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EAN : 9782226317094
352 pages
Éditeur : Albin Michel (01/04/2015)

Note moyenne : 3.41/5 (sur 29 notes)
Résumé :
Séquestrée à Tijuana par son mari, un puissant narcotrafiquant surnommé « El Principe », Luz réussit à s’échapper. Elle est déterminée à retrouver sa fille Isabel, confiée à une tante qui vit à Los Angeles, et à prendre un nouveau départ. Dans sa cavale, elle rencontre Malone, un jeune Américain à bout de souffle, qui noie dans les excès en tous genres la culpabilité de la mort de sa petite fille renversée par une voiture. Toutes les semaines, il planque des clandes... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (18) Voir plus Ajouter une critique
sandrine57
  10 avril 2015
Luz a réussi. Elle vit dans une luxueuse villa d'une banlieue chic de Tijuana, elle ne manque de rien. Pour une fille élevée dans un bidonville, par une putain pressée de la voir grandir pour la vendre au plus offrant, c'est une sacrée ascension sociale. Mais Luz vit dans une prison dorée, sous la coupe d'un mari violent et despotique, le narcotrafiquant El Principe. Alors Luz rêve de partir, de rejoindre Isabel, la petite fille qu'elle a confiée à sa tante, à Los Angeles, de l'autre côté de la frontière. Après une première tentative qui s'est soldée par un échec, un tabassage en règle et une surveillance renforcée, elle s'est mieux préparée et peut envisager un nouveau départ. le coffre-fort de son mari : vidé. Ses deux gardiens : abattus. Et Luz prend la poudre d'escampette, passe la frontière grâce à ses dollars et à, Malone, un marginal américain qui finance ses cuites en jouant les passeurs. Ce pourrait être le début de la belle vie mais la chance n'a jamais été dans le camp de Luz. Son pactole fait de l'oeil à, Thacker, un garde frontalier ripou qui renflouerait volontiers un compte miné par les dettes de jeu. Et puis, il y a El Principe. L'homme n'est pas du genre à laisser filer sa belle sans broncher. Furieux et blessé dans son orgueil, le parrain de la drogue fait sortir de prison un ancien homme de main, El Apache, et le lance aux trousses de la fuyarde, en ayant pris soin de séquestrer sa femme et ses deux enfants, histoire de le motiver un peu. El Apache pense la mission facile mais, très vite, la situation lui échappe. D'abord, Thacker se met en travers de sa route et ensuite Luz bénéficie de l'aide inattendue de Malone, touché par la détresse de sa passagère d'un jour.
Un road book efficace qui ferait la joie des cinéastes holliwoodiens...Au casting : la belle latina qui a beaucoup souffert mais dont le coeur de mère est resté intact, la narco psychopathe, le flic corrompu gros-lard-libidineux, l'homme de main taciturne et rangé des voitures depuis qu'il est époux et père, l'amerloque alcoolo miné par un drame personnel. Tout ce beau monde se pourchasse à un rythme effréné du misérable Mexique à l'opulente Amérique sans éviter quelques clichés, des coups de feu, des coups bas et des bons sentiments. le suspens s'épuise assez vite, la fin est attendue et certaines scènes sont drôles sans le vouloir. El Apache, en particulier, décrit comme un homme capable de tuer sans états d'âme, frôle le ridicule, tant le sort semble s'acharner contre lui. Cela se veut sombre et violent, c'est juste stéréotypé et pas très original. Heureusement, l'écriture vive et le sens du rythme de Richard LANGE sauve de l'ennui et du naufrage ce roman qui se lit vite mais ne révolutionne pas le genre. Peut mieux faire.
Merci à Babelio et aux éditions Albin Michel pour cette masse critique privilégiée.
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SMadJ
  20 avril 2015
Cette Angel Baby est épicée, mexicaine et pleine de soucis. Mais qui n'en a pas ?
Ah bah oui mais les siens sont du genre mortel.
Et Richard Lange va nous entraîner dans un Road-Book haletant. On se croirait dans un film de Robert Rodriguez mâtiné d'un Tarantino old school. Back in the nineties donc ! Ah non c'est écrit 2015 sur le bouquin. Bah alors, tout ne change pas si vite, faut croire...
Des trafiquants de drogue retors, des assassins mexicains, un homme sur le bord de la route, un flic ripou, un taulard sur le chemin de la rédemption, ça en fait du beau monde. Et du beau, il ne va pas y en avoir beaucoup pourtant.
Car pas de chance pour eux, Richard Lange est un démon qui malmène ses personnages, les fait souffrir d'un bout à l'autre du roman. Surtout le casting masculin qui en prend plein la gueule. Il faut dire que Lange nous dépeint des hommes brisés, exsangues, à bout de souffle, largués par la vie. Une vie qu'ils ont laissé s'échapper et dont ils passent la majorité de leur temps à courir derrière.
Heureusement il y a Luz, l'ange déchu, l'ange qui fait courir et s'entretuer tout ce beau monde. L'ange qui inspire Lange. Excusez du peu.
L'écriture est svelte, mousseuse. Les pages défilent vitesse grand V même si on pourra se lasser d'une certaine répétition dans les chapitres. Les scènes s'enchaînent et bégaient parfois. Pourtant, le roman est court. Un peu vain peut-être, mais jamais ennuyeux. Pas un grand roman noir, une petite série B sans chichis. Lue sans déplaisir, oubliée une fois la dernière page refermée. Mais promis, on reste amis.
PS : un grand merci à Babelio et aux Éditions Albin Michel :-)
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koalas
  30 mars 2015
Revoir son baby... coûte que coûte
Luz trépigne. Elle cache à son mari, un jaloux, violent et dangereux narcotrafiquant mexicain de Tijuana - surnommé El Principe - qu'elle est mère d'une petite fille qu'elle veut rejoindre de l'autre coté de la frontière à Los Angeles.
Recluse de force par deux cerbères dans une villa dorée , elle réussit grace à son colt 45 à prendre la poudre d'escampette direction la Californie
Armée de son flingue et surtout d'un porte monnaie rembourré de l'argent dérobé à son brutal mari, elle décide de passer incognito la frontière franco-mexicaine.
Malone, un jeune "hombre" alcoolique lessivé par le deuil d'un enfant, passeur expérimenté de clandestins mexicains lui sert de guide dans sa cavale.
Furieux, EL principe lance à ses trousses Géronimo dit El Apache, un repris de justice qui a le sens aiguë de la famille.
Thacker, un flic des frontières cupide et gras du bide allume son gyrophare et la course poursuite infernale débridée et sanglante peut commencer... pour le meilleur et le pire.
Sous l'angle du triller noir et du road movie déjanté, Richard Lange parle moins dans son roman Angel baby de la lutte et des pouvoirs des cartels des narcotrafiquants - représenté ici par EL Principe - qui sévissent à la frontière mexico-américaine que des problèmes sociaux et humains liés à l'émigration clandestine, la corruption des réseaux de passeurs (sous les traits de Freddy) et de la police (joué par le gros et libidineux Thacker) qui font leur beurre sur le dos des émigrants.
Richard lange montre l'état des prisons et les conditions d' emprisonnement qui engendrent la violence dont El Apache incarne l'archétype, l'état des bidonvilles abjects dont est issu Luz et sa volonté d'en sortir par tous les moyens même les pires comme celui de vivre au dépend des narcos. A travers le personnage du blanc Malone, il décrit le désoeuvrement des âmes perdues qui n'ont d'autres solutions que la galère et la boisson pour noyer leur chagrin.
Au final, un polar noir haletant, une écriture débridée, un casting au bord de la folie et une histoire à la frontière du réel et du caricatural qui s'avale d'une traite comme une tequila paf !
Cerise sur le tacos, un roman en cours d'adaptation pour le cinéma . Carton assuré El Gringo !
Et merci à Babelio, à masse critique et aux éditions Albin Michel pour la découverte.

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nameless
  20 mars 2015
Prière d'attacher sa ceinture, car Angel baby est un roman ultra-rapide. Prière de fermer les vitres aussi, car Angel baby décoiffe dans une fuite en avant autant automobile qu'éperdue entre Tijuana et Los Angeles.

Les fuyards sont Luz, femme d'un narco-trafiquant tortionnaire, en rupture de ban après des années de viols et tabassages en tous genres, qui rêve de récupérer sa fille, qu'elle a confiée à une tante 3 ans auparavant, parce qu'elle a enfin compris « qu'il aurait mieux valu être pauvre, mieux valu mourir de faim, plutôt que d'être séparée d'Isabel » (p.223). Celui qui est chargé de lui faire passer la frontière, c'est Kevin Malone, « le genre clochard des plages, grand et mince, plus tout jeune, dans les 30 ou 35 ans. Il porte un tee-shirt publicitaire pour un magasin d'articles de surf, un short écossais et des Converse noires » (p.89), et ce qu'il fuit lui, c'est une douleur impossible à calmer, la mort de sa fille de 9 ans, Annie.

Bien sûr, Rolando, le mari énervé de Luz va lancer à leurs trousses un de ses hommes de main, El Apache, (Jeronimo), qu'il a fait sortir de prison pour l'occasion, et dont il retient à tout hasard la femme et l'enfant, pour s'assurer qu'il ne traîne pas en route pour accomplir sa mission. Bien sûr, ils croiseront Thacker, un flic de la police des frontières corrompu. Ces codes là du polar noir-foncé sont déjà connus, je ne vais pas jouer la vierge folle.

Mais il y a d'autres éléments dans ce roman qui ont retenu mon attention. Et en premier lieu, un personnage omni-présent, sans lequel ce roman n'aurait peut-être pas vu le jour, c'est la frontière entre le Mexique et les Etats-Unis, un endroit au bord de nulle part, qui autorise tous les trafics stupéfiants ou humains, qui autorise ceux qui sont nés du mauvais côté (devinez lequel), à rêver d'un monde meilleur, dans lequel ils pourraient repartir de zéro. Une frontière ainsi décrite p.137 : “Sur cette portion qui va de Tecate à Campo, la clôture qui sépare le Mexique des Etats-Unis mesure trois mètres de haut et elle est faite de panneaux de tôle ondulée rouillée soutenus par des poutrelles en acier profondément fichées dans la terre compacte. Mais c'est davantage un symbole (c'est une farce en réalité), étant donné qu'avec un peu d'huile de coude, un homme homme équipé d'un bâton pointu pourra en une demie-heure se frayer un passage, en dessous une tranchée suffisamment profonde pour s'y glisser. Il ne lui restera plus qu'à marcher cinq minutes sur un des sentiers qui coupent à travers les broussailles pour gagner la route goudronnée la plus proche, où cousin Juanito l'attendra dans sa voiture”.

C'est cette vision du monde, si bien rendue par Richard Lange qui m'a émue : des tôles rouillées pour séparer un monde où l'on imagine pouvoir vivre libre, d'un autre où la seule perspective est de crever dans la misère après avoir été, selon les circonstances, battu à mort, violé, et plus si affinités. J'ai également apprécié que Richard Lange ne se livre à aucune digression justificative des actes de ses personnages. Il assume ses choix littéraires secs, violents, désespérés, sans filet, servis par une écriture nerveuse et un sens du rythme et de la formule-qui-fait-mouche indéniables.

Puis de fil en aiguille, c'est cette impossibilité d'échapper à un destin écrit à l'avance qui m'a émue, pour ceux qui sont nés dans un bidon-ville, dans une misère extrême, qui ont tué pour manger, qui sont nés du mauvais côté d'un mur de-la-honte ou non, d'une frontière, à quelques mètres près. Quel espoir de rédemption y-a-t-il pour eux ? Quelle chance de basculer dans un monde meilleur ? Quelle chance d'effacer l'ardoise ?

Au cours de cette lecture, des souvenirs littéraires se sont imposés à moi, ceux des magnifiques loosers, héros de David Goodis, qui quoi qu'ils fassent ou quelles que soient leurs espérances ne peuvent échapper au fatum. S'il faut absolument chercher un père spirituel à un auteur, c'est donc David Goodis, que perso, je choisirais, pour Richard Lange.

Une découverte, certes au style un peu rapide pour une habituée des histoires lentes, mais très intéressante, pour laquelle je remercie Masse Critique et les Editions Albin Michel, qui ont bien voulu m'adresser un exemplaire de ce roman qui sortira en librairie le 01.04.15. Je ne crois pas qu'il s'agisse d'un poisson d'avril éditorial. Bonne chance à Richard Lange.

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jeranjou
  25 avril 2015
Un road-movie noir et loufoque…
Connaissant la marque « Lange » pour les fameuses chaussures de ski, je pourrais désormais l'associer à cet auteur américain de polar dont l'écriture et le style « surfent » bien au-dessus de la moyenne.
Dans ce roman « Angel baby » qui est sorti le 1er avril en librairie (théoriquement si ce n'est pas une blague), Richard Lange s'appuie sur une recette de personnages parfaitement calibrés.
Comme héroïne principale du roman, une femme superbe au doux nom de Luz est séquestrée dans une prison dorée à Tijuana et cherche par tous les moyens possible à échapper à un narcotrafiquant nommé « El Principe » pour retrouver sa fille Isabel qui vit à Los Angeles.
Dans le rôle du compagnon de route, Malone, le passeur américain de clandestin à la frontière mexicaine, sert de conducteur improbable à la fugueuse Luz et va devenir son ange gardien tout feu tout flamme.
Comme dans toute bonne course poursuite, un méchant malabar surnommé « El Apache » se voit confier la mission de retrouver coût que coût la femme d'« El Principe » sous peine de ne plus retrouver sa famille à son retour.
Enfin, pour pimenter le tout, rien de tel qu'un bon vieux flic ripoux et obsédé sexuel, l'agent Mike Thacker, qui a flairé la bonne affaire en arrêtant le couple Luz-Malone en voiture après la frontière.
Grâce à Babélio et aux éditions Albin Michel, j'ai eu la chance de découvrir un roman noir et loufoque qui m'a fait penser aux romans de Westlake par moment.
Pour ceux qui détestent les invraisemblances et les situations ubuesques au possible, passez votre chemin !
Pour les autres, « Angel baby » vous permettra de passer un bon moment jusqu'à la fin en compagnie de personnages savamment dérangés mais plutôt attachants…
Pour conclure, un bon roman pour les amateurs de piste rouge mais pas assez corsé pour les fans de piste noire ou de hors piste... comme moi.
Note 3,75\5

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critiques presse (1)
LaLibreBelgique   21 avril 2015
Il n’aura suffi que de quelques phrases pour être happé par "Angel Baby".
Lire la critique sur le site : LaLibreBelgique
Citations et extraits (16) Voir plus Ajouter une citation
koalaskoalas   30 mars 2015
Partez du principe que tous ceux que vous rencontrerez sont des menteurs, des faux-jetons, des violeurs, des assassins. Des loups qui n'attendent qu'une occasion de vous étriper. Et si l'un deux prétend ne pas être comme ça, méfiez-vous-en encore plus que des autres, qui se promènent avec leurs crimes tatoués sur le front.
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BazartBazart   25 mars 2015
« Luz guide le chauffeur dans le dédale de rues étroites, passe devant la petite épicerie où elle achetait des chips et du soda avec les piécettes mendiées auprès des touristes de l’Avenida Révolution, devant l’école aux vitres cassées et au terrain de basket fissuré, devant le coin où les filles du quartier l’accablaient de moqueries à cause de ses vêtements miteux et de ses pieds nus. Elle frissonne en revoyant tout cela, tout ce qu’elle a fui. Taurinas : bêtise, laideur et crasse. Sa haine pour ce quartier n’a pas faibli. »
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SMadJSMadJ   14 avril 2015
Il est presque deux heures du matin ; le chaparral, glacé par la lune, luit d'un éclat argenté bleu pâle et les collines alentour étincellent comme un océan figé en pleine houle.
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ThyuigThyuig   11 avril 2015
Encore beaucoup de gens dehors à cette heure tardive. Assis sur leur véranda ou dans leur jardin pour fuir la chaleur de leur logement misérable. Certains ont même sorti la télé. Des gens pauvres, des gens désespérés, qui respirent un air qui pue la merde et boivent une eau qui les rend malades. C'est aussi horrible que la prison - pire, parce qu'ici on vous dit que vous êtes libre.
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LectureChronique2_0LectureChronique2_0   18 juin 2019
Ils coupent par le centre-ville et chaque coin de rue recèle un souvenir horrible pour Jeronimo. Ici il a tranché l'oreille d'un homme, là un autre est tombé à genoux et lui a proposé sa gamine de douze ans en remboursement d'une dette.
Jeronimo était un homme perdu avant d'arriver ici, mais cette ville l'a rendu encore plus mauvais. Il y règne une cruauté qu'il n'a rencontré nulle part ailleurs, comme si tout ce clinquant juste de l'autre côté de la frontière avait rendu ce monde fou.
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Richard Lange parlede "Angel Baby" . Partie 1
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