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ISBN : 2205072730
Éditeur : Dargaud (21/02/2014)

Note moyenne : 4.42/5 (sur 386 notes)
Résumé :
Dernier tome du chef-d'oeuvre de Manu Larcenet, réussite artistique exemplaire, Blast ne peut laisser indifférent. De par sa forme d'abord, 4 albums denses, sombres, tragiques, bourrés jusqu'à la gueule d'une humanité débordante et d‘une sauvagerie fascinante. Mais aussi par ses qualités graphiques et narratives hors du commun qui en font un ovni éditorial. Ce 4ème tome clôt avec une maestria scénaristique rare, le parcours d'un homme captivant. Une conclusion coup ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (52) Voir plus Ajouter une critique
marina53
  02 avril 2014
Face aux policiers qui l'interrogent et qui espèrent enfin résoudre cette macabre affaire, Polza Mancini continue de raconter son histoire. Depuis qu'il leur a avoué que ce n'était pas lui qui avait tué le père de Carole mais bien cette dernière, il revient sur les instants passés en leur compagnie...
C'était l'hiver, Polza avait trouvé refuge chez Roland Oudinot qu'il avait rencontré dans un hôpital psychiatrique et sa fille Carole dont il finira par tomber amoureux. Il attendait que le printemps arrive, et avec lui son lot de soleil, de vie et de lumière qui, il l'espérait, allait cicatriser pour de bon ses blessures physiques et morales. Il reste ainsi toute la journée avec Roland qui occupe son temps à faire des collages et des dessins pornographiques pendant que Carole part travailler à des dizaines de kilomètres. Mais il doit avant tout surveiller Roland, schizophrène, qui doit continuer à prendre ses médicaments. Or, celui-ci les a arrêtés et ses pulsions reviennent. Fâchée, Carole ne peut s'empêcher d'en vouloir à Polza. Les choses ne s'arrangent pas lorsque la gendarmerie se pointe: elle est à la recherche de Polza. Face à eux, Roland se tait mais Carole, contrairement à son papa, souhaite le départ de ce dernier...
Manu Larcenet termine en apothéose ce Blast. A l'instar des tomes précédents, Polza se raconte, livre ses déboires, ses mésaventures et ses rencontres marquantes dans ce face à face avec les deux policiers qui l'écoutent et cherchent à percer le mystère de Grasse carcasse et de son blast. Au fil des pages, on l'écoute, on le suit, on compatit et l'on comprend. Même si l'on sait depuis le début que Polza Mancini est soupçonné d'avoir tué Carole, le fin mot de l'histoire n'est pas tant de savoir s'il l'a fait ou non mais d'essayer de comprendre cet homme insaisissable, tourmenté et touchant malgré tout. L'épilogue dévoile enfin les faits, un épilogue qui revient en arrière et qui retranscrit tous les événements. L'on reste évidemment bouche bée et l'on comprend que Manu Larcenet s'est joué de nous et nous a embrouillés pour notre plus grand plaisir.
Graphiquement, l'auteur réussit encore une fois à nous surprendre. le dessin est plus maîtrisé, accrocheur et hargneux et le noir et blanc plus précis et ravageur. Des couleurs éclatantes qui fusent de-ci de-là, des dessins enfantins terribles à souhait, des pages silencieuses si expressives, des jeux d'ombre et de lumière finement travaillés et, au passage, quelques scénettes surprenantes de Ferri...
Manu Larcenet signe là un dernier album redoutable, impressionnant, émouvant et terrifiant. Il clôt brillamment cette série.
Blast, Pourvu que les bouddhistes se trompent... pourvu que je ne revienne pas...
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Alfaric
  29 janvier 2019
Tout ça pour ça ?! Et bien quelles que soient les qualités de Manu Larcenet cela ne valait absolument pas la peine d'en faire un série de 800 pages puisque concrètement on se retrouve avec 2 tomes de transitions qui n'ont servi pas servi à grand-chose ! Dans ce tome 4 intitulé "Pourvu que les bouddhistes se trompent", Polza Mancini va au bout de son récit mais comme il est complémentent siphonné et menteur voire mythomane il ne supporte pas d'être finalement confronté à la réalité donc aux conséquences de ses actes… Bon je ne vais pas spoiler comme un gros porc hein !

En épilogue les enquêteurs interviewés par un journaliste reviennent plusieurs années plus tard sur les faits pour donner leur version des faits (la véritable version des faits ?), et cela aurait été magistral si il y avait eu de la tension et/ou de l'émotion, du suspens et/ou de la surprise, au cours des 4 tomes qui ont précédé, ce qui pour moi et d'autres lecteurs et lectrices n'a absolument pas été le cas. Pour ne rien arranger Manu Larcenet en rajoute encore plusieurs couches dans le sordide : on est dans le grimdark qui choque juste pour choquer, et qui n'apporte rien à part un sentiment de malaise complètement artificiel puisque téléguidé par tel ou tel auteur qui se fait plaisir en dépassant les bornes (ou en exprimant des fantasmes déviants qui réalisés seraient sévèrement réprimandés par la loi comme tortures et actes de barbarie, et ce n'est pas comme si certains d'entre eux avaient dû faire face à la justice)...
Je ne sais pas si on est bien au-delà de ce qu'on appelle communément de la « bande dessinée », ces fameux « romans graphiques » qui seraient pour les gens intelligents et cultivés au contraire des enfants et des teubés, mais moi j'ai détesté de bout en bout sur le fond comme sur la forme donc je ne pourrais la conseiller à personne et je confesse m'être précipité lire/voire autre chose pour me vider la tête de tout cela !
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Crossroads
  06 avril 2014
Qu'est-ce qui est foncièrement sombre au départ pour finir totalement opaque?
Benco ! L'ultime chapitre sur l'ami Polza n'est pas prêt d'engendrer moult LOL et gaudriole.
Polza Mancini a pris ses quartiers d'hiver dans la maison poulaga.
Accusé du meurtre de Carole, il donne sa version des faits placidement, factuellement, sans jamais se départir du flegme qui le caractérise depuis le début de sa garde à vue.
Traumatisé par l'expérience des deux frères et pourchassé par toutes les polices de France et de Navarre, Polza a trouvé refuge chez Carole et Roland, son paternel. Garde chiourme d'un vieillard apparemment inoffensif le jour, il passe ses nuits à hurler sa terreur des semaines passées.
Ce nouvel équilibre est précaire, la folie guette, l'embrasement du Blast s'annonce plus dévastateur que jamais !
La perfection, c'est le mot qui s'impose à l'esprit une fois la dernière planche de ce récit mystique dévorée.
D'une noirceur achevée, Larcenet clôt l'affaire Polza en y livrant les tenants et les aboutissants tout en tissant un ultime canevas anxiogène d'une rare intensité.
L'évolution du trait et de l'encrage est frappante.
Les premiers épisodes étaient déjà aboutis alors qu'ici l'on tutoie le sublime ! Maîtrise parfaite du clair / obscur. de longs silences bienvenus, respirations nécessaires avant d'affronter l'orage qui gronde. Dessins enfantins, collages, comic strip, Larcenet est un savant fou qui ose le mélange des genres dans une osmose absolue.
Introspectif, poétique, violent et bien plus encore, cet ultime volet répond largement aux attentes des aficionados en pulvérisant le cahier des charges.
Blast est un petit bijou d'anormalité, Larcenet son écrin.
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manU17
  23 mai 2014
Un ciel aussi lourd que noir comme une chape de plomb qui s'abat sur la ville… Dès sa première planche, Manu Larcenet annonce la couleur, le quatrième et dernier opus de Blast sera noir, très noir…
L'interrogatoire, ou plutôt le récit, de Polza Mancini se poursuit face aux deux policiers jusqu'à un final sidérant. On apprend enfin toute la vérité sur les destins de Polza, Carole et son père. Pour le meilleur et pour le pire. Des personnages à la psychologie étonnamment riche avec chacun leur part de souffrance et de noirceur.
Graphiquement, il fait aussi très fort, avec une oeuvre surprenante, variée et surtout novatrice. Dessins, ombres chinoises, dessins d'enfants, jaillissements de couleurs, collages, noirs… Sa grande force est aussi de faire cohabiter d'une case à l'autre, une scène champêtre, un oiseau, un insecte, avec une scène d'une violence inouïe, un meurtre, une mare de sang…
Je ressors de cette aventure une fois de plus totalement conquis par l'immense talent de Manu Larcenet qui se joue de nous avec un indéniable talent et nous livre ici un roman graphique à la noirceur éblouissante !
Vous n'avez désormais plus qu'une seule issue, vous laisser emporter par le blast…

Lien : http://bouquins-de-poches-en..
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gouelan
  18 avril 2015
Dernier tome de la série Blast. "Pourvu que les boudhistes se trompent" clôture l'histoire d'un homme errant, fuyant la société des hommes, retournant à l'état de bête sauvage, abandonnant toute morale et toute idée de justice, laissant libre cours à ses pulsions les plus abominables.
Sous l'emprise du blast, de l'alcool et des drogues, quelle conscience pouvait- il avoir de ses actes ? Il se libère grâce à ces blasts, il devient libre, indestructible, utile, faisant enfin partie de l'univers. Mais quelle autre énergie se dégage de ces blasts euphoriques ? Quelle folie s'empare de cet être certainement atteint de troubles psychiques.
On est happé par la violence des images, on tourne les pages malgré le dégoût parfois. On sait très bien que la noirceur nous accompagnera jusqu'à la fin. Et finalement, cela fait du bien de refermer cette BD, envoutante mais terriblement sombre.
Et toujours ce contraste avec cette nature grandiose, la sérénité de Mancini, et l'atrocité des crimes. Les couleurs venant alterner avec les teintes gris noir démontrent l'ambiguïté de ce personnage énigmatique et troublant, qui refoule au fond de son être la responsabilité de ses actes.
Rien n'est simple quand la raison se heurte à la folie, aucune explication claire et simple ne pourra venir à bout de cette affaire.
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critiques presse (12)
LaPresse   26 décembre 2014
Rarement une oeuvre bédéistique aura creusé avec tant d'acuité et autant de désespoir la noirceur de l'esprit humain.
Lire la critique sur le site : LaPresse
LaLibreBelgique   04 juillet 2014
Manu Larcenet achève le récit de la cavalcade de Polza Mancini vers un monde débarrassé de toute morale. La chute du colosse est très rude, mais Blast n'avait pas attendu son 4e tome pour marquer la bande dessinée.
Lire la critique sur le site : LaLibreBelgique
Auracan   23 juin 2014
Avec ce quatrième tome, Manu Larcenet met fin à une grande histoire policière que l'on se doit de lire impérativement !
Lire la critique sur le site : Auracan
Lexpress   08 avril 2014
Manu Larcenet met un point final à l'histoire de son héros, intense et tout en noirceur, dans un 4e volume qui ne déçoit pas.
Lire la critique sur le site : Lexpress
Actualitte   28 mars 2014
Dans ce dernier tome, Manu Larcenet souligne encore la ligne graphique très noire qu'il a choisi d'emprunter pour mettre en images ce polar qui flirte avec les limites du supportable (viol, défonce et hyperviolence).
Lire la critique sur le site : Actualitte
Telerama   27 mars 2014
Désaxé et manipulateur, l'antihéros de BD Polza Mancini se nourrit des tourments et des éclairs de génie de son auteur. Epilogue d'une odyssée monstre, à la noirceur essentielle.
Lire la critique sur le site : Telerama
BoDoi   25 mars 2014
Bref, il remonte à l’origine du Mal, tente au moins d’expliquer sans nécessairement justifier. La distance trouvée permet d’éviter la complaisance et de toucher la complexité de la condition humaine.
Lire la critique sur le site : BoDoi
LeMonde   24 mars 2014
Manu Larcenet en termine avec Blast, son récit hors norme commencé en 2008 où se mêlent transe et marginalité, ultraviolence et sensibilité à fleur de peau.
Lire la critique sur le site : LeMonde
BDSelection   24 mars 2014
En effet, il s’agit d’un roman graphique psychanalytique exigeant, où chaque bribe de l’histoire se répond parfaitement. Cela a dû d’ailleurs, nécessiter une rigueur incroyable pour que le fil du récit ne nous échappe jamais.
Lire la critique sur le site : BDSelection
Liberation   17 mars 2014
L’inéluctable dénouement de la série de Manu Larcenet.
Lire la critique sur le site : Liberation
BullesEtOnomatopees   11 mars 2014
La conclusion du récit a rempli toutes mes espérances et même bien plus. Blast est une oeuvre majeure, une quadrilogie exceptionnelle et cela ne fait maintenant plus aucun doute.
Lire la critique sur le site : BullesEtOnomatopees
BDGest   04 mars 2014
Comme les précédents, cet ultime volume n'offre que peu de répit et est à réserver aux lecteurs avertis. Pourvu que les Bouddhistes se trompent clôt admirablement cette fable fascinante racontée tambour battant d'une manière magistrale.
Lire la critique sur le site : BDGest
Citations et extraits (23) Voir plus Ajouter une citation
AlfaricAlfaric   06 février 2019
Enfin débarrassés de nos peaux de souffrance, nous voilà à l’origine… Nous ne sommes rien, du vent, et pourtant, nous sommes au cœur de tout. A la fois fragiles comme une aile de papillon et solides comme la pierre, il n’y a qu’ici où nous sommes innocents. Ici, rien ne fait mal. Il n’y a ni justice ni morale… Ni personne !
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AlfaricAlfaric   06 février 2019
Voilà un homme qui a rompu brutalement avec la société des hommes qui retourne peu ou prou à l’état de nature, abandonnant toute morale et cultivant ses pulsions jusqu’au plus insoutenables… J’ai du mal à croire qu’un tel homme puisse se résigner à instant à vivre enfermé.
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AlfaricAlfaric   06 février 2019
Je suppose que, pour certains, vivre en confrontation permanente avec la véracité de ses actes est insupportable…
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AlfaricAlfaric   05 février 2019
- Tu devrais reprendre tes cachets, Roland… Sans eux, tu es vraiment trop con.
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AlfaricAlfaric   04 février 2019
- TES MÉDOCS ! T’as arrêté de les prendre quand ?!
- Depuis que tu me fais chier.
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Videos de Manu Larcenet (41) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Manu Larcenet
Du 15 juin au 15 septembre, la galerie Barbier et Mathon (Paris IXème) consacre une exposition intitulée "L?Adieu au papier" à Manu Larcenet. Elle présente beaucoup d'originaux et traite de son passage du dessin sur papier à la tablette graphique. Il explique ici à Anne Douhaire ce que ça change.
L'autre leçon de dessin au crayon de Manu Larcenet : https://youtu.be/McJ6SG5YVBc
Manu Larcenet invité de Popopop : https://www.franceinter.fr/emissions/popopop/popopop-14-juin-2018
Plus de leçons de dessin : https://www.youtube.com/playlist?list=PL43OynbWaTMLSUzMpmqwuKcJNbTeC5GhD&disable_polymer=true
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