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Bernard Blanc (Traducteur)
ISBN : 207040174X
Éditeur : Gallimard (02/03/2011)

Note moyenne : 3.72/5 (sur 36 notes)
Résumé :

A la suite d’une liaison scandaleuse qui lui a coûté son poste à Houston, le journaliste Cason Stalter, vétéran de la guerre du Golfe et sélectionné pour le prix Pulitzer, retourne dans sa petite ville natale de l’est du Texas, Camp Rapture. Cason est au fond du trou : il boit trop, harcèle son ex-petite amie qui refuse de le voir, et jalouse la réussite de son frère aîné. Pour remonter... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (6) Voir plus Ajouter une critique
Crossroads
  20 janvier 2016
Lansdale n'est pas que l'heureux papa des jumeaux Collins et Pine.
Il touche plus que sa bille itou lorsqu'il s'agit de torcher un polar poisseux sis dans une petite ville américaine incarnant à la perfection le trou du cul du monde.
Cason Statler en est revenu.
Il a fait l'Irak. L'Irak l'a défait. Un partout, la balle de 9 mm au centre.
A deux doigts de décrocher le Pulitzer en des temps reculés, c'est tout naturellement qu'il s'orientera vers le petit journal local tenu par miss bonnes manières, mix idéal entre Carmen Cru et  Soeur Marie-Thérèse des Batignolles. Un pur délice auditif.
Les chiens écrasés, pas son truc. le cas d'une gamine mystérieusement disparue titillera de suite sa curiosité mais comme tout le monde le sait, la curiosité...
Lansdale écrit sur les traumatismes de la guerre, l'amour, la perversité et le fait avec sa verve coutumière particulièrement mordante ce qui, en soi, devrait suffire de vous convaincre.
Mais il parvient à amalgamer tout cela avec un tel brio qu'il serait proprement criminel de passer à côté de Vierge de Cuir sans même tenter l'aventure. Crade, dépravée, viciée l'aventure, je vous le concède, mais aventure quand même et avec un H majuscule siouplaît.
Vierge de Cuir, armée de son fouet électrique étanche 12 vitesses dont deux arrière et une de croisière,100 % titane griffé, devrait vous revigorer les synapses en moins de temps qu'il n'en faut pour gueuler "vas-y mollo, j'ai la peau qui marque !".
4,5/5

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Woland
  25 juin 2012
Leather Maiden
Traduction : Bernard Blanc

Bon, alors, déjà, sachez que le narrateur de cette histoire, Cason Statler, de retour d'Irak à peu près aussi dégoûté que l'étaient les vétérans du Viêt-nam à leur retour aux States, a retrouvé, ô miracle, un boulot de journaliste dans le journal de sa ville natale, Camp Rapture, dans l'East Texas. Pour les aficionados de Lansdale, signalons que Statler n'est autre que le petit-fils de Sunset Jones, qui fut, dans "Du Sang Dans La Sciure", la première femme-constable du district. Correctement traduit, cela signifie qu'il a de qui tenir - et quand on a lu le roman jusqu'au bout, on se dit que c'est heureux pour lui.
A la différence de sa grand-mère, qui n'avait pas une tendresse exagérée pour l'alcool, Statler aime à s'imbiber copieusement. Ca l'aide - comme tant d'autres - à calmer ses angoisses - et Bacchus sait qu'il en a, des angoisses, quand encore ce ne sont pas des hallucinations ! Cason a aussi une tendance un peu autistique aux idées fixes et supporte mal que son ex-petite amie l'ait plus ou moins rejeté lorsqu'il s'est engagé. A-t-il des amis ? A Camp Rapture, pas beaucoup - ce sont surtout ses parents qui constituent ici son point d'ancrage, et aussi son frère, Jimmy, avec qui il entretient une relation d'émulation plutôt déstabilisante. A part ça, du côté de Tulsa, dans un bar mal famé mais bien garni, il y a son pote Booger, un ancien de la guerre d'Irak lui aussi doublé d'un parfait sociopathe (un peu dans le genre du Bubba de la série Kenzie/Gennaro de Dennis Lehane), sur qui il sait pouvoir compter en toutes circonstances - surtout dans les pires d'ailleurs. Un ami véritable, quoi.
A Camp Rapture, bien que la drogue et la délinquance aient fait les progrès d'usage, on ne peut pas dire pourtant qu'il se passe beaucoup de choses. La rubrique des chiens écrasés est vite remplie. Et pour songer à des chroniques plus consistantes, attractives parce que bien sordides, il faut vraiment se lever tôt - ce que Statler n'apprécie pas vraiment.
Evidemment, il y a cette affaire de disparition : Caroline Allison, une étudiante belle comme une déesse antique et intelligente comme Marie Curie (ou presque), s'est volatilisée dans la nature plusieurs mois auparavant. On n'a retrouvé que sa voiture, abandonnée au bord d'une route, avec, à l'intérieur, ses chaussures et le plat à emporter qu'elle avait acheté dans un snack. Ce n'est pas mal, comme histoire, ça et ça pourrait faire une chronique digne de ce nom. Statler part en chasse.
"Vierge de Cuir" est un roman puissant, mené tambour battant et avec un humour décapant par un Lansdale en grande forme, qui sait user du gore sans en abuser et qui nous donne ici le fruit de ses réflexions sur la formation des tueurs en série. Apparemment, l'écrivain américain penche pour l'hypothèse d'une âme assassinée dans l'enfance par des parents ou des proches sans scrupules et dont la disparition laisse une coquille déshumanisée, totalement dépourvue de conscience.
Le seul bémol que je mettrai à cette partition de grand style concerne le mentor du tueur, lui-même assassin bien sûr mais dont, en définitive, Lansdale nous dit peu de choses - trop peu à mon goût.
Pour le reste, c'est de l'excellent polar. Allez-y de confiance mais n'oubliez pas que Lansdale ne mâche pas ses mots et que son style risque donc - parfois - de choquer les lecteurs délicats. ;o)
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xst
  23 octobre 2014
L'intrigue est bonne mais ce livre m'a laissé sur ma faim. Les bons ingrédients sont là: un vétéran de la guerre d'Irak hanté par ses souvenirs retourne dans sa ville natale après avoir perdu son poste de journaliste aspirant Pullitzer pour une sordide affaire de sexe, son copain de guerre sociopathe qui se trimbale toujours avec un ou deux flingues fait maison dans ses bagages, une fille disparue, un trio de monstres sadiques et asociaux, un vague relent de tension raciale... mais le soufflé ne monte pas. Les personnages manquent de profondeurs, leur langage est stéréotypé et les situations mal exploitées: pas de tension ni de suspense sauf peut-être la description de Belinda attachée dans la tour du beffroi. On lit ce livre comme on regarderait les passants depuis la terrasse d'un café: voyeur mais sans empathie.
Dommage.
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Philemont
  26 avril 2013
Cason Statler revient de la Guerre d'Irak. Journaliste de formation il retrouve un boulot de chroniqueur dans le journal de sa ville natale de l'East Texas. Ce retour aux sources pourrait être pour lui l'occasion de retrouver le sommeil et, pourquoi pas, son ex-petite amie. Mais rien ne se passe comme prévu puisque la jeune femme ne veut plus de lui et que son travail l'amène à enquêter sur la disparition d'une étudiante quelques mois auparavant et qui est restée inexpliquée. Commence alors un travail d'investigation qui va réveiller bien des démons dans la petite ville texane, et qui n'épargnera même pas les proches de Cason.
Vierge de cuir est un roman standard dans la bibliographie de Joe R. LANSDALE, notamment pour l'ambiance de l'univers mis en scène, le thème principal et le ton en total décalage par rapport à la gravité du sujet traité. Pour l'ambiance c'est celle d'une petite ville texane dans laquelle bon nombre d'habitants ont sauté quelques étapes de l'évolution. Pour le sujet c'est celui de l'enfance maltraitée et ses conséquences sur le long terme. Pour le ton c'est celui de la légèreté et de l'humour dans le cadre d'un roman particulièrement noir.
Si le tout est traité impeccablement par LANSDALE, l'impression qui demeure à la fin de cette lecture est celle d'une relative fadeur, en particulier au regard de ses oeuvres bien plus marquantes, tels Les marécages ou Sur la ligne noire. En d'autres termes, Vierge de cuir ne fera certainement pas date dans la bibliographie de l'auteur, mais se pose comme une série B de qualité et divertissante.
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Zephyrine
  18 avril 2016
Première lecture de cet auteur pour moi et j'ai la sensation de ne peut être pas avoir débuté avec son meilleur livre. Dans les points positifs, un style bien particulier, beaucoup de rythme et une intrigue intéressante...Dans les points négatifs, une clôture de l'intrigue un peu rapide et des personnages qui pourraient parfois êtres plus approfondis...Et pour les lecteurs qui n'aiment pas trop les dialogues un peu vulgaires, à éviter !!
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Citations et extraits (2) Ajouter une citation
WolandWoland   25 juin 2012
[...] ... " ... Caroline s'est retrouvée cantonnée dans le rôle de belle-fille ou de nièce, ou tout simplement de copine, de tous ces mecs qui se sont succédé pour crécher avec sa maman. C'est le seul univers qu'elle connaissait. Elle ne savait pas que ces hommes-là n'avaient pas le droit de la tripoter et encore moins de coucher avec elle. J'imagine qu'elle a commencé à se faire brutaliser très tôt, mais c'est clair qu'à onze ans, elle était déjà la proie régulière de tous les amants de Jennifer. Et quand, en grandissant, elle est devenue une vraie beauté, ça a encore aggravé les choses.

- Comment savez-vous tout ça ?" m'étonnai-je.

- "Par les travailleurs sociaux qui s'occupaient d'elle, les gens qui la connaissaient. Et aussi grâce à des trucs qu'elle m'a racontés. Vous pouvez me croire. J'ai mené ma propre enquête. J'ai fait tout ce qui était en mon pouvoir pour l'aider. J'avais déjà eu à m'occuper d'enfants abusés sexuellement, mais cette pauvre fille était vraiment la victime la plus abusée et la plus manipulée que j'avais jamais vue. Sa mère se servait d'elle. C'était un moyen d'attirer des hommes pour se faire entretenir : en gros, la gamine n'était qu'un asticot au bout d'un hameçon. Et elle se fichait pas mal que Caroline se fasse monter comme une génisse de concours. ... [...]
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WolandWoland   25 juin 2012
[...] ... [Lanagan] reprit :

- "Mon cher Jason, il faut bien comprendre que ...

- Cason.

- Cason ... Il faut bien comprendre qu'en regardant la télé on a l'impression que tout le monde pratique des tests ADN à tout bout de champ de nos jours, et qu'on résout les affaires criminelles à l'aide d'une chiée de matos sophistiqué, en moins de temps qu'il ne faut pour arriver au générique de la foutue série ... Comme si tout le monde avait à sa disposition un graphologue expert capable de dire si quelqu'un a écrit sa demande de rançon de la main gauche ou avec les orteils. Ou des équipements d'analyse sonore pour distinguer une pétarade de voiture et un chien qui flatule. C'est du pipeau, tout ça, mon pote. Notre budget en matière d'enquêtes - et ça couvre tout, depuis les recherches ADN jusqu'à ces chouettes rubans en plastique jaune qui interdisent l'accès à la scène de crime - est en tout et pour tout de deux mille dollars par an. Ici, à Camp Rapture, on a une poignée de flics dévoués et durs à la tâche et un chien anti-drogue tellement vieux qu'il a besoin d'une infirmière à domicile pour le veiller. Plus une fuite d'eau dans les toilettes qui rend le sol tellement glissant qu'on risque sa vie chaque fois que ...

- Si je comprends bien, je peux éliminer les tests ADN.

- Ouais, vous pouvez, et aussi la balistique et la plupart des autres trucs. ... [...]
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le 1e, Savage Season (1990), est paru en France en 2014 sous le titre :

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