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EAN : 9782266061391
765 pages
Éditeur : Pocket (29/04/1994)

Note moyenne : 4.22/5 (sur 292 notes)
Résumé :
Les Indes. Août 1947 : les derniers jours du plus grand rêve : l'Empire britannique des Indes. Les personnages de Kipling, les lanciers de Bengale, les chasseurs de tigres, les féroces guerriers pathans de la frontière indo-afghane. Les clubs « pour Blancs seulement. »

Les Indes. Quatre cents millions d'hommes fous de Dieu arrachant leur liberté un jour maudit par les astres. Gandhi, un prophète à demi-nu qui rassemble un continent et chasse l'Anglete... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (23) Voir plus Ajouter une critique
rosulien
  02 août 2019
Lu , il y a fort longtemps avant plusieurs séjours en Inde
Un livre qui m'a profondément marqué et instruit
Je m'en souviens encore comme si c' était hier
Indispensable pour qui s' intéresse à l' Inde et son histoire
L'histoire de l'Independance de l'Inde et de la partition de 1947
Vous serez étonné par tout ce que vous allez découvrir
C' est surtout un roman qui permet une approche facile , documentée de ce pays qui reste , pour beaucoup, une énigme
Argument supplémentaire :très agréable à lire , se lit comme un polar historique
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lecassin
  22 juillet 2012
En 1976, « Cette nuit la liberté » est le quatrième volume né de la collaboration de Dominique Lapierre (le français) et Larry Collins (l'américain) ; après « Paris brûle-t-il ? », « Ou tu porteras mon deuil », et « O jérusalem ». Quatrième best seller.
Dominique Lapierre et Larry Collins nous entraînent cette fois dans l'Inde profonde, celle de l'époque de la colonisation Anglaise finissante où se côtoient des Anglais de l'Empire des Indes chasseurs de tigres et des maharajas… mais aussi quatre cents millions d'indiens aspirant à la liberté.
Au beau milieu de tout ça, le mahatma Gandhy et Lord Mountbatten… Nehru… et le fantôme de la reine Victoria…
On connaît tous la fin : Gandhy sera assassiné et Lord Mountbatten ne parviendra pas à éviter la partition du pays et la création d'un nouvel état : le Pakistan… Mais le souhaitait-il vraiment ?
"Cette nuit la liberté" : le formidable récit de la décolonisation des Indes, bien plus fort qu'un roman… puisque c'est la « vérité » historique qui est retracée ici, même si pour les besoins du genre, elle est parfois un peu romancée.
Malgré tout, un formidable dépaysement et un ouvrage indispensable à tous ceux qui se passionnent pour le sous-continent.
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bookaure
  13 juillet 2012
Une fois de plus je termine un ouvrage de Dominique Lapierre complétement conquise.
Cette nuit la liberté raconte l'épopée qu'a été la conquête de l'indépendance pour cette Inde colonisée par les Anglais.
L'année 1600 marqua le commencement de l'Empire des Indes, avec l'arrivée du premier anglais. En 1773, les Indes passent sous le contrôle direct de la Couronne britannique. Suivent alors deux siècles de colonisation...jusqu'à cette année de 1947.
La première colonie britannique est alors une véritable poudrière, la marche vers l'indépendance apparait comme inéluctable et doit se faire rapidement afin de limiter l'explosion. Lord Mountbatten sera chargé du côté anglais, en sa qualité de vice-roi des Indes, de mener à bien cette mission, et de conduire les négociations avec ses homologues indiens: Gandhi, guide spirituel, vif défenseur d'une Inde unie, Nehru, représentant du Congrès et de l'Inde des Hindous, Jinnah représentant de la Ligue musulmane.
Sous la pression, l'indépendance de l'Inde sera négociée en quelques mois, avec pour résultat la Partition, cauchemar de Gandhi, qui voit la séparation du vaste empire en une Union indienne d'une part, et le Pakistan d'autre part. Obligation est alors faite aux Musulmans de l'Inde de rejoindre le Pakistan, et aux Hindous des régions pakistanaises de rejoindre l'Inde, ce qui causera un des exodes les plus importants de l'Histoire pour un seul pays, ainsi qu'une tragédie incomparable: les deux partis se livreront à des massacres sans précédents.
Jusqu'à sa mort le 30 janvier 1948, qui marque aussi le point culminant de cet affrontement, Gandhi tentera tout pour ramener son peuple à la raison.
Dominique Lapierre possède un grand talent pour pour sublimer L Histoire. Il réussit à rendre chaque personnage, chaque acteur important, en donnant grâce aux détails et au anecdotes qui ne manquent de nous lier à eux.
En outre le récit est extrêmement bien documenté, ce qui nous permet d'acquérir de réelles connaissances sur cet épisode de l'Histoire, tout en nous divertissant: on découvre avec amusement la démesure de la vie des maharajas, on lit avec émotion ce qu'a été la grande Armée des Indes et l'histoire de son démantèlement, on partage les joies occasionnées par la Déclaration de l'Indépendance, on est pris par les témoignages poignant des situations absurdes qu'a créé cette Partition....en résumé, on s'ennuie jamais.
Le seul bémol que j'aurais à mettre, est peut être que j'ai senti parfois un trop de parti pris pour les Anglais, décrits comme de "bons" colonisateurs, ayant tout de même apporté la paix et la civilisation à cette région du monde, et ayant tout fait pour que cette décolonisation se fasse dans les meilleures conditions...
Vous aurez donc compris que je conseille vivement cette lecture, pour apprendre davantage sur ce pays magique qu'est l'Inde, tout en s'embarquant pour une aventure extraordinaire.
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simoncailloux
  15 août 2020
Dominique Lapierre et son collègue américain nous offrent un livre dense représentant des années d'informations et de voyages en Asie de l'Est. Dominique Lapierre est philanthrope, l'Inde lui doit beaucoup.
Churchill avait désigné Mountbatten pour le commandement suprême des armées de mer en Asie en 1943. Mountbatten avait alors 43 ans.
Sous un gouvernement suivant avec changement de premier ministre, la courte déclaration que Clément Attlee s'apprêtait à lire avait, en grande partie, été rédigée par le jeune amiral Mountbatten qu'il envoyait aux Indes et dont il allait aujourd'hui révéler le nom. Avec son audace habituelle, Louis Mountbatten avait réussi à subtiliser le long discours d'Attlee à son propre discours définissant en terme net la mission du vice-roi. « le gouvernement de Sa Majesté souhaite prendre toutes les dispositions pour procéder au transfert de la souveraineté des Indes entre les mains d'une autorité indienne responsable à une date ne dépassant pas juin 1948. » Vint le tour de Churchill à prononcer un dernier plaidoyer en faveur de l'empire. « En assignant une échéance si rapprochée à l'abandon des Indes, Attlee se soumettait à l'une des plus démentielles exigence de Gandhi, criant à l'Angleterre de partir et de laisser l'Inde à la grâce de Dieu. C'est avec un chagrin profond que j'assiste au démantèlement de l'Empire britannique. »
Pour exercer sa mission prononcée par le premier ministre Clément Attlee, Lord Mountbatten s'envola avec son épouse pour les Indes.
Au cas où les Musulmans continueraient à revendiquer un Etat séparé, Mountbatten devrait chercher une solution de compromis, la fédération des deux Etats sous une autorité centrale. Mais de toute façon il n'était pas question d'imposer cette solution sous la force. A défaut d'accord d'une Inde unifiée, Mountbatten devrait proposer une autre solution.
Au lendemain de l'investiture du vice-roi des émeutes éclatèrent dans le Panjab entre Sikhs et Musulmans. Peu de temps après des incidents entre Indous et Musulmans firent quatre-vingt-dix-neuf mort dans les rues de Calcutta.
Le 2 avril 1947 dans son premier rapport à Clément Attlee, le vice-roi indiqua : « la vie ici est aussi sombre que possible. Je n'entrevois que peu de chance d'obtenir une solution négociée sur laquelle bâtir l'avenir des Indes.
Seuls quatre interlocuteurs participaient aux entretiens successifs qui devaient mener à définir le futur des Indes. Les négociateurs réclamant l'indépendance avaient passé le plus clair de leur vie à comploter contre l'Angleterre sans pour autant s'entendre entre eux. Pour le vice-roi, les conférences officielles n'avaient conduit qu'à des échecs. Il y renonça donc et choisi de rencontrer individuellement ses adverses dans la solitude de son cabinet. Si rendit en premier Jawaharlal Nehru, 58 ans, personnage d'une stature imposante, ancien avocat au barreau de Londres. Ils ont immédiatement sympathisé, Nehru redécouvrait auprès de Mountbatten et de son épouse l'Angleterre accueillante et libérale de sa jeunesse d'étudiant.
Ensuite pris place dans le bureau du vice-roi, celui que Churchill surnommait « le fakir à demi nu » Entre le vice-roi et Gandhi tout dans la passé des deux hommes laissait à supposer qu'ils ne pourraient pas s'entendre. Alors que Gandhi parlait de L'Inde, Mountbatten l'interrompit : Monsieur Gandhi avant de parler de l'Inde parlez-moi de vous, je voudrais savoir qui vous êtes. C'était une stratégie du vice-roi, il tenait à établir d'abord un contact intime avec ses interlocuteurs plutôt que de se laisser assaillir par leurs exigences et doléances. Sa question enchanta le Mahatma, il adorait parler de lui.
Ensuite Mohamed Ali Jinnah était reçu en aparté. Dès la première minute Mountbatten jugeait l'homme arrogant, glacial et d'un méprisant état d'esprit. Sitôt entré dans le cabinet, il informa le vice-roi qu'il était venu lui exposé sa position et ce qu'il était seulement prêt à accepter. Mountbatten entrepris de faire la conquête du musulman mais l'homme paraissait muré derrière une carapace de glace. L'idée de déballer sa vie, son caractère lui était intolérable. C'était un homme fermé, intransigeant avec lequel toutes tentatives de négociations se révélaient impossible.
Certaines choses sont intéressantes à dire à propos de Mohamed Ali Jinnah : C'était l'homme qui voulait séparer hindous et musulman en créant une nouvelle nation, le Pakistan, ou par transhumance irait s'installer tous musulmans. Comme Gandhi, Jinnah a été avocat à Londres, mais contrairement à Gandhi, il a rejoint son pays en gentlemen britannique. Il portait monocle et costumes superbement taillés. C'était un bon vivant, bien que svelte. Il buvait Champagne, Cognac, aimait les huitres et les grands crus de Bordeaux. Avocat brillant, il se lança en politique, pendant dix ans, avec l'idée de maintenir uni au congrès Hindous et Musulmans. Ensuite, il rompit avec la Congrès et rejoignit les rangs de la ligue musulmane, le parti nationaliste de la cause musulmane. Il n'y avait rien de musulman chez Jinnah hormis son prénom. Allah et le Coran n'avait aucune place dans sa vision du monde. Il buvait de l'alcool, mangeait du porc, ne fréquentait pas la mosquée le vendredi. Sa vie était un modèle d'ordre et de discipline. Les livres de droit et les journaux constituaient ses seules lectures. Il se faisait envoyé des journaux du monde entier. Auprès du vice-roi, Jinnah déclarait, le temps des transactions est passé, il faut faire vite en découpant le pays pour séparer Hindous et Musulmans. Plus tard nous apprendrons que Jinnah était très malade, ce qu'il se gardait de dire et si, et si, et si … un partage n'était pas conclus du vivant de Jinnah les Indes aurait pu connaître un avenir très différent.
Le partage s'articula autour des faits suivants : Une séparation territoriale d'indous et de musulmans. Deux Pakistan, un oriental et un occidental séparé de 1800 Km, un nombre invraisemblable d'heures de trajet entre les deux Pakistan avec un immense risque de ne pas sortir vivant du voyage. Des Sikhs qui ne trouvent pas leur compte dans le partage. Un Panjab très fertile, le grenier des Indes où après découpage de territoire tous espèrent avoir un maximum de canaux d'irrigation. Des rois et dynasties, qui veulent rester en entités indépendantes, qu'ils étaient. Un Pakistan oriental ayant une population majoritairement hindoue dans sa partie ouest ; une partie est majoritairement musulmane et dépourvue de richesse. Un Cachemire composé d'hindous et de de musulmans n'arrivant pas à choisir un camp c'est-à-dire s'allier à l'Inde ou au Pakistan et en guerre régulière avec l'Inde ou le Pakistan cherchant à s'allier la région.
Voilà la mosaïque et les répercussions du partage de 1947 dans les décennies qui ont suivi.
C'est un livre au départ duquel on apprend beaucoup et ce n'est pas à négliger puisque l'Inde et le Pakistan réunis représentent 21% de la population mondiale.
Inde et Pakistan sont des pays riches en diversités. Ces deux pays possèdent l'arme nucléaire, souhaitons leurs des dirigeants raisonnables !
L'Inde est un pays qui fascine beaucoup de gens.
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Unhomosapiens
  20 mars 2017
Je me souviens d'avoir lu ce livre il y a une trentaine d'années. J'étais alors fasciné par le Mahatma Gandhi et la non-violence, sa détermination face à l'empire britannique. Il me semble que les auteurs ont respecté les faits historiques, et l'on suit agréablement le processus de l'indépendance de l'İnde, du Pakistan et Bangla-Desh.
Un livre très intéressant sur cette periode historique que l'on connait peu en France. Lecture que l'on peut compléter par le film Gandhi, d'Attenborough.
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Citations et extraits (20) Voir plus Ajouter une citation
bookaurebookaure   22 mai 2012
La loi du Talion - "œil pour œil, dent pour dent" - ne pouvait conduire qu'à un monde d'aveugles, estimait-il, et l'on ne change pas les convictions d'un homme en lui tranchant la tête, pas plus qu'on n'insuffle l'amour dans un cœur en le transperçant d'une balle. La violence engendre la violence. Gandhi voulait transformer les hommes par l'exemple du bien, et les réconcilier par la volonté de Dieu au lieu de les diviser par leurs antagonismes.
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WyomingWyoming   21 mai 2019
L'impressionnant cône blanc du Nanga Parbat s'encadra dans les hublots de l'avion. Il dardait vers le ciel son vertigineux sommet de huit mille mètres dominant orgueilleusement les autres pics. Sur tout l'horizon, les passagers pouvaient admirer les parois enneigées de l'une des plus grandes chaînes montagneuses du monde, l'Hindu-Kush, formidable rempart séparant le sous-continent indien de l'immensité des steppes russes.
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bookaurebookaure   27 juin 2012
Devant le même drapeau, Sulochana Pahdi, une lycéenne de seize ans, partageait avec des millions de jeunes "l'impression de devenir adulte en même temps que son pays". Elle se rappela un vers de William Wordsworth qu'elle avait appris sur les bancs de son école britannique: "Qu'il est beau d'être vivant cette aube, murmura-t-elle, et comme être jeune est le paradis."
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tulipe27tulipe27   09 mars 2017
Après un voyage en Inde, la rentrée en Europe a été rude, 1'000 interrogations ont pris place dans mon esprit.
Ce livre historique m'a permise de comprendre le lien qui unissaient nos deux territoires et qui aussi les divisaient. Indispensable pour rêver dune Inde passé et comprendre une partie de l'identité de ses habitants.

Je le recommande vivement pour toutes préparation au voyage en Inde.
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IugziIugzi   30 mars 2019
Les espaces infinis du continent indien avaient offert à ces Anglais ce que ne pouvaient leur donner leurs étroits rivages insulaires, une arène sans limites où étancher leur soif d'aventure. Ils étaient arrivés, imberbes et timides, à dix-neuf et vingt ans, sur les quais de Bombay. Trente-cinq ou quarante ans plus tard, ils étaient repartis le visage brûlé par trop de soleil et trop de wisky, le corps marqué par les blessures des balles, par les maladies tropicales, les griffes d'une panthère où leurs chutes au polo, mais fiers d'avoir vécu leur part de légendes dans le dernier empire romantique du monde.
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