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Christophe Claro (Traducteur)
ISBN : 2070338894
Éditeur : Gallimard (21/06/2007)

Note moyenne : 3.39/5 (sur 88 notes)
Résumé :
Parce que Richard Dane a dû se défendre, il a fait un énorme trou dans la tête d'un homme qui se trouvait dans son salon.
Le cambrioleur lui a tiré dessus sans une hésitation. Richard a pour lui la légitime défense, la pénombre de la nuit et la protection de son fils qui dormait dans une pièce mitoyenne. Les flics comprennent très bien. Ce que ne sait pas encore Richard c'est que s'ils sont à ce point "sympas", ce n'est pas simplement pour soigner leur image ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (15) Voir plus Ajouter une critique
nameless
  17 avril 2019
Sans doute n'ai-je pas choisi la bonne porte d'entrée pour pénétrer dans la bibliographie de l'auteur texan culte, Joe R. Lansdale, car Juillet de sang ne marquera pas longtemps ma mémoire. Pourtant l'idée de départ est bonne et dès le premier chapitre la curiosité est titillée par un scénario crédible au pays des deux Donald : un citoyen lambda, Richard Dane, abat en état de légitime défense un cambrioleur, Freddy Russell, qui s'est introduit nuitamment chez lui où dorment sa femme et son jeune fils. Tout aurait pu s'arrêter là, puisque la police, sans vraiment applaudir, se montre compréhensive envers l'apprenti justicier solitaire. Mais voilà que Richard est torturé par sa mauvaise conscience, et se dit que ce jeune homme mort sur le tapis de son salon est le fils de quelqu'un... En effet, le père de Freddy, qui sort justement et fort opportunément de prison, décide de venger la mort du fiston dont il ne s'est jamais occupé.

Jusque là, ça va. Mais au-delà, ça ne va plus. Impossible pour moi de comprendre les motivations de Richard qui se jette volontairement, et contre l'avis de sa femme dans un nid de crotales ; impossible d'adhérer aux rebondissements inventés par l'auteur, qu'il s'agisse du rapprochement quasi-filial entre Richard et celui qui veut lui faire la peau ou de l'irruption dans le décor d'un détective privé, Jim Bob Luke, par ailleurs éleveur de cochons, au look de chanteur de country à la date de péremption dépassée, et roulant dans une Cadillac rouge à peine plus grande qu'un petit sous-marin. Par humanité, je vous épargne la direction invraisemblable que prend l'intrigue, ainsi que l'épilogue grand-guignolesque et gratuitement sanguinolent qui malgré la réputation de l'auteur, ne m'a pas désopilée.

Au final, cette lecture n'est pas une expérience concluante en ce qui me concerne. Juillet de sang est un roman d'action, au style nerveux, à l'humour forcé et qui joue sur la surenchère violente. Si j'ajoute que les personnages sont caricaturaux et taillés à la serpe, j'aurai tout dit. Cependant, compte tenu du pedigree de l'auteur, je tenterai sans doute ma chance avec lui une seconde fois. Mais pas tout de suite !
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nadiouchka
  24 juillet 2016
Après plusieurs petits métiers, Joe R. Lansdale, né au Texas, s'est mis à l'écriture et a reçu de nombreux prix.
Tous ses thrillers sont jugés de bonne qualité.
Avec JUILLET DE SANG – Cold in July – il nous entraîne à la suite de Richard Dane qui, ayant abattu un cambrioleur en pleine nuit, chez lui, n'a aucun mal à faire jouer la légitime défense en voulant sauver sa femme, Ann et son fils Jordan qui dormaient.
Mais, ayant des remords, il va se trouver mêlé à une histoire invraisemblable car il se dit qu'il a tué l'enfant de quelqu'un. Avec le père et d'autres comparses il va essayer de tirer cette histoire au clair.
Ils vont, en pleine nuit, déterrer le cercueil et … ce n'est pas le cambrioleur qu'ils croyaient ni le fils envisagé. Ils vont vite découvrir que le fils recherché, est donc encore en vie et vont tout faire pour le retrouver. Richard étant prêt, par remords, à assumer tous les frais, il s'investit totalement dans cette recherche et l'équipe, après de multiples rebondissements, va arriver à une grande désillusion car ce fils tant aimé, Freddy, est, en fait, une véritable ordure.
Comment vont-ils réagir à toutes ces insanités ? Il se peut que la seule solution soit de l'éliminer et ce qu'envisage le père malgré son amour pour son fils car c'est tout de même son enfant.
Ce mois de Juillet est vraiment sanglant et le lecteur en a pour son compte.
Les dialogues sont très crus, les personnages plutôt déjantés, mais je n'ai pas totalement adhéré à ce thriller.
Pourtant il y a des scènes assez épouvantables ne serait-ce qu'avec les tortures de jeunes filles contraintes à la prostitution et martyrisées.
Je dois dire que j'ai trouvé le fait que le héros, Richard, s'embarque dans une histoire aussi folle, m'a paru un peu invraisemblable, surtout qu'il agit contre le gré de sa femme, qui, par amour, finit par le soutenir moralement. Elle attend son retour.
Pour JUILLET DE SANG, donc, je pense que c'était un bon moment de lecture, sans plus, avec beaucoup d'hémoglobine certes, mais je crois que l'écriture qu'adopte l'auteur ne m'a pas tenue en haleine et m'a laissée un peu sceptique.
Peut-être que Joe R. Lansdale arrivera mieux à me convaincre avec un autre livre ?
En tout cas c'est le seul livre que j'ai lu de lui pour le moment.
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jeranjou
  26 janvier 2013
Un cambriolage qui vous hante un moment…
Avant 2012, je n'avais jamais entendu parler de cet auteur américain du Texas, à qui l'on doit la série des Hap Collins et Léonard Pine entre autres (« l'arbre à bouteilles », « Bad chili », « Tape-cul »…). « Juillet de sang » est sorti en 1999 et, par la suite en poche, huit ans plus tard.
La nuit, couchés tranquillement dans leur maison, Ann Dane et son mari Richard sont réveillés par un cambrioleur. Ce dernier met en joue Richard et le manque d'un cheveu. Légitime défense oblige, Richard Lane colle une balle en pleine tête à son visiteur du soir, reposant pour l'éternité, dans le canapé du salon.
Prévenant la police, Richard Dane est traumatisé par l'événement qu'il vient de subir mais n'a pas idée des conséquences de son acte. le père de la victime, Ben Russel, va entrer en scène pour venger son fils Freddy…
Le début de ce roman part sur les chapeaux de roue avec ce cambriolage qui tourne mal. S'ensuivent de multiples rebondissements, des fausses pistes, des frères ennemis devenant amis, bref les ingrédients classiques d'un bon polar. Lansdale utilise un style direct et percutant pour vous emmener petit à petit vers l'inimaginable, le pire de la condition humaine.
A chaque fois que l'on pense deviner la solution, un personnage ou un indice surgit et l'intrigue retrouve de nouveau son allant.
Sans pour autant être un chef d'oeuvre du polar, « Juillet de sang », quelque trois cent pages, est plaisant et se lit très rapidement. le père de Freddy peut certes apparaître comme une caricature d'un père absent et son attitude très, voire trop versatile. L'autre point faible est peut-être également la construction finale de ce roman, pas génialissime.
Pour conclure, un roman bien noir (qui peut choquer certains lecteurs je le consens), plutôt prenant et bien trempé de la plume, reconnaissable désormais, de son auteur Joe R. Lansdale. Si vous cherchiez le monde des "Bisounours", vous avez effectivement tapé à la mauvaise porte. Pour prolonger la lecture de cet écrivain, la série désopilante de Hap et Leonard vaut bien sûr le détour et je vous conseille « Bad Chili » au menu du soir. Bon appétit littéraire.
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Woland
  13 juin 2012
Cold in July
Traduction : Claro
Que peut-il y avoir de pire que d'apprendre que son fils, cambrioleur sans envergure, s'est fait abattre d'une balle en pleine tête par le propriétaire de la maison dans laquelle il s'était introduit, de nuit et armé, pour commettre son forfait ?
Rien, pense-t-on presque tout de suite. Surtout que, ayant assisté à la scène - c'est celle qui ouvre le roman, eh ! oui, ce Lansdale-là démarre fort - le lecteur sait pertinemment que Richard Dane (celui qui a tiré) se trouvait en état de légitime défense, son cambrioleur ayant tenté de le trucider avant que lui-même ne trouve le courage de presser la détente de son .38.
Eh ! bien, si vous continuez la lecture de ce polar nerveux, où seul un humour déjanté permet de supporter une réalité plutôt crade, vous vous apercevrez que si, il y a quelque chose de pire. de bien pire.
Comme toujours chez Lansdale, qui a retenu toutes les règles des "grands" du roman noir, l'intrigue, sanglante et bien tordue, se double d'une réflexion personnelle. Sur la violence certes mais aussi sur l'hérédité, l'acquis et l'inné, et bien entendu sur les mille et un coups que le Destin passe votre vie à vous envoyer dans le foie - là où ça fait le plus mal, paraît-il. Sans oublier les interrogations sur la justice et son application dans certains cas.
Le style est simple, plus simple, plus direct, plus percutant que dans les polars classiques de l'auteur du style "Les Marécages" ou "Du Sang dans La Sciure." le principe du narrateur unique est conservé mais ici, pas question d'évoquer l'enfance ou l'adolescence, moins encore un paradis perdu. Les personnages sont très typés - certains jugeront qu'ils font cliché - et si l'on devine en eux une certaine complexité, Lansdale ne s'y attarde pas : Richard Dane (le narrateur) est l'Américain moyen, honnête et sincère, qui respecte la Loi sauf lorsque celle-ci le prend pour un imbécile ; Freddy Russel (le père) est un vieux délinquant qui aurait certainement pu faire mieux dans sa vie s'il s'était posé dans sa jeunesse autant de questions qu'il s'en pose aujourd'hui ; quant à Jim Bob Luke, c'est une belle figure de privé atypique, à la fois tonitruant et discret, cynique et humaniste, et surtout très, très efficace.
Pour les méchants ... Je ne peux pas vous en dire grand chose : vous connaîtriez alors le noeud de l'intrigue et ce n'est pas le but recherché, n'est-ce pas ? Mais on se demande tout de même comment le principal d'entre eux, celui qui surclasse tous ces cogneurs par la noirceur de ce qui lui sert d'âme, en est arrivé là. le fait qu'il n'ait pas eu de père pour l'élever n'explique rien. Et c'est bien d'ailleurs ce que nous laisse entendre l'auteur.
"Juillet de Sang" : un bon polar, avec un maximum d'action, des répliques qui font souvent mouche et une foule de petites questions bigrement irritantes - un polar parfait pour les vacances qui arrivent. ;o)
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carnet-de-voyage
  23 juillet 2017
Richard Dane vivait tranquille peinard, quand une nuit il tue, en légitime défense un cambrioleur entré en force, chez lui.... Une seule balle. En pleine tête. Un trou dans le crâne. L'arrière du crâne en vrac... Des bouts de cervelles sur le mur... le canapé (neuf) tout salopé par ce salopard...
Les policiers viennent... Réconfortent par des mots simples et chaleureux notre couple Dane et savent très bien que Richard a agit en pleine légitime défense... Ils connaissent le blaireau dont la cervelle est ramassée tel un mikado...
Ils lui donne même son nom....
Voilà, l'enquête est finie...
Oui, mais sauf que Dane le vit mal.... Ce "fils de p.." était bien le fils de quelqu'un... Et quand un des flics lui dit que le pater est un truand qui vient juste d'être libéré, Dane se demande comment le papa va prendre le décès du fiston..
Pour taire ou pour apaiser sa conscience, il se rend malgré la réticence de l'inspecteur aux funérailles...
Mais que cache réellement l'attitude des flics ?....
Un bouquin dingue qui commence par une tuerie dans un salon et qui fini de la même façon, tout en vous entrainant dans une sombre histoire de dingues et de snuff movies....
L'histoire décolle vraiment avec l'arrivée du cow-boy détective, haut en couleur et au verbe fleuri (comme Lansdale sait si bien l'employer) : Jim Bob.
Avec "Juillet de sang" on retrouve la patte de Lansdale sans toutefois atteindre la qualité des Léonard Pine et Harper Collins....
Loin de là..
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Citations et extraits (13) Voir plus Ajouter une citation
WolandWoland   13 juin 2012
[...] ... Aux alentours de deux heures et demie une Cadillac rouge sang de la taille d'un sous-marin se gara devant la porte. Des chaussures miniatures étaient accrochées au rétroviseur ainsi qu'un gros dé jaune en mousse, et sur le pare-brise on voyait un autocollant fait maison représentant une vache en train de brouter des bouteilles de bière.

- "Mince alors," dit Russel, "c'est la Cadillac de Jim Bob. Ce tas de boue a une vingtaine d'années. Elle était neuve quand on m'a envoyé en taule."

Je regardai le nouvel arrivant : il ressemblait à un chanteur de country décati. Il était grand et mince et arborait un vieux chapeau de paille orné de deux plumes anémiques. Il portait une chemise de cow-boy à fines rayures vertes, un jean délavé et des bottes qui avaient dû pas mal traîner dans la boue et la merde.

Russel vint à sa rencontre et j'entendis le cow-boy s'écrier :

- "Salut, vieux bouc, on dirait que t'as couché dans une étable !

- J'ai eu des problèmes de santé," rétorqua Russel d'un ton enjoué.

- "Toi, malade ! Tu veux dire qu'on t'a sorti du coma, oui ! Ca fait du bien de te revoir, vieil enfoiré. Ca pèse ?

- Ca peut aller. Jim Bob, il y a une dame ici.

- Une qui coûte du pognon ?

- Non, une vraie dame.

- Putain, j'frais mieux de fermer mon sale clapet à merde."

Jim Bob suivit Russell et je pus vraiment le détailler. Il était difficile de lui donner un âge mais, d'après ce que Russell avait dit, je savais qu'il avait au moins cinquante ans. Il avait un visage agréable et fin, le teint mat et une bouche garnie de belles dents blanches faites pour sourire.

- "Vous devez être Dane," dit-il.

Je lui serrai la main et lui présentai Ann [= la femme de Dane.]

- "Tu n'avais pas parlé d'une gonzesse," dit Jim Bob à Russell.

- "Et pour cause," dit Russel.

- "B'jour, ma petite dame. Je m'excuse pour ce que j'ai dit tout à l'heure, mais je savais pas qu'il y avait du jupon par ici.

- Faites comme si j'étais un homme," dit Ann.

- "Non, m'dame, j'en serais bien incapable. Faudrait être sourd, aveugle et muet pour faire comme si vous étiez un homme. Vous ressemblez pas du tout à un homme.

- Merci," dit Ann. ... [...]
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nadiouchkanadiouchka   01 août 2016
Ann s’approcha de la table, tira une chaise et s’assit :
- Tu as fait quoi ?
- Je lui ai trouvé une chambre. Je dois l’appeler tout à l’heure.
- Pourquoi est-ce que tu ne l’invites pas à dîner, espèce de crétin ? Invite-le donc. Demande-lui ce qu’il vaut manger, quel est son plat favori. Quand il aura fini de bouffer, il pourra monter avec moi en haut, et me sauter, puis te tuer toi et Jordan. Peut-être qu’après il aura envie de mettre le feu à la maison. On a plein d’allumettes et on pourrait lui acheter de l’essence.
- Ann, tu n’es pas raisonnable.
- Sans blague ? Putain, Richard, qu’est-ce qui a bien pu passer par le pois chiche qui te tient lieu de cervelle ?
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jeranjoujeranjou   27 janvier 2013
- Nous savons que quelqu'un est venu, dit Price. Nous ignorons s'il s'agit de Russel.
Ann regarda Price:
- Vous êtes sérieux? Moi, je crois que c'est Boucle d'Or. Il y a un ours et un lit, et si vos types peuvent trouver une chaise cassée et du porridge renversé, vous pouvez boucler l'affaire en un rien de temps.
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jeranjoujeranjou   26 janvier 2013
Nous restâmes un instant immobile, puis il abaissa la lampe et porta sa main libre à sa ceinture. Instinctivement je sus qu’il cherchait son arme, mais je fus incapable de bouger.
C’était comme si on m’avait injecté du béton dans les veines et que les pores de ma peau se fussent instantanément obstrués.
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nadiouchkanadiouchka   17 août 2016
Les maisons se firent plus rares et laissèrent la place à de grands pins autour desquels s’amassaient les ombres, telles de nuées de chauves-souris. Il y avait pas mal de circulation mais toute cette activité motorisée ne suffisait pas à me rassurer. Je crois que je pensais à la jeune prostituée que j’avais vue sur la cassette. Une simple gosse, violée puis tuée pour le bon plaisir de Freddy et du Mexicain. P. 287
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le 1e, Savage Season (1990), est paru en France en 2014 sous le titre :

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