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EAN : 9782809805536
280 pages
L'Archipel (12/10/2011)
3.68/5   57 notes
Résumé :
Je me suis délectée de cette histoire du début à la fin. Le personnage de Mary Gooch est tellement attachant. Et que dire de la disparition de son bien-aimé... Ce pan de l'histoire nous intrigue et nous amène à s'interroger sur nos propres relations. L'écriture m'a fait penser à Katherine Pancol par moment et à Elisabeth Gilbert aussi. Du bonbon. Un immense coup de coeur."
- Christine Michaud, porte-parole du Club de lecture Archambault Roman traduit de l’an... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (11) Voir plus Ajouter une critique
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Un si joli visage, mais…
Mais Mary, même enfant, n'était pas toute petite. Elle avait entendu le médecin parler à sa mère de « l'obête » qui affligeait sa fille.

Mary a survécu à l'enfance, aux harcèlements de l'adolescence. Elle a même épousé Grooch. Mais le jour de leur 25e anniversaire de mariage, Grooch n'est jamais revenu de son travail.

On suivra les aventures de Mary qui se lancera à la recherche de son homme. Des retours en arrière nous feront aussi connaître « l'obête », la faim insatiable qu'elle éprouve lorsque les malheurs la frappent.

Un roman avec de nombreux rebondissements et une belle histoire de vie et de résilience, sans apitoiement ni misérabilisme. Une jolie lecture qui ne détourner pas le regard et qui rappelle qu'une « grosse », n'est pas seulement « une grosse » et qu'une personne humaine ne se définit pas par son tour de taille…
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Sans mon club et ma bibliothécaire je n'aurais pas lu ce roman. Tous les lecteurs connaissent cette sensation agréable, d'être surpris par un livre qu'on n'imaginait pas aussi intéressant.

Les déboires d'une femme de 135 kilos, je trouvais ça triste, un peu dégoûtant surtout dans un monde où tant de gens luttent pour leur survie.
Je ne connaissais pas cette écrivaine et je lirai, à l'occasion, « les filles » le roman qui l'a fait connaître.
Keisha, la blogueuses que j'ai mise en lien à la fin de mon article, a préféré « les filles » à ce roman et cela l'a un peu empêchée d'apprécier celui-ci.
Il est vrai que le début m'a un peu ennuyé, car ça démarre trop doucement et je n'arrive pas à comprendre le « pourquoi » de son obésité.
Et puis peu à peu, Mary nous devient extrêmement proche. On connaît tous, je pense, des moments où l'envie de ne rien faire nous paralyse, où l'on remet à demain ce qui devrait de toute urgence être fait le jour même.
On comprend alors son calvaire, car elle souffre à peu près tout le temps : elle est dominée par « L'obête » qui est en elle qui l'oblige à se goinfrer, elle est blessée par le regard des autres, elle souffre de douleurs insupportables à chaque geste ou presque.
Une image aura son importance dans le récit : elle est si lourde qu'elle a creusé des ornières dans la moquette entre son lit et sa cuisine.
Elle parle à son sujet, d'obésité morbide et c'est tellement vrai !
Et puis, elle devra enfin bouger un peu : son mari l'a quittée.
le roman prend un tout autre intérêt, elle s'ouvre un peu aux autres et nous fait découvrir les habitants de Los-Angeles. Pas les stars, mais les gens de tous les jours et les Mexicains.
Elle va reprendre sa vie en main peu à peu.
Cette écrivaine a vraiment un don pour nous faire partager les sensations physiques de son personnage.
Ce n'est sans doute pas un chef d'oeuvre, mais c'est un excellent roman d'aujourd'hui.
Je suis partie dans le monde l'obésité, j'ai découvert une Amérique que je ne connaissais pas, celle qui est rarement dans les films hollywoodiens.
Je pense que le fait que ce soit écrit par une Canadienne n'y est pas pour rien.
Ce sont deux pays voisins certes, mais avec un brin d'étrangeté dans le regard qui permet une acuité du regard bienfaisante pour le lecteur européen.

Lien : http://luocine.over-blog.com/
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Depuis toute gamine, ayant mal compris le mot du médecin, Mary se sait habitée par " l'obête". Après une période de minceur, elle reprend sept kilos pour un bébé, neuf pour un autre, sept pour le décès de son père, etc... Jusqu'à une obésité morbide qui la conduit à peser 135 kg (et demi) au début de cette histoire. Elle travaille dans un drugstore de Leaford, petite ville canadienne où vivaient les jumelles du roman Les filles, et sinon mène une vie plutôt inerte entre lit et réfrigérateur.

Elle ne s'intéresse pas à grand chose, refuse d'utiliser sa carte bancaire et le téléphone portable offert par son mari et de partir pour la croisière qu'il a gagnée à un concours, ne lit pas les journaux, côté vie conjugale "son désir avait été englouti par le sentiment qu'elle avait de ne pas être désirable."



Sauf qu'à la veille de leur vingt-cinquième anniversaire de mariage, Gooch, le mari, disparaît brusquement, lui laissant une somme confortable sur leur compte joint (tiens, elle a appris à utiliser la carte...). Et là, enfin, Mary bouge un peu et se lance à la recherche de Gooch jusqu'à Los Angeles. Où elle rencontrera des personnes qui l'aideront à sortir d'elle même, s'accepter et prendre sa vie en main sans compter sur quelqu'un d'autre ou s'y référer.



J'avais vraiment aimé Les filles où l'auteur avait abordé avec sensibilité et délicatesse un thème un peu casse-cou. Au tout début de "Un si joli visage" (le genre de phrase qui tue qui peuvent être dites...) l'autoapitoiement de Mary la rend un peu agaçante, mais Lori Lansens sait parfaitement nous intéresser à son personnage et surtout nous faire réaliser ce que c'est de peser un tel poids. Gestes impossibles, essoufflement, fatigue, ce n'est pas facile! Surtout que la faim est toujours là.

Les aventures de Mary (toujours aussi maladroite) à Los Angeles la rendent un peu plus sympathique.



C'est joliment écrit, souvent drôle finalement, le roman ne tourne pas forcément comme on l'aurait pensé, et malgré quelques bémols (le sort si soudain de Heather assez parachuté, la fin un peu brusque laissant pas mal de questions en suspens) ou invraisemblances (disparition de la faim?) ce roman se lit agréablement.
Lien : http://en-lisant-en-voyagean..
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Mary a un joli visage mais un corps disgracieux car elle est obèse. Arrivée à la quarantaine elle atteint allègrement les 135 kilos... Depuis l'enfance, elle a un appétit féroce qui ne l'a quasiment jamais quittée et elle dévore pour apaiser ce qu'elle appelle "l'obête."
Après 25 ans d'un mariage sans heurts mais monotone, son mari disparaît sans crier gare. Elle décide donc de quitter l'univers rassurant de sa maison pour partir à sa recherche. Son odyssée va la mener à faire des rencontres qui vont l'aider à devenir une femme libre.
Mary est un personnage attachant car elle ne s'apitoie jamais sur elle même, faisant plutôt preuve d'une sacrée dose d 'auto-dérision. A l'inverse de la majorité des femmes obèses présentées en littérature, elle n'est ni folle ni haineuse et encore moins dangereuse, peut-être un poil loufoque quand même.
La canadienne Lori Lansens possède un humour digne de certaines de ses consoeurs britanniques et nous livre ici un roman fort réjouissant riche en cocasseries.
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Léger et mignon comme une douce brise d'été. Je me cherchais une sémillante lecture pour lire à la plage et c'est mission accomplie pour ce roman.

C'est l'histoire de Mary, vivant avec un bon surplus pondéral ainsi qu'une importante dépendance à la nourriture depuis sa plus tendre enfance, qui se fait quitter par son mari le jour de leur 25e anniversaire de mariage. Sous le choc, Mary part alors dans une quête pour tenter de retrouver son mari, mais c'est finalement elle-même qu'elle retrouvera.

Ce roman met en perspective toute l'importance d'apprendre à s'aimer soi-même avant tout, surtout dans une société où l'apparence est tellement valorisée. Mary est adorable et attachante. Une très belle lecture de plage!
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Citations et extraits (23) Voir plus Ajouter une citation
[…] cette femme semblait admonester les personnes de l'espèce de Mary : « Mangez moins et remuez un peu votre gros cul ». Cependant, la question de l'obésité morbide, comme celle de l'anorexie (Mange plus pour éviter de crever, crétine) était beaucoup plus complexe. Nulle part dans l'article il n'était fait mention des gros chagrins. du fait que manger était une panacée contre la perte. Pas un mot sur la souffrance et la solitude.

(Alto, p.285)
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Aux gens en général, et pas seulement aux femmes, on recommandait d’accepter ce qui faisait d’eux des êtres uniques, l’apparence ne revêtant aucune importance, et, en même temps, on leur disait qu’une nouvelle coiffure et quelques accessoires bien choisis allaient changer leur vie.

(Alto, p.249)
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Au moment de s’unir, un homme et une femme étaient parfaitement conscients du fait qu'ils avaient une chance sur deux de rester ensemble. Mary se demanda si. En Amérique du nord, l'obésité avait progresse au même rythme que le taux de divorce . La gloutonnerie comme réalisation de soi
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Mary Gooch, debout devant la fenêtre ouverte de sa chambre à coucher, exécutait un striptease à l'intention des étoiles: elle s'extirpait de son pantalon fripé, ôtait son ample blouse, libérait ses seins, se débarrassait de sa culotte, et sa chair crémeuse se répandait jusqu'à l'instant où éclatait sa nudité, sublime.
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Elle ajouta la joie au répertoire des émotions récentes et songea: Je suis guérie. Elle n'était plus la victime d'un vague malaise. Aucun de ses sentiments n'était vague. Elle aurait pu nommer chacune de ses magnifiques sensations - espoir, excitation, panique, chagrin, peur - et dessiner une carte de leurs dérives. Voilè aussi ce qui arrivait aux personnes qui s'extirpaient des ornières de leur moquette, songea-t-elle. Elles se retrouvent dans des montagnes russes et prennent goût aux montées d'adrénaline.
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