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Javier Moro (Collaborateur)
EAN : 9782221111055
368 pages
Éditeur : Robert Laffont (07/05/2008)

Note moyenne : 4.08/5 (sur 139 notes)
Résumé :
6 avril 1652. Une poignée de jardiniers hollandais débarquent à l'extrême pointe sud de l'Afrique. Leur mission : faire pousser des salades pour les équipages de la puissante Compagnie des Indes Orientales d'Amsterdam décimés par le scorbut. Pas l'ombre d'une ambition de conquête coloniale dans cette aventure potagère.
Mais ces hommes, et les immigrants qui les rejoignent, défient bientôt les jungles infestées de bêtes sauvages et de mouches tsé-tsé pour s'en... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (23) Voir plus Ajouter une critique
Epictete
  05 novembre 2014
Qui sont les Boers, les Afrikaners ?
Ces mots que nous avons tous entendus et que nous sommes tous capables de situer dans une Afrique du Sud parfois bien mystérieuse, que désignent-ils ? Les réponses sont dans ce livre, très documenté, avec de nombreuses autres informations.
C'est donc à l'histoire de l'Afrique du Sud depuis 1650 que nous nous attaquons. Et c'est indispensable pour comprendre l'actualité de ces dernières années.
En 1650 les Hollandais, très présents sur les mers du globe, se rendent compte que la longueur des voyages comme le manque de légumes et de protéines, provoquent sur leurs bateaux de nombreux cas de décès liés au scorbut.
Pour palier ce phénomène, ils vont installer des relais au niveau du « Cap », chargés de fournir aux bateaux de passage, des légumes et de la viande.
A cette époque, il n'est pas question de colonisation. Mais les circonstances vont conduire certains paysans à s'installer de plus en plus à l'intérieur des terres et cela générera bien sûr des affrontements de plus en plus violents abec les populations indigènes.
Et ces « conquérants » de culture Calviniste vont en permanence chercher dans la bible les principes ou les justifications de leurs stratégies. Il sera bientôt question de peuple supérieur, de race élue, de fierté reconquise de nation purifiée… On imagine les conclusions que des esprits simples ou manipulateurs peuvent en tirer.
Tout cela va évidemment influencer l'histoire de ce pays. L'histoire s'écrit, se raconte mais ne se résume pas.
Cela semble cependant possible en suivant l'auteur et le laissant nous raconter un certain nombre de personnages célèbres :
• le Docteur Christiaan Barnard
• Nelson et Winnie Mandela (Et tous les héros oeuvrant dans l'ombre de l'Aparteid)
Desmond Tutu
• Helen Lieberman
• Frédérick de Klerk
• Etc
Avouons qu'il y a là une très belle brochette de héros générés par ce pays.
Aucun texte n'a vocation à excuser l'inexcusable mais il peut au moins éclairer, voire expliquer. Ensuite que chacun fassse fonctionner ses neurones.
Dominique Lapierre nous livre un texte magnifiquement écrit, entre reportage récit et roman, avec un rythme qui rend haletant un ouvrage historique.
Que dire de mieux que d'en conseiller vraiment la lecture.
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Luniver
  16 avril 2012
L'histoire moderne de l'Afrique du Sud commence vers 1650, par une décision tout à fait anodine : la Hollande, pour lutter contre le scorbut qui fait des ravages chez ses marins, décide de fonder une petite ville au Cap pour les approvisionner en viande et légumes frais. La colonie s'étend petit à petit, et attire des calvinistes européens, persuadés d'être un nouveau "peuple élu" pour les terres africaines, et les premiers conflits apparaissent entre ces immigrants et les autochtones.
Après bien des conflits et des migrations, les boers parviennent à créer deux petits états indépendants, le Transvaal et l'Etat d'Orange. Un demi-siècle plus tard, ces deux états sont conquis par l'Angleterre malgré une résistance acharnée : l'Union Sud-africaine est alors créée. le droit de vote n'est accordé qu'aux blancs et aux noirs "civilisés". Les premières discriminations apparaissent, dans le travail et dans la possession des terres.
En 1948, le parti national purifié, imprégné des idées racistes d'Hitler, parvient au pouvoir. Aussitôt, la politique de l'apartheid est mise en place, le but étant de réduire les contacts entre les blancs et les noirs au strict minimum et de promouvoir le "développement séparé" de chacune de ces catégories. Tous les habitants sont répartis suivant quatre races : blancs, métis, noirs, asiatiques. La classification des habitants se fait avec des moyens douteux, comme le test du crayon : on plante un crayon dans vos cheveux : s'il tombe, vous avez les cheveux lisses et êtes donc blanc, sinon, vous avez les cheveux crepus et êtes donc noir. Des "états ethniques" sont créés sur des terres pauvres et sans richesse pour être habitées par les non-blancs. Les lois ségrégationnistes se multiplient : relations sexuelles entre blanc et non-blanc interdites, séparation des toilettes publiques selon les races, passeports obligatoires pour les noirs, retrait de leur nationnalité sud-africaine, etc. Il faudra des manifestations pacifiques réprimées dans le sang, des sanctions internationales de plus en plus sévères envers l'Afrique du Sud, un pays au bord de la guerre civile, pour que le gouvernement renonce à sa politique et que les premières élections multiraciales aient enfin lieu en 1994.
À mi-chemin entre le roman et la chronique, ce livre nous entraîne rapidement dans l'histoire de l'Afrique du Sud : on est tout d'abord conquis par ce petit peuple tenace qui résiste tant bien que mal à toutes les agressions, on se révolte en voyant l'enchaînement des lois et des répressions qui s'accumulent, et on se réjouit de l'espoir d'une vie plus égalitaire dans le pays.
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Jeanmarc30
  25 novembre 2018
Avec "Un arc-en-ciel dans la nuit", Dominique Lapierre retrace l'histoire de la nation sud-africaine, de l'arrivée des colons jusqu'à l'autonomie. Une formidable épopée racontée dans un style qui permet de dévorer ce récit et de s'instruire intelligemment. Bien sûr, la partie relative à l'histoire de "Madiba" (Nelson Mandela) est la plus développée car l'Homme était en soi une figure emblématique de la libération des Sud-Africains sinon une légende vivante ...
On ne reste pas insensible aux charmes de ce pays, à ses atouts, longtemps spoliés par les colons, tout comme le simulacre de démocratie, mais surtout la ségrégation raciale qui y était instaurée et dont la fin n'est pas si ancienne que çà. J'ai été ému par ce récit poignant, qui m'a permis de voyager dans ce beau pays qu'est l'Afrique du Sud mais aussi de découvrir un Nelson Mandela sous d'autres facettes.
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litolff
  21 juin 2012
Un récit intéressant retraçant la colonisation et l'histoire de l'Afrique du Sud, mais surtout l'avènement de l'apartheid.
Je préfère cependant Dominique Lapierre lorsqu'il s'associe à Larry Collins pour ses récits...
On reconnait le coté très humaniste de Dominique Lapierre dans ce récit, en particulier lorsqu'il évoque l'orthophoniste Helen Lieberman ; j'ai cependant préféré, et de loin, le roman de James Michener , "L'Alliance", qui reprend l'histoire intégrale de l'Afrique du Sud, des origines à nos jours.
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montmartin
  03 août 2018
Ce n'est pas un livre d'Histoire mais un récit qui nous entraîne à la suite des hommes et des femmes, célèbres ou anonymes, blancs ou noirs, européens ou africains, qui dans le sang et les larmes ont donné le jour à cette Afrique du Sud aujourd'hui devenue la " Nation arc-en-ciel ". Un roman passionnant et plein d'espoir qui retrace l'avènement de l'apartheid, mais qui est avant tout un hymne à la liberté.
Lien : http://notreavis.canalblog.c..
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Citations et extraits (7) Voir plus Ajouter une citation
EpicteteEpictete   26 octobre 2014
A Johannesburg et dans toutes les cités industrielles de la nouvelle Afrique du Sud, les Boers sont en effet devenus des petits blancs que les chefs d'industrie britanniques traitent sur le même plan que les noirs. Les uns et les autres forment deux prolétariats parallèles engagés dans une même course pour la survie.
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LuniverLuniver   14 avril 2012
Des frontières du Zimbabwe jusqu'aux rivages du Cap, il se commettait un meurtre toutes les demi-heures, un viol toutes les trois minutes, un cambriolage toutes les deux heures. Ce désastre était largement le résultat des années de dévoiement de l'action policière. Pendant tout le temps de l'apartheid, les forces de l'ordre avaient en effet donné la priorité à la lutte anti-terroriste plutôt qu'à la poursuite des auteurs des crimes de droit commun. Passer une nuit à faire la chasse aux couples soupçonnés de franchir l'interdit des relations sexuelles interraciales avait été une mission plus importante que de traquer de réels délinquants.
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EpicteteEpictete   27 octobre 2014
Certes, la doctrine de l'apartheid qu'il va progressivement expliquer à ses électeurs et le national socialisme ne sont pas de même nature. Mais l'un et l'autre sortent du même chaudron d'insatisfactions nationales et de souffrances économiques.
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ioulia_ioulia_   25 décembre 2017
Infortuné peuple de Jéhovah ! Il n'y a rien de "sacré" dans la "terre promise" où il arrive. Comme toutes les agglomérations nées du boom industriel, Johannesburg est une ville avant tout inhumaine. Ici, les capitalistes de Londres ne font aucune différence dans le recrutement des forçats de leurs usines. Petits Blancs, Noirs, Chinois, Indiens sont à la même enseigne dans cette fourmilière que la pauvreté transcende à tous les niveaux. Rude découverte pour les fiers paysans du Veld, habitués à des horizons sans limites et soudain contraints de s'enfermer dans un monde concentrationnaire. Eux qui ont toujours cru en la vocation du droit divin de l'homme blanc de construire son univers pour y régner en maître, ou s'y sentir au moins égal à défaut de supérieur, voilà qu'ils doivent boire jusqu'à la lie l'amer calice de l'humiliation. Voilà qu'ils doivent supplier pour obtenir un emploi, accepter la honte d'être surveillés dans l'accomplissement de la moindre tâche, endurer brimades et coups comme de vulgaires kaffirs. Le souvenir idéalisé de leurs fermes, de leurs champs, de leurs bêtes soutient leur courage. Ils feront face, même si le rêve de faire demi-tour et de rentrer chez eux hante leurs esprits, car c'est là-bas, dans les champs défrichés de leurs mains, que reposent à jamais, ils en sont sûrs, les valeurs héritées de leurs aïeux. Pour glorifier cet attachement, nombre de familles défient l'inhumanité de leur nouveau cadre de vie en élevant symboliquement un mouton ou une chèvre dans l'arrière-cour de leur exil urbain.
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LuniverLuniver   14 avril 2012
Tout hôpital qui reçoit un patient africain sans avoir reçu l'autorisation du ministère des Affaires indigènes commet une infraction criminelle.
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