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ISBN : 2070362256
Éditeur : Gallimard (17/10/1972)

Note moyenne : 3.54/5 (sur 86 notes)
Résumé :
Tous ceux qui l'approchaient, tous ceux auxquels elle parlait, ceux qui jouaient avec elle, formaient, autour d'elle, une sorte de cour d'amour; c'étaient ses chevaliers. Les chevaliers de Fermina Mârquez, donc, étaient admirés de tous les élèves, et peut-être même des plus jeunes parmi les surveillants. De ces belles promenades dans le parc, nous ne rapportions plus l'odeur du tabac fumé en cachette, mais le parfum des petites Américaines. Était-ce le géranium ou l... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (8) Voir plus Ajouter une critique
DamienR
  30 décembre 2011
Une histoire sur l'adolescence à la façon du Grand Meaulnes et dont le titre me rappelle "Manon Lescaut" : le personnage qui lui donne son nom est certes au centre de ce qui se passe, mais n'est pas du tout le personnage principal. C'est certes une très belle jeune fille, mais sans personnalité. le texte de Valéry Larbaud s'attarde beaucoup plus sur son entourage, le cadre du collège et le déroulement de l'année scolaire. Quant aux autres protagonistes, son frère et sa soeur sont des enfants qui font partie du décor, le narrateur a la même position que dans le Grand Meaulnes. Les deux personnages principaux sont deux garçons "prétendants" de Fermina Marquez : l'un est un fantastique mégalomane, et l'autre noceur sans état d'âme. Il est donc difficile de s'attacher à l'un ou l'autre.
Pour clore cette lecture, j'attendais une fin surprenante ou émouvante, mais il n'y en a pas vraiment. le narrateur se retrouve plusieurs années après devant la porte du collège qui a été fermé et revendu à des promoteurs. Nous savons que le noceur s'est marié avec une autre femme, que le mégalo est mort anonymement (tant pis pour ses rêves de gloire) mais quid de Fermina Marquez ?
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andras
  12 février 2016
Ce livre, publié par Gallimard en 1926, était considéré comme un livre phare de cette époque. C'est encore un "classique". Il garde à mes yeux beaucoup d'attrait dans cette peinture de jeunes adolescents qui veulent devenir des hommes et qui tombent à genoux devant cette icône qu'est Fermina Marquez. Bien sûr on évolue ici au milieu d'une jeunesse dorée : tous les parents de ces jeunes gens sont richissimes et il semble que le monde leur est déjà acquis. Mais les pauvres stratagèmes de Joanny sont dépeints par Larbaud sans complaisance et avec pas mal d'ironie, voire d'auto-dérision puisque le narrateur, s'il reste ici purement spectateur des agissements de ses congénère, ne peut être dissocié d'eux.
Malgré tout, je trouve qu'il reste à la lecture de ce livre comme un petit parfum de naphtaline, dont il est difficile de se débarrasser.
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Tandarica
  24 novembre 2014
Une muse délicate et certainement idéalisée (ou pas), un portrait du narrateur « en jeune élève » aussi, un livre en tout cas, où le latin côtoie la remarque d'un précédent lecteur, en marge de la page 115 (de l'édition de poche) en anglais : « GET RICH OR DIE TRYING! », où le français est à apprendre...
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identifiantidentifiant
  15 juin 2014
Un joli livre sur l'enfance, les histoires d'amour, de camarades et de classe. L'auteur se remémore ses souvenirs d'internat avec ses amis et leur amour commun pou la jeune Fermina, jeune fille riche et jolie mais pas très maligne. Il ne se passe pas grand chose dans ce livre, la description de Fermina est très belle et exotique mais certains autres passages sont un peu long. Bref il ne vous en restera pas un grand souvenir même si c'est agréable à lire.
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stcyr04
  11 juin 2019
Fermina Marquez narre l'émoi juvénile de collégiens de bonne famille d'un établissement cosmopolite suite à l'arrivée d'une jeune sud américaine pieuse et noble dans ses aspirations.
Ce roman aux motifs autobiographiques allie clarté de la langue et multiplicité des points de vue narratif. C'est dans l'apparente simplicité des moyens mis en oeuvre, témoignant de la maîtrise de l'auteur, que réside le charme du roman qui connut un grand succès critique. C'est délicieusement désuet et assez rapide à lire. Pourquoi pas.
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Citations et extraits (6) Voir plus Ajouter une citation
charlottelitcharlottelit   07 septembre 2011
accablé, je cherchais un réconfort : rien ne me semblait digne d'intéret ;
mais soudain, je pensai à la Lecture, au fin et subtil bonheur de la Lecteur.
C'était assez, cette joie que les Ans ne peuvent émousser, ce vice raffiné et impuni, cette égoïste, sereine et durable ivresse.
merveilleuse contradiction, inoubliable style de la vie ... Mais c'est aussi sa voie détournée, sa curieuse ruse : elle élève notre vise à la dignité d'une passion.
(merveilleux Larbaud, dixit Charlotte)
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TandaricaTandarica   24 novembre 2014
« Je me rappelle, quand j'avais neuf ans, sept ans même, des vieillards venaient chez nous. Leur vie était faite, et ils arrivaient sans gloire au seuil du tombeau. Sans gloire ; les deux mots terribles ! Avaient-ils même jamais désiré la gloire ? Avaient-ils du moins, dans leur âme, les ruines majestueuses d'un grand espoir brisé ? Non ; ils n'avaient jamais eu d'ambition. Ils avaient été étudiants à Paris, et puis ils étaient venus s'installer notaires ou avoués en province. Ils tiraient vanité de n'avoir jamais rien désiré de chimérique, c'est-à-dire rien de grand, dans toute leur existence. Et moi, petit garçon taciturne, quantité négligeable, moi, je les méprisais dans mon cœur. Ils avaient traversé la vie en silence, pareils aux animaux, que la nature a incliné vers la terre et qu'elle a fait esclaves de leurs appétits grossiers… »
Il hésita une seconde : « Cette phrase est de Salluste », dit-il ; et il poursuivit : [...]
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TandaricaTandarica   24 novembre 2014
« Pauvre petite », se dit-il, comme une pensée nouvelle venait de briller en lui, « pauvre petite, si elles t'avaient entendue parler ainsi, comme elles se seraient moquées de toi ! » Elles, c'étaient les demoiselles de sa province, celles qui l'avaient tant fait souffrir, avec leurs railleries. Car la bêtise a ceci de terrible, qu'elle peut ressembler à la plus profonde sagesse. Lorsqu'elle parle, elle se trahit aussitôt ; mais où elle reste cachée, où elle ressemble à la sagesse, c'est lorsqu'elle se contente de rire. Ces jeunes filles étaient « très pieuses et très bien élevées » ; intellectuellement, elles étaient les produits de pensionnats très bien pensants ; et tout ce qui leur semblait extraordinaire, sans pourtant les effrayer, leur semblait du même coup ridicule.
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ericboericbo   22 août 2017
Je me suis assis à mon ancienne place en étude. Quelle chose fantastique que le temps ! Rien n'a changé ; il y a un peu plus de poussière sur les pupitres ; c'est tout. Et me voici, devenu homme. Si, à force de prêter l'oreille à ce silence j'allais soudain distinguer, au-delà des années écoulées, une rumeur lointaine et des voix et des pas...
Et si tous les élèves de mon temps allaient soudain rentrer dans cette étude, et si, me réveillant au bruit, j'allais me retrouver en face de mes livres et de mes cahiers d'écolier... "Beaucoup sont morts monsieur, beaucoup sont morts".
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enkidu_enkidu_   23 septembre 2017
Je regarde une jeune femme, une jeune mère entourée de ses enfants ; et elle me regarde à son tour, et elle me reconnaît : c’est ma main qui l’a attirée, et qui ne l’a plus lâchée que le baiser n’eût été reçu. Elle me regarde, et toutes ces images sont en elle : Je suis un homme, pareil au père de ses enfants. Tandis que, pour la jeune fille, je suis un être inconnu, un pays étranger, un mystère. Un pauvre être inconnu, tout gauche et tout balbutiant devant elle ; un pitoyable mystère auquel un éclat de rire d’elle fait perdre toute contenance.

Et pourtant, nous nous connaissons un peu : lorsque la vie me laisse bien seul avec moi, je découvre en moi des aspirations et des sentiments de femme ; et je ne doute pas que celles qui savent voir en elles-mêmes n’aperçoivent, au-delà de leur riche cœur de femme, l’esprit lucide et bien ordonné d’un homme.

Mais, comme nous ne pourrons jamais voir clair en nous, connaîtrons-nous jamais cette part de l’autre sexe que nous contenons tous, et toutes ? C’était notre erreur à vingt ans, de croire que nous connaissions la vie et les femmes. On ne connaîtra jamais ni la vie ni les femmes, il n’y a, partout, que des objets d’étonnement et une suite ininterrompue de miracles. (pp. 32-33)
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Video de Valéry Larbaud (4) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Valéry Larbaud
Thomas B. Reverdy, L?Envers du monde_Seuil .New York, août 2003. Une chaleur suffocante. Ground Zero, le site des attentats du 11 septembre, vidé de ses décombres, n?est qu?un trou large comme un quartier. Ce n?est plus le World Trade Center depuis deux ans, et ce n?est pas encore la Tour de la Liberté, qui n?est qu?un projet d?architectes. Un non-lieu étrange, une absence dans le paysage. « le plus petit désert du monde ». Un vendredi à l?aube, on découvre le corps mutilé d?un ouvrier arabe sans identité, jeté là, dans un puits de forage. Les cendres sont prêtes à se ranimer. le commandant O?Malley, qui se charge de l?enquête, porte un costume sombre et ne transpire jamais. De Manhattan à Coney Island, il rencontre, interroge témoins et suspects. Candice, par exemple, la serveuse aux cheveux ambrés comme la bière qu?on brasse à Brooklyn. Ou Pete, l?ancien policier qui fait visiter le chantier aux touristes et qui a eu une altercation avec le mort, la semaine passée. Obèse et raciste avec ça, il ferait un bon coupable. Et puis il y a Simon, l?écrivain français de cette histoire, qui s?interroge sur l?impossible deuil de ces bouts d?existences américaines. Sans jamais lâcher le mouvement de ses personnages, Reverdy y ajoute un luxe descriptif, un sens du détail, un brio et une musicalité qui lui sont personnels. Car, on le sait, « il faudrait une vie pour raconter une vie ». Thomas B. Reverdy est né en 1974. Il s?est révélé en 2003 avec La montée des eaux, auquel ont fait suite le ciel pour mémoire (2005) et Les derniers feux (2008, prix Valéry Larbaud). Par son souffle et ses dimensions, ce grand roman sur la blessure de l?Amérique annonce une ambition nouvelle.
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