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EAN : 9782234081857
544 pages
Éditeur : Stock (24/08/2016)
3.51/5   321 notes
Résumé :
4 h du matin, dans une belle maison à l'orée du bois de Vincennes, le téléphone sonne. Thomas, 37 ans, informaticien, père de deux jeunes enfants, apprend par un appel de la gendarmerie que sa femme vient d'avoir un très grave accident, sur une route où elle n'aurait pas dû se trouver. Commence une enquête sans répit alors que Camille lutte entre la vie et la mort. Puis une quête durant laquelle chacun des rôles qu'il incarne : époux, père, fils et frère devient un ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (118) Voir plus Ajouter une critique
3,51

sur 321 notes

isabelleisapure
  19 décembre 2016
S' il ne fallait garder qu'un roman parmi les 560 parus lors de cette rentrée littéraire 2016, je crois que mon choix se porterait sur celui de Luc Lang.
Je ne m'attendais à rien en ouvrant ce livre, je n'avais lu aucune critique, mais j'ai été interpellée par une brève présentation de ma libraire préférée qui a eu la bonne idée de le mettre en évidence.
Pour une première approche de l'oeuvre de Luc Lang, j'en ressors totalement conquise, envoutée par la maîtrise de cette plume magistrale qui à partir d'un banal accident de voiture réussit un livre étourdissant qui m'a tenue en haleine pendant quelques heures.
Tout commence comme une histoire ordinaire de gens heureux. Un couple parfait des enfants en or, une situation professionnelle excellente, bref en apparence la famille idéale.
Et puis un jour c'est le drame, Camille sombre dans le coma après un accident de voiture, sur une route où elle n'aurait jamais dû se trouver, laissant ses enfants et son mari au bord du précipice. Premier mystère et première déflagration dans la petite vie bien réglée de notre brillant informaticien qui doit mettre peu à peu son travail de côté et tenter de "gérer" et de rassurer Anton et Elsa, leurs deux enfants, ses "tigrichons", tout en essayant de comprendre l'incompréhensible.
Cette douloureuse période va le rapprocher de Jean, son frère, le berger des Pyrénées : autre temps, autre rythme, autres paysages mais la plongée inévitable dans le temps de l'enfance révèlera bien des secrets.
Dans un troisième chapitre, Jean retrouve Pauline, la soeur exilée au Cameroun, et s'enfonce dans une réalité bien éloignée des standards parisiens, pour un éventuel temps de réconciliation.
Tout n'est pas révélé, bien des questions restent sans réponses mais le voile se lève sur des mystères d'un passé lourd de drames et de non-dits.
«
Au commencement du septième jour », se lit passionnément comme un thriller, il m'a laissée sans voix mais avec une question : comment un tel livre at-il pu être ignoré par les principaux prix littéraires ?
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Fandol
  19 février 2019
Depuis Mille six cents ventres, je n'avais pas retrouvé Luc Lang et j'ai bien trop tardé pour lire Au commencement du septième jour, présenté par l'auteur aux Correspondances de Manosque, en 2016, un livre que Pauline m'a laissé pour que je trouve enfin le temps de le lire. C'est fait ! Et je ne l'ai pas regretté, même si c'est un peu long à la fin, après l'enthousiasme du début.
L'auteur a choisi de faire suivre Thomas et d'étaler ce qui lui arrive sur trois livres compris dans le même bouquin. Certains auraient publié une trilogie…
Voilà que je me suis attaché aux pas de Thomas Texier, informaticien de haut vol qui attend Camille, sa femme, pour fêter leurs dix ans de mariage. Il a 37 ans et elle 36. Anton et Elsa sont leurs enfants et la question se pose d'un troisième alors que Camille s'investit à fond dans sa profession qui exige beaucoup de rendez-vous loin de Paris. Justement, elle est au Havre et devrait rentrer.
Le drame tombe brutalement et rend la lecture prenante, passionnante. Camille est aux urgences à Bolbec et Thomas doit partir en pleine nuit pour aller la voir, laissant les enfants à Daba, une femme extraordinaire, toujours disponible et aimante.
Quel rythme ! Quel style efficace ! J'ai suivi Thomas, j'y étais, je voyais ce qu'il voyait, je sentais ce qu'il ressentait et les pages, très denses, tournaient vite.
Thomas doit faire face : « le voici seul face à Elsa et Anton à devoir les apprivoiser dans le malheur qu'il incarne, il juge l'épreuve impossible, c'est comme un piège qui se referme sur lui, qui les sépare et les disperse. » Au boulot, il met au point un truc infernal destiné à tracer tout le monde mais, au fait, cela existe bien !
Petit à petit, j'ai fait connaissance avec la famille de Thomas, la belle-mère, la mère et j'ai senti que les rapports étaient un peu compliqués et Luc Lang rend à merveille les discussions, les hésitations.
J'y étais ! Je les entendais parler, débattre. Heureusement, il y a les deux enfants, les tigrichons, surtout Anton qui met les choses au point lorsque son père leur fait vivre des instants mystiques : « Pourquoi tu nous dis de prier Dieu que maman guérisse ? Tu penses qu'elle va pas y arriver toute seule ? »
Le début du livre 2 est brutal, stressant. L'auteur m'a plongé sans ménagement au coeur des Pyrénées, sous l'orage, la tempête, avec un Thomas seul en montagne : « Oui, cela avait été un bannissement, le commencement du septième jour. » le style est formidable, bien adapté aux éléments : « C'est le dérèglement organique de la terreur. » La période pyrénéenne est lancée et va révéler les non-dits de cette famille avec Jean, le frère aîné qui a repris la ferme, élève des brebis et fabrique son fromage.
Soudain, il fait très chaud, dès l'entame du livre trois : « Les vitres étaient baissées et, malgré la vitesse, l'atmosphère croupissait, liquoreuse. » Thomas est au Cameroun pour tenter de retrouver Pauline, sa soeur, médecin pour une ONG. de mésaventures en désagréments de toutes sortes, le troisième volet vient éclairer les deux précédents mais c'est là que j'ai trouvé le temps long avec des épisodes pas vraiment nécessaires à l'histoire, même s'ils prouvent que Luc Lang a bien bossé son sujet, réalisant encore des descriptions d'une précision extraordinaire.
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colka
  27 avril 2020
Lire ce long roman de Luc Lang: Au commencement du 7ème jour, c'est entrer dans un grand tourbillon : celui des émotions fortes, des conflagrations d'univers et des télescopages spatio-temporels. C'est accepter aussi de se perdre pour mieux se retrouver. On se croit au début du roman, embarqué dans un thriller psychologique, l'épouse de Thomas, Solange, se retrouve plongée dans le coma au CHU de Rouen, à la suite d'un grave accident de la route alors qu'elle se trouvait à un endroit où elle n'aurait pas dû être...
Mais au fil des pages, on s'aperçoit que tout le mystère qui plane autour de l'accident de Solange n'est qu'un leurre et que le vrai fil de l'intrigue est ailleurs. La construction du roman est en effet très subtile et axée sur la fratrie constituée par Thomas, le héros principal, son frère Jean et sa soeur Pauline. Une fratrie aux liens indéfectibles et dont on perçoit la force, notamment dans les moments de quiétude partagés mais aussi la fragilité lorsque Thomas qui est le benjamin se montre trop insistant dans ses questionnements sur l'histoire familiale. Sur cette dernière plane en effet un terrible secret de famille dont on n'aura la révélation qu'à la fin du roman.
C'est donc un fil d'intrigue souterrain qui se déroule tout au long de l'histoire et c'est seulement à la fin que l'on comprend vraiment l'omniprésence de certaines thématiques, comme celles notamment de la perte de contrôle et de la chute. Il peut s'agir aussi bien de situations physiques comme l'accident de Solange ou les accidents de montagne largement évoqués dans le roman que de situations psychologiques comme celles où Thomas se trouve confronté au monde impitoyable de l'entreprise ou à l'enfer des prisons africaines.
Omniprésence aussi des enjeux de vie et de mort qui se télescopent en des scènes dramatiques comme celles qui se passent au CHU de Rouen où Thomas et ses enfants attendent le réveil de Solange plongée dans le coma, ou au contraire joyeuses comme celle où il joue avec eux au bord de l'océan. Je me dois de souligner combien la force de l'écriture de l'auteur magnifie ces instants de façon remarquable. Sa phrase nerveuse, court, vole et son sens du détail minutieux lui permettent de faire vivre intensément à celles et ceux qui le lisent aussi bien des moments de tension dramatique que des émotions fortes. C'est d'ailleurs grâce à ce pouvoir d'évocation d'ambiances, d'atmosphères que je me suis laissée embarquer dans cette histoire et que je l'ai lue avec une fébrilité presque addictive.
Immersion complète, dans la deuxième partie, dans le monde alpin avec sa rudesse et sa splendeur qu'il s'agisse aussi bien des courses en montagne que de la vie à l' alpage avec Jean et son troupeau de moutons, rejoint l'été par les enfants de Thomas, Anton et Elsa. Bien plus dépaysant encore dans le livre III,l'évocation du continent africain avec sa violence policière dont va être victime Thomas, son arbitraire politique mais aussi son incroyable vitalité et force de vie comme en témoignent les scènes qui dépeignent l'inextricable foisonnement des moyens de transport les plus improbables ou l'acharnement héroïque des trains africains pour arriver à une destination qu'ils n'atteignent pas toujours...
Autant dire que je souis sortie avec regret de ce livre qui m'avait plongée dans d'autres mondes. Mais je dois avouer aussi que c'est le genre de roman et d'écriture dans lesquels on entre ou pas...
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lucia-lilas
  08 septembre 2016
Thomas Texier est réveillé en pleine nuit : sa femme Camille vient d'avoir un accident de voiture, elle est dans le coma aux urgences de Bolbec et va être transférée au CHU de Rouen. Juste le temps d'appeler Daba, la dame qui s'occupe des enfants quand il rentre tard de son entreprise, il s'installe en voiture, pianote sur son GPS et c'est parti…
Thomas qui avait vécu jusque là bien sereinement : deux gamins adorables, un bon boulot, une belle maison, des tas de projets… bref Thomas est comme déséquilibré, placé sur une pente en roue libre, sans freins, sans casque, sans rien pour se protéger… Lui qui croit tout maîtriser, les lieux (ah, le GPS !), les hommes (ingénieur, il vient de trouver un système pour contrôler le temps de travail des salariés), les événements, le voilà désormais ballotté, manipulé comme une marionnette bien naïve dont il percevra petit à petit les fils.
Il roule, roule sans arrêt et ce paysage qui défile autour de lui devient hautement symbolique. Souvent, il est perdu : les lieux qu'il interroge ne lui répondent pas, ne lui donnent pas d'explication : que faisait Camille à Saint-Eustache-la-Forêt ? Ce n'était pas sa route pour rentrer à Paris. Avait-elle un amant ? Il va sur les lieux de l'accident. Thomas a besoin de visualiser les choses pour comprendre. « Vous êtes arrivé » répète le GPS. Il descend et regarde cette ligne droite au milieu de nulle part. Il ne comprend pas. Non, il n'est pas arrivé, il est à peine parti en réalité et la route ne sera pas toute droite, loin de là !
Cet accident est pour Thomas un point de départ, le début d'une quête qui va le conduire sur les chemins de son enfance, sur les routes de son passé, dans un effort pour saisir ce qu'il n'a pas vu jusque là, les choses à côté desquelles il est passé, comme un aveugle, comme un homme totalement absorbé par sa réussite sociale et professionnelle, persuadé d'être le meilleur, celui qui a réussi.
Soudain, il va faire ce qu'il n'a pas fait jusque là : échanger avec ceux qui fréquentaient Camille, sa femme, parler avec Jean son frère qui vit dans les Pyrénées et porte en lui un lourd secret que Thomas n'a jamais soupçonné et enfin reprendre contact avec sa soeur Pauline, médecin, partie au Cameroun pour aider les plus déshérités à survivre et pour fuir, elle aussi.
Thomas parcourt de longues distances, risquant à tout moment l'accident, comme Camille. Il traverse des espaces et progresse dans sa recherche sur son passé comme s'il avait besoin d'avancer physiquement pour comprendre, progresser dans son désir d'y voir plus clair, même si c'est douloureux et très risqué. « La montagne est trop verticale, dira Jean, il faut préférer l'océan. » Peut-être parce que l'on y voit plus loin, rien ne fait écran, rien ne dissimule l'horizon.
Au commencement du septième jour est un livre sans repos, sans halte, un livre dans lequel on ne reprend pas son souffle. On court, on marche sans répit, on reprend sa course effrénée dans un rythme qui s'accélère, qui s'affole. le texte est saturé. Plus la place pour une virgule. Pas de blancs. Même les rêves de Thomas sont sans respiration, saturés de signes, de sens. Une forêt à déchiffrer et dans laquelle se perdre est un risque. Et il faut aller vite parce que le temps presse maintenant…
Thomas comme chevalier errant à la recherche d'un Graal et qui, tel Perceval, ne pose pas les bonnes questions au bon moment, découvrant la vérité quand c'est trop tard. Il est celui qui n'a rien vu, qui est passé à côté de tout, qui a traversé les gens comme il traverse les paysages, sans les comprendre vraiment, la tête dans son GPS qui lui indique où il doit tourner et quand il est arrivé. Thomas n'a rien vu. Rien. Et là, on a comme l'impression qu'il fait le chemin inverse, il retraverse les lieux en tentant de les comprendre, de les analyser. « Il songe qu'un nouvel ordre mathématique étalonne sa vie, que les mesures sont à reprendre, qu'il a vécu dans une obscurité insouciante … La clairvoyance. Qui vient trop tard. »
Un texte superbe, l'histoire d'un homme qui va tenter de rattraper le temps perdu, si c'est possible… pour enfin trouver un peu de paix, peut-être celle de Dieu qui au septième jour peut se reposer, enfin…
Une écriture incroyable notamment dans sa capacité à traduire les émotions des personnages, leur souffrance, leur peur, à travers les silences, les phrases inachevées ou des discours qui masquent l'essentiel.
Et enfin, lire ce livre, c'est voyager, oui, vraiment, voyager : la topographie très précise crée un effet de réel saisissant. La dernière partie qui a lieu en Afrique est fascinante : vos sens en alerte, vous y êtes, aux côtés de Thomas, dans la chaleur étouffante, le chaos des routes et la terreur omniprésente d'y rester, de mourir, là, à chaque détour du chemin, dans la poussière et les cadavres des bêtes crevées. C'est un « roman géographique », comme le livre que Jean prêtera à Thomas, pour le mettre sur la piste…
Superbe ! Vraiment !

Lien : http://lireaulit.blogspot.fr/
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QueLire
  16 octobre 2016
Au commencement du septième jour est l'un des romans de cette rentrée littéraire 2016 que j'attendais avec le plus d'impatience. Luc Lang est parti d'un sentiment aussi simple que le doute et l'a transformé en une quête d'identité des plus profondes. Un excellent roman qui va bien au-delà de ce à quoi je m'attendais.
Au commencement du septième jour ou la tentation de réparer ce qui a été brisé
Thomas et Camille sont des cadres très pris par leur travail respectif. le couple semble à la dérive, Camille s'éloigne régulièrement du domicile conjugal pour raison professionnelle, laissant son mari miné par le doute. Un soir, Thomas apprend que sa femme est hospitalisée. Victime d'un grave accident de la route, elle est dans le coma. Quoi qu'il advienne, elle ne sera plus jamais la Camille qu'il avait épousée ni la mère que ses enfants ont connue. Mais pourquoi était-elle sur cette route normande, si loin du trajet qu'elle aurait dû emprunter ? Comment sa voiture a-t-elle pu faire une telle sortie de route à un endroit à première vue sans risque ? Et qui est ce collègue avec qui elle semblait si complice ?
Luc Lang pose les premières pierres d'une quête identitaire
Fin du livre 1, le choc. Début du livre 2, la remise en question. Thomas a du mal à gérer ses états d'âme et tente de préserver ses enfants. Cet évènement sera l'occasion pour lui, de déconnecter d'un travail pour lequel il a tout donné et dont il sera écarté dès son mal-être perçu. L'occasion également de se rapprocher de son frère, berger dans les Pyrénées. Mais un secret de famille longtemps enfui refait surface et c'est à la recherche de l'histoire de sa famille que Thomas part. Direction l'Afrique où sa soeur est allée s'exiler.
Mon avis
J'ai beaucoup aimé "Au commencement du septième jour", car il nous emmène là où l'on ne l'attend pas. Je m'attendais à une quête sur les raisons de l'accident de Camille et Luc Lang nous emmène bien plus loin, occultant presque ce qui aurait pu être le sujet du roman et qui se révèle être uniquement le déclencheur du thème principal qui est la recherche d'un secret de famille. J'ai envie de dire, bien joué ! le quatrième de couverture attire Monsieur tout le monde et le roman subjugue le lecteur exigeant. Mais n'est-ce pas risqué de jouer l'abordable alors que le roman ne l'est pas vraiment ?
Le livre 1 m'a donné envie de savoir ce qui était arrivé à Camille et quels étaient ses secrets. le livre 2 commence par une randonnée en solitaire, d'où Thomas aurait pu ne pas revenir. Mais le début de son voyage intérieur m'a semblé très lent, cette partie dans les Pyrénées qui pose pourtant les bases de la vraie histoire du roman m'a presque ennuyée. Et puis arrive le départ, l'Afrique et l'aventure, la terreur liée à Boko Haram et là, je m'accroche au wagon et m'aperçois enfin de la profondeur de ce roman. Luc Lang en parle comme d'un roman biblique, ne serait-ce que par le titre « Au commencement du septième jour » et les prénoms des protagonistes : Pauline, Jean, Thomas...
Un roman où l'on découvre tout des personnages, petite touche par petite touche et où chaque paysage traversé par Thomas est décrit avec une précision quasi chirurgicale.
Si j'ai beaucoup aimé ce roman, je dois bien avouer qu'avec ses 537 pages il m'a semblé bien long. Certaines descriptions alourdissent l'histoire qui par moment m'a ennuyée. Pourtant, l'instant d'après, un évènement suscitait à nouveau mon intérêt.
Un excellent roman, mais qui ne sera pas un coup de coeur, car je suis persuadée que 100 pages de moins lui auraient été bénéfiques.
Lien : http://que-lire.over-blog.co..
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critiques presse (5)
LeDevoir   05 décembre 2016
Autant dire que ces 500 pages, farcies de points de suspension et parsemées d’ellipses qui tiennent en haleine le lecteur tout en laissant une grande place à l’interprétation, contiennent trois romans en un.
Lire la critique sur le site : LeDevoir
LePoint   18 octobre 2016
Il signe un puissant plaidoyer pour le sens des responsabilités intimes et collectives, mais aussi le récit poignant d'un tardif apprentissage du monde.
Lire la critique sur le site : LePoint
LaLibreBelgique   03 octobre 2016
C’est un des plus beaux romans de cette rentrée littéraire. Un très gros récit, d’une splendide écriture, qu’on ne lâche plus et qui laisse subjugué.
Lire la critique sur le site : LaLibreBelgique
Lexpress   28 septembre 2016
Au-delà de la justesse psychologique, cette réussite tient également à la puissance du style, nerveux, maniant admirablement la ponctuation et qui sait capter les sensations au moment adéquat.
Lire la critique sur le site : Lexpress
Telerama   24 août 2016
Stopper le cours affolé de sa vie pour trouver le repos comme Dieu au dernier jour de la création...Quête existentielle, le dernier roman de Luc Lang happe l'attention et requiert tous les sens.
Lire la critique sur le site : Telerama
Citations et extraits (62) Voir plus Ajouter une citation
Olivia-AOlivia-A   16 mai 2018
Vous êtes en train de nous chasser du monde. On ne foule plus le sol, on se déplace dans des écrans. A qui ça profite ? C'est quoi le mobile ? Contrôler le bétail, les semences, contrôler les bergers, les éleveurs, que tout soit renversé dans la transparence électrique de vos fichiers-prisons, vous nous déliez de tout lien, vous nous isolez, vous nous séparez, vous nous séparez même de nos bêtes, vous nous organisez en échanges et en dialogues numériques de données. Vous voulez nous consigner massivement, planétairement dans un isolement pire que celui des premiers humains sur la terre, privés de techniques et de langage, c'est votre apocalypse ! Elle est silencieuse et personnellement dédiée, que chacun soit seul et demeure désespéré dans sa réclusion numérique, perdu dans un monde où les liens entre tous les vivants, humains et animaux, ne transiteront plus que par des flux électroniques organisés, formatés, mis à jour depuis le cloud computing qui décidera des admissions et des exclusions, des rachats et des absolutions.
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colkacolka   27 avril 2020
Ils jouent tous les trois, se lancent le ballon qui hoquette en rebonds désordonnés sur la plage caillouteuse où les pierres exhalent une blancheur d'ossements secs sous la lumière ardente d'un désert aride. Ils shootent, frappent, lancent le ballon, ils sautent, courent, emportés dans une espèce de frénésie ricanante, de danse éruptive, désarticulée, leurs cris perdus dans la brise d'ouest, Thomas en éprouve le souffle tiède d'une joie furtive qui le soulève, il joue et contemple la course éperdue des enfants que rien ne semble distraire, ils jouent oublieux, abandonnés au paysage qui les dilue et les éparpille.
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RenodRenod   21 septembre 2016
La déchirure s’agrandit, le plan de lumière vive gravit la pente, il approche, inondant l’ensemble du cirque, Thomas se sent seul dans un paysage qu’il pensait frappé d’obsolescence, c’est le souffle d’une déflagration qui le repousse vers ce qu’il pensait révolu, c’est l’absence de Camille qui le déporte en cet endroit où il ne devrait plus être. Il pose les coudes et les avant-bras sur la pierre fraîche, le menton dans les mains, il s’endort dans le soleil.
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CathRCathR   29 août 2016
Je vais te raconter une anecdote. Tu vois, Zaïd, c'est un informaticien génial, non? Son seul défaut, c'est d'avoir une famille indigène qui croupit sur l’île de la Réunion. Tu sais l'intelligence qu'il a déployée sur Nuxipen? Il entrait dans la phase d'expérience du prototype, ça urgeait pour la commercialisation, et voilà que son père décède. C'était 10 jours d'absence en perspective. Je lui ai mis le marché en main: Zaïd, vous ne pouvez pas vous absenter en ce moment, c'est l'avenir de la boite qui est en jeu, si vous allez aux funérailles, c'est plus la peine de revenir ici, vous pouvez aller à la pêche sur votre île.
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fertiti65fertiti65   13 janvier 2020
Anton exhibe les fleurs droit devant lui comme un bouclier qui le protégerait de ces yeux qui dévorent le visage osseux de sa mère, à l'exception de la joue gauche, des lèvres et de cette moitié du crâne toujours enflées, un bouclier de tulipes qui le protégerait de ce regard et de ce sourire trop appuyés et vides à la fois, qui l'absorbent, le digèrent sans retour, comme s'ils ouvraient sur la béance d'une conscience animale qui le considère sans l'identifier.
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