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ISBN : 2749917549
Éditeur : Michel Lafon (31/10/2012)

Note moyenne : 3.92/5 (sur 128 notes)
Résumé :
Sans doute Alexandra est-elle restée au début par amour. Il y a eu les promesses, également. Puis les coups, les insultes, les humiliations, les viols, les strangulations, la peur.

C'est cette peur qui l'empêche de partir. Peur de se retrouver à la rue avec ses enfants, peur des représailles sur ses proches, peur des menaces de son mari : «Si tu fais ça, je te tuerai.» Le soir du drame, Alexandra lui annonce qu'elle va partir. L'ultime tentative d'ét... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (45) Voir plus Ajouter une critique
linagalatee
  11 janvier 2013
Mariée à un tortionnaire violent et alcoolique, mère de quatre enfants, Alexandra vit l'horreur au quotidien aux prises avec ce mari qu'elle a pourtant choisi contre l'avis des siens. Elle est d'autant plus à sa merci qu'elle ne travaille pas et est complément dépendante de lui émotionnellement. Elle va pourtant tenter une fois de fuir et elle va y parvenir, mais devant ses suppliques elle va revenir, il lui a promis de ne pas recommencer. Et la vie va continuer ainsi jusqu'au jour où se sentant plus en danger que d'habitude, elle a eu la certitude qu'il allait la tuer, alors elle l'a tué en premier. L'incertitude de l'issue de son procès va encore ajouter à son calvaire, on lui a évidemment également retiré la garde de ses enfants et il va falloir, s'il elle se sort de son passage « prison », qu'elle prouve qu'elle est à nouveau capable de les élever, de les protéger et de subvenir à leurs besoins. Inutile de dire qu'elle n'est pas au bout de ses peines, que tout est encore à faire, à prouver. Qu'il va falloir également convaincre le procureur général et les jurés de sa légitime défense, elle n'a porté qu'un seul coup de couteau.
Je suis très partagée à la fin de la lecture de ce roman. Partagée parce que j'attendais des explications portant sur les raisons pour lesquelles elle est restée et pas sur son geste. Son geste en tant qu'être humain je le comprends et je l'excuse parfaitement.
Il n'en va pas de même sur le fait qu'elle soit restée avec lui et qu'elle ait supporté les coups, les injures, les viols et les humiliations ; et encore moins qu'elle ait laissé ce monstre lever la main sur ses propres enfants. Si elle n'avait pas peur pour elle, elle aurait dû l'avoir pour ses petits. Leur faire endurer cette ambiance est déjà dur à supporter mais en plus leur faire endurer la violence c'est trop. A un moment elle a senti que sa vie était en danger ……. Mais la vie et l'équilibre de ses enfants l'étaient depuis longtemps. Elle n'a pas su les protéger contre leur propre père qu'en serait-il si elle rencontrait un nouveau compagnon également violent ? On est à l'abri de rien dans la vie et elle est bien placée pour le savoir.
Je peux paraitre sans coeur mais je trouve que l'on vit dans une société qui nous informe et nous a toujours bien informés sur les dangers de la vie, que ce soit la violence, la drogue, la dépendance financière, ….. on sait qu'un homme violent a peu de chances de changer pour ne pas dire aucune. Alors quand le plus dur est fait c'est-à-dire partir, comment peut-on le croire et revenir quand il promet qu'il ne recommencera pas ? Comment peut-on prendre le risque quand la vie de vos petits est en danger, quand votre propre père fait tout pour vous sortir de cette situation ? Comment ne pas penser à l'évolution de ses enfants, comment vont-ils grandir, se construire, arriver à construire leur propre vie avec un passé aussi lourd ?
Je ne porte pas de jugement sur l'acte, il a été mis dans les mains de la justice et elle a rendu son verdict, je ne voudrais pas non plus porter de jugement sur l'attitude et la vie d'Alexandra, mais c'est difficile, on porte un jugement dès qu'on donne son avis. J'aurais
tellement voulu comprendre, qu'elle me donne les raisons, les bonnes raisons pour lesquelles elle n'a pas mis ses enfants à l'abri, mais je ne les ai pas trouvées dans ce roman.
Si l'écriture peut lui permettre de mettre ses enfants à l'abri financièrement, elle ne pourra pas lui permettre d'effacer tous leurs souvenirs et leurs souffrances, la situation a duré trop longtemps surtout pour les ainés.
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Aubazaardeslivr
  24 mai 2015
Comme beaucoup, j'ai vu le téléfilm de Tf1 "L'Emprise" avec Odile Vuillemin et Fred Testot inspiré de l'histoire d'Alexandra Lange. Les images sont fortes, le téléfilm est poignant... du coup j'ai eu envie de découvrir le témoignage d'Alexandra. C'est chose faite.
Alors je peux pas dire que j'ai aimé ce livre, parce qu'on ne peut pas aimé le témoignage d'une femme battue pendant 12 ans. Par contre, ce témoignage si poignant, toujours si juste, m'a bouleversé. J'ai dû, à plusieurs reprises, faire une petite pause et refermer le livre tant ce que racontait Alexandra était terrible.
On commence le livre par le procès et l'attente du verdict. Et sans connaître sa vie on sent déjà le profond soulagement de cette femme et de son entourage quand l'avocat général lui dit qu'elle est Acquittée !! Acquittée ! Un mot pour cette femme qui pendant 12 ans a tout subi de la part d'un mari violent et cruel.
Ensuite Alexandra nous racontera son histoire et comment "l'emprise" de son mari c'est opéré. C'est fou !! A la lecture de ce livre on ne peut pas dire "comment elles font ces femmes ?? moi je partirai tout de suite !" On voit bien toute l'emprise psychologique et violente que ce mari a sur sa femme. "La violence conjugale est un rouleau compresseur qui écrase tout sur son passage : la capacité de discernement, la faculté de se révolter, le bon sens."
J'ai été révolté par les gens qui savaient, mais n'ont rien dit ! Par ces gendarmes qui n'ont pas levé le petit doigt ! Par ces services sociaux qui n'ont rien fait non plus alors que la situation était évidente !! La preuve avec cette citation : "Que pouvais-je faire de plus ? Je m'étais décidée à tout déballer et l'on n'entendait pas mes appels au secours."
Bref, Ce livre est un témoignage bouleversant, poignant, mais c'est aussi un merveilleux témoignage pour toutes celles qui subissent çà au quotidien !! C'est aussi le témoignage d'un amour inconditionnel de cette femme pour ces enfants! "C'est quand ils vous manquent énormément que l'on se rend compte à quel point les êtres vous sont chers."
Je vous laisse avec cette dernière citation qui m'a profondément touché :
"Mon coeur parlait et c'était bien la dernière chose qu'on pouvait baillonner."
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Promenonsnousdansleslivres
  16 décembre 2015
C'est un témoignage qui a fait beaucoup parler de lui notamment grâce au téléfilm qui a été adapté d'après le livre, j'attendais de lire ce récit avant de le regarder voilà maintenant chose faite.
Comme dans la plupart des témoignages de femmes victimes de violences conjugales, au début de la relation tout se passe bien pour Alexandra, elle a 17 ans, est encore à l'école, a quelques soucis avec sa mère avec qui elle ne s'entend pas. Un jour elle rencontre Marcelino bien plus âgé qu'elle et déjà marié mais cela ne l'empêchera pas de s'imposer et de tout quitter du jour au lendemain pour se mettre en couple avec lui. Bien sûr cette situation ne plaira pas à tout le monde et surtout pas aux parents d'Alexandra, pour eux elle gâche son avenir et même s'ils finissent par respecter le choix de leur fille ils n'en resteront pas moins sur leurs gardes n'ayant aucune confiance en cet homme qui promet monts et merveilles quant à l'avenir d'Alexandra mais qui au final cache bien son jeu.
Effectivement il a bien caché son jeu mais très vite sa véritable nature reprend le dessus, la violence s'immisce petit à petit tel un venin les coups et les insultes commencent à pleuvoir, c'est le début de la descente aux enfers pendant des années jusqu'à ce fameux soir où pour se défendre Alexandra a commis l'irréparable.
Que dire à part que l'histoire d'Alexandra Lange retourne les tripes. 280 pages pendant lesquelles nous passons par tout un tas de sentiments, j'ai été excédée par le comportement intolérable de ce monstre n'ayant qu'un but détruire la famille qu'il avait construite pour exister. Forcément comme tout être humain équilibré on ne peut s'empêcher de se poser des questions, surtout une : comment peut-on supporter autant de violences pendant tout ce temps? l'auteure y répond franchement et nous dit que les raisons qui l'ont faire tenir étaient qu'il était le père de ses enfants et que jusqu'au dernier moment elle espérait qu'il change. Ce sont des raisons pour lesquelles on pourrait débattre pendant des heures, mais peut-on être objectif lorsque l'on a pas vécu cet enfer? Pour ma part, je ne pense pas.
Je suis contente d'avoir découvert ce témoignage qui m'a beaucoup refroidie parce que comme tous les témoignages concernant les violences conjugales, il n'aurait pas dû voir le jour, aucun être sur terre ne devrait supporter cet enfer, je salue donc le courage dont elle a fait preuve et lui souhaite tout le bonheur qu'elle mérite pour la suite de sa vie.

Lien : http://promenonsnousdanslesl..
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OnTheMoon
  21 juin 2017
Alexandra Lange c'est une femme courage. Une femme qui a perdue 15 ans de sa vie avec un tortionnaire, le père de ses enfants, Marcellino Guillemain.
Ils ont quatre enfants ensemble.
La violence conjugale, c'est quelque chose de grave qui mérite une sentence, car au delà des coups, de la douleur physique, il y a la destruction moral et mental.
Un être violent c'est quelqu'un qui a besoin de faire du mal et de détruire ce qui l'entoure pour se sentir exister. Sans ça il n'est rien. C'est le besoin de se sentir fort et puissant (il n'y a pas que des hommes violents, il y a aussi des femmes violentes).
Alexandra est jeune quand elle rencontre Marcellino, environ 17ans si je ne me trompe pas. Cet homme fait partie de la communauté des gens du voyage, il est plus âgé qu'elle. Sa mère et son père révulse l'idée que leur fille tombe dans les bras d'un "gitan" au détriment de ses études (qu'elle abandonne finalement).
Elle va donc rapidement vivre avec lui. La famille de Marcellino la prévienne qu'il est violent et humiliant. Mais Alex n'y prête pas plus attention. Jusqu'aux premiers coups. Et pourtant, avec tout l'amour qu'elle lui porte elle arrive à subir et à "accepter". Se sentant coupable parfois. J'ai eu envie de lui crier au visage: " Mais va-t-en maintenant! Il frappe une fois, il recommencera". J'ai eu envie de la secouer. Mais à quoi bon, il avait déjà l'emprise sur elle. Car avec l'amour s'est joint la peur...
Il est facile de juger, de dire "moi je serais partie", même si j'ai eu envie de la secouer, j'ai pu comprendre pourquoi elle n'arrivait pas à partir. Ce n'était pas seulement l'amour non, c'était la peur. La crainte qu'il la retrouve. Car il faut savoir qu'au delà des menaces qu'il prolifère, Marcellino ne se gêne pas pour giffler la mère d'Alexandra et d'insulter son père et son frère, de sortir une hache pour leur faire peur. Avec un homme comme ça, il est normal qu'elle se soit sentie prise au piège après. Il l'aurait retrouvée si elle c'était enfuit.
Ils se marient donc assez rapidement et font des enfants. Avait-elle espoir qu'il se canalise avec des enfants? Certainement. Mais il en fut tout l'inverse. Il s'attaquait tout aussi bien à ses enfants.
Marcellino, en plus d'être violent, a un penchant alcoolique. Alex doit lui ravitailler son alcool tout les jours sois peine d'être frappée.
Sachez que j'ai aussi été amèrement révolté par la justice, qui la totalement abandonné, elle et ses enfants. Jusqu'au jour fatidique ou elle a dû faire justice elle-même. Car il allait la tuer, tous les tuer. Ce couteau est la, près d'elle pendant qu'il l'étrangle. Elle l'attrape et le coup part. La mort, se fait tout de suite. Et cette fois la justice, prend les choses en main.
Alexandra sera jugée pour meurtre. Son histoire fait du bruit, tout le monde en parlait. Au final elle a eu gain de cause, après 15 ans de prison avec son mari, Alexandra est acquitée.
Un temoignage qui mérite d'être lu. Malgré quelques chapitres un peu "brouillon", où on perd parfois le fil de l'histoire (ou c'est juste moi qui me perdais toute seule?), ce livre permettra peut-être aux femmes (et hommes) battues d'avoir le courage de partir, et à permis de faire une critique à la justice qui parfois, ferme les yeux sur beaucoup de choses, jusqu'à ce qu'il soit trop tard.
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lailasamburu
  13 décembre 2012
Un témoignage réaliste de ce que peut être la violence conjugale, avec son influence sur les enfants et la famille proche. Ecrit avec des mots justes, lucidité sur soi-même et les évènements passés qui ont conduit l'auteur jusqu'au meurtre de son tortionnaire. Ce livre aborde surtout la question de savoir pourquoi une femme battue accepte cette situation durant des années, ce qui l'empêche de réagir et de fuir… mais sans avoir pitié d'elle-même. Son écriture simple sonne vrai, et j'espère que son expérience pourra être une aide pour d'autres femmes vivant ou ayant vécu la même situation.
Merci à l'auteur pour son courage de témoigner et la force qu'elle témoigne à se relever de ses années d'enfer.
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Citations et extraits (28) Voir plus Ajouter une citation
NathVBNathVB   21 octobre 2013
Pour la plupart, les hommes violents savent « donner d’eux-mêmes à l’extérieur du cercle familial une image tout à fait respectable ». Souvent, « la violence au sein d’un couple n’est pas même soupçonnée par les proches et les amis » ou, lorsqu’elle l’est, « son ampleur est presque toujours minimisée, volontairement ou non ». Et encore : « La violence n’est jamais causée uniquement par la consommation d’alcool, de drogues ou par le stress. L’homme qui a des comportements violents choisit d’en avoir, et il est toujours responsable de ses comportements."
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nivessepatnivessepat   14 mars 2013
mon mari voulait-il punir les enfants ou agissait-il ainsi ,d'abord,pour me blesser à travers eux ? un peu des deux je crois. il savait que leurs douleurs étaient aussi les miennes.je suis persuadée aujourd'hui que c’était une autre façon de me faire souffrir et de maintenir son emprise sur moi.La peur paralyse et il avait bien compris que plus j’étais effrayée par ses comportements,moins je risquais de me dresser contre lui ...
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YdamelcYdamelc   30 janvier 2015
Et voilà déjà la voiture de la gendarmerie qui arrive. Je vais à leur rencontre. Les voisins qui se trouvent là, autour de leur caravane, me laissent seule. Aucun ne bouge. Et les gendarmes restent dans leur voiture ! L'un deux observe de loin les traces que je porte sur le visage et me dit : " S'il n'y a que ça, on ne peut pas faire grand-chose, madame. Il n'y a pas de sang." Et ils font demi-tour !
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XjapanKXjapanK   28 février 2015
Un peu partout on croise le même "portrait type" du "bourreau" et de sa victime : l'homme qui a recours à la violence trouve dans l'emploi de celle-ci "un mode d'emprise sur la vie familiale et de contrôle sur sa partenaire".
Cette conduite est utilisée comme "un moyen de régler des conflits", de "mettre fin à toute opposition de la part de sa compagne et d'obtenir une réponse immédiate à ses besoins".
L'usage de la violence est "culturellement renforcée par l'image courante de la virilité, le stéréotype masculin ne favorisant pas d'autre mode d'expression des émotions".
Pour l'ensemble, "ces hommes ont une conception rigides des rôles masculin et féminin, ils minimisent ou nient leur violence, ils ont peur de perdre leur compagne et ont besoin d'elle - ce qui n'excuse évidemment pas leur violence".
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louloutediarylouloutediary   04 décembre 2015
"La violence conjugale est un rouleau compresseur qui écrase tout sur son passage : la capacité de discernement, la faculté de se révolter, le bon sens. C'est comme une maladie qui gagne chaque jour du terrain parce qu'on ne prend pas le temps de la soigner, occupé que l'on est à gérer le quotidien"
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