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ISBN : 2266107534
Éditeur : Pocket (18/09/2000)

Note moyenne : 4.21/5 (sur 594 notes)
Résumé :
Un prêtre catholique français, un jeune médecin américain, une infirmière et un tireur de pousse-pousse indien se rencontrent sous les cataractes de la mousson.
Ils s'installent dans l'hallucinant décor d'un quartier de Calcutta pour soigner, aider, sauver. Condamnés à être des héros, ils vont se battre, lutter, vaincre. Au milieu des inondations, des rats, des scorpions, des eunuques, des dieux, des fêtes et des soixante-dix mille "lumières du monde" qui peu... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (62) Voir plus Ajouter une critique
Eric76
  30 décembre 2017
Comment parler d'un tel livre sans paraître outrecuidant, sans s'émouvoir ou se révolter à bon compte ? de ce formidable roman-témoignage, je ne retiendrai que la fantastique leçon d'espoir donnée par ces paysans ruinés et affamés partis rejoindre le mirage de Calcutta. Je ne retiendrai que la leçon de vitalité, de joie et de dignité que nous donnent ces va-nu-pieds, ces crève-la-faim, ces miséreux qui pataugent dans la boue, les ordures, et dorment avec les rats. L'Ogresse Calcutta a beau les dépouiller de tout, elle ne réussit pas à les avilir totalement, ni à briser cet optimisme, cette soif d'espérance qui les fait rayonner même dans les pires moments de leur existence. Ils vivent en enfer, mais ils croient toujours en leurs Dieux, leurs sourires sont toujours aussi chaleureux, et leur foi en l'avenir toujours aussi intact.
Ce livre fut écrit en 1985. Depuis, bien des choses ont changé en Inde où la pauvreté à beaucoup reculé. Mais cette rage de survivre, d'avancer pas à pas qui animent tous les personnages de ce roman est étrangère au temps. Voilà pourquoi ce livre nous parle encore aujourd'hui.
Je ne suis pas prêt d'oublier le missionnaire Paul Lambert, un sain qui se dévoue corps et âmes pour aider ces laissés-pour-compte, ces oubliés échoués dans cette ville inhumaine. La reconnaissance et l'amour qu'il recevra d'eux en retour dépassera de loin toutes les souffrances qu'il a endurées. Je n'oublierai pas non plus Hasari Pal, tireur de rickshaws, homme-cheval qui se tue à la tâche en parcourant en tous sens les rues bondées, redoutables, nauséabondes de Calcutta afin de nourrir sa famille et lui trouver un toit, même s'il se trouve dans le plus pouilleux des bidonvilles.
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Dixie39
  19 janvier 2017
Il en est des livres comme des gens : certains rendez-vous sont mille fois reportés et le plaisir de la rencontre, quand enfin elle se réalise, n'en est que plus vif, plus fort. Ce fut le cas pour la Cité de la joie de Dominique Lapierre. J'avais adoré le film. Et maintenant, ce livre que je n'ai pas su lâcher jusqu'au dernier mot...
Tout le monde connaît plus ou moins l'histoire, beaucoup l'ont lue et appréciée, certains pourraient penser que ce n'est plus d'actualité, que «c'est daté » et alors à quoi bon se replonger dans ce slum de Calcutta dont on a l'impression qu'on en a tant (trop) dit.
"Cette ville est une ogresse. Elle fabrique des gens dont le seul but est de te dépouiller."
L'Inde fait parler d'elle en ce moment, et pas forcément en bien. Et pourtant, en refermant ce livre, ce n'est pas la pitié, le dégoût ou la tristesse qui vous soulève le coeur, mais un surprenant émerveillement devant ce désir fou de vivre et une certaine incompréhension aussi : comment avoir et garder autant la foi devant tant d'abjections, d'horreurs et d'injustices ?
"Vous êtes la lumière du monde", leitmotiv qui aide à tenir debout ou imposture qui maintient à genoux ? C'est facile de dire cela pour moi, à l'abri et au chaud dans ma petite vie de privilégiée, avec la panse pleine sans le souci de la remplir le lendemain...
Ce qu'on lit là, dans les 3/4 de ce livre, c'est un enfer. Là-bas, on survit au milieu d'un océan de puanteur, de douleur et de mort. On (se) tue pour gagner quelques roupies et espérer au moins faire un repas par jour. On vend ses os, ses yeux, la prunelle de ses yeux (foetus ou nouveau né). On vole. On trime. Qu'importe. On vit. On donne. On aime et on aide au centuple…
« Tout ce qui n'est pas donné est perdu » dit le proverbe indien. On ne perd rien, à la Cité de la Joie. On s'accroche et on vit. Mais avec tant de hargne, de joie, de peur, d'amour, de douleur, de foi et autant de larmes, de sourires et de sang, qu'on ne peut qu'être admirative face à cette volonté de vivre effrénée, cette force vive dont je ne sais si nous, occidentaux, en serions aussi capables…
"Ce peuple de flagellés, d'humiliés, d'affamés, d'écrasés est vraiment indestructible. Son goût de la vie, son pouvoir d'espérance, sa volonté de se tenir debout le feront triompher de toutes les malédictions de son karma".
Et au milieu de tout cela, il y a quoi ?
- Un prêtre venu vivre sa foi au milieu de la lie de l'humanité, "à cause de ce "J'ai soif !" crié par le Christ. Afin de dire la faim et la soif de justice des hommes d'ici qui montaient chaque jour sur la Croix, et qui savaient regarder en face cette mort que nous, en Occident, nous ne savions plus affronter sans désespoir".
- Un paysan sans terre venu à Calcutta avec "l'espoir d'y trouver de quoi vivre un jour de plus. Car dans une métropole de cette importance, il y avait toujours quelques miettes à ramasser. Alors que dans un village grillé par la sécheresse ou inondé par la mousson, même les miettes n'existaient plus."
- des touristes (vous et moi) descendus des autocars pour "se faire tirer le portrait avec nous. Les rickshaws de Calcutta en colère, cela valait bien les tigres blancs du zoo d'Ali-pore, non ?"
- des aborigènes chassés de leurs forêts en flammes, arrivés là poussés par la chance de trouver un abri. "Ce jour-là, l'Inde avait subi une nouvelle défaite : un slum intégrait un homme qui était l'Homme par excellence, l'Homme primitif, l'Homme libre".
- la fleur de la Cité de la Joie : "Elle n'avait rien appris, mais elle savait tout. Par intuition, par amitié, par amour".
- un américain qui se retrouve sans comprendre avec un nourrisson dans les bras : "Prends-le ! gémit-elle. Emmène-le dans ton pays ! Sauve-le".
- un médecin en mission humanitaire qui ne rêve plus que d'une seule chose : "Dormir ! Dormir quinze, vingt heures de suite. Sur du ciment, avec des rats, des scolopendres, des scorpions, n'importe-où, mais dormir !"
- des lépreux dont le corps part en lambeaux, mais dont le coeur exulte : "Ces hommes et ces femmes étaient la Vie. La vie en majuscules. La vie qui palpite, qui tourbillonne, qui frissonne, qui frémit, la vie qui vibre comme elle vibrait partout ailleurs dans cette ville bénie de Calcutta".
- un auteur qui a trouvé plus que des héros de roman et qui a fait de sa vie, un combat pour tous les parias du monde (les lépreux, les malades du sida et tant d'autres...)
"Restaient les vivants".
Alors, me direz-vous : "Une goutte d'eau dans l'océan des besoins, mais une goutte d'eau qui aurait manqué à l'océan si elle n'avait pas été là". - Mère Teresa -
Lien : http://page39.eklablog.com/l..
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anlixelle
  08 janvier 2017
Adolescente, j'ai eu ma période « Dominique Lapierre », découvrant peu à peu le monde qui m'entourait grâce à ses ouvrages documentés et (plutôt) faciles à lire.
La Cité de la Joie, roman paru en 1985 en fait partie. Un film s'en suivit quelques années après (1992), sans trahir l'esprit de l'auteur, mais ne permettant pas vraiment de faire sentir les sentiments dont se saisissent les personnages principaux.
Entre roman et témoignage, ce texte nous livre le quotidien des déshérités des Calcutta, et d'une poignée d'entre eux qui leur vouent leur vie pour faire face à leur terrible quotidien.
L'ambiance très humaine (chrétienne pour certains, médicale pour d'autres), empathique et détachée de la part de ceux qui AIDENT se fait bien sentir, grâce l'écriture descriptive de Dominique Lapierre, l'ancien journaliste.
Le personnage central, Paul Lambert, prêtre français, est inspiré de la figure de deux religieux travaillant dans les bidonvilles de Calcutta : le père François Laborde et Gaston Grandjean, missionnaire suisse, qui a changé son nom en Gaston Dayanand en adoptant la nationalité indienne en 1992.
Merveilleux message de tolérance, de vie, d'amour, et de non renonciation, La cité de la joie montre aussi comment les ponts s'établissent entre les différentes religions qui se côtoient dans ce bidonville de Calcutta.
A ce jour le livre a été traduit en trente et une langues et son tirage dépasse les quarante millions d'exemplaires.
Dominique Lapierre a créé une fondation internationale pour scolariser les enfants et ouvrir des dispensaires, entre autres.

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jeunejane
  19 février 2015
Roman lu il y une quinzaine d'années et vu au cinéma.
Très poignant la vie dans les bidonvilles en Inde et la personnalité du jeune médecin.
L'évènement qui m'a le plus marqué, c'est quand le papa vend un organe pour payer les noces de sa fille.
Deuxième point et non le moindre, c'est le sourire et la gaieté chez ces personnes privées de beaucoup d'éléments de bien-être de base.
C'est une leçon de vie pour moi.
Le livre fait mieux ressentir l'ambiance et l'humanité que le film.
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AgatheDumaurier
  09 janvier 2016
J'aime les récits qui se passent en Inde.
Ce texte n'est pas vraiment un "roman", mais plutôt une sorte -si l'on en croit l'auteur- de témoignage, un florilège de témoignages tournant autour de Calcutta, et, dans Calcutta, de la "cité de la joie", un "slum", un bidonville terrifiant.
On suit d'abord en parallèle le prêtre français Paul Lambert, à la mentalité étrangement médiévale, venu, non véritablement dans un but "humanitaire", mais pour être "un pauvre parmi les pauvres", pour partager leur souffrance dans le Christ, et une famille de paysans bengali ruinée, les Pal, échoués sur les trottoirs de "la ville inhumaine" pour ne pas mourir de faim à la campagne. Puis s'ajoute divers personnages, des habitants du bidonville, et un jeune et richissime médecin américain attiré par l'expérience.
Il y a, évidemment, d'abord, une leçon de morale un peu énervante pour nous, les Occidentaux gavés de nourriture, de confort (électricité, médicaments, eau courante, climat tempéré...) qui nous invite à cesser de nous plaindre (point de vue chrétien) ou au contraire à nous féliciter de l'excellence de nos vies antérieures pour avoir mérité notre réincarnation dans un monde si douillet (point de vue hindou). (Je dis cela à cause de l'omniprésence de la religion dans ce livre, assez rare dans un texte français contemporain)
Mais il y a aussi une description fantastique de la ville, qui, comme Bombay dans Shantaram, finit par prendre toute la place. Cet immense organisme vivant de dix millions d'êtres humains devient rapidement le personnage principal. L'horreur ne cesse de côtoyer la beauté. Horreur physique du délabrement des bâtiments, des corps de lépreux, des morts de la tuberculose, du choléra, de la typhoïde, et beauté des fêtes, des maquillages, des saris, des fleurs dans les cheveux des femmes, des sourires quasi permanents auxquels on a du mal à croire. Horreur morale des mafieux, des racketteurs des plus pauvres, des enfants esclaves, malnutris, vendus, de cette femme que l'on laisse se vider de son sang après lui avoir arraché son foetus de sept mois, qu'elle vendait pour nourrir ses autres enfants, horreur des trafics d'organes, du sang des pauvres qu'on achète, et même une hypothèque sur leurs cadavres appelés à fournir les hôpitaux du monde entier...et puis beauté de cette solidarité des pauvres entre eux, qui partagent tout, qui s'inquiètent de leurs voisins, qui recueillent les orphelins, et surtout, qui, malgré tout, continuent à vivre -et non pas à survivre comme des organismes privés de raison-à danser, à chanter, à faire la fête, à aimer.
Attention cependant aux esprits cyniques, certaines réflexions réitérées comme "vous êtes la lumière du monde" risquent de les irriter.
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Citations et extraits (61) Voir plus Ajouter une citation
Eric76Eric76   19 décembre 2017
A cette époque, la Cité de la joie ne comptait qu'une dizaine de puits et de fontaines pour soixante-dix mille habitants. La fontaine la plus proche de Paul Lambert se trouvait au bout de sa ruelle, à la hauteur d'une étable à buffles. Le quartier s'éveillait quand il s'y rendit. C'était, à chaque aube, la même explosion de vie. Des gens qui avaient passé à dix ou douze dans un réduit infesté de rats et de vermine renaissaient à la lumière comme au premier matin du monde. Cette résurrection quotidienne commençait par une purification générale. Là, dans les ruelles noyées de boue, au bord du flot pestilentiel d'un égout, les habitants de la Cité de La joie chassaient les miasmes de la nuit par tous les rites d'une toilette méticuleuse. Sans dévoiler une parcelle de leur nudité, les femmes parvenaient à se laver entièrement, depuis leurs longs cheveux jusqu'à la plante des pieds, sans oublier leur sari. Puis elles prenaient le plus grand soin à huiler, peigner et tresser leur chevelure, avant de la piquer d'une fleur fraiche trouvée Dieu sait où. A chaque point d'eau, on voyait des hommes se doucher avec une boite de conserve, des gamins se frotter les dents avec des bâtonnets de margousier enduits de cendre, des vieillards se lisser la langue avec un fil de jute, des mères épouiller leurs enfants avant de savonner vigoureusement leurs petits corps nus, même dans le froid mordant des matins d'hiver.
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Eric76Eric76   14 décembre 2017
Sa tignasse frisée et ses rouflaquettes qui rejoignaient les pointes tombantes de ses moustaches, son torse court et râblé, ses bras musclés et ses jambes un peu arqués lui donnaient l'air d'un guerrier mogol. Hasari Pal, trente-deux ans, n'était pourtant qu'un paysan, l'un des quelque cinq cents millions d'habitants de l'Inde de ces années-là qui demandaient leur subsistance à la déesse Terre. Il avait construit sa hutte de deux pièces, en torchis et couverte de chaume, un peu à l'écart du village de Bankuli, au Bengale occidental, un état du nord-est de l'Inde trois fois plus vaste que la Belgique et aussi peuplé que la France. Son épouse Aloka, une jeune femme au teint clair et à l'air séraphique, l'aile du nez percée d'un anneau d'or et les chevilles ornées de plusieurs bracelets qui tintaient à chaque pas, lui avait donné trois enfants. L'aînée, Amrita, douze ans, avait hérité les yeux en amande de son père et la jolie peau fruitée de sa mère. Manooj, dix ans, et Shambu, six ans, étaient deux solides garçons aux cheveux noirs ébouriffés, plus prompts à chasser les lézards à la fronde qu'à guider le buffle dans la rizière familiale.
Vivaient aussi au foyer du paysan son père, Prodip, un homme sec et buriné, le visage barré d'une fine moustache grise ; sa mère, Nalini, une vieille femme voûtée et ridée comme une noix ; ses deux frères cadets, leurs épouses et leurs enfants, soit en tout seize personnes.
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Eric76Eric76   22 décembre 2017
Il s'avança dans la travée entre les lits et la trouva en train de laver les plaies d'un homme encore jeune, si maigre qu'il ressemblait à l'un de ces morts-vivants découverts par les Alliés dans les camps nazis. Toute sa chair avait fondu. Seule subsistait la peau tendue sur les os. La religieuse lui parlait doucement en bengali. " Je n'oublierai jamais le regard de cet homme, dira Lambert. Sa souffrance se changeait en surprise, en paix, la paix d'un être aimé." Sentant une présence derrière elle, Mère Teresa se retourna. Elle vit la croix de métal du prêtre.
- Oh, Father, s'excusa-t-elle humblement, que puis-je faire pour vous ?
Paul Lambert se sentit terriblement gêné. Il venait d'interrompre un dialogue dont il percevait ce qu'il avait d'unique. Les yeux exorbités du mourant semblaient supplier Mère Teresa de se pencher à nouveau sur lui. C'était pathétique.
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Eric76Eric76   16 décembre 2017
Eux aussi avaient fui leur campagne pour le mirage de Calcutta. Ils offrirent aux Pal une galette toute chaude et balayèrent un coin du trottoir pour leur permettre de s'installer près d'eux. L'hospitalité de ces inconnus réchauffa le cœur du paysan. Sa famille serait en sécurité en leur compagnie, le temps qu'il trouve un travail. Il avait appris une rude leçon cet après-midi là. " Puisque dans cette ville inhumaine des hommes se tuent à la tâche, ce serait bien le diable si je ne parviens pas à prendre la place d'un mort."
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Dixie39Dixie39   15 janvier 2017
Mais la grève est une arme pour les riches, reconnaîtra douloureusement Hasari Pal. Les plus belles résolutions ne tiennent pas longtemps quand vous avez un ventre tordu de crampes par la faim et la tête aussi vide que la peau d'un cobra qui vient de muer. Ces brutes de propriétaires le savaient bien. Ils savaient que nous craquerions très vite.
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