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EAN : 9782874895272
205 pages
Éditeur : Weyrich Edition (12/02/2019)

Note moyenne : 3.9/5 (sur 5 notes)
Résumé :
Suite au décès de ses parents, Antonin se retrouve avec un petit frère et une grand-mère fantasque sur les bras. Il rate une audition à Paris, perd la trace de la femme de sa vie, prend un train vers Ostende à la suite de deux inconnues et se fait engager comme employé à tout faire dans un casino, où il se lie d’amitié avec un maître yogi nommé Doritos. Et Antonin n’est pas au bout de ses surprises...
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Critiques, Analyses et Avis (4) Ajouter une critique
saigneurdeguerre
  03 septembre 2020
Je m'appelle Antonin et je suis un moins que rien, un raté, un gâcheur, un incapable, un médiocre, une nullité. Vous ne me croyez pas ? Quelques exemples, peut-être ?
Imaginez que vous rencontriez à l'aéroport une Vénus venue d'Argentine, Luce, qu'un coup de foudre vous frappe en plein coeur, qu'elle vous refile un papier avec ses coordonnées et que vous le laissiez s'envoler par la fenêtre d'un taxi, que vous vous présentiez pour jouer le rôle de Roméo dans Roméo et Juliette au Théâtre de Paris et que vous y soyez pitoyable, et qu'en plus de tout ça vous soyez roux ! Vous m'avez compris ou dois-je encore accentuer le tableau ?
Et avec tout ça, une poisse qui me colle à la peau ! Ma valise, jamais arrivée à l'aéroport, le rasoir qui tombe en panne juste avant l'audition me laissant avec une demi face rasée et l'autre arborant une barbe de cinq jours… Et cela ne date pas d'aujourd'hui ! Il y a sept ans, mes parents furent emportés par une coulée de neige au-dessus du refuge de Viso, près de la frontière italienne me laissant seul avec mon petit frère, Barnabé. Pratiquement dix-huit ans nous séparent. J'en ai la tutelle et je risque de la perdre si je ne me trouve pas un boulot illico presto ! Et puis, il y a Iris, notre grand-mère qui nous a élevés, même si c'était moi qui changeais les couches de Barnabé et qui m'en occupais le plus souvent. Heureusement qu'il est là ! Sans lui, je serais perdu. Iris est dans un home et malgré qu'elle soit octogénaire, elle est férue d'informatique. Ils l'ont diagnostiquée « Alzheimer », cette espèce de fourre-tout où on place les gens faute de mieux les diagnostiquer…
Critique :
Dans ce roman, qui commence fort mal pour le « héros », l'humour est très présent grâce au talent de Ziska Larouge. On le retrouve notamment dans les réflexions philosophiques d'Antonin : « Il m'arrive souvent de m'interroger sur la couleur des chaussettes que je vais porter. Faut-il, ou non, les assortir à la teinte de mes chaussures, de mon pantalon, de mon slip ou de mes cheveux ? Qui y porte attention ? En quoi mon destin pourrait-il s'en trouver changé ? »
Antonin en rentrant de son audition à Paris voudrait bien pénétrer dans son peu glorieux logis du côté de la Gare du Midi à Bruxelles. Pas de chance, il tombe sur quatre voyous. le plus costaud des bons-à-rien lui dit : « Tu me cherches ? »
Antonin ne cherche personne. Il voudrait juste rentrer dans son appartement. le grand crapuleux lui balance son poing dans la figure, histoire de lui refaire le portrait, comme ça, gratuitement. Il s'empare de ses clés et commence un jeu de passe-passe avec ses potes, pendant que le malheureux Antonin tente de les reprendre… Mais quand votre destinée consiste à voir la chance vous échapper, vos clés se retrouvent dans le caniveau, impossibles à récupérer. Par contre, un double existe chez Mamyris, dans sa chambre du home où elle réside maintenant. Au fait, vous ai-je dit qu'Antonin manque cruellement de chance ? Mamyris ignore où se trouve le second trousseau de clés de son petit-fils et les recherches d'Antonin ne donnent rien. Il quitte Mamy Iris et se donne le temps de cogiter à l'arrêt du tram 81. L'attend-t-il ? Non ! C'est juste pour se donner le temps de réfléchir. Que faire ? Appeler son proprio ? Mauvaise idée ! Il lui doit déjà un mois de loyer ! Prendre une chambre à l'hôtel Ibis ? Et dépenser ses maigres économies ? Squatter chez un pote ? Retourner chez Mamyris, s'introduire en douce et dormir dans son fauteuil ? Entrer dans un bar et attendre le matin ? Il en est là de ses réflexions lorsque deux filles descendent du tram et lui demandent le chemin de la gare. Il se propose de les guider… Sa vie va en être bouleversée.
L'histoire n'aurait que peu d'intérêt si notre anti-héros, Antonin ne vivait une suite d'aventures et de mésaventures, d'autant qu'il peut compter sur son petit frère et sa mamy (surtout sa mamy) pour ajouter des problèmes aux ennuis qu'il a déjà. L'histoire est drôle, le personnage sympathique et on ne peut s'empêcher d'éprouver de l'empathie pour lui. Mais il va faire de chouettes rencontres qui feront que toute l'histoire se terminera par un « happy end ».
Livre très agréable à lire. Je ne regrette qu'une chose : une fin d'histoire très précipitée manquant de détails.
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adtraviata
  16 avril 2019
Après le sombre Onnuzel, voici un titre plus solaire paru lui aussi chez Weyrich en ce début d'année. Mais à l'image de cette couverture colorée et sombre elle aussi, la vie d'Antonin, qui rêve de trouver LE rôle qui le lancera dans la carrière de comédien, n'est pas un long fleuve tranquille : ses parents sont morts dans un accident, il reste seul avec son petit frère Barnabé, adorable boule d'énergie, et sa grand-mère Iris qui, face à ce drame, s'est réfugiée chez Alzheimer. Dès le début du roman, un enchaînement de circonstances va mener Antonin à Ostende, où il va trouver du travail au Casino, faire de nouvelles connaissances et vivre des aventures rocambolesques. C'est beaucoup pour un seul homme : heureusement qu'Antonin peut compter sur les conseils zen de Doritos, l'amitié de la chienne Salchicha et de son propriétaire Pierre-Johan, des « stimulations » de Coline et Claudie, notamment dans le cocon de l'Hôtel Paerels où vit tout ce beau monde.
C'est frais, c'est enlevé, on sourit, on rit, on n'est pas sans penser aux Quatre soeurs de Malika Ferdjoukh quand Antonin sent la présence de ses parents aux moments risqués ou à Oh boy de Marie-Aude Murail avec ce jeune homme qui a charge de famille. C'est rythmé aussi, sans doute parce que Ziska Larouge est une artiste touche-à-tout, une graphiste de formation qui s'intéresse aussi au rock et au cinéma.
Lien : https://desmotsetdesnotes.wo..
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kathel
  18 avril 2020
Même si le jeune Antonin semble cumuler tous les déboires au début du roman de Ziska Larouge, impossible de penser qu'on a mis les pieds, ou plutôt les yeux, dans un roman noir. le ton qui se moque gentiment de lui-même avec lequel il raconte ses déconvenues, ainsi que les têtes de chapitres du genre de celle que j'ai copiée en début de billet ne trompent pas. On est dans un roman qui donne le sourire, mêlé à une sorte de roman d'initiation car le jeune homme reste un peu naïf, malgré les responsabilités qui lui incombent depuis qu'il a perdu ses parents dans un accident : un petit frère de sept ans et une grand-mère atteinte d'Alzheimer. Autant dire que ses amours et sa recherche de travail vont souvent être contrariées, en une suite de péripéties joyeusement dramatiques.
Antonin est apprenti comédien. Comment un casting raté et une rencontre éblouissante vont le mener à se retrouver à la rue et à accepter un travail au casino d'Ostende, ce n'est que le début… Les mésaventures d'Antonin, ses rencontres avec le personnel et les résidents du casino et de l'hôtel Paerels où il est logé, sont menées à un rythme rapide, avec un style très visuel, et des rebondissements successifs. L'auteure est également scénariste, cela se sent, et se savoure avec plaisir. Ce n'est pas son premier roman, et elle a écrit aussi bon nombre de recueils de nouvelles.
Enfin, pour ceux qui le découvriraient comme moi, sachez que Willem Paerels est un peintre belge du début du XXe siècle, dessinateur et peintre de marines et de scènes de rue.
En tout cas, si vous en avez l'occasion, Hôtel Paerels constitue une parenthèse rafraîchissante qui ne se refuse pas.
Lien : https://lettresexpres.wordpr..
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Jo32
  20 mai 2019
Tant de chroniqueurs ont merveilleusement fait l'apologie de Ziska Larouge,
que c'est timidement que je poste mon avis sur son dernier roman "Hotel
Paerels".
La connotation affective de l'auteur envers son grand-père nous renvoie à nous même et nous interpelle tout un chacun, avec nos différences, tout au long du roman.
Et c'est ainsi que Ziska Larouge sublime la vie.
Tout semble permis au fil de ses écrits...
Qui d' Antonin, de Luce, qui de Bernie son petit frère, qui la grand-mère
déjantée, qui?
Une histoire de vie qui vous invite à réflexion.
Un roman drôle et tellement profond qui flirte avec la réalité.
La plume légère de l'auteur se veut rassurante,
mais rien n'est jamais acquit, rien.
Un livre à lire, à partager , chacun s'y trouvera entre les lignes.
Hâte de rencontrer cet auteur Belge en France , invitée à la Médiathèque de St Clar le vendredi 17 mai.
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Citations et extraits (7) Voir plus Ajouter une citation
kathelkathel   18 avril 2020
Il n’y a pas un seul bouquin dans cet hôtel, et je me demande comment je vais y survivre. De Quatre-vingt jours en ballon à Martine à la plage, du dernier Le Clézio au premier roman d’un inconnu, je ne peux pas m’endormir si je ne suis pas entré de plain-pied dans une histoire qui n’a rien à voir avec la mienne.
Finalement, j’embarque un plateau de petit déjeuner laissé pour compte et quelques prospectus, puis je remonte en m’arrêtant devant chaque tableau, ce qui me prend un certain temps (quatre toiles par étage). Devant ma soupente, il me semble que Paerels et moi sommes devenus intimes.
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beatriceferonbeatriceferon   07 novembre 2019
Il y a des personnes qu'on ne verra jamais emprunter un livre en bibliothèque ou en acheter d'occasion. Moi, l'idée des mains qui ont tourné les pages avant moi, ça me fascine. Il y a celles, fébriles, qui ont encore tant à découvrir, ou celles potelées, un peu tristes de la ménagère qui rêve, celles si rêches de l'ouvrier qui prend goût à la lecture sur le tard faute de temps ou encore celles, veinées comme un parchemin, de l'érudit à la retraite qui relit les mêmes oeuvres sans jamais s'en lasser. Que dire de celles qui passeront après les miennes?
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saigneurdeguerresaigneurdeguerre   30 août 2020
Ca me gonfle, moi, les gens qui disent qu'ils ont faim et qui refusent le sandwich offert.
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saigneurdeguerresaigneurdeguerre   30 août 2020
Au fond, ça m'énerve quand les gens n'ont pas besoin de moi.
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beatriceferonbeatriceferon   07 novembre 2019
L'art, sous toutes ses formes, permet cette espèce de continuité dans le temps qui mène à l'immortalité.
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