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Jean-Émile Laboureur (Illustrateur)Alberto Manguel (Préfacier, etc.)
ISBN : 291613610X
Éditeur : Les éditions du Sonneur (06/05/2008)

Note moyenne : 3/5 (sur 2 notes)
Résumé :
200 chambres 200 salles de bains est écrit au Palace Hôtel de Bussaco, non loin de Coimbra, au Portugal. En cette nuit d'insomnie, Valéry Larbaud évoque le voyage, la vie d'hôtel et ses personnages, avec la particularité, ainsi que le souligne Alberto Manguel dans sa préface, de proposer "un livre de voyage à l'arrêt, où l'écrivain s'assied et observe tandis que le monde avance sous ses yeux comme un fleuve qui coule."
200 chambres 200 salles de bains a été ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (1) Ajouter une critique
MarianneL
  12 février 2014
Héritier fortuné de la source de Vichy Saint-Yorre, et malade dès l'enfance, Valery Larbaud (1881 – 1957) passa une grande partie de sa vie, à demi-vécue, entre les quatre murs de sa propriété, et souvent dans des chambres d'hôtel.
La condition de l'auteur, tel un nomade sédentaire dans sa chambre d'hôtel – à condition que ce ne soit pas un hôtel de deuxième ordre -, ce lieu intermédiaire entre maison et hôpital, ce lieu de détachement où l'écrivain observe, tandis que «le monde avance sous ses yeux comme un fleuve qui coule», est subtilement décrite dans ce récit, mais aussi dans la belle et courte préface d'Alberto Manguel à ce petit texte de 1927.
«L'hôtel que choisit Larbaud, ou qui a choisi Larbaud, dans lequel il a écrit «200 chambres 200 salles de bains», est le centre du monde pour l'écrivain. Il dit l'aimer plus que sa maison natale, plus qu'aucune des maisons où son enfance a passé », comme on aime davantage, avec plus de passion, l'inconnue croisée par hasard dans une gare ferroviaire que les fidèles membres de sa famille qu'on ne connaît que trop. Pour aimer pleinement, nous avons besoin de savoir qu'il y a chez l'être aimé de dangereuses étendues de «terra incognita».»
Valery Larbaud écrivit ce texte dans la chambre d'un palace portugais, non loin de Coimbra, dont on peut aisément se représenter, avec les gravures de Jean-Émile Laboureur, les salons, les jardins et l'atmosphère de langueur qui y étreignit le convalescent.
J'apprécie cet état de suspension, de retrait que permet le séjour dans une chambre d'hôtel.
Ainsi, tout en regrettant la minceur du récit et sa conclusion abrupte qu'on dirait interrompue par une recrudescence de la maladie, j'ai aimé la finesse des observations de Valery Larbaud, et en particulier le portrait de la comtesse X…, cliente du palace, qui creuse ses dettes et mène la grande vie et qui, tout en redistribuant cadeaux et jouets autour d'elle, marche droit devant elle vers le précipice.
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Citations et extraits (2) Ajouter une citation
deriblekderiblek   02 avril 2012
Espace banal, à tout venant livré, et qui ressemble à ce temps qui ne passera jamais assez vite, à ces douze heures qui me séparent du bonheur que j'attends. Ma pensée se jette à sa rencontre, cherche à le joindre à travers la nuit, au-delà de l'aube et de l'aurore, se heurte à ces heures , retourne pour voir combien de minutes se sont écoulées, repart, il faut lui faire prendre un détour, la lancer sur une longue piste à travers le passé, un passé aussi différent que possible de ce que sera demain, quand mon bonheur sera ici; plongée dans le souvenir dont je n'émergerai qu'au grand jour, quand je n'aurai plus besoin des lampes pour voir ce que j'écris. Partons d'ici, de cette chambre d'hôtel.
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deriblekderiblek   02 avril 2012
NOTRE CONDITION EST NOMADE. Les résidences permanentes sont une aberration de ce désir de changer, de poursuivre, d'être un autre ailleurs, toujours.
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Video de Valéry Larbaud (4) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Valéry Larbaud
Thomas B. Reverdy, L?Envers du monde_Seuil .New York, août 2003. Une chaleur suffocante. Ground Zero, le site des attentats du 11 septembre, vidé de ses décombres, n?est qu?un trou large comme un quartier. Ce n?est plus le World Trade Center depuis deux ans, et ce n?est pas encore la Tour de la Liberté, qui n?est qu?un projet d?architectes. Un non-lieu étrange, une absence dans le paysage. « le plus petit désert du monde ». Un vendredi à l?aube, on découvre le corps mutilé d?un ouvrier arabe sans identité, jeté là, dans un puits de forage. Les cendres sont prêtes à se ranimer. le commandant O?Malley, qui se charge de l?enquête, porte un costume sombre et ne transpire jamais. De Manhattan à Coney Island, il rencontre, interroge témoins et suspects. Candice, par exemple, la serveuse aux cheveux ambrés comme la bière qu?on brasse à Brooklyn. Ou Pete, l?ancien policier qui fait visiter le chantier aux touristes et qui a eu une altercation avec le mort, la semaine passée. Obèse et raciste avec ça, il ferait un bon coupable. Et puis il y a Simon, l?écrivain français de cette histoire, qui s?interroge sur l?impossible deuil de ces bouts d?existences américaines. Sans jamais lâcher le mouvement de ses personnages, Reverdy y ajoute un luxe descriptif, un sens du détail, un brio et une musicalité qui lui sont personnels. Car, on le sait, « il faudrait une vie pour raconter une vie ». Thomas B. Reverdy est né en 1974. Il s?est révélé en 2003 avec La montée des eaux, auquel ont fait suite le ciel pour mémoire (2005) et Les derniers feux (2008, prix Valéry Larbaud). Par son souffle et ses dimensions, ce grand roman sur la blessure de l?Amérique annonce une ambition nouvelle.
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