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Christophe Claro (Traducteur)
ISBN : 2070338894
Éditeur : Gallimard (21/06/2007)

Note moyenne : 3.41/5 (sur 69 notes)
Résumé :
Parce que Richard Dane a dû se défendre, il a fait un énorme trou dans la tête d'un homme qui se trouvait dans son salon.
Le cambrioleur lui a tiré dessus sans une hésitation. Richard a pour lui la légitime défense, la pénombre de la nuit et la protection de son fils qui dormait dans une pièce mitoyenne. Les flics comprennent très bien. Ce que ne sait pas encore Richard c'est que s'ils sont à ce point "sympas", ce n'est pas simplement pour soigner leur image ... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (9) Voir plus Ajouter une critique
nadiouchka
24 juillet 2016
Après plusieurs petits métiers, Joe R. Lansdale, né au Texas, s'est mis à l'écriture et a reçu de nombreux prix.
Tous ses thrillers sont jugés de bonne qualité.
Avec JUILLET DE SANG – Cold in July – il nous entraîne à la suite de Richard Dane qui, ayant abattu un cambrioleur en pleine nuit, chez lui, n'a aucun mal à faire jouer la légitime défense en voulant sauver sa femme, Ann et son fils Jordan qui dormaient.
Mais, ayant des remords, il va se trouver mêlé à une histoire invraisemblable car il se dit qu'il a tué l'enfant de quelqu'un. Avec le père et d'autres comparses il va essayer de tirer cette histoire au clair.
Ils vont, en pleine nuit, déterrer le cercueil et … ce n'est pas le cambrioleur qu'ils croyaient ni le fils envisagé. Ils vont vite découvrir que le fils recherché, est donc encore en vie et vont tout faire pour le retrouver. Richard étant prêt, par remords, à assumer tous les frais, il s'investit totalement dans cette recherche et l'équipe, après de multiples rebondissements, va arriver à une grande désillusion car ce fils tant aimé, Freddy, est, en fait, une véritable ordure.
Comment vont-ils réagir à toutes ces insanités ? Il se peut que la seule solution soit de l'éliminer et ce qu'envisage le père malgré son amour pour son fils car c'est tout de même son enfant.
Ce mois de Juillet est vraiment sanglant et le lecteur en a pour son compte.
Les dialogues sont très crus, les personnages plutôt déjantés, mais je n'ai pas totalement adhéré à ce thriller.
Pourtant il y a des scènes assez épouvantables ne serait-ce qu'avec les tortures de jeunes filles contraintes à la prostitution et martyrisées.
Je dois dire que j'ai trouvé le fait que le héros, Richard, s'embarque dans une histoire aussi folle, m'a paru un peu invraisemblable, surtout qu'il agit contre le gré de sa femme, qui, par amour, finit par le soutenir moralement. Elle attend son retour.
Pour JUILLET DE SANG, donc, je pense que c'était un bon moment de lecture, sans plus, avec beaucoup d'hémoglobine certes, mais je crois que l'écriture qu'adopte l'auteur ne m'a pas tenue en haleine et m'a laissée un peu sceptique.
Peut-être que Joe R. Lansdale arrivera mieux à me convaincre avec un autre livre ?
En tout cas c'est le seul livre que j'ai lu de lui pour le moment.
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zwyns
01 mai 2015
Je viens de terminer Juillet de sang de Joe R.Lansdale.Au vu des critiques c'est un bon polar,voire un très bon....Je respecte évidemment l'avis de mes amis amateurs ,car ce n'est pas facile de faire une critique,et de plus l'éditer.Ceci dit,Juillet de sang ne m'a pas plu du tout....J'ai trouvé ce polar un peu ringard,style hard boiled,bref un peu dépassé dans son écriture.
Je ne vais pas en faire un nouveau résumé ,mais l'intrigue m'a semblé convenue et un peu vide d'intérêt. J'avais lu Marécages du même auteur,qui m'avait mieux plu vu son contexte sociologique,si je puis utiliser ce terme.



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jeranjou
26 janvier 2013
Un cambriolage qui vous hante un moment…
Avant 2012, je n'avais jamais entendu parler de cet auteur américain du Texas, à qui l'on doit la série des Hap Collins et Léonard Pine entre autres (« l'arbre à bouteilles », « Bad chili », « Tape-cul »…). « Juillet de sang » est sorti en 1999 et, par la suite en poche, huit ans plus tard.
La nuit, couchés tranquillement dans leur maison, Ann Dane et son mari Richard sont réveillés par un cambrioleur. Ce dernier met en joue Richard et le manque d'un cheveu. Légitime défense oblige, Richard Lane colle une balle en pleine tête à son visiteur du soir, reposant pour l'éternité, dans le canapé du salon.
Prévenant la police, Richard Dane est traumatisé par l'événement qu'il vient de subir mais n'a pas idée des conséquences de son acte. le père de la victime, Ben Russel, va entrer en scène pour venger son fils Freddy…
Le début de ce roman part sur les chapeaux de roue avec ce cambriolage qui tourne mal. S'ensuivent de multiples rebondissements, des fausses pistes, des frères ennemis devenant amis, bref les ingrédients classiques d'un bon polar. Lansdale utilise un style direct et percutant pour vous emmener petit à petit vers l'inimaginable, le pire de la condition humaine.
A chaque fois que l'on pense deviner la solution, un personnage ou un indice surgit et l'intrigue retrouve de nouveau son allant.
Sans pour autant être un chef d'oeuvre du polar, « Juillet de sang », quelque trois cent pages, est plaisant et se lit très rapidement. le père de Freddy peut certes apparaître comme une caricature d'un père absent et son attitude très, voire trop versatile. L'autre point faible est peut-être également la construction finale de ce roman, pas génialissime.
Pour conclure, un roman bien noir (qui peut choquer certains lecteurs je le consens), plutôt prenant et bien trempé de la plume, reconnaissable désormais, de son auteur Joe R. Lansdale. Si vous cherchiez le monde des "Bisounours", vous avez effectivement tapé à la mauvaise porte. Pour prolonger la lecture de cet écrivain, la série désopilante de Hap et Leonard vaut bien sûr le détour et je vous conseille « Bad Chili » au menu du soir. Bon appétit littéraire.
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Woland
13 juin 2012
Cold in July
Traduction : Claro
Que peut-il y avoir de pire que d'apprendre que son fils, cambrioleur sans envergure, s'est fait abattre d'une balle en pleine tête par le propriétaire de la maison dans laquelle il s'était introduit, de nuit et armé, pour commettre son forfait ?
Rien, pense-t-on presque tout de suite. Surtout que, ayant assisté à la scène - c'est celle qui ouvre le roman, eh ! oui, ce Lansdale-là démarre fort - le lecteur sait pertinemment que Richard Dane (celui qui a tiré) se trouvait en état de légitime défense, son cambrioleur ayant tenté de le trucider avant que lui-même ne trouve le courage de presser la détente de son .38.
Eh ! bien, si vous continuez la lecture de ce polar nerveux, où seul un humour déjanté permet de supporter une réalité plutôt crade, vous vous apercevrez que si, il y a quelque chose de pire. de bien pire.
Comme toujours chez Lansdale, qui a retenu toutes les règles des "grands" du roman noir, l'intrigue, sanglante et bien tordue, se double d'une réflexion personnelle. Sur la violence certes mais aussi sur l'hérédité, l'acquis et l'inné, et bien entendu sur les mille et un coups que le Destin passe votre vie à vous envoyer dans le foie - là où ça fait le plus mal, paraît-il. Sans oublier les interrogations sur la justice et son application dans certains cas.
Le style est simple, plus simple, plus direct, plus percutant que dans les polars classiques de l'auteur du style "Les Marécages" ou "Du Sang dans La Sciure." le principe du narrateur unique est conservé mais ici, pas question d'évoquer l'enfance ou l'adolescence, moins encore un paradis perdu. Les personnages sont très typés - certains jugeront qu'ils font cliché - et si l'on devine en eux une certaine complexité, Lansdale ne s'y attarde pas : Richard Dane (le narrateur) est l'Américain moyen, honnête et sincère, qui respecte la Loi sauf lorsque celle-ci le prend pour un imbécile ; Freddy Russel (le père) est un vieux délinquant qui aurait certainement pu faire mieux dans sa vie s'il s'était posé dans sa jeunesse autant de questions qu'il s'en pose aujourd'hui ; quant à Jim Bob Luke, c'est une belle figure de privé atypique, à la fois tonitruant et discret, cynique et humaniste, et surtout très, très efficace.
Pour les méchants ... Je ne peux pas vous en dire grand chose : vous connaîtriez alors le noeud de l'intrigue et ce n'est pas le but recherché, n'est-ce pas ? Mais on se demande tout de même comment le principal d'entre eux, celui qui surclasse tous ces cogneurs par la noirceur de ce qui lui sert d'âme, en est arrivé là. le fait qu'il n'ait pas eu de père pour l'élever n'explique rien. Et c'est bien d'ailleurs ce que nous laisse entendre l'auteur.
"Juillet de Sang" : un bon polar, avec un maximum d'action, des répliques qui font souvent mouche et une foule de petites questions bigrement irritantes - un polar parfait pour les vacances qui arrivent. ;o)
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Pietro38
27 avril 2015
Un thriller teigneux à dévorer d'urgence
A ce jour, Les marécages est pour moi LE chef d'oeuvre de l'auteur culte texan, connu également pour sa formidable série noire humoristique mettant en scène les attachants Hap Collins et Leonard Pine. Mais si vous voulez vous attaquer à l'oeuvre de Joe R. lansdale, je vous conseille de commencer par Juillet de sang, un thriller classique, un récit sec et nerveux composé de chapitres courts qui ne laissent aucun répit au lecteur.
C'est de la très bonne série B, une bombe textuelle survitaminée, un feu d'artifice d'action sans temps mort, sans prise de tête, qui se lit d'une traite. C'est bien écrit, bien mené, c'est musclé, ça va à l'essentiel, pas de gras, pas de longueurs. Joe R. Lansdale a ce don de vous embarquer dans son histoire dès la première page.
Juillet de sang raconte les péripéties d'un père de famille texan qui, en pleine nuit, surprend un cambrioleur dans sa maison, et l'abat, en état de légitime défense. le pauvre père de famille va alors se retrouver embarqué dans une histoire de fous, qui se terminera dans le sang.
Un thriller saignant, teigneux, qui sent la poudre, un final "tarantinesque", des dialogues crus et percutants, des personnages plus dingues les uns que les autres, ça dézingue à tout va, ça part dans tous les sens. Bref on en a pour son argent! Joe R. Lansdale est un formidable raconteur d'histoires, aucun doute là-dessus.
Lien : http://www.conseilspolarsdep..
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Citations & extraits (12) Voir plus Ajouter une citation
WolandWoland13 juin 2012
[...] ... Aux alentours de deux heures et demie une Cadillac rouge sang de la taille d'un sous-marin se gara devant la porte. Des chaussures miniatures étaient accrochées au rétroviseur ainsi qu'un gros dé jaune en mousse, et sur le pare-brise on voyait un autocollant fait maison représentant une vache en train de brouter des bouteilles de bière.

- "Mince alors," dit Russel, "c'est la Cadillac de Jim Bob. Ce tas de boue a une vingtaine d'années. Elle était neuve quand on m'a envoyé en taule."

Je regardai le nouvel arrivant : il ressemblait à un chanteur de country décati. Il était grand et mince et arborait un vieux chapeau de paille orné de deux plumes anémiques. Il portait une chemise de cow-boy à fines rayures vertes, un jean délavé et des bottes qui avaient dû pas mal traîner dans la boue et la merde.

Russel vint à sa rencontre et j'entendis le cow-boy s'écrier :

- "Salut, vieux bouc, on dirait que t'as couché dans une étable !

- J'ai eu des problèmes de santé," rétorqua Russel d'un ton enjoué.

- "Toi, malade ! Tu veux dire qu'on t'a sorti du coma, oui ! Ca fait du bien de te revoir, vieil enfoiré. Ca pèse ?

- Ca peut aller. Jim Bob, il y a une dame ici.

- Une qui coûte du pognon ?

- Non, une vraie dame.

- Putain, j'frais mieux de fermer mon sale clapet à merde."

Jim Bob suivit Russell et je pus vraiment le détailler. Il était difficile de lui donner un âge mais, d'après ce que Russell avait dit, je savais qu'il avait au moins cinquante ans. Il avait un visage agréable et fin, le teint mat et une bouche garnie de belles dents blanches faites pour sourire.

- "Vous devez être Dane," dit-il.

Je lui serrai la main et lui présentai Ann [= la femme de Dane.]

- "Tu n'avais pas parlé d'une gonzesse," dit Jim Bob à Russell.

- "Et pour cause," dit Russel.

- "B'jour, ma petite dame. Je m'excuse pour ce que j'ai dit tout à l'heure, mais je savais pas qu'il y avait du jupon par ici.

- Faites comme si j'étais un homme," dit Ann.

- "Non, m'dame, j'en serais bien incapable. Faudrait être sourd, aveugle et muet pour faire comme si vous étiez un homme. Vous ressemblez pas du tout à un homme.

- Merci," dit Ann. ... [...]
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nadiouchkanadiouchka01 août 2016
Ann s’approcha de la table, tira une chaise et s’assit :
- Tu as fait quoi ?
- Je lui ai trouvé une chambre. Je dois l’appeler tout à l’heure.
- Pourquoi est-ce que tu ne l’invites pas à dîner, espèce de crétin ? Invite-le donc. Demande-lui ce qu’il vaut manger, quel est son plat favori. Quand il aura fini de bouffer, il pourra monter avec moi en haut, et me sauter, puis te tuer toi et Jordan. Peut-être qu’après il aura envie de mettre le feu à la maison. On a plein d’allumettes et on pourrait lui acheter de l’essence.
- Ann, tu n’es pas raisonnable.
- Sans blague ? Putain, Richard, qu’est-ce qui a bien pu passer par le pois chiche qui te tient lieu de cervelle ?
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jeranjoujeranjou27 janvier 2013
- Nous savons que quelqu'un est venu, dit Price. Nous ignorons s'il s'agit de Russel.
Ann regarda Price:
- Vous êtes sérieux? Moi, je crois que c'est Boucle d'Or. Il y a un ours et un lit, et si vos types peuvent trouver une chaise cassée et du porridge renversé, vous pouvez boucler l'affaire en un rien de temps.
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jeranjoujeranjou26 janvier 2013
Nous restâmes un instant immobile, puis il abaissa la lampe et porta sa main libre à sa ceinture. Instinctivement je sus qu’il cherchait son arme, mais je fus incapable de bouger.
C’était comme si on m’avait injecté du béton dans les veines et que les pores de ma peau se fussent instantanément obstrués.
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nadiouchkanadiouchka17 août 2016
Les maisons se firent plus rares et laissèrent la place à de grands pins autour desquels s’amassaient les ombres, telles de nuées de chauves-souris. Il y avait pas mal de circulation mais toute cette activité motorisée ne suffisait pas à me rassurer. Je crois que je pensais à la jeune prostituée que j’avais vue sur la cassette. Une simple gosse, violée puis tuée pour le bon plaisir de Freddy et du Mexicain. P. 287
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Cold in July (2014) - Bande-annonce VF
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Titres de la série 'Hap Collins & Leonard Pine' de Joe R. Lansdale

le 1e, Savage Season (1990), est paru en France en 2014 sous le titre :

Les Mécanos de la Lune
Les Mécanos de Vénus
Les Mécanos d'Uranus
Les Mécanos de la Terre

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