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ISBN : 2070443663
Éditeur : Gallimard (14/06/2012)

Note moyenne : 3.59/5 (sur 48 notes)
Résumé :
«On faisait partie de ces gens qui ne pouvaient pas s’empêcher d’ouvrir leur gueule quand ils étaient nerveux, histoire de faire croire le contraire. C’était une habitude débile, mais impossible d’aller contre notre nature.» Hap Collins, le Blanc hétéro et démocrate, et Leonard Pine, le gay noir et républicain, ont un certain talent pour se fourrer dans des situations impossibles : en voulant aider la petite-fille d’un de leurs amis qui s’est acoquinée avec un deale... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (9) Voir plus Ajouter une critique
Crossroads
  11 avril 2016
Lorsque j'ai envie de me marrer, je prends un Lansdale, rien de plus simple ni de plus efficace.
Le scénario tient ici en trois lignes, possible, mais j'm'en fous.
Lansdale pourrait broder sur la migration hivernale du tatou en pays subtropical que je tenterais quand même l'aventure, certain d'y trouver mon compte.
Où nous retrouvons nos deux acolytes à vouloir jouer aux bons samaritains.
La petite-fille d'une de leur connaissance se trouve dans le pétrin, qu'à cela ne tienne. le temps de tapoter de tes petits doigts malhabiles 36-15 Collins/Pine, c'est déjà considérer la moitié du taf effectuée.
Problème, la demoiselle apparait imperméable à toute idée de sauvetage à l'insu de son plein gré. de plus, le milieu investigué semblerait, lui, totalement étranger à la notion la plus élémentaire de pardon.
On est comme ça dans la Mafia, pour l'échange de bons procédés, les intérêts en sus.
Intérêts qui prendront effets là, tout de suite, maintenant, sous la forme d'une horde de tueurs à gages lancés aux trousses de nos deux facétieux compères.
Chaud devant, ça va tâcher.
Il n'est pas rare, en lisant Lansdale, que je pouffe. Si, c'est possible.
Il me revient en mémoire un dialogue ahurissant entre un Hap, au meilleur de sa forme, et un shérif du dimanche ripoux, se voulant intimidant, à deux doigts de l'apoplexie.
Bon, lu, c'est beaucoup plus drôle, j'en conviens.
Les dialogues, toujours aussi savoureux, sauveront ici largement une trame quasi fantomatique.
Ce duo fonctionne à plein.
Toujours partant pour se jeter dans les emmerdes les deux pieds dedans, il ne manquera pas d'occasionner, une fois encore, moult pétarades assorties de quelques fusillades bien senties à leur encontre.
C'est addictif, poilant.
C'est Lansdale, tout simplement.
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trust_me
  24 novembre 2013
Envie de replonger dans la littérature américaine bien grasse que j'aime tant. Celle qui ne prend pas de gant, qui met en scène quelques rednecks incontrôlables et bien barrés jurant comme des charretiers. Toujours drôle, vulgaire, sans fioriture et dans une forme d'outrance qui, si on l'accepte, est jubilatoire.
Je vous le concède, cette couverture est digne d'un SAS. Mais Joe R. Lansdale ne boxe pas du tout dans la même catégorie que feu Gérard de Villiers et c'est tant mieux. Et puis cette édition grand format est aujourd'hui épuisée et le roman a été réédité en Folio avec une couverture un poil moins « aguichante » (quoique).
Bon je suis un fan absolu de Leonard et Hap, l'irrésistible duo de Joe R. Lansdale mais je ne vais pas vous la faire à l'envers et je vais reconnaître que ce roman est le moins convaincant de la série. le scénario tient sur un post-it et les deux loustics ne m'ont pas semblé aussi pétaradants que d'habitude. Alors si vous voulez découvrir la verve de Lansdale, je vous conseille de commencer avec "L'arbre à bouteilles" et "Le mambo des deux ours". Vous y découvrirez deux drôles de zigotos vivant au fin fond de l'East Texas. Hap le blanc hétéro qui joue à chaque fois le rôle du narrateur et Léonard, son meilleur pote, noir et homosexuel dans une région du sud profond où les mentalités n'ont guère évolué depuis la guerre de sécession. Ces deux-là ont le chic pour s'embarquer dans des galères pas possible dont ils se sortent à chaque fois miraculeusement. Ce sont aussi de sacrés bagarreurs qui n'hésitent pas à utiliser des armes à feu quand le besoin s'en fait sentir.
Ici, ils vont faire face à la Dixie Mafia, une organisation criminelle raciste qui gère d'une main de fer un juteux trafic de drogue. Grosses bastons, crânes explosés à coup de fusil et blagues potaches rythment le récit. Une mécanique bien huilée où les dialogues sont toujours aussi savoureux. Pourtant, il manque un petit quelque chose, j'ai ressenti une légère impression de déjà-vu, de ronronnement dont aucune véritable surprise n'émerge. Je me suis bien marré, je ne vais pas le nier et la langue imagée de Joe R. Lansdale déménage toujours autant mais il y a une évidente baisse de régime sur ce titre. Pas grave, je retenterai ma chance avec " Diable rouge ", le dernier opus de la série sorti cette année.
Lien : http://litterature-a-blog.bl..
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Sharon
  05 juillet 2015
« J'ai la tête qui tourne, j'ai mal au crâne, et je veux mon nounours« , déclare Hap, aux deux tiers de leur aventure. Je vous demande donc d'imaginer, surtout si vous connaissez bien Hap, ce qui a pu le mettre dans un état pareil. Quant à Léonard, il « souffre le martyre« . Recueillement, vous dis-je, parce qu'à ce moment du récit (p. 278 sur 384), ils n'étaient pas au bout de leur peine !
Sauver Gadget (la petite fille de Marvin) était presque une promenade de santé contrairement à leurs précédentes aventures. Pas besoin de s'envoler vers le Mexique comme pour sauver la fille de Brett, non, rien de tout cela. Juste une petite promenade de santé, un affrontement avec des dealers, des drogués qui ont vraiment des goûts vestimentaires absolument ahurissants. Comment voulez-vous prendre quelqu'un au sérieux s'il porte un caleçon Scoobidoo ? Impossible, Hap et Leonard sont bien d'accord.
Bref, tout était simple, si ce n'est qu'on ne peut sauver que les personnes qui veulent l'être et que Gagdet n'en a pas vraiment envie. Elle l'a dans la peau, son jules, ou plutôt la drogue qu'il lui procure – et c'est reparti pour un tour, un très grand tour, avec moults embêtements à la clef pour Hap et Leonard. Je jetterai un voile pudique dessus, et sur la suite des événements. le but n'est pas de gâcher votre plaisir de lecture. le mien, en tout cas, fut très grand.
Quoi qu'il arrive, rappelez-vous une chose : nous sommes au Texas. S'acheter, se procurer, porter, utiliser une arme à feu, rien n'est plus facile. Par contre, être noir(e) au Texas et fréquenter un blanc, ce n'est pas compliqué, c'est quasiment insensé, pour ne pas dire très risqué. Il est toujours bon de montrer un état des lieux, même si j'aurai aimé qu'il soit bien meilleur.
Vanilla Ride ne plaira pas à tout le monde, et c'est vraiment dommage. Il déplaira pour de mauvaises raisons, à savoir un langage trop coloré pour les puristes, des situations trop violentes pour les âmes très très sensibles. Certaines personnes n'osent pas. Pour ma part, je terminerai ce billet par l'état d'esprit dans lequel se trouve Leonard, au moment où Hap réclame son nounours : « J'ai l'impression d'avoir été mâchouillé par un loup qui a fini par me chier par-dessus le bord d'une falaise avant qu'un éléphant n'écrase la crotte que je suis devenu… »
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encoredunoir
  15 août 2013
Encore une fois Hap et Leonard sont appelés à rendre service à un proche, leur ami Marvin, et, encore une fois, ce coup de main n'a pas fini de leur attirer des ennuis. En tirant la petite-fille de Marvin des griffes de la bande de dealers avec lesquels elle s'était fait la malle, les deux acolytes se mettent en effet à dos le FBI et la « Dixie Mafia », organisation criminelle des États du Vieux Sud.
« -On devrait vraiment arrêter de courir l'aventure et rester à la maison.
-Ouais, sauf que là on n'a pas vraiment le choix.
-On aurait pu aller au procès. Je ne pense pas qu'on nous aurait condamnés. Après tout, c'était de la légitime défense.
-Sauf qu'elle n'était pas très jolie, notre légitime défense.
-On est au Texas, dit Leonard.
-T'as pas tort. Bon, on dort ? »
Ainsi donc, entre deux considération sur l'expéditive justice texane ou le racisme qui continue à imprégner la société, on assiste à quelques terribles explosions de violence, on lit des chapelets d'insultes aussi long qu'un roman de Dostoïevski (mais moins élégants, il faut bien le dire, « Putain ! dit-elle. Ces fils de pute de bouffeurs de merde de saloperies de raclures de lopettes de putains de saletés de merdeux et de suceurs de bite à la con ! » ) et, bien entendu, on rigole face aux réparties cinglantes qui ne cessent de fuser.
Si le fil de l'intrigue et ténu, il permet aux deux héros d'enchaîner les épreuves sans temps morts jusqu'à une dernière bataille rangée digne de Fort Alamo. Incontestablement plus rythmé et mieux fichu que le décevant Tsunami mexicain, Vanilla Ride, sans atteindre des sommets, relance bien la série des aventures de Hap et Leonard en jouant la carte, comme c'est le cas depuis Bad Chili, du pur divertissement. Une lecture de plage idéale.

Lien : http://www.encoredunoir.com/..
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carnet-de-voyage
  26 décembre 2016
Hap Collins coule des jours heureux avec son incandescente Brett, et des nuits où il ne voit pas le jour (vous voyez ce que je veux dire ?)... Tandis que Léonard, quant à lui, est loin de caracoler en amour, puisque le torchon brûle entre lui et son petit ami, qui semble s'être tourné vers la religion et considérer sa liaison avec Léonard comme contre-nature...
Alors, comme Léonard broie du noir, il mange des gâteaux à la vanille et boit sans raison des litres de Dr Pepper, ce qui vous en conviendrez est une faute goût en soi.... et squatte, dès potron-minet chez ses potes Hap et Brett qui aiment bien remettre le couvert, avant de passer à table...
Mais, Léonard n'est pas le seul à avoir le moral en berne, puisque Marvin, l'ancien flic (voir "Le Mambo des deux ours") vient demander leur aide pour ramener au bercail sa petite fille, qui s'est amouraché d'un propre à rien, refourgueur d'herbes en tout genre et je ne parle pas là d'un honorable herboriste digne de ce nom...
L'affaire semble simple. Surtout pour Léonard qui est en manque....d'action... " On entre, on fonce, on bastonne et on ramène la gamine et c'est fini"... Voilà comment raisonne notre bon Républicain (qui en toute honnêteté, on un sens particulier d'analyser les problèmes, je ferme la parenthèse)... Hap, en bon Démocrate cède et "plus vite cette histoire finie, plus vite le lit avec Brett et ses douces cuisses" (le Démocrate est proche du peuple)
Sauf que...
Vous imaginez bien que ça ne vas pas se passer comme Léonard le pense ?... Et bien vous avez tort... Comme nos deux héros sont bien "burnés", ça roule comme sur des roulettes, bien que ça bastonne un peu plus qu'ils ne l'auraient pensé...
Oui mais il ont mis un grand coup de pied là où il ne fallait surtout pas y mettre un doigt... La mafia, peu importe comme on la nomme a toujours un gout de mort...Un contrat est lancé sur leur tête et leurs peaux sont mises à prix....
On retrouve avec plaisir nos deux héros avec le (un peu) décevant "Tsunami mexicain"....
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Citations et extraits (11) Voir plus Ajouter une citation
juanilinjuanilin   23 octobre 2012
J'appelai Leonard, mais le vent emporta mes cris et je n'y gagnai qu'un mal de gorge.
Et puis, soudain, mais pieds touchèrent le sol. Enfin, pas vraiment, mais presque. Je me précipitai en avant, vers un bouquet de roseaux et, après un temps qui me sembla suffisamment long pour que le big-bang se produise et que toute les espèces se développent et inventent les voyages intergalactiques, je réussis à atteindre une zone de hautes herbes qui se balançaient. Je trébuchai et me cassai la gueule plusieurs fois, et j'avalai une grande gorgée d'eau boueuse. Tandis que, tenant à peine debout, j'avançai à l'aveuglette à travers les roseaux, je finis par tomber sur un morceau de notre rafiot, un joli fragment de deux mètres de long. Un grand Black était accroché à lui, à moitié immergé.
- Leonard ! m'exclamai-je.
Il lâcha la planche, s'assit dans l'eau et dit :
- Eh bien, capitaine Achab, cette idée de prendre le bateau était absolument brillante !
Je tâtai ma hanche pour voir si mon .38 était toujours là. Oui.
Leonard vérifia de son côté. Son automatique n'avait pas bougé non plus. Bon, au moins, on n'avait pas tout perdu. On avait encore les moyens de flatter les plus bas instincts de l'homme et de contribuer à la ruine finale du monde. Dieu merci, on avait nos flingues !
Leonard se redressa lentement et lança un regard à la ronde. Le seau avait flotté jusque dans les hautes herbes et y était resté accroché. Il l'étudia un instant et dit :
- J'ai bien peur que les gaufrettes et le Dr Pepper ne s'en soient pas sortis.
- Morts au combat.
- Ca, c'est une perte, répondit Leonard.

(pp. 259-260)
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SharonSharon   05 juillet 2015
- Je souffre le martyre, se plaignit Léonard. J'ai l'impression d'avoir été mâchouillé par un loup qui a fini par me chier par-dessus le bord d'une falaise avant qu'un éléphant n'écrase la crotte que je suis devenu...
- Tu m'étonnes, approuvai-je. J'ai la tête qui tourne, j'ai mal au crâne, et je veux mon nounours.
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trust_metrust_me   24 novembre 2013
Cette piste est aussi froide que la chatte d’un cadavre de bonne sœur.
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trust_metrust_me   24 novembre 2013
Le connard s’évanouit encore plus vite qu’un octogénaire asthmatique en train de baiser un mouton dans une grange poussiéreuse en plein cagnard.
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juanilinjuanilin   23 octobre 2012
- Bien, et maintenant, Leonard et moi, et puis toi aussi - vu que tu appartiens à notre équipe par procuration -, on va fêter le fait d'avoir survécu à un attentat à la voiture piégée avec quelques gaufrettes à la vanille.
- Nan, dit Leonard. Ca va pas être possible, vu que j'ai eu la dalle cette nuit et que j'ai ressenti le besoin de m'offrir une petite célébration à moi tout seul.
- T'as tout bouffé ? fit Brett.
- Tout, sauf l'emballage. Et encore, je l'ai léché.
- Quel enfoiré ! s'exclama Brett.
- Et il n'y a plus de Dr Pepper non plus. Je me suis carrément payé une ode à la vie.

(p. 319)
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Titres de la série 'Hap Collins & Leonard Pine' de Joe R. Lansdale

le 1e, Savage Season (1990), est paru en France en 2014 sous le titre :

Les Mécanos de la Lune
Les Mécanos de Vénus
Les Mécanos d'Uranus
Les Mécanos de la Terre

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