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EAN : 9782869596047
192 pages
Éditeur : Arléa (18/06/2004)

Note moyenne : 3.97/5 (sur 18 notes)
Résumé :

" Pas d'anges, pas d'anges ! ", s'écrie Flaubert corrigeant un poème de Louise Collet. Il n'y a pas d'anges dans ce dictionnaire un peu particulier, mais Hervé Laroche s'attaque, avec brio et modestie, au cliché littéraire qui fleurit aujourd'hui, et avec un si constant humour que ce florilège, certes érudit, devient, mine de rien, un livre drôle et roboratif. Et l'auteur de nous accompagner dans ce monde où ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (6) Voir plus Ajouter une critique
nameless
  26 janvier 2020
Si un dictionnaire est une affaire sérieuse, il ne faut pas chercher pour autant dans cette compilation de clichés littéraires un traité de stylistique ni un ouvrage de référence, mais davantage une réjouissante récréation. C'est à la suite d'un énervement face aux machines à écrire qui crépitent comme la vache meugle et le chat miaule ; aux escaliers qui sentent l'encaustique, - qu'est-ce que l'encaustique sinon de la cire littéraire - ; aux douze - très inattendus - coups de minuit qui s'égrènent, qu'Hervé Laroche a eu l'idée de recenser les habitudes et tics d'écriture, lieux communs, automatismes, stéréotypes, dégradations du langage, formules toutes faites souvent usés jusqu'à la corde (et d'1 !) parfois comiques malgré eux, qui évitent aux écrivains paresseux de trop se creuser la cervelle (et de 2 !). L'auteur pointe du doigt (et de 3 !) les différences de formulation qui existent entre la vraie vie et la vie littéraire, où par exemple, au lieu de se faire un sandwich, on le confectionne ; où l'on balbutie au lieu de parler ; où l'on dévale au lieu de descendre. Il pose également de fort pertinentes questions : que faire d'un dévolu qui nous reste sur les bras s'il ne peut être impérativement jeté ? Est-ce que les carpes naissent centenaires ? Pourquoi, lorsqu'un homme est nu comme un ver, ne précise-t-on pas de quel ver, lombric ou ténia, il s'agit ? Pourquoi un célibataire est-il toujours endurci et un buveur invétéré et pas le contraire ? Pourquoi une conviction doit-elle être forgée, aveugle une violence  ?

L'auteur précise que son travail est empirique, et que le choix des entrées est subjectif, je m'en serais doutée. Les mots figurant déjà dans les ouvrages préalables d'Alain Rey ou Alain Schifres par exemple, n'ont pas été repris afin de ne pas faire de l'ombre (et de 4 !) à leurs auteurs. Le résultat est un peu foutraque, on trouve de tout dans ce dictionnaire, sans beaucoup de cohérence, mais dans l'ensemble, ce regard porté par le petit bout de la lorgnette (et de 5 !) sur la langue française est amusant, et tend un miroir (et de 6 ! ) aux apprentis écrivains qui peuvent y contempler leurs propres déviances littéraires. La plupart des articles manquent cruellement de sérieux (et de 7 !) et se lisent comme des histoires drôles. Pour conclure, j'ajoute qu'Hervé Laroche ne s'est guère cassé la tête (et de 8 !) pour trouver des citations dans la littérature pour illustrer ses propos, au motif qu'il ne veut pas être un délateur, c'est une charmante justification. Il s'est contenté d'inventer à la va-vite des bouts de phrases souvent inutilement vulgaires ou pseudo-érotiques qui dévaluent son entreprise, c'est dommage. Au final, une lecture distrayante, sur le mode « apprendre en s'amusant », qui ne laissera pas cependant une trace indélébile (et de 9  !) dans ma mémoire.

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pierre31
  14 mars 2018
Un petit bouquin ironique qui aurait sûrement beaucoup amusé Paul Léautaud! Un peu injuste quelques fois mais le cliché est aussi une question de point de vue, la postface l'explique bien.
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cicou45
  27 août 2011
Ouvrage qui se dit "dictionnaire" mais qui est en réalité bien plus que cela. Rempli de clichés littéraires, comme son nom l'indique, l'auteur nous donne une définition des mots les plus couramment employés dans la littérature et, qui plus est, ne sont pas à prendre au sens propre, mais doivent se comprendre comme une véritable poésie, une chanson de notre vocabulaire courant. Si tel n'était pas le cas, les protagonistes des romans que nous chérissons tant seraient morts un bon nombre de fois, par exemple "il est mort de honte" ou "il se meurt d'amour pour elle"...
Ouvrage instructif rédigé sur un ton humoristique qui nous permet d'en savoir plus sur les multiples facettes de notre langue et des nombreux jeux de mots qu'elle permet de faire...Magnifique !
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CVolland
  22 septembre 2017
Bon courage à tous ceux qui s'essayerons à écrire un romans après avoir lu ce petit dictionnaire. Hervé Laroche casse l'ambiance et dès l'introduction qui est une synthèse de cliché littéraires mis bout à bout dans un style très proche des éditions Arlequin, on se demande finalement si nos auteurs favoris ne serais pas eux aussi adepte du cliché et dans quelle proportion.
Faut il relire toute sa bibliothèque afin de mettre en comparaison les auteurs et distribuer les bons points à ceux qui userait le moins de cliché ? L'exercice s'avère vain et finalement sans grand intérêt.
Ce livre ne se lit pas comme un roman mais il est pleins d'humour et mauvaise fois, ne pas trop en attendre non plus.
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neutrinou
  05 septembre 2016
"Il y a quelques années, j'ai lu l'un des livres les plus bouleversants de ma vie. le "Dictionnaire des clichés littéraires", de Hervé Laroche. Il ne faut pas imaginer un ouvrage pédant et rébarbatif, c'est tout le contraire. Laroche réfléchit sur le rôle des clichés dans la littérature, et fait le point sur la situation au tournant du siècle. Sa conclusion : il en faut forcément, mais peu, et la dose doit être réfléchie avec beaucoup de soin. Ce livre m'a fait hurler de rire. Il donne les clés pour comprendre comment se construit le style aujourd'hui. Et explique pourquoi je préfère le style de la Cour des Comptes à celui des écrivains actuels."
Vous trouverez ma réflexion sur le style d'aujourd'hui et mes réflexions sur le style de la Cour des Comptes et autres auteurs sur mon blog (cf. ci-dessous), dans plusieurs posts.
Bonne lecture !
Lien : http://brikbrakbrok.blogspot..
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Citations et extraits (10) Voir plus Ajouter une citation
cicou45cicou45   27 août 2011
Amour : on en vibre, on en tremble, bref, on en est tout secoué. Cela vaut sans doute mieux que d'être brûlé par ses feux, ses flammes, son ardeur. Sinon, pur, éternel, plus fort que la mort : banal. On se le jure, et ensuite on le profane. Au pluriel (délicieusement féminin), les amours sont enfantines, ou à la rigueur adolescentes, sinon elles prêtent à rire. Et comment vont tes amours ? Curieusement, les clichés liés à l'amour sont en nombre modeste, relativement à l'omniprésence de ce thème dans la littérature. L'amour est-il au-delà du cliché ? Ou bien sommes-nous déjà au-delà de l'amour ?
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cicou45cicou45   27 août 2011
Cœur : organe très sollicité ; aussi tout auteur doit-il être un peu cardiologue. À savoir : le cœur ne se contente pas de battre (serait-ce la chamade), ni même de palpiter. Il tambourine (préciser : dans la poitrine). Il est capable de bonds. Plus étonnant, il se serre. Comment fait-il pour se serrer tout seul ? Sujet, également aux pincements, d'origine tout aussi mystérieuse (à la différence de ceux des fesses, Fréquents accidents cardiaques. Un moment, son cœur cessa de battre. Inutile pourtant de s'affoler : dans un instant, il n'y paraîtra plus. Un peu passées de mode, les peines de cœur (il se brise, se fend, se déchire, vole en éclats etc.) ne doivent pas inquiéter davantage.
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namelessnameless   26 janvier 2020
Luxe :
deux types : 1) raffiné, discret, délicat. 2) opulent, ostentatoire, tapageur. Choisir son camp (la littérature est un engagement).
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ConstanceKConstanceK   07 décembre 2017
Ironie: se présente souvent en brins (n'utiliser qu'un brin à la fois), ou en pointes (même recommandation). Deux techniques: teinter (un regard teinté d'ironie), ou empreindre (un propos empreint d'ironie). Parce qu'on ne sait pas très bien en quoi cette dernière opération consiste au juste, teinter est prudent, mais empreindre est tentant.
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namelessnameless   26 janvier 2020
Bond :
Mode de déplacement réservé à certains animaux dans la vie ordinaire, mais très commun chez les personnages littéraires. "A ces mots, il bondit". Mieux : "Il se leva d'un seul bond" (au lieu de trois ou quatre habituellement ?). Préciser chaque fois que nécessaire : "sur ses pieds". Mode de propulsion recommandé : le ressort. "Comme mue par un puissant ressort, elle bondit sur ses pieds".
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