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ISBN : 2296087558
Éditeur : Orizons (16/03/2010)

Note moyenne : 3/5 (sur 3 notes)
Résumé :
La Cathédrale n’est pas seulement un roman intime sur un sujet de société difficile, très rarement traité en littérature : l’euthanasie. C’est aussi et avant tout le récit d’un défi exceptionnel, celui d’un vieil ermite qui existe réellement et qui a entamé, voici presque un demi-siècle, dans un faubourg de la capitale espagnole, la construction d’une cathédrale à mains nues, à laquelle il a consacré pieusement quasi chaque jour de sa vie. À travers la rencontre ima... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (4) Ajouter une critique
patachinha
  22 juin 2010
L' auteur a une plume absolument délicieuse. Les mots coulent de source, naturellement, de façon suave et avec tant de sensibilité... quelle écriture magnifique!

J' étais curieuse de savoir comment serait traité le sujet de l' euthanasie, pourtant à mesure que j' avançais dans ma lecture j' en oubliais presque le thème de départ. Car si effectivement le narrateur se sent perdu par cet évènement qui s' est abattu sur lui, la mort de sa mère dans des circonstances douloureuses, l' histoire vibre d' une réfléxion philosophique et spirituelle qui va bien au-delà de l' euthanasie.

Au fond, j' ai eu l' impression qu' il s' agissait d' une quête profonde : celle du narrateur, de l' auteur, et bien sûr celle du lecteur. Tout un chacun peut y trouver ses propres réponses.

Comme soubassement à cette histoire improbable, il y a certainement cette question débatue depuis toujours : celle de connaître le sens à donner à sa vie. Chaque individu a sa propre histoire, ses expériences, ses échecs, ses joies, ses doutes... Cependant notre lot commun est de s' interroger, encore et toujours. En cela, nous ne sommes pas si différents les uns des autres.

Le narrateur déboussolé par la tristesse qui le ronge, trouve refuge dans cette cathédrale bâtie à mains nues par celui qu' on appelle le "bouffon de Dieu". Ce dernier, qu' a-t-il pu lui raconter de si merveilleux pour le décider à reprendre goût à la vie? Il n' a fait que lui montrer le chemin, celui de l' imprévisibilité, du don de soi, de l' attachement aux choses réellement essentielles dans l' existence. Chaque être au fond de soi, peut trouver une force intérieure pour accomplir ses rêves les plus fous. Il faut se donner le temps, encore plus dans notre société moderne où tout se résume à l' instantaneité, de se connaître, profondément. Savoir quelles sont nos aspirations, nos attentes, et cheminer peu à peu, doucement, vers notre accomplissement personnel. Tout se construit dans la persévérance et la lenteur. Admirer, soupeser, évaluer, ne font pas perdre du temps mais aident justement à mieux avancer. Trouver la voie est une étape, s' y accrocher et ne jamais en dévier en est une autre...

De ma lecture, transpire surtout l' idée de se remettre en cause, dans nos choix et nos modes de vie, et ce à n' importe quel âge, car comme il nous le fait comprendre, il n' est jamais trop tard... Ce n' est pas un discours inédit bien évidemment, mais on l' oublie bien souvent...

J' ai été assez admirative de savoir que dans cette petite localité de Mejorada del campo un certain Justo Gallego a réellement bâti une cathédrale, non pas avec des plans tracés d' avance et des moyens faramineux, mais seulement en fonction de son intuition, de sa foi, et de ses maigres ressources. Voila un bel exemple, qui laisse certainement dubitatif. Il faut une motivation spéciale, quelque soit le but à atteindre. Cet homme est un curieux, peut- être, mais sa sagesse est si hors du commun, pure et sincère qu' on ne peut que l' admirer!
Je garde une très bonne opinion de ce petit livre qui convie à l' introspection et à l' abnégation.

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sybilline
  29 juin 2010
Agé de 33 ans, le narrateur de cette histoire, bien qu'il ait quitté la maison familiale, est toujours resté l'enfant dépendant de sa mère, menant une vie futile et égocentrique.
A la mort de sa mère dont il abrègera les souffrances, le vide total de son coeur et de sa vie le saisit et il s'enfuit, laissant son père à la solitude de son deuil, et part au hasard sur les routes qui le mèneront aux abords de Madrid. C'est là qu'il rencontre le vieux Fernando Aliaga occupé à construire une cathédrale, seul et sans aucun plan.
Une forte affection s'établit aussitôt entre l'orphelin et cet ermite qu'il considère comme un père idéal. En lui tenant compagnie, le jeune homme découvre et apprend à vénérer un homme que la joie du travail désintéressé et la liberté du dénuement comblent. Aussi, lorsque l'édifice de Fernando sera menacée de destruction par les autorités, à moins que le vieil homme désargenté ne paie un arriéré de taxes gigantesques, le narrateur va mobiliser l'opinion publique, contacter la presse, et faire en sorte que la cathédrale de son ami soit protégée.
Le narrateur peut alors rentrer chez lui et revoir son père réel..
Commentaire
Bien plus que l'histoire, en partie véridique, de ce vieil ermite bâtisseur, « La cathédrale » relate la lente et difficile séparation d'avec la mère d'un homme resté enfant, ainsi que sa réconciliation progressive avec le père considéré jusqu'alors comme un rival.
Il peut être difficile d'adhérer et de sympathiser entièrement avec un homme qui, non content de s'approprier la mort de sa mère en pratiquant l'euthanasie, refuse d'en référer à son père, fuit l'instant de lui en parler et se lave de toute culpabilité par la persuasion « Alors je me souvenais de lui avoir tendu la main pour qu'elle parte dignement. Je m'en persuadais : elle passerait son ciel à être fière de moi » et, plus efficacement encore, par le silence approbateur de Fernando, le père idéal, à qui il fera deviner plus qu'il ne parlera de ce geste fatal.
Le narrateur rentre-t-il au pays plus mûr dans ses relations ? Rien n'est moins sûr…Il ne s'engage pas avec la jeune femme avec laquelle il entretient une relation à Madrid et s'il écrit l'histoire que nous lisons, celle qui le concerne et concerne son père idéal, à l'intention de son père réel, c'est à Fernando qu il l'envoie….
L'écriture de Larizza m'a également déçue. Bien sûr, il ne s'agit ici que d'une impression toute personnelle, mais le style de l'auteur m'a laissé un goût de surfait, de recherche stylistique frisant la sophistication. En voici un exemple tiré d'une soirée passée avec Nadja, son amante: (voir la citation)
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yo
  02 juillet 2010
La cathédrale est le lieu d'une rencontre inattendue et improbable, entre un architecte autodidacte de la banlieue de Madrid qui construit seul cet édifice, et un jeune homme qui fuit la France après la mort de sa mère. Parti pour quelques jours, il y reste finalement beaucoup plus longtemps que prévu, intrigué et fasciné par cette construction anarchique qui défie les lois de l'architecture.

La raison du départ du héros, c'est la mort de sa mère, ou plus précisément l'euthanasie de cette dernière. Il lui a donné le coup de pouce pour mourir, sans que personne d'autre ne le sache autour de lui, même pas son père. La figure du père traverse tout le roman, et elle représente tout ce que le jeune homme a décidé de quitter pour quelque temps. Il sait qu'il doit l'appeler, pour qu'il ne s'inquiète de cette escapade espagnole qui dure, mais ne parvient pas à nouer le contact avec lui, resté en Lorraine.

Car le héros s'éprend de la vie monacale de Fernando, qui consacre tout son temps à la construction de cette cathédrale, hormis le dimanche. Il retrouve également Nadja, jeune femme avec qui il a eu une relation quelques années plus tôt, et qui vit à Madrid. A trois, ils vont se battre pour que Fernando puisse continuer son oeuvre, car ils sont certains qu'il y a du Gaudi dans ce que construit le vieil homme.
Lien : http://livres-et-cin.over-bl..
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Vero1001
  28 juin 2010
le roman raconte la mort de la mère du narrateur qui va tellement le bouleverser qu'il décide alors de prendre un congé sabbatique et de partir à Madrid. Il y rencontre Fernando Aliaga, un vieil homme qui construit depuis quarante-cinq ans une cathédrale en la mémoire de sa mère. Au fil des jours et des rencontres avec le vieil homme analphabète...
Lien : http://1000-et-1.over-blog.c..
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Citations et extraits (1) Ajouter une citation
sybillinesybilline   29 juin 2010
Mais la movida ne dure qu’un temps, nous enseignent aussi les romans- qui ne sont du reste qu’un pâle reflet de la vie. Jamais ils ne savent décrire le point d’incandescence que les amants atteignent dans la bouche de la chambre, quand le temps abonde comme un lys, que les lignes chavirent en micas vers les effluves de forêt…Les romans brodent autour de cette phosphorescence des corps & autour de l’humour qui souvent y prélude
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Vidéo de Olivier Larizza
La poésie d?une vie partagée pendant douze ans entre le Grand Est et la Martinique : Olivier Larizza se prête à l?interview à propos de son nouvel ouvrage « L?Exil » (Andersen), premier volet d?une trilogie fulgurante. Il évoque aussi l?état de la poésie en France par rapport à d?autres pays. L?interview se conclut par un flash sur « Les Charmes du Val-d?Ajol » de Laurent Bayart, livre paru dans la collection Évasion que Larizza dirige chez Andersen éditions. En direct sur Mirabelle TV le 12 avril 2017 dans l?émission Juste Avant de Zapper.
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