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manU17
  25 juillet 2014
Je viens de faire connaissance avec deux types formidables. Deux types qui vivent dans une petite ville paumée de l'Est du Texas. Deux types liés par une amitié indéfectible, une amitié que rien ne semble pouvoir ébranler. Hap Collins et Leonard Pine qu'ils s'appellent. Ah oui, j'allais oublier, Hap est blanc et hétéro, tandis que Leonard est noir et gay. Pas le genre de détails sur lesquels je m'attarde en général mais ici, ça a son importance.

Quand je les ai rencontrés, Leonard venait de perdre son oncle, Chester Pine. le genre de vieux un poil excentrique qui devait d'ailleurs perdre un peu la boule les derniers temps. Figurez-vous qu'il lui a laissé par testament la somme rondelette de 100 000 dollars, rien que ça ! Comment a-t-il pu accumuler une telle somme ? Mystère… Mais le plus étrange, c'est qu'il lui a aussi légué une flopée de bons de réductions pour des repas dans des pizzérias ou autres endroits du même genre. Quand je vous disais qu'il déraillait le vieil oncle Chester !

Mais j'allais oublier, il lui a aussi laissé sa vielle bicoque complètement délabrée. Oubliez le « home sweet home » du légendaire « american way of life », elle ne tient que « par un grand miracle et deux piquets tout droits » comme dirait Yves Duteil ! En plus, elle est située dans un quartier bien pourri juste à côté d'une « crack house ». Voilà qui nous promet quelques moments mémorables…

On s'est donc mis au travail pour vider la baraque des énormes tas de vieux journaux qui l'encombraient pour la restaurer un peu. Leonard hésitait entre la retaper pour y vivre ou la vendre, vu le voisinage… Quand, pendant les travaux, on a trouvé sous le plancher un coffre contenant le squelette découpé d'un gosse, avec Hap on a commencé à douter vraiment de l'oncle Chester. Les revues pédophiles qui étaient avec, ça a été le pompon ! Mais pour Leonard, impossible de croire que son oncle ait pu faire un truc pareil…

Bon, mais je ne vais pas tout vous raconter, Hap fait ça beaucoup mieux que moi. le bouquin s'appelle L'Arbre à bouteilles en référence à ce truc bizarre qui trône dans le jardin de la maison de son oncle. C'est violent, c'est noir, c'est glauque mais c'est bien écrit, c'est cash, c'est direct ! On appelle un chat, un chat et une queue, une queue ! Vous allez voir que Leonard n'est pas du genre à se laisser emmerder et que Hap est toujours là pour soutenir son pote, quoi qu'il lui en coûte et quelques soient les risques. Une amitié sincère et vraie comme il en existe peu ! En plus, ces deux gars sont bourrés d'humour et ont un putain de sens de la répartie, ce qui ne gâche rien ! Par contre, après avoir lu ça, je ne suis pas sûr que vous ayez envie d'aller passer vos prochaines vacances dans l'Est du Texas…

L'arbre à bouteilles de Joe R. Lansdale, je suis venu, j'ai lu, j'ai survécu…

Lien : http://bouquins-de-poches-en..
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marina53
  17 novembre 2016
Sous le soleil brûlant de ce mois de juillet, dans le champs de roses, Hap Collins était là, à faire joujou avec ses boutures quand le patron le prévient que son ami, Leonard Pine veut lui parler. Ce dernier lui demande de bien vouloir l'accompagner à l'enterrement de l'oncle Chester. Non pas qu'il le portait dans son coeur, oncle Chester n'a jamais digéré l'homosexualité de son neveu, mais c'était la seule famille qui lui restait. Hap ne peut décemment pas refuser, quitte à se faire griller auprès du patron. Au cours de l'enterrement, les deux amis font la connaissance de Florida Grange, l'avocate d'oncle Chester. Cette dernière apprend à Leonard qu'il hérite de la maison, malheureusement en piteux état, située dans le quartier noir de LaBorde, d'une clé qui ouvre certainement un coffre et de 100000$. L'argent est, évidemment, le bienvenu quand on est dans la dèche. Quant à la maison, juste à côté de la crack house du quartier, elle laisse à désirer. Hap et Leonard font une bien étrange découverte dans le coffre : des bons de réductions pour la plupart périmés, un exemplaire bon marché de Dracula ainsi qu'un tableau de Leonard. Décidés à revendre la bicoque, les deux amis entreprennent de la retaper. Ils ne sont malheureusement pas au bout de leurs surprises...

Dans ce deuxième volet des aventures de ce duo poivre et sel, Joe R. Lansdale nous emmène dans le quartier noir de LaBorde, un quartier malfamé où la drogue, la violence et les petits larcins ont pignon sur rue. Hap et Leonard, eux, ont d'autres soucis à savoir la découverte de cadavres sous le plancher. Tout met en cause oncle Chester mais Leonard, lui, n'y croit pas. D'autant que les indices laissés ici et là supposent que l'oncle tentait de leur faire quelque chose. Cette intrigue, telle un puzzle, se met en place progressivement. Dans ce roman noir de critique sociale, Lansdale met à mal aussi bien le racisme que la religion. Outre ce scénario implacable, bien ficelé et aux moult rebondissements, ce sont, évidemment, Hap et Leonard qui retiennent toute notre attention. Un duo inséparable malgré leurs différences, aussi bien de couleur de peau que de sexualité. Des personnages atypiques et terriblement attachants. L'écriture nerveuse et colorée et les dialogues savoureux pimentent ce roman noir et sombre.
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Crossroads
  25 décembre 2014
J'adore le glauque mâtiné d'humour.
L'Arbre à Bouteilles, premier volet consacré à ces deux potes aussi différents que soudés, tape déjà fort et juste.

Hap Collins et Leonard Pine (prononcer Paillne, ça prête moins à confusion) sont indissociables.
L'un est un blanc hétéro, l'autre noir et homosexuel, les deux forment un mélange explosif.

Quoi de mieux, lorsqu'on est dans la dèche, que de se retrouver seul héritier de l'Oncle Chester qui vient de passer l'arme à gauche.
Le grand gagnant au tirage du loto, Leonard. Montant des gains, 100000 dollars assortis d'une vieille bicoque pourrie dans un quartier vendant trop facilement de la drogue, pour le rêve en boîte, merci d'adresser vos réclamations à feu l'Oncle Chester...
Le taudis tenant plus de la cahute hantée que du château de Cendrillon, rien de plus normal que d'y exhumer des fantômes. Début des emmerdes pour nos deux justiciers et d'un énorme panard de lecture.

Lansdale, j'y suis arrivé par Les Marécages. Chemin ardu s'il en est mais ho ho ho (et oui, c'est Noël ;-)) combien jouissif.
Ce qu'il y a de formidable avec l'auteur, c'est une connexion immédiate, pleine et entière.
Lansdale, c'est un style direct et un ton inimitable.

Difficile d'allier aussi magistralement sordide et légèreté. C'est pourtant ce que Lansdale parvient à retranscrire, la complicité caustique de ces deux compères y étant pour beaucoup.

L'Arbre à Bouteilles pourrait bien vous filer la gueule de bois, vous voilà prévenus...
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Acoun
  02 janvier 2016
Le gars qui m'a présenté Hap et Leonard, c'est un genre de Steeve Mc Queen sur Norton qui touche sa bille en bons bouquins... Quand j'ai vu que quelques unes de mes connaisances avaient de bonnes relations avec notre duo... Je me suis dis que je passais surement à coté d'un truc...
J'ai démarré mon vieux pick up, j'ai pris la vieille route pour gagner la ville, et j'ai commandé quelques opus de Lansdale à ma jolie libraire préférée.
Le temps a passé, quelques autres bouquins me sont passés dans les mains... et un jour, un p'tit voyage à Paris... choisir un poche, plus pratique à lire dans le train...
Et j'suis parti pour Laborde, Texas...
J'ai donc fait connaissance avec nos deux gars... Hap et Leo, le blanc et le noir, l'hétéro et le gay, copains comme cochons, amis pour la vie...
J'aime les histoires d'amitié... Et ces deux s'aiment à te rendre jaloux...
Je te raconte pas le pitch, si t'as vraiment envie de savoir de quoi ça parle, vas lire ManU17, Lehane- fan, Koala, Bison, Belette et les autres... (sorry, je vais pas tous vous citer mais je vous ai tous lus...)
Si t'es à l'affut d'un page turner avec des rebondissements à chaque fin de chapitre, d'une écriture « enfant de la pub », de grands frissons « scream », passe ton chemin...
Si tu attends de Lansdale une biture express à coup de shots dans un bar bo-bo, tu t'es trompé d'adresse...
Ici tu débouche une bière, tu t'asseois sur la véranda et tu regarde le soleil se coucher en refaisant le monde à coup de phrases bien senties (se reporter aux nombreuses citations). Tu vas manger une tarte chez la vieille voisine, tu décapsules une autre bière, tu admires la silhouette d'une jolie avocate black, tu vas rendre visite au pasteur de l'église du coin...Tu en bois une autre...
Tu te saoules... mais lentement, tranquillement, au rythme du blues texan...
Du coup t'es pas malade... Même pas mal à la tête le lendemain, et plutot envie d'en reprendre...
Quand j'ai repris la route, Hap m'a salué de la main et il a souri... Il sait déjà que je ne tarderai pas à lui rendre visite, à lui et à son pote... C'est certain.
Bon,là... j'ai un jeune qui s'apprete à quitter Providence en bécane avec ses potes... C'est un autre voyage, mais dès que je peux, je reprends la route de Laborde...
En attendant, je m'écoute un ptit Steevie Ray Vaughan...

« ...Well there's floodin' down in Texas …
And I've been tryin' to call my baby ...»
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Ziliz
  16 mai 2016
Deux super potes quadragénaires : Leonard Pine, Noir homo, et Hap Collins, Blanc hétéro.
Voilà une intro à la limite du politiquement incorrect : les hommes sont tous pareils, on s'en fiche de leur couleur et de leurs préférences sexuelles, et blablabla. Oui mais : difficile de présenter cette série autrement tant ces différences "d'étiquette" nourrissent les savoureux échanges de ces deux copains et expliquent la complexité des situations auxquelles ils sont confrontés. Ici, c'est Hap qui évolue parmi des Noirs, dans un quartier sinistré où le crack fait des dégâts sur des mômes de moins de dix ans. Hap aide son copain Leonard à retaper la maison dont il a hérité à la mort de son oncle, mais aussi à débrouiller un paquet d'embrouilles livré avec la bicoque...

Excellent ! Je m'étais imaginé à tort un duo de flics tendance cow-boy machos portés sur la picole. Pas du tout. Leonard et Hap ne sont pas flics mais, d'après ce que j'ai compris, souvent entre deux petits boulots. Ils sont sobres, sains, pas bourrins, mais ils n'ont rien contre des petites bastons de temps en temps - juste pour jouer les justiciers, attention, quand les autorités sont défaillantes. Ils ont la malchance de croiser sur leur route de drôles d'affaires, de drôles de gugusses, mais aussi des gens bien - qui savent les décevoir aussi, ça reste réaliste.
Beaucoup d'humour dans les reparties entre ces deux potes qui s'adorent, se balancent des vacheries tendres et des mots d'amour enrobés de rudesse. Ils sont sérieux, parfois, s'épanchent, parlent de la vie, de l'amour, de la condition des Noirs aux Etats-Unis, du bien et du mal...
L'intrigue (sombre) est relativement prévisible, mais le dénouement de l'histoire était le cadet de mes soucis tant j'ai aimé accompagner Leonard et Hap.

'L'arbre à bouteilles' est le premier opus de la série Hap Collins & Leonard Pine traduit en France.
Je note : découvrir d'urgence le premier publié par l'auteur ('Les mécanos de Vénus'), pour mieux comprendre le passé des deux copains, brièvement évoqué dans le deuxième volet. Et bien sûr pour retrouver ce duo choc avant de me lancer dans la suite de leurs aventures (onze titres à ce jour).

Sans les deux bastons - assez brèves pourtant, mais ça reste trop pour les petites âmes sensibles -, j'aurais mis un coeur géant en plus de ces cinq étoiles.

- Un grand merci à Gildas pour cette découverte !
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koalas
  22 novembre 2015
Hap, blanc hétéro et Léonard, son pote noir homo, une paire d'amis et d'enquêteurs hors-pair !

Dans la chaleur de l'été, Hap trime dans les champs de roses pour gagner sa croute lorsque déboule un Léonard tout chamboulé qui lui demande de l'accompagner à l'enterrement de son oncle Chester. Léonard vient d'hériter d'un sacré paquet de fric ,et d'une baraque délabrée flanquée dans un quartier miteux d'un bled du Texas, mitoyenne d'une Crack-House malfamée. du ménage plein les pattes pour Hap et Léonard.
Ah, j'oubliai, son tonton un peu maboule, lui a aussi donné dans son testament un exemplaire de Dracula, des bons de réductions et une paire de clés, de sacrées pièces à conviction qui vont entrouvrir les portes de l'enfer ...

Joe R. Lansdale frappe fort avec ce roman irrévérencieux teinté d'humour noir, aux dialogues décalés, qui traite d'un sujet sensible et glauque- la pédophilie - avec tact, traque et grosses claques !
Les repères sont inversés, les personnages invertis, pervertis et convertis ; les réparties et dialogues sont d'anthologies.

Au delà du burlesque, les sujets tels que la ségrégation des noirs, la misère, la drogue et les ghettos sont pointés du doigt.

Les personnages secondaires méritent le détour: Florida, une avocate noire pulpeuse ; MeMaw, une mamie momifiée qui déambule ; Fitzgerald, un pasteur qui frappe fort ; Hanson, un flic trop cool et des cracks qui craquent..

Coup de coeur pour le duo bicolore et l'humour de Lansdale qui fait mouche.

un polar noir foutu comme un arbre à bouteilles, instable et foutraque mais diaboliquement efficace.
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le_Bison
  02 novembre 2014
Je me réveille ce matin à Laborde, Texas. Pour ceux qui ne savent pas où se situe Laborde, tu dessines un point sur la carte côté Est, et voilà tu y es : le trou du cul du Texas. Un soleil qui inonde ma chemise de sueur, des putains de moustiques qui foncent dare-dare sur mon cou comme des kamikazes à bord de leurs zéros, Hap et Léonard. Un mot sur ces deux-là : Hap Collins, blanc et démocrate. Leonard Pine, noir et pédé. Oncle Chester mort laisse à son neveu Leonard, quelques dollars et une vieille baraque. C'est là que les ennuis commencent, ou que l'aventure prend son essor sous le soleil plombant d'une terre balayée par un vent chaud et une haine brûlante.

Quelle belle résidence de paumé avec vue sur la crack-house voisine où la drogue et les mineurs circulent en toute impunité. Ne vas pas dire aux flics qu'ils ne font rien, ils seraient capables de te coffrer pour trouble à l'ordre public. Alors pendant que tu retapes tapisseries et planchers, gardes un oeil toujours ouverts sur ces noirs et drogués. Envie d'une cagoule blanche ? Humour de mauvais goût, mais ici, certaines traditions blanches perdurent encore dans les esprits. Ce qui explique que si t'as pas la bonne couleur dans le bon quartier, tu ne feras pas long feu. Shot shot bang bang kiss kiss.

Mais ces quelques éléments ne suffisent pas à faire un bon roman. Il faut en plus, une nana super bien roulée, avec des nichons aussi gros que des melons charentais, et un cul aussi bandant qu'il donnerait envie de le baiser sur le capot de mon pick-up. Et figures-toi que cette nana est bien présente en la personne de Florida, avocate de Léonard et magnifiquement roulée. Je suis certain de bien m'entendre avec elle, même si elle baise avec Hap, je sens qu'il y a moyen, même si je suis aussi blanc que Hap. Parce que j'en ai aussi une plus grosse. (si,si !). En attendant, au lieu de fantasmer sur son corps chocolaté, passes-moi le marteau et les clous, y'a des planches qui grincent.

Je retire justement cette planche qui craque et tombe sur cette planque d'Oncle Chester. Un squelette d'enfant, des bons de réductions et quelques magazines pornographiques à caractère pédophile. Sacré Chester. Sacré connard. Et pourtant si tout l'accuse, les doutes restent permis. C'est Oncle Chester, quand même. Et même si il a coupé les ponts avec Leo depuis qu'il a découvert son homosexualité. Et enquêter sur cette affaire risque de déterrer encore plus de squelettes de gosses. Mais qui pourrait le faire, alors que depuis plus d'une dizaine années les autorités policières blanches se foutent royalement de la disparition de dizaines de gamins noirs.

Dans le genre glauque, tu réciteras un Psaume, tu te branleras sur la photo d'un p'tit noir nu, avant d'aller bouffer la chatte d'une noire bien chaudasse. Autant dire, que tout est bon dans ce roman qui mêle sexe et spiritualité. Et si tu veux te battre pour aider Hap et Leonard dans leurs premières « enquêtes » signées Joe R. Lansdale, enfiles tes gants de boxe. Prêt à cogner – bon c'est moins pratique pour tourner les pages ou se branler. Mais j'ai donc là, un bon roman noir, du terroir du Texas, et deux nouveaux compagnons de route avec qui cogner – seul problème de taille, une soirée chez eux se passe au coca même pas light. Peut-être le début de rencontres récurrentes avec ces deux texans, l'un blanc et démocrate, l'autre noir et pédé… Qui est le plus chanceux des deux ? En attendant, Florida ou une autre, je me sers un double Maker's Mark, bourbon from Kentucky. C'est bien meilleur qu'un soda avec bulles.
Lien : http://leranchsansnom.free.f..
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Crazynath
  05 décembre 2019
Joe Lansdale est un auteur que j'ai découvert il y a quelque temps à travers son roman : Les marécages ! J'avoue être tombée complètement sous le charme de l'histoire et de la plume de cet écrivain et je me suis jurée de ne pas en rester là.
Et je me suis donc lancée, avec mon amie Siabelle, dans la lecture de « L'arbre aux bouteilles ».
Que dire au sujet de cette lecture ?
Je suis tombée sous le charme de l'écriture de cet auteur.
Je suis tombée sous le charme de l'ambiance créée par Lansdale.
Je suis tombée sous le charme de cette histoire.
Je suis tombée sous le charme de ce duo plus qu'attachant que sont Hap et Leonard. Leurs dialogues sont savoureux et m'ont arraché plus d'une fois un sourire.
Nous nous retrouvons donc au Texas, avec un duo plus qu'atypique que tout semble séparer mais lié par une amitié indéfectible : Hap et Leonard. Ce dernier vient de perdre son oncle et hérite de sa maison qui est certes un peu vétuste. Lors des travaux de rénovation, notre duo va faire une découverte macabre qui va les obliger à réviser leur opinion sur l'oncle Chester.
Ce n'est pas seulement l'intrigue qui rend ce livre excellent mais aussi l'ambiance créé par l'auteur et surtout la galerie de portraits qui entourent nos deux héros.
Une chose est sure : je ne vais pas tarder à lire assez rapidement les autres bouquins de cette série mettant en scène Hap et Leonard.
Je dois reconnaitre qu'en lisant ce livre, je pensais que c'était le premier de la série. Quelques allusions m'ont fait comprendre que non, et c'est ce que m'ont confirmé mes recherches sur le net. Je connais d'ores et déjà le titre de mon prochain livre : Les mécanos de Venus.
Encore merci à ma chere Siabelle, qui a partagé cette lecture avec moi. Nous avons passé des moments d'échanges très agréables et fort sympathiques.
En conclusion : j'ai adoré cette lecture et puis c'est tout !


Challenge Séries 2019
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JIEMDE
  07 août 2019
Ayant découvert les aventures de Hap et Léonard par un des derniers opus qui n'était a priori pas le meilleur, il m'avait été suggéré (merci @larbre_a_bouteilles_editions) de persévérer. Ce que j'ai donc fait.

Bien m'en a effectivement pris puisque L'arbre à bouteilles de Joe Lansdale -traduit par Bernard Blanc- m'a davantage emballé, me procurant une lecture d'été ce qui ne doit pas laisser croire que le livre soit sans profondeur.

Le pitch de ce classique est connu : un héritage venu de nulle part pour Léonard, lui donne l'occasion de plonger avec son pote Hap dans le passé de son oncle Chester décédé. Et les désillusions s'enchaînent : disparitions d'enfants, cadavres, revues pédophiles, rites pseudo-sataniques… L'autre visage de l'oncle chéri semble moins reluisant que prévu, mais quelque chose cloche…

Sur fond d'intrigue assez classique et qui ne renverse pas la table, Joe Lansdale explore à sa sauce (langage cash, répliques cultes, dialogues aux p'tits oignons) les travers de la société américaine : barrières multiculturelles subsistantes, ravages du crack et règne des dealers, impuissance et fatalité juridique, homosexualité assumée face aux clichés omniprésents, puissance de la religion sur les âmes trop faibles. C'est souvent très juste et surtout très équilibré tout au long du livre, c'est-à-dire ni lourdement moraliste (manifestement pas le genre de Lansdale), ni en interférence avec le déroulé de l'intrigue policière comme on le voit trop souvent.

C'est rythmé, enlevé, drôle, rempli d'aphorismes tordants dont plusieurs ne sont pas sans rappeler ceux d'un Audiard qui se serait perdu au Texas… Bref, me voilà réconcilié avec Hap & Léonard et prêt à plonger dans le prochain tome de la série.
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jeranjou
  24 janvier 2013
Un titre original pour un roman, à la fois, drôle et très dur.

« L'arbre à bouteilles » ou encore Mucho Mojo (beaucoup de magie noire) selon le titre original, est le premier de la série Hap et Leonard traduit en français (« Savage Season » étant réellement le 1er). La couverture de l'édition poche vous met tout de suite dans l'ambiance au travers de cette bicoque un peu délabrée. Ne manque plus que l'arbre à bouteilles, une sorte de poteau à bouteilles, à l'entrée de la propriété !

En effet, Leonard vient d'hériter de son oncle Chester : une somme de 100 000 dollars, des bons de réduction à pizzas et une baraque dans le quartier noir de LaBorde, au Texas. Son pote Hap est embauché pour nettoyer et retaper cette « maison ». Un jour, sous le plancher, ils découvrent un coffre où git un squelette jaunâtre d'enfant à coté de magazines pornos. Au lieu de tout dire aux flics, les deux compères préfèrent enquêter pour tenter de disculper l'oncle Chester de ce supposé meurtre.

Au-delà de l'intrigue proprement dite, la relation sulfureuse avec l'avocate de l'oncle, Florida, les conflits musclés, voire même enflammés, avec les camés de la maison voisine ou encore les pauses que s'accorde Hap avec la vieille d'en face, MeMaw, sont des plus divertissants.

Le quartier pauvre, synonyme de drogue, de chômage et de misère à tout âge est très bien dépeint et traduit parfaitement l'impression d'exclusion de ces habitants par rapport aux autres zones de la ville. Plus on avance dans le récit, plus la tournure des évènements nous conduit vers l'atrocité la plus absolue.
Lansdale possède toujours cette écriture si particulière et directe en mettant en scène son duo improbable. Cependant, l'intrigue portant sur la disparition d'enfants m'a laissée sur ma faim et on devine rapidement ce qui se trame derrière cette affaire. J'avais comme une impression de déjà vu, en moins bien, un sous-connelly en quelque sorte.

Pour conclure, j'ai beaucoup aimé certaines scènes hilarantes (voir les citations du petit vieux qui perd son dentier dans l'égout), la description des lieux et l'atmosphère générale mais j'ai été plutôt déçu par la construction du roman et la résolution finale de l'intrigue.

Sur les cinq romans déjà lus de Lansdale, j'ai paradoxalement préféré les moins connus « Bad chili », « Tape–cul » et « Juillet de sang » et vais me tourner prochainement vers «Le mambo des deux ours».

A consommer, tout de même, sans modération, pour les amateurs d'aventures désopilantes et décalées !
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Titres de la série 'Hap Collins & Leonard Pine' de Joe R. Lansdale

le 1e, Savage Season (1990), est paru en France en 2014 sous le titre :

Les Mécanos de la Lune
Les Mécanos de Vénus
Les Mécanos d'Uranus
Les Mécanos de la Terre

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