées. C'est un « roman géographique », comme le livre que Jean prêtera à Thomas, pour le mettre sur la piste…
Superbe ! Vraiment !

Lien : http://lireaulit.blogspot.fr/
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QueLire
  16 octobre 2016
Au commencement du septième jour est l'un des romans de cette rentrée littéraire 2016 que j'attendais avec le plus d'impatience. Luc Lang est parti d'un sentiment aussi simple que le doute et l'a transformé en une quête d'identité des plus profondes. Un excellent roman qui va bien au-delà de ce à quoi je m'attendais.
Au commencement du septième jour ou la tentation de réparer ce qui a été brisé
Thomas et Camille sont des cadres très pris par leur travail respectif. le couple semble à la dérive, Camille s'éloigne régulièrement du domicile conjugal pour raison professionnelle, laissant son mari miné par le doute. Un soir, Thomas apprend que sa femme est hospitalisée. Victime d'un grave accident de la route, elle est dans le coma. Quoi qu'il advienne, elle ne sera plus jamais la Camille qu'il avait épousée ni la mère que ses enfants ont connue. Mais pourquoi était-elle sur cette route normande, si loin du trajet qu'elle aurait dû emprunter ? Comment sa voiture a-t-elle pu faire une telle sortie de route à un endroit à première vue sans risque ? Et qui est ce collègue avec qui elle semblait si complice ?
Luc Lang pose les premières pierres d'une quête identitaire
Fin du livre 1, le choc. Début du livre 2, la remise en question. Thomas a du mal à gérer ses états d'âme et tente de préserver ses enfants. Cet évènement sera l'occasion pour lui, de déconnecter d'un travail pour lequel il a tout donné et dont il sera écarté dès son mal-être perçu. L'occasion également de se rapprocher de son frère, berger dans les Pyrénées. Mais un secret de famille longtemps enfui refait surface et c'est à la recherche de l'histoire de sa famille que Thomas part. Direction l'Afrique où sa soeur est allée s'exiler.
Mon avis
J'ai beaucoup aimé "Au commencement du septième jour", car il nous emmène là où l'on ne l'attend pas. Je m'attendais à une quête sur les raisons de l'accident de Camille et Luc Lang nous emmène bien plus loin, occultant presque ce qui aurait pu être le sujet du roman et qui se révèle être uniquement le déclencheur du thème principal qui est la recherche d'un secret de famille. J'ai envie de dire, bien joué ! le quatrième de couverture attire Monsieur tout le monde et le roman subjugue le lecteur exigeant. Mais n'est-ce pas risqué de jouer l'abordable alors que le roman ne l'est pas vraiment ?
Le livre 1 m'a donné envie de savoir ce qui était arrivé à Camille et quels étaient ses secrets. le livre 2 commence par une randonnée en solitaire, d'où Thomas aurait pu ne pas revenir. Mais le début de son voyage intérieur m'a semblé très lent, cette partie dans les Pyrénées qui pose pourtant les bases de la vraie histoire du roman m'a presque ennuyée. Et puis arrive le départ, l'Afrique et l'aventure, la terreur liée à Boko Haram et là, je m'accroche au wagon et m'aperçois enfin de la profondeur de ce roman. Luc Lang en parle comme d'un roman biblique, ne serait-ce que par le titre « Au commencement du septième jour » et les prénoms des protagonistes : Pauline, Jean, Thomas...
Un roman où l'on découvre tout des personnages, petite touche par petite touche et où chaque paysage traversé par Thomas est décrit avec une précision quasi chirurgicale.
Si j'ai beaucoup aimé ce roman, je dois bien avouer qu'avec ses 537 pages il m'a semblé bien long. Certaines descriptions alourdissent l'histoire qui par moment m'a ennuyée. Pourtant, l'instant d'après, un évènement suscitait à nouveau mon intérêt.
Un excellent roman, mais qui ne sera pas un coup de coeur, car je suis persuadée que 100 pages de moins lui auraient été bénéfiques.
Lien : http://que-lire.over-blog.co..
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spleen
  01 novembre 2016
Thomas Texier est un homme heureux car il a réussi sa vie: une femme , Camille, dont il est toujours aussi amoureux, deux beaux enfants, une jolie maison et son travail d'informaticien qui le satisfait .
Jusqu'au coup de téléphone à 4 heures du matin pour  annoncer que sa femme est transférée dans le coma à l'hôpital de Rouen après un accident de la route .
En même temps que les allers-retours incessants à l'hôpital avec l'inquiétude bien légitime sur l'évolution de l'état de Camille, les certitudes de Thomas commencent  à s'ébranler : que faisait sa femme sur une petite route de campagne à cette heure de la nuit ? que sont les mystérieux appels sur son téléphone, les messages sur son ordinateur de personnes qu'il ne connait pas, la voiture a t'elle pu être trafiquée, menaces liées aux dossiers sensibles que son épouse traitait dans son travail ou double vie ... Thomas ne sait plus, il s'interroge et il doute .
Fin de la première partie sur l'évolution de l'état de santé de Camille.
La deuxième partie nous entraine dans les Pyrénées, région d'origine de Thomas et où vit son frère ainé, Jean, le berger .
Sur les chemins de randonnée, Thomas va au bout de ses forces et au bout du raisonnable alors que l'orage arrive , besoin de se perdre dans des défis idiots quand on connait la montagne , d'ailleurs Luc Lang décrit ces coins des Pyrénées en vrai connaisseur, on s'y croirait vraiment .
C'est le temps pour Thomas du questionnement sur les bases de son identité, il pensait trouver des réponses  en revenant sur les traces de son passé et un réconfort en se rapprochant de son grand frère, mais c'est pour finalement se heurter à une partie cachée de l'histoire familiale , dissimulée à l'enfant le plus jeune pour épargner son enfance et c'est tout naturellement que le livre finit en Afrique , berceau de l'humanité , où vit Pauline, la soeur de Jean et Thomas qui apportera enfin les réponses.
Très bien mené , ce roman qui commence par un accident venant briser l'harmonie relative et superficielle d'une famille pose la sempiternelle question du secret de famille et des blessures cachées de la vie :  sur quoi fonde  t'on les bases de son existence  quand on n'a pas toutes les données : doit-on taire certains événements douloureux pour protéger ses proches, garder un jardin secret bien clos quitte à trahir par son silence la confiance des gens qui vous aiment ? 
Chacun jugera mais on sent bien le parti pris de l'auteur, chaque événement de la vie est fondateur comme les sept jours de la création du monde .
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critiques presse (5)
LeDevoir   05 décembre 2016
Autant dire que ces 500 pages, farcies de points de suspension et parsemées d’ellipses qui tiennent en haleine le lecteur tout en laissant une grande place à l’interprétation, contiennent trois romans en un.
Lire la critique sur le site : LeDevoir
LePoint   18 octobre 2016
Il signe un puissant plaidoyer pour le sens des responsabilités intimes et collectives, mais aussi le récit poignant d'un tardif apprentissage du monde.
Lire la critique sur le site : LePoint
LaLibreBelgique   03 octobre 2016
C’est un des plus beaux romans de cette rentrée littéraire. Un très gros récit, d’une splendide écriture, qu’on ne lâche plus et qui laisse subjugué.
Lire la critique sur le site : LaLibreBelgique
Lexpress   28 septembre 2016
Au-delà de la justesse psychologique, cette réussite tient également à la puissance du style, nerveux, maniant admirablement la ponctuation et qui sait capter les sensations au moment adéquat.
Lire la critique sur le site : Lexpress
Telerama   24 août 2016
Stopper le cours affolé de sa vie pour trouver le repos comme Dieu au dernier jour de la création...Quête existentielle, le dernier roman de Luc Lang happe l'attention et requiert tous les sens.
Lire la critique sur le site : Telerama
Citations et extraits (45) Voir plus Ajouter une citation
Olivia-AOlivia-A   16 mai 2018
Vous êtes en train de nous chasser du monde. On ne foule plus le sol, on se déplace dans des écrans. A qui ça profite ? C'est quoi le mobile ? Contrôler le bétail, les semences, contrôler les bergers, les éleveurs, que tout soit renversé dans la transparence électrique de vos fichiers-prisons, vous nous déliez de tout lien, vous nous isolez, vous nous séparez, vous nous séparez même de nos bêtes, vous nous organisez en échanges et en dialogues numériques de données. Vous voulez nous consigner massivement, planétairement dans un isolement pire que celui des premiers humains sur la terre, privés de techniques et de langage, c'est votre apocalypse ! Elle est silencieuse et personnellement dédiée, que chacun soit seul et demeure désespéré dans sa réclusion numérique, perdu dans un monde où les liens entre tous les vivants, humains et animaux, ne transiteront plus que par des flux électroniques organisés, formatés, mis à jour depuis le cloud computing qui décidera des admissions et des exclusions, des rachats et des absolutions.
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RenodRenod   21 septembre 2016
La déchirure s’agrandit, le plan de lumière vive gravit la pente, il approche, inondant l’ensemble du cirque, Thomas se sent seul dans un paysage qu’il pensait frappé d’obsolescence, c’est le souffle d’une déflagration qui le repousse vers ce qu’il pensait révolu, c’est l’absence de Camille qui le déporte en cet endroit où il ne devrait plus être. Il pose les coudes et les avant-bras sur la pierre fraîche, le menton dans les mains, il s’endort dans le soleil.
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nadiouchkanadiouchka   27 novembre 2016
Les islamistes de Boko Haram ont prononcé la charia sur tout le Nigeria. Ils s’infiltrent chez nous, ils ont rasé des villages chrétiens près du lac Tchad, massacré deux mille paysans, enlevé une centaine de jeunes filles. Ils ont placé une ceinture de plastic sur une fillette de 10 ans, elle a explosé sur le marché de Mokolo… P.430
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CathRCathR   29 août 2016
Je vais te raconter une anecdote. Tu vois, Zaïd, c'est un informaticien génial, non? Son seul défaut, c'est d'avoir une famille indigène qui croupit sur l’île de la Réunion. Tu sais l'intelligence qu'il a déployée sur Nuxipen? Il entrait dans la phase d'expérience du prototype, ça urgeait pour la commercialisation, et voilà que son père décède. C'était 10 jours d'absence en perspective. Je lui ai mis le marché en main: Zaïd, vous ne pouvez pas vous absenter en ce moment, c'est l'avenir de la boite qui est en jeu, si vous allez aux funérailles, c'est plus la peine de revenir ici, vous pouvez aller à la pêche sur votre île.
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cecilestmartincecilestmartin   11 février 2017
Il s'assoit, commence à manger, taraudé par son habituelle gourmandise, les goûts sont enivrants, les consistance délicates, soyeuses. Mais les ondes gustatives sont sans force, sans persistance ni métamorphose, elles sont courtes et sèches, elles claquent et s'éteignent comme les couleurs avortées d'un feu d'artifice sous une pluie d'orage. Les aliments deviennent des pierres, trois bouchées, quatre, il pose sa fourchette, s'essuie la bouche, félicite Daba, met les coudes sur la table, observe les enfants qui dévorent, une mastication concupiscente, il songe à ces contes où penser aux nourritures les fait apparaître devant soi.
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