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EAN : 9782374910635
260 pages
Quidam (24/08/2017)
4.04/5   228 notes
Résumé :
"Je suis romancier. J'invente des histoires. Des intrigues. Des personnages. Et, je l'espère, une langue. Pour dire et questionner le monde, l'humain.
Il m'est arrivé une mésaventure, qui est une tuile pour le romancier qui partage ma vie: je me suis trouvé un soir parisien de novembre au mauvais endroit au mauvais moment; donc lui aussi."
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Critiques, Analyses et Avis (93) Voir plus Ajouter une critique
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Bookycooky
  08 novembre 2017
Il voulait écouter du rock et passer une soirée du tonnerre..........mais Lachésis y a décidé autrement, il va plutôt frôler la foudre se retrouvant avec une balle dans les fesses. Erwan Lacher raconte ce qu'il ne voulait pas raconter.....cette terrible nuit du 13 novembre 2015 au Bataclan,où il était présent, «mauvais endroit au mauvais moment », et s'en est sorti avec le statut de rescapé. Qu'il soit «  le seul écrivain présent ce soir-là au Bataclan », et le mot magique de « partager » , lancé par une amie va achever sa réticence. Mais bon, la tâche n'est pas facile : comment insérer la tragédie intime (1500) dans le drame national (1), comment raconter en romancier et non en chroniqueur, comment éviter l'autofiction, le voyeurisme,......bref comment en faire un objet littéraire ?
Vivre un drame pareille ne peut être raconté à chaud.....une fois que le temps a estompé le vif, peut-on le retrouver? Surtout que ce vif est vécu dans une autre dimension temporelle que celle “des trotteuses et des chronomètres, régulé de l'intérieur par émotions et sensations, instinct, animalité “. La réponse je ne la connais pas, mais Erwan lui ne se pose même pas la question, il prend carrément un autre chemin, sans chercher à reconstituer le vécu. Sans pathos, à l'aide d'artifices littéraires, jonglant avec le « tu », « je », « il », il tourne autour de la tragédie, la touche, se retire, l'observe, le remet dans son contexte au sens large, donnant la parole à toutes les personnes ( victimes, amis, terroristes....) qui y ont été directement ou indirectement mêlées ou touchées. Il nous émeut, réussissant magistralement à coucher sur papier des sentiments, des émotions et des choses indicibles reliés à cette barbarie du XXI iéme siècle, et à son propre processus de guérison psychologique et physique, intimement liées. Son regard est impartial, lucide et honnête (« Sagesse millénaire: qui sème le vent récolte la tempête »), teinté d'un zeste d'humour, attitude difficile vu son implication dans le drame.
Ce livre est en lice pour le prix littéraire « Hors concours », je lui souhaite donc beaucoup de chance. Des cinq finalistes, c'est le troisième que je lis et je dirais que déjà avec ces trois, difficile de départager......donc bon courage aux jurés ! Et un grand merci à nadiouchka.
« J'ai découvert tout cet amour. Il a fait dévier la trajectoire de la balle, n'essayez pas de me prouver le contraire. »

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La_Bibliotheque_de_Juju
  06 novembre 2017
Erwan Larher est écrivain.
Erwan Larher était au Bataclan en ce 13 novembre 2015.

Deux faits n'ayant rien à voir l'un avec l'autre.
Et pourtant, c'est parce qu'il est écrivain qu'il devra écrire ce livre.

Un ouvrage bouleversant. Evidemment pour les faits qu'il raconte mais surtout dans la manière dont il raconte. Sans pathos. Sans clichés. Sans tous ces hors propos nauséabonds qu'on a souvent dû subir dans les journaux, les médias, les profils Facebook, juste après les attentats de Paris. C'est un témoignage, personnel et universel. C'est un baume. Qui n'explique pas l'inacceptable. Qui ne donne pas dans la récupération. Dans le message militant ou dans le sensationnel. Mais c'est l'histoire d'un type plutôt sympa au mauvais endroit au mauvais moment. Et des conséquences que ça aura. Pour lui. Pour ceux qui l'aiment. Pour les gens en général.
C'est un hommage aux soignants, dans les hôpitaux qui ont, qui font tant.
C'est un livre qui restera.
Le livre que personne ne devrait avoir à lire mais que tout le monde se doit de lire.
Pour se souvenir qu'un soir, tout peut basculer …

Lien : https://labibliothequedejuju..
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carre
  20 octobre 2017
Difficile de parler d'un livre qui vous a autant ému. Erwan LARHER était au Bataclan ce terrible soir du 13 novembre 2015 ou la folie terroriste à frapper différents lieux de Paris. Erwan a été blessé dans sa chair, a dû lutter en serrant les dents, pas les fesses (la balle était passée par là). Il raconte, plutôt il rend compte des différentes émotions qui l'on parcouru pendant ces mois de souffrance. Mais Larher lui, n'a pas envie de faire pleurer dans les chaumières. Lui ce qui l'intéresse c'est les mots, ceux qui font qu'il a quitté son métier pour devenir écrivain. Et son talent narratif transpire tout du long de ce texte jamais larmoyant, toujours tourné vers une légèreté et une sensibilité qui colle parfaitement à Larher. Son livre est magnifique, vient vous cueillir alors que Larher fait tout pour l'éviter, certaines pages sont d'une justesse et d'une puissance incroyable. D'accord avec vous Erwan, on aurait aimé que ce livre n'existe pas, mais puisqu'il est là malheureusement, autant vous le dire, j'ai rien lu de mieux cette année.
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jg69
  24 août 2017
"Tu étais au mauvais endroit au mauvais moment, tu es un miraculé pas une victime "
J'ai eu la chance de croiser Erwan Larher lors de la soirée du 9 décembre 2016 qui clôturait la session 2016 des 68 premières fois, les organisatrices avaient convié des auteurs de premiers romans mais également quelques auteurs amis dont Erwan, la soirée s'est terminée en petit comité dans un restaurant. A l'époque je ne connaissais ni l'écrivain, ni l'homme, ni le drame qu'il avait vécu.
Le 13 novembre 2015 Erwan assiste seul à un concert de rock au Bataclan, "À partir de là commence une histoire que je ne voulais pas raconter." Dans un premier temps Erwan refuse de témoigner comme rescapé du Bataclan, il résiste à la pression de son entourage qui le pousse à partager son expérience, à écrire sur cet événement puisqu'il était le seul écrivain présent ce soir-là dans la salle.
Dans une première partie écrite à la première personne, Erwan nous relate ses interrogations, son cheminement pour aboutir à ce qu'il nomme un projet B : il va écrire autour de l'évènement comme un romancier, son livre ne sera ni un récit ni un témoignage, il ambitionne d'en faire un objet littéraire en prenant la posture d'écrivain et non de victime. Il reprendra le "Je" de l'écrivain à la toute fin du texte.
Il demande à quatorze de ses proches de lui fournir un texte sur la façon dont ils ont vécu cette nuit-là. On retrouve ces écrits sous la forme de chapitres insérés régulièrement et intitulés "vu du dehors", ils ne sont pas signés mais la liste des quatorze proches figure en début de livre. On apprend ainsi que cette nuit-là, sa compagne Jeanne crée un groupe sur Facebook pour tenir leurs amis informés, elle y a inclus tous ceux qui s'inquiétaient pour Erwan sur leur mur Facebook. Sur les réseaux sociaux Erwan est devenu "l'ami du Bataclan". Tous sont restés sans nouvelles de lui de 22h à 4h du matin...Il n'avait pas pris son portable...
Erwan passe au "Tu" pour raconter l'indicible, il commence par se mettre dans la peau des terroristes, il tente de comprendre leur colère, leur désespoir. Il évoque l'attaque, les hurlements (HURLEMENTS dans son texte), la balle qu'il reçoit dans la fesse alors qu'il est protégé par un pilier puis le silence durant lequel il se répète à l'infini "Je suis Sigolène, je suis un caillou" (Son amie Sigolène Vinson a publié un roman "Le caillou" et était présente dans les locaux de Charlie le 7 janvier) en faisant le mort avec quelqu'un accroché désespérément à son mollet. Puis les gémissements autour de lui après l'assaut et enfin le calvaire de l'attente des secours.
Il parle de la panique qu'il ressent chez certains jeunes sauveteurs, des larmes dans les yeux de certains soignants, des quelques jours passés en réanimation, de l'amour et de l'amitié qui l'aident à ne pas sombrer dans la mélancolie "Le corps ne se retape pas sans amour; il faut lui donner une raison de lutter.", de l'hôpital où il réapprend à se tenir debout et à marcher "Tu as fait connaissance avec ta mort, allongé sur le sol du Bataclan; tu rencontres maintenant ta vieillesse à venir" puis, après deux semaines d'hospitalisation, de sa convalescence chez ses parents dans le sud.
Ses journées sont alors rythmées par des séances de kiné, d'ostéopathie, d'hypnothérapie pour traiter sa perte de sommeil et par la correction du manuscrit de son prochain roman qui doit paraître quelques mois plus tard, il a un besoin impérieux de corriger ce texte pour ne pas craquer, il vient d'en choisir le titre et ce sera "Marguerite n'aime pas ses fesses", ce qui ne manque pas de sel lorsqu'on pense à la localisation de ses blessures... La douleur physique est omniprésente mais l'infirmité qui l'angoisse le plus est sa perte de libido et de ses capacités érectiles "Tu aspires à être reconnu tout à la fois comme un individu aimable, un écrivain respectable et un amant notable"
Il refuse clairement d'être considéré comme un héros, pour lui ce sont les pompiers et les soignants qui sont des héros, il leur rend un vibrant hommage. Il parle des sentiments qu'il a éprouvés, de la culpabilité qu'il a ressenti de ne pas s'être comporté en héros car, comme tous, il a fait le mort. Il évoque la culpabilité de ne pas s'être raccroché aux siens par la pensée, il dit qu'il a simplement subi, qu'il a simplement attendu.
Ce récit donne bien entendu des frissons mais Erwan Larher a atteint son objectif, ce livre qu'il ne voulait pas écrire est un bel objet littéraire. Il y fait preuve d'une incroyable pudeur, d'un humour et d'une autodérision à toute épreuve, il faut dire que la localisation de sa blessure lui a donné matière à de belles tirades... La question de sa légitimité à écrire sur le Bataclan traverse son texte de part en part "La littérature n'arrête pas les balles. Par contre, elle peut empêcher un doigt de se poser sur une gâchette. Peut-être. Il faut tenter le pari"
J'ai apprécié la grande sincérité de ce récit très intime où il se met à nu sans aucun apitoiement sur lui-même sans aucun voyeurisme. J'ai aimé son idée d'avoir inclus dans son récit les témoignages de ses proches, les regrets de certains d'entre eux sont particulièrement émouvants. Il est intéressant de voir comment son entourage le perçoit.
Réfractaire à toute forme de violence, n'ayant jamais rien vécu de traumatisant avant le Bataclan, Erwan tente de trouver un sens à cet évènement. Une mise à l'épreuve? Une ouverture sur autre chose? Dans quelques passages son propos devient plus politique, cet évènement enrichit son perpétuel questionnement sur le monde.
En tout cas ce texte qu'Erwan ne voulait pas écrire et qu'il a vraiment bien fait d'écrire le rend encore plus sympathique.
La quatrième de couverture et la jaquette de ce récit avec une paire de santiags (seules chaussures qu'Erwan portent) sont particulièrement réussies. Bravo aussi à l'éditeur !


Lien : http://leslivresdejoelle.blo..
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isabelleisapure
  30 octobre 2018
Ce livre qu'Erwan Lahrer ne voulait pas écrire est le récit de sa nuit d'enfer le 13 novembre 2015 au Bataclan.
Il réussit avec beaucoup de pudeur à mettre en mots l'intolérable, la peur et la souffrance.
Son texte est entrecoupé par les réactions de ses proches ce qui donne plus de poids au récit.
Erwan Lahrer ne s'érige pas en victime, il ne juge pas mais relate des faits et salue le travail des secouristes, des médecins, du personnel soignant.
« Il faut plus de personnel soignant, les payer plus, se soucier de leur bien-être professionnel. Taxez la spéculation, capez les hauts salaires, démerdez-vous –démerdons-nous- mais n'abandonnez pas la santé publique. »
J'ai eu l'occasion de rencontrer trop brièvement l'auteur lors du dernier salon du livre de Vannes.
Je garde en mémoire, son regard bienveillant et malicieux, son sourire tellement craquant, sa gentillesse, son humour.
En refermant ce livre qu'il ne voulait pas écrire, je pense qu'il lui ressemble, il est d'une élégance incroyable.
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critiques presse (2)
Actualitte   12 septembre 2017
En marge, ni roman ni récit, qu’importe. Objet de littérature, en plein dans le cœur de l’humain. À vif. Vivant.
Lire la critique sur le site : Actualitte
Lexpress   11 septembre 2017
Le Livre que je ne voulais pas écrire a l'intelligence de se montrer plus grand que le sort tragique qui l'a provoqué. Il raconte les faits frontalement, sans pleurs ni plaintes.
Lire la critique sur le site : Lexpress
Citations et extraits (42) Voir plus Ajouter une citation
cardabellecardabelle   25 novembre 2017
Je pénètre dans la salle .
Sensations familières , plénitude immédiate : un concert de rock .
Je souris .
Je suis bien .
[ ...]
Je suis bien . Parmi les miens .
[...]
J'aime cette atmosphère .
Mes coreligionnaires et moi sommes réunis dans la même attente , prêts à communier .
Heureux .
Ils sont mes semblables , mes frères , nous sommes liés par le rock.
Bienfaisante empathie .
[...]
Complicités .
De vraies vies , de vraies personnes , avec des histoires et des espoirs , des secrets et des mesquineries , des générosités .
Amis, voisins , prof de danse de votre fille aînée , caviste du boulevard .
De vrais rires , des potes , des amoureux .
[...]
La fosse se remplit ...
+ Lire la suite
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BookycookyBookycooky   06 novembre 2017
Pendant des semaines, des mois, tu t’es trouvé face à elle dans une situation de désemparement aigu, soucieux de la consoler, la réconforter, la soutenir, de lui donner de l’amour en sachant que c’était inutile, que tu resterais à jamais à la surface de son chagrin, comme ces crèmes contre la sécheresse cutanée qui, nous explique-t-on en petits caractères, n’hydratent que les couches supérieures de l’épiderme.Parce que tu es à l'extérieur de son drame .......L’extrême souffrance nous renvoie à notre irréductible solitude, à notre irréfragable individualité......p.81
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BookycookyBookycooky   08 novembre 2017
Tu persistes à penser que notre vraie inclination est de nous entraider, de nous entraimer.
Quand on nous met en concurrence pour des emplois, des notes, des chronos, des partenaires sexuels, nous intériorisons la lutte, l’autre devient un adversaire; quand on instille la peur et la méfiance, l’autre devient un ennemi. p.225
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michdesolmichdesol   03 juin 2018
Il faut plus de personnel soignant, les payer plus, se soucier de leur bien-être professionnel. Taxez la spéculation, scalpez les hauts salaires, démerdez-vous – démerdons-nous – mais n'abandonnez pas la santé publique. (…)
De charmantes jeunes femmes nettoient tes plaies dans le sillon interfessier, vident et rincent tes pistolets pleins d'urine (tu apprendras en tapant ces lignes que le terme précis, que personne n'utilise dans l'hôpital, est « urinal »), plus aucune gêne, aucune pudeur, tu es tout le temps à poil sous ta blouse. De toute façon, ton sexe et tes testicules sont morts. Tu ne bandes plus. Tu essaies d'éviter d'y penser.
Myriam, Maïlis, Anne-Sophie, Habib, Bertrand, Isabelle, Brigitte (…), Valérie, Francesco, Geneviève, que ramènent-ils chez eux après une journée auprès de souffrants, d'éclopés, de perfusés, d'intubés, de cacochymes, de métastasés, de condamnés, d'immobilisés, de catarrheux, de migraineux, de pneumatiques, d'ulcéreux ? Vous croyez qu'ils ôtent leur blouse, leurs sabots et que les sordidités de la journée restent au vestiaire ? (…) Jamais ils ne te font sentir leur fatigue ou leur ras-le-bol. Ils sont l'humanité qui prend soin des siens. Tu t'énerves dans ton lit quand tu penses à ce monde qui veut les privatiser, les rentabiliser, en faire des acteurs de l'économie marchande. Est-ce si compliqué à comprendre que nous avons plus besoin d'eux que de conseillers en communication, de publicitaires ou de traders ? On te répond trou de la Sécu (sic), qu'il faut comparer ce qui est comparables, voir la réalité en face, que l'assistanat tue et que c'est mal de vivre au-dessus de ses moyens. Et que c'est l'heure de ta piqûre.
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Charybde2Charybde2   16 août 2017
Tu pénètres dans la salle. Sensations familières, plénitude immédiate : un concert de rock. Tu ne les comptes plus mais à chaque fois le même enchantement, la même excitation, allez, vas-y, tu peux bien avouer maintenant que si tu devais avoir un regret, ce serait de ne pas être devenu une rock star.
Tu souris.
À partir de là, ce n’est plus ton histoire. Plus seulement ton histoire.
À partir de là, ce n’est plus seulement ton histoire, c’est aussi la nôtre.
À partir de là, guerre, chaos, gros titres racoleurs et alarmistes – on veut tout savoir, racontez-nous, n’omettez aucun détail.
À partir de là, récupération politique. Mentons volontaires, regards noirs face caméra, déclarations martiales. On va voir ce qu’on va voir. Choisissez votre camp. Aux armes, citoyens !
À partir de là, génération ceci et cela, des philosophes internationalistes redeviennent français, d’autres retrouvent la foi, ou la voix, « Je vous l’avais bien dit », on occupe des créneaux, on pense en double file, sans les warnings.
À partir de là, un avant et un après.
À partir de là, j’omets, je falsifie, je mens peut-être, les pronoms n’ont plus rien de personnel. Il faudra vous y faire.
À partir de la commence une histoire que je ne voulais pas raconter.
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Hondelatte raconte Erwan Larher.
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