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ISBN : 2290159522
Éditeur : Editions 84 (04/04/2018)

Note moyenne : 3.64/5 (sur 45 notes)
Résumé :
Marguerite a un mec mais pas de libido, une mère mais plus de père, et rêve d’une vie de famille. Lorsqu’on lui propose d’aider un ancien président de la République à rédiger ses mémoires, elle accepte – elle ne sait pas dire non. Alors, sa réalité et la réalité prennent leurs distances, peu aidées par l’irruption d’un flic qui enquête en secret sur les liens entre une trentaine d’assassinats politiques.
Rythmé et subtilement décousu, Marguerite n’aime pas se... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (21) Voir plus Ajouter une critique
Nowowak
  29 juillet 2019
En lisant ce livre j'ai cru que Erwan Larher allait devenir mon bon génie, mon maître spirituel, ma voie littéraire. Hélas non ses quatre livres précédents m'ont déçu et le dernier consacré à l'attentat du Bataclan n'est pas ma tasse de thé. Donc je devais me contenter de cet ovni littéraire pour étancher ma soif d'une écriture différente, bizarre, zarbi. Les critiques sont surabondantes, je pourrais moi aussi coller du jubilatoire, cynique, acide, sensible, dérangeant, engagé, viscéral, piquant, chaotique, élucubrant, envoûtant… je pourrais moi aussi dire que cette salutaire bouffée de burlesque aère les neurones, que ce livre nous fait du bien au cul et met les choses à plat !
« Marguerite n'aime pas ses fesses.
Elle fronce les sourcils. Ce que le français peut être imprécis, parfois ! Ces fesses que Marguerite n'aime pas pourraient êtres celles de n'importe qui. Si elle écrivait un roman, ce qui ne risque pas d'arriver (elle écrit mal et n'a rien d'intéressant à dire), il ne débuterait pas ainsi. Cette phrase-seuil sème la confusion. »
Ah le bonheur ! Quel élan ! Quelle vitalité ! Un livre qui dézingue le pouvoir politique, le pouvoir sexuel, le pouvoir des images, le pouvoir des mots ! Facile de s'identifier car nous avons tous rêvé d'être, même une minute, la mouche dans le potage. Dans cette prose ébouriffante qui fait grincer des dents, on reconnait allègrement un chef d'état atteint d'Alzheimer qui n'est pas des plus antipathiques. Cherche-t-il la rédemption ?
Tombant de notre chaise, on en apprend de belles sur la façon dont s'orchestrent les coulisses d'un gouvernement et plus tragiques celles d'un couple en voie d'extinction. Jonas est aussi chaud que Marguerite est tiède mais on a envie de foutre des claques aux deux ! Ah ce que l'on aimerait faire un carton sur ces gens qui ne gagnent pas à être connus ! Ces fâcheux nous feraient presque détester le désir et ne plus croire en rien si on les écoutait de trop près ! Allez au trou et tout de suite !
« Tout le monde est capitaliste, non ? C'est comme le McDo : même ceux qui critiquent y mangent. »
« Comment peut-on prier Dieu au XXIe siècle ? On sait très bien comment le monde a été crée, la science apporte toutes les réponses. L'occident a heureusement tué Dieu grâce au Progrès. C'est la différence entre la civilisation et la barbarie. »
« La table est bonne. Alors on oublie ce qui se joue au pied de l'Olympe, pour peu qu'on l'ait jamais su. Et on verrouille les accès. »
On en prend plein la tronche pour pas un rond car comment ne pas se reconnaître dans ce portrait au vitriol. Il y a des révolutions qui se perdent quand on pense aux fesses nombrilistes de Marguerite. J'adore fouiller dans les arrière-boutiques et dans cette fable désenchantée que de trésors ! Où se trouve la part autobiographe dans ce livre d'Erwan Larher que l'on imagine mal se tripoter devant son écran, tromper son épouse cul-cul où jouer les gardes du corps présidentiels pour colporter les ragots de la Cour. J'ai rarement lu un livre qui part aussi loin tout en restant ultra crédible. Mes félicitations émues et sincères !
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nadiouchka
  30 décembre 2018
Suite à une rencontre avec Erwan Larher pour « Le livre que je ne voulais pas écrire » (heureusement qu'il l'a fait), je me suis souvenue qu'un autre livre m'attendait depuis, concernant une certaine Dame Marguerite Santa Lucia qui a un problème bien particulier : « Marguerite n'aime pas ses fesses » : « Elle fronce les sourcils. Ce que le français peut être imprécis parfois ! (…) Je n'aime pas mes fesses, voilà qui est clair. » (p.9) Il faut dire qu'elles sont plates, pas assez rebondies à son goût.
Sa vie est monotone, « un continuum fadasse », coincée dans sa relation avec son compagnon, Jonas, qui vit à ses crochets : « Le business de Jonas se limite à scribouiller quelques critiques de jeux vidéo pour des sites Internet, en attendant de terminer le développement de PulsionS, le jeu ré-vo-lu-tion-naire qu'il conçoit depuis… depuis que Marguerite le connaît, en fait. Six ans. » (p.21/22) Mais la vérité est qu'il passe la plupart de son temps en des rencontres sur un site Internet porno « Karmasturba » où il cherche à épater les femmes connectées et plutôt coquines, en leur montrant ses atouts ». Si Marguerite savait ça !!!!
Un jour, dans la boîte où elle travaille (elle a un petit emploi consistant à résumer des livres), on lui propose de rencontrer un ancien président de la République, Aymeric Delaroche de Montjoie (DDM), pour écrire sa biographie. Elle finit par accepter et aura l'impression de se rendre chez un ami. Mais le problème est que le Sieur Aymeric s'embrouille, mélange les dates. Marguerite n'a pas encore osé demandé à son majordome (Hans) si DDM est malade. Pour Hans, « être vieux, c'est être con. » Comme compliment on ne fait pas mieux…
Entre-temps, Marguerite fait la connaissance d'un amant de sa mère, un flic, Jacek. Elle va ainsi avoir une vie un peu plus mouvementée d'autant plus que le fameux Aymeric va se montrer lubrique, il est très intéressé par son décolleté (il m'a faite penser à quelqu'un)… le récit devient alors chaud et même très chaud. On découvre aussi un autre côté, celui des politiciens pas si nets que cela.
Cet ouvrage est une vraie satire où l'auteur donne libre cours à son imagination débordante et exaltante (comme lui). On rit en lisant car ça tourne au thriller rocambolesque.
Aymeric, « vieux gâteux et pourtant classe » est pour ainsi dire le seul à prêter une grande attention à Marguerite qui, se trouvant nulle pour écrire un livre, a-t-elle été mise en confiance par DDM qui lui aurait suggéré « l'intrigue de son prochain roman. Un polar dans les allées du pouvoir, un roman un peu chaud ? »
Avec son écriture toujours aussi humoristique, Erwan Larher nous rend cette pauvre Marguerite sympathique bien qu'elle soit agaçante parfois avec sa naïveté mais on est de tout coeur avec elle, surtout quand elle reprend du poil de la bête.
Puisque sa vie est devenue plus émoustillante, c'est tant mieux pour elle car si l'on parle un peu de ces fameuses fesses, il y a bien plus dans cet ouvrage.
Pour conclure, lisez ceci : « Et puis il y a Marguerite, ahhh Marguerite… Certes elle n'aime pas ses fesses, mais j'ai tellement de tendresse pour elle. Candide parisienne du 21ème siècle, initiée malgré elle, prise dans une incontrôlable spirale, révélée par l'obsession des hommes. Il faut plonger dans ce livre, ne vous raccrochez à rien, juste se laisser porter, Erwan Larher s'occupe de tout et vous surprendra jusqu'aux dernières lignes ! » (Gilles Perrotin, Librairie le Marque-Pages)
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isabelleisapure
  02 août 2016
Marguerite, jeune femme fade et effacée n'aime pas ses fesses.
Il faut dire qu'il n'y a pas grand monde autour d'elle pour lui remonter le moral et lui redonner un peu d'assurance et de confiance en elle.
Engluée dans une relation sentimentale sans avenir, elle se contente d'un quotidien monotone en rêvant d'une vie meilleure.
Rien de bien reluisant non plus dans sa vie professionnelle, Marguerite se contente d'effectuer des taches secondaires dans une maison d'édition, jusqu'au jour où, miracle, un ancien président de la république la sollicite pour l'aider à rédiger le prochain tome de ses mémoires.
Cette rencontre va rapidement mettre à mal le train-train de Marguerite, qui va lentement mais sûrement s'épanouir au contact du vieil homme et découvrir une facette de sa personnalité qu'elle avait jusque-là sagement ignorée.
J'ai lu ce roman avec souvent le sourire aux lèvres. Erwan Larher dresse avec humour et acuité le portrait d'une France d'aujourd'hui, à travers les dérives aussi bien politiques que sexuelles d'une génération entière.
Avec une écriture rythmée et acide, ce roman fait preuve d'une grande originalité.
J'ai adoré le portrait du vieux président que chacun pourra reconnaître.
Je ne me suis pas ennuyée une seconde aux côtés de Marguerite, plongée avec elle au coeur d'une affaire d'État qui donne au roman des allures de thriller.
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motspourmots
  01 juin 2016
Donc Marguerite n'aime pas ses fesses. Et ça voyez-vous, de nos jours, ce n'est pas anodin. Parce que le monde est régi par les fesses. L'apparence, la séduction, le physique plutôt que les idées. Et le cul, bien sûr. Alors, si vous pensiez que ce titre n'était qu'un coup marketing, ma foi, vous n'y êtes pas du tout. Marguerite n'aime pas ses fesses, c'est un vrai syndrome du XXI ème siècle.
Et c'est la clé de la réussite de ce roman jubilatoire, saisir parfaitement l'air du temps, souligner ce qui fait mal, ce qui marche de travers en renvoyant à des comportements qui nous sont forcément familiers et à des sensations bien connues. Tout ceci sans avoir peur de l'excès, comme un reflet, là-aussi de notre époque. Sous les apparences d'une intrigue un peu foutraque, Erwan Lahrer mène parfaitement sa barque. On se marre, on grimace, on rougit et on passe un super moment.
Parce que Marguerite, c'est un peu nous. Elle rêve sa vie parfaite et se dépêche d'oublier la réalité (un mec oui, mais alors... franchement il y a des paires de claques qui se perdent). Un job de corvéable à merci dans une maison d'édition. Une mère excentrique et désinhibée, qui se veut plus copine que maternelle, plus mini-jupe que tricot et n'hésite pas à piquer les mecs de sa fille. Plus de père. Mais un blog sur lequel elle se défoule en assassinant les livres qu'elle juge mauvais (ça doit soulager, c'est sûr). Marguerite s'invente une vie tous les jours, se met en scène sur les réseaux sociaux et se voile plus que la face. Et puis, son employeur l'envoie soudain auprès d'un ancien président de la république pour l'aider à accoucher du dernier tome de ses mémoires. Aux côtés de ce vieil homme roué et obsédé sexuel (n'ayons pas peur des mots), Marguerite va découvrir de nouvelles perspectives. Et là, ça devient très très chaud (à tous les niveaux).
Tout en tricotant son intrigue à la manière d'un sympathique polar un peu déjanté (mais qui s'amuse donc à dézinguer les vieux politicards qui ont si bien profité du système ?), l'auteur met parfaitement en scène la vision d'un monde politique voué aux pires excès, provoquant le désenchantement que l'on sait. Sans oublier de dresser le tableau d'une société du virtuel, de l'apparence, du mensonge et de la mise en scène. Et ma foi, c'est terriblement juste.
Franchement, il faut lire les aventures de Marguerite comme un marqueur de ce début de XXI ème siècle. Alors certes, on rit un peu jaune, quand on perçoit son propre reflet dans le miroir tendu par l'auteur (oui, tout le monde y verra à un moment ou à un autre apparaître son reflet). Mais qu'est-ce que c'est bon !
Lien : http://www.motspourmots.fr/2..
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Cecoleboivin
  13 avril 2016
Impressions de lecture (et non critique) :
C'est une petite histoire de fesses en apparence. Marguerite n'aime pas ses fesses et comme elle n'a pas confiance en elle, elle ne sait pas dire non. En apparence car ce livre d'Erwan Larher dit plus que les fesses de Marguerite. Il évoque dans une écriture aisée et soutenue le souci de l'autre, de l'autre soi-même et de l'autre qui vit auprès de nous. La rencontre, toujours celle qui grandit ou détruit, celle du maintenant et celle passée. Celle qui fait que les êtres humains ne sont pas une identité unique mais multiple. On retrouve ici la préoccupation de savoir comme dans « Abandon d'un mâle en milieu hostile » qui vit près de nous ? et ici pour un biographe, qui est celui qui raconte sa vie ? et s'angoisser à l'idée qu'il n'y aura jamais de véritable réponse. Car les souvenirs sont des romans et les raconter éloigne toujours de la vérité. J'étais là semble dire le vieux Président pour qui Marguerite est embauchée pour écrire ses mémoires. J'étais là semble t'il répéter pour s'en persuader, là dans « ma vie » et je vous raconte « moi » et il raconte tout autre chose, dont son désir pour les femmes, pour le pouvoir sur elle.
L'innocence de Marguerite fait son oeuvre, l'ange toujours vient fouiller dans les ténèbres, tant mieux. Elle n'a pas confiance en elle Marguerite et pourtant, par la distance qu'elle réussit à instituer elle est forte et vraie. Cette vérité, bien à elle, sa jeunesse va emmener les personnages autour d'elle vers le basculement. Elle n'aime pas ses fesses mais est bien assise dessus, qui d'ailleurs voit les siennes vraiment, en dehors d'un miroir j'entends ? Personne, la vision de nos fesses sont déformées, la vision de nous-même ne peut l'être qu'à travers l'autre. Marguerite découvre peu à peu avec effroi le monde comme il est, les journalistes, les politiques sont le miroir d'une société basée sur l'envers et non l'endroit des hommes. Il suffit de voir et je fais une digression, le manque d'empathie et de sentiments lors des attentats en France ou en Belgique, les journalistes débitant leurs infos, les experts débitant leurs analyses sans une once de chagrin, les discours pré-formés.
La face cachée, celle où les sentiments et l'empathie n'ont plus d'endroit pour respirer. Qui sont ces gens qui nous gouvernent et à toutes les échelles, menteurs, pervers, manipulateurs, cette société basée sur l'argent ? Dans ce livre nous découvrons plus que les fesses de Marguerite, nous prenons en pleine face celle de notre société pervertie, qui s'éloigne du sacré du monde, c'est-à-dire de l'humanité comme elle devrait vivre en paix avec la nature et les êtres vivants. Marguerite passe dans l'histoire, elle le caillou dans la chaussure, le rouage qui grippe la machine, juste un instant, le temps d'entrapercevoir ce que nous ne voulons pas voir, ce qui nous fait baisser les yeux, ce qui nous décourage et pourtant ce qui nous amène parfois à dire non avec ce mot, celui de résister. Résister à la Haine de l'autre bien sûr, mais comment quand l'autre ne jouit qu'en détruisant ?. C'est un livre à lire doucement, à emporter avec soi, parce que les mots y sont brodés, grammaticalement singuliers, c'est un livre qui peut être drôle, si on sait rire et prendre de la distance, un livre d'homme c'est vrai, masculin et pourtant qui saisit la sensibilité de l'être, de l'être en vie comme Marguerite tout simplement à ses fesses en apparence, contre l'apparence.

Lien : http://www.catherineecoleboi..
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critiques presse (1)
Actualitte   21 février 2017
Erwan Larher dresse avec humour et acuité le portrait d’une France d’aujourd’hui, à travers les dérives aussi bien politiques que sexuelles d’une génération entière.
Lire la critique sur le site : Actualitte
Citations et extraits (8) Voir plus Ajouter une citation
tillytilly   20 avril 2016
Elle a remis les pieds dans une librairie, aujourd'hui. En consultant les quatrièmes de couverture lui est revenu qu'elle n'avait pas seulement diminué son rythme de lecture à cause de la télévision, mais parce qu'elle trouvait de plus en plus difficile de creuser sous le permafrost des romans médiatisés pour dénicher son content. Son manque de confiance en elle l'avait poussée à conclure qu'elle n'était pas normale, qu'elle attendait trop de chaque livre, qu'elle devrait baisser son niveau d'exigence et tenter de trouver son plaisir dans les romans qui emballaient les prescripteurs — souvent, un peu de virtuosité dans le rendu des émotions leur suffisait. A contrario, de petites principautés défendaient avec virulence la Littérature, majuscule de rigueur, et encensaient des textes abscons, expérimentaux, conceptuels, pas sa tasse de thé non plus. Face aux étals de nouveautés, tout à l'heure, elle a suffoqué.
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Charybde2Charybde2   27 mai 2016
Marguerite n’aime pas ses fesses.
Elle fronce les sourcils. Ce que le français peut être imprécis, parfois ! Ces fesses que Marguerite n’aime pas pourraient êtres celles de n’importe qui. Si elle écrivait un roman, ce qui ne risque pas d’arriver (elle écrit mal et n’a rien d’intéressant à dire), il ne débuterait pas ainsi. Cette phrase-seuil sème la confusion. Elle choisirait plutôt un incipit in media res – croit-elle se souvenir, ses cours de construction narrative écaillés par l’inusage. Et puis le français n’incite-t-il pas au coulis narcissique de la première personne du singulier ? Je n’aime pas mes fesses, voilà qui est clair.
Marguerite n’aime pas ses propres fesses.
Bof… Outre d’étirer l’affirmation de penta- à heptasyllabes, et d’alourdir le propos, la phrase filigrane un « au contraire », une comparaison, esquisse des fesses que, par opposition aux siennes, Marguerite aimerait (celles de Jonas ?). Ou donne une nuance outrée à l’assertion : non mais tu te rends compte, elle n’aime même pas ses propres fesses !
Elle pouffe devant son reflet d’héroïne liminaire dans la psyché de la salle de bains, s’étonne du succès de son roman, commence à répondre à des interviews sur ses fesses – désormais, chacun sait que Marguerite Santa Lucia n’aime pas ses fesses. Les siennes. Ses fesses à elle. Son cul trop plat qui sépare à peine les cuisses du bas du dos. Un journaliste l’interroge : Et les fesses de Jonas, les aimez-vous ? Jonas, son mec depuis dix ans, est de taille moyenne, approche les trente-cinq ans (il s’en angoisse), perd ses cheveux (il s’en angoisse), dort en ce moment même, tandis qu’elle crème sa peau trop sèche, dans la chambre (ils vivent ensemble). Aime-t-elle les fesses de Jonas ? Elle n’en sait rien. C’est la première fois qu’elle se pose cette question. À cause du début hypothétique d’un roman qu’elle n’écrire jamais (elle est trop nulle).
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maigret47maigret47   11 janvier 2019
Oui, il aurait pu au cours de son second mandat, un plébiscite face au candidat du Front National, réformer la France en profondeur. Il aurait pu préparer la sortie du nucléaire, de l’agriculture et de l’élevage intensifs, chercher à modeler une société plus équitable, à former une jeunesse citoyenne au lieu de modèles standards destiné au marché professionnel. Plus au centre que la plupart des membres de son parti, il était alors persuadé qu’il fallait baisser la durée légale du travail, freiner la spéculation, ré-étatiser certains pans de l’économie comme l’énergie ou les transports, donner plus de pouvoirs aux assemblées territoriales. Il aurait fallu repenser les modes de scrutin, la représentativité. Faire élire une Constituante pour passer à la VIè République. Il a joué petit bras.
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Charybde2Charybde2   27 mai 2016
La petite a raison : ils ont détourné les citoyens de la politique. Pas de manière méthodique, planifiée ni complotiste. Disons qu’ils ont laissé la jouissance individuelle devenir valeur suprême. Cela servait leurs intérêts – des intérêts que personne n’a envie de partager : l’argent et le pouvoir. On est bien là-haut. La table est bonne. Alors on oublie ce qui se joue au pied de l’Olympe, pour peu qu’on l’ait jamais su. Et on verrouille les accès.
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Charybde2Charybde2   27 mai 2016
« Tu ne crois pas qu’il y a des problèmes un peu plus importants que ton cul ? s’agacerait-il. Je ne sais pas, tiens, au hasard, la guerre civile en Ukraine. » Son mec excelle à relativiser les angoisses des autres. Et ce n’est pas parce qu’on peut certainement en trouver, après quelques sommaires recherches, de plus importants que son cul plat n’est pas un problème.
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Videos de Erwan Larher (7) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Erwan Larher
Retour en images sur la 33ème édition de la Comédie du Livre qui s'est déroulée à Montpellier. Erwan Larher, Nicole Ferroni, Sandra Colombo, Michel Moatti, Régine Detambel, Gaston, Iris de Mouy, Tristan Koegel, Ptiluc ou encore Jean Teule... Au total, pas moins de 136 auteurs ont répondu présents à notre invitation.
Site Web Sauramps : https://www.sauramps.com
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