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Citations sur Fermina Márquez (6)

charlottelit
charlottelit   07 septembre 2011
accablé, je cherchais un réconfort : rien ne me semblait digne d'intéret ;
mais soudain, je pensai à la Lecture, au fin et subtil bonheur de la Lecteur.
C'était assez, cette joie que les Ans ne peuvent émousser, ce vice raffiné et impuni, cette égoïste, sereine et durable ivresse.
merveilleuse contradiction, inoubliable style de la vie ... Mais c'est aussi sa voie détournée, sa curieuse ruse : elle élève notre vise à la dignité d'une passion.
(merveilleux Larbaud, dixit Charlotte)
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Tandarica
Tandarica   24 novembre 2014
« Je me rappelle, quand j'avais neuf ans, sept ans même, des vieillards venaient chez nous. Leur vie était faite, et ils arrivaient sans gloire au seuil du tombeau. Sans gloire ; les deux mots terribles ! Avaient-ils même jamais désiré la gloire ? Avaient-ils du moins, dans leur âme, les ruines majestueuses d'un grand espoir brisé ? Non ; ils n'avaient jamais eu d'ambition. Ils avaient été étudiants à Paris, et puis ils étaient venus s'installer notaires ou avoués en province. Ils tiraient vanité de n'avoir jamais rien désiré de chimérique, c'est-à-dire rien de grand, dans toute leur existence. Et moi, petit garçon taciturne, quantité négligeable, moi, je les méprisais dans mon cœur. Ils avaient traversé la vie en silence, pareils aux animaux, que la nature a incliné vers la terre et qu'elle a fait esclaves de leurs appétits grossiers… »
Il hésita une seconde : « Cette phrase est de Salluste », dit-il ; et il poursuivit : [...]
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ericbo
ericbo   22 août 2017
Je me suis assis à mon ancienne place en étude. Quelle chose fantastique que le temps ! Rien n'a changé ; il y a un peu plus de poussière sur les pupitres ; c'est tout. Et me voici, devenu homme. Si, à force de prêter l'oreille à ce silence j'allais soudain distinguer, au-delà des années écoulées, une rumeur lointaine et des voix et des pas...
Et si tous les élèves de mon temps allaient soudain rentrer dans cette étude, et si, me réveillant au bruit, j'allais me retrouver en face de mes livres et de mes cahiers d'écolier... "Beaucoup sont morts monsieur, beaucoup sont morts".
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Tandarica
Tandarica   24 novembre 2014
« Pauvre petite », se dit-il, comme une pensée nouvelle venait de briller en lui, « pauvre petite, si elles t'avaient entendue parler ainsi, comme elles se seraient moquées de toi ! » Elles, c'étaient les demoiselles de sa province, celles qui l'avaient tant fait souffrir, avec leurs railleries. Car la bêtise a ceci de terrible, qu'elle peut ressembler à la plus profonde sagesse. Lorsqu'elle parle, elle se trahit aussitôt ; mais où elle reste cachée, où elle ressemble à la sagesse, c'est lorsqu'elle se contente de rire. Ces jeunes filles étaient « très pieuses et très bien élevées » ; intellectuellement, elles étaient les produits de pensionnats très bien pensants ; et tout ce qui leur semblait extraordinaire, sans pourtant les effrayer, leur semblait du même coup ridicule.
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poussant.hebert
poussant.hebert   08 septembre 2011
la liberté commence où l'ignorance finit !
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enkidu_
enkidu_   23 septembre 2017
Je regarde une jeune femme, une jeune mère entourée de ses enfants ; et elle me regarde à son tour, et elle me reconnaît : c’est ma main qui l’a attirée, et qui ne l’a plus lâchée que le baiser n’eût été reçu. Elle me regarde, et toutes ces images sont en elle : Je suis un homme, pareil au père de ses enfants. Tandis que, pour la jeune fille, je suis un être inconnu, un pays étranger, un mystère. Un pauvre être inconnu, tout gauche et tout balbutiant devant elle ; un pitoyable mystère auquel un éclat de rire d’elle fait perdre toute contenance.

Et pourtant, nous nous connaissons un peu : lorsque la vie me laisse bien seul avec moi, je découvre en moi des aspirations et des sentiments de femme ; et je ne doute pas que celles qui savent voir en elles-mêmes n’aperçoivent, au-delà de leur riche cœur de femme, l’esprit lucide et bien ordonné d’un homme.

Mais, comme nous ne pourrons jamais voir clair en nous, connaîtrons-nous jamais cette part de l’autre sexe que nous contenons tous, et toutes ? C’était notre erreur à vingt ans, de croire que nous connaissions la vie et les femmes. On ne connaîtra jamais ni la vie ni les femmes, il n’y a, partout, que des objets d’étonnement et une suite ininterrompue de miracles. (pp. 32-33)
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