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ISBN : 2266227262
Éditeur : Pocket (06/09/2012)

Note moyenne : 2.94/5 (sur 70 notes)
Résumé :
François et Cécile, jeune couple de bourgeois lassé par la routine parisienne, décident de tout plaquer pour aller s'installer à Marrakech. Par l'intermédiaire d'un agent immobilier, cousin d'un collègue marocain de Cécile, le couple fait l'acquisition d'un beau riad au cœur de la capitale. Seul problème : ils trouvent un habitant inattendu dans le riad. Une vieille dame semble très attachée au lieu et la communication n'est pas évidente... Ni l'agence immobilière n... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (18) Voir plus Ajouter une critique
Sachenka
  23 novembre 2017
Sorti fort satisfait de la récente lecture d'un roman de Fouad Laroui, je me suis accaparé du seul bouquin de cet auteur encore disponible à ma bibliothèque, La vieille dame du riad. Même si j'ai séjourné deux ans au Maroc il y a un petit bout de temps, ce pays représente encore l'exotisme, avec son soleil, son air chaud et sec, ses déserts, ses villes aux riads et aux marchés colorés. Je m'attendais à un peu de tout cela dans ce roman, quoique l'élément « vieille dame » du titre me laissait perplexe. Bon voyage littéraire !
Finalement, c'est un couple de Parisiens à l'âge indéterminé qui ouvre la première partie de ce roman. Côté dépaysement, ça commence plutôt mal… Sur un coup de tête, François et Cécile abandonnent leur existence paisible (mais sans doute un peu morne) pour acheter un riad à Marrakech. C'est « tendance », parait-il. Un choc culturel n'attend pas l'autre mais ils arrivent à leur fin. Toutefois, ils découvrent au fin fond de leur riad de rêve une vieille dame chétive qui ne veut pas décoller. Elle y attend un certain Tayeb.
Cet énième rebondissement fait basculer le lecteur dans la deuxième partie du roman, le ramène environ cent ans en arrière, quand ledit Tayeb est né. Mais ce voyage dans le temps, s'il permet d'en découvrir plus sur ce nouveau personnage, est surtout un prétexte pour raconter à travers lui l'histoire du Maroc moderne. Tout y passe, les sultans, le protectorat français, la présence espagnole dans le nord du pays, la révolte d'Abdelkrim (c'est-à-dire la guerre du Rif), la décolonisation, etc. Instructif mais pas vraiment interpelant.
Et ces deux intrigues, comment les lier ? Tayeb s'était engagé aux côtés des Français pendant la Deuxième guerre mondiale et n'en était pas revenu. Sa mère mourante avait fait promettre à son esclave noire (la vieille dame chétive découverte plus tôt) de l'attendre. C'est quelque chose qui aurait dû me toucher mais non. Il faut dire que le roman est raconté sur un ton léger, humoristique. Et je suppose quelque peu didactique, puisqu'il propose un condensé d'histoire et de relations franco-marocaines. Donc, une lecture facile et agréable, sans plus.
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verobleue
  17 janvier 2012
« La vieille dame du Riad » de Fouad Laroui narre l'achat sur un coup de tête, par un couple bobo parisien, d'un riad à Marrakech. Sans attirance particulière que le soleil, les voilà bientôt propriétaires quand ils découvrent au fond du riad une vieille chabani spectrale impossible à déloger.
Aidés de leur voisin Mansour, ils apprennent qu'elle attend son fils Tayeb que les français doivent lui ramener.
Le couple semble alors s'éveiller à la civilisation marocaine et dans la deuxième partie du livre celui-ci découvre l'histoire de Tayeb, jeune berbère, hostile aux occidentaux qui s'engage finalement dans l'armée française. Devenu amnésique, après une blessure de guerre, il ne revient pas au pays. À sa mort, sa mère a fait promettre à son esclave noire, Massouda, de rester dans la chambre du fond à attendre le retour du fils. Voilà expliquée la présence de la vieille femme.
Cette deuxième partie est en fait, un cours d'histoire avec la guerre du Rif, le colonialisme, l'indépendance du Maroc et le protectorat français.
Le livre s'achève par l'abandon de l'installation du couple à Marrakech et la transformation du riad en musée.
Bof, bof. Ce roman n'est qu'un prétexte à un cours d'histoire revanchard. La plume est lourde et le plaisir de lecture est absent. J'avoue que je n'ai pas du tout adhéré. Cela m'a semblé long, assorti d'un langage ardu et rempli de stéréotypes.
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TRIEB
  28 novembre 2012
François et Cécile Girard, un jeune couple qui s'ennuie un peu dans leur quartier de Belleville à Paris, décident, pour rompre la monotonie de leur existence, d'acheter un Riad à Marrakech. C'est tendance, c'est suffisamment exotique, se disent-ils, malgré la présence dans la ville de nombreux « people « et autres célébrités hexagonales, telles que BHL, Pierre Bergé ou encore DSK. Cette objection ne les décourage nullement .Ils prennent contact avec un agent immobilier, arrêtent leur choix sur un Riad situé dans le centre ville.
Découverte hautement imprévue : une vieille dame habite ce Riad, dont la voix et les propos sont difficilement audibles et on ne peut plus cryptiques : cette femme réclame la restitution de son fils Tayeb.
Intrigués par cette énigme, les Girard, qui sont entrés en contact avec un de leurs voisins , Mansour Abarro, veulent tirer tout cela au clair .
Dans la deuxième partie du roman , se dévoilent les origines de cette femme .C'est une esclave , noire , d'un ancien notable nommé Hadj Fatmi ,dont l'un des fils , Tayeb, s'est engagé dans les troupes d'Abdelkrim, chef des rebelles marocains lors de la guerre du Rif . Et c'est là que le roman de Fouad Laroui fait merveille
.L'auteur nous rappelle , tout au long de cette phase historique du roman , que le Maroc a connu , peut-être la première guerre insurectionnelle et révolutionnaire , avant la lettre : la guerre du Rif , que les participants occidentaux à cette guerre s'appelaient Pétain , Primo de Rivera , futurs fondateurs de Vichy et de la phalange franquiste .L'auteur nous rappelle, sans acrimonie ni rancoeur, que le Maroc a résisté à la conquête occidentale, qu'une conférence , tenue à Algésiras en 1911 , a réglé le sort de ce pays .Il y rappelle la volonté de Lyautey de respecter les « moeurs et usages des indigènes ». D'autres réflexions sont énoncées : comment une civilisation en vient-elle à dominer les autres ? Par les armes, la technique, le savoir ? Un peu de tout cela, suggère l'auteur.

A la fin de l'ouvrage, il donne à Tayeb , ce fils intrépide de Hadj Fatmi , qui s'est engagé deux fois, dans les troupes d'Abdelkrim , puis dans l'armée française durant la seconde guerre mondiale , le statut du Marocain type : « C'est d'ailleurs moins un être de chair et de sang qu'un symbole :avec ses trois mères : la Berbère, l'Arabe et la Noire –il ne manque que la Juive- c'est le Marocain , l'archétype, le mètre-étalon. »
A la fin du roman, dont le mérite essentiel est, on le voit bien, de poser les bonnes questions, celles de l'histoire, de sa connaissance, de ses incertitudes, les Girard ont un excellent réflexe : ils font connaissance avec l'histoire de ce pays, au-delà des préjugés, du tourisme de masse, de l'exotisme facile .La démonstration de Fouad Laroui est plaisante, jamais didactique, ni manichéenne ; elle n'est elle que plus convaincante .Livre à recommander hautement.

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Moan
  25 novembre 2012
Ce qui m'a attiré , c'est d'abord dans son titre: le riad et les couleurs harmonieuses de sa couverture. J'attendais donc de passer un bon moment avec ce livre.
François qui s'ennuie souhaite changer de vie, aller voir ailleurs. Avec sa femme, un jour, ils décident d'acheter un riad à Marrakech. Mais dans ce riad , une surprise les attend , qui les conduira à découvrir l'histoire du Maroc.
J'ai trouvé ce livre bancal: ni roman, ni livre d'histoire.
Il m'aura toutefois permis de connaître un peu l'histoire du Maroc depuis l'arrivée des Français jusqu'à la fin de la seconde guerre mondiale!
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Angeliky
  06 septembre 2017
Avis très mitigé sur ce bouquin. On passe un peu du coq à l'âne : tout d'abord, on découvre François et Cécile qui veulent entreprendre quelque chose qui va bousculer leur quotidien notamment acheter un riad à Marrakech. Ensuite, l'auteur nous narre la présence d'une vieille dame dans ce riad mais sans approfondir le personnage. Brusquement, on tombe dans une partie complète dédiée à L Histoire pour expliquer qui est le personnage de Tayeb. Ce fût une partie assez intéressante où l'on apprend beaucoup de choses. Dans la partie finale, on revient vers notre couple Cécile et François... la fin est sans grand intérêt. C'est un bouquin qui aurait eu le mérite d'être approfondi sur la description des personnages, des lieux... On a l'impression que le livre en est à ses balbutiements et que le livre n'a pas fini d'être écrit. Si je dois en ressortir du positif, je dirais que j'ai appris des événements, des dates de l'Histoire et c'est toujours enrichissant.
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Citations et extraits (18) Voir plus Ajouter une citation
rkhettaouirkhettaoui   21 octobre 2015
Les caïds, quoi, vos caïds. Ce n’est pas nous qui les avons inventés, quand même ? La presse les adore... Ils aiment les grands mots, les journalistes... Ils appellent cela « la politique des grands caïds ». Or les caïds sont aussi des indigènes, autant que toi, mon cher Tayeb.
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mireille.lefustecmireille.lefustec   30 novembre 2011
La cause de ma défaite,c'est le fanatisme religieux...J'ai tout fait pour débarrasser mon pays de l'influence de certains chérifs et marabouts qui constituent un obstacle sur la voie de la liberté et de l'indépendance...J'ai admiré la Turquie...Tout pays où ces cheikhs religieux gardent une grande influence ne peut avancer que lentement?
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MoanMoan   25 novembre 2012
Durant plusieurs décennies , les pays européens réussiront à garder le secret sur ce que l'on appellera plus tard un crime contre l'humanité. Il s'agit de l'emploi à grande échelle d'armes chimiques par l'Espagne contre les populations du Rif, pour contraindre Abdekkrim à abandonner la partie.
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rkhettaouirkhettaoui   21 octobre 2015
Il paraît que tous les Marocains ont un « cousin » miraculeux qui apparaît toujours au bon moment et qui exerce, comme par hasard, le métier dont le touriste a justement besoin à ce moment-là...
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SachenkaSachenka   24 novembre 2017
- Tu te fais "séduire" par des reportages, toi?
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Videos de Fouad Laroui (18) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Fouad Laroui
Attention, une femme peut en cacher deux autres ! ? ? ? Tous les après-midi, Fatima quitte son domicile de Molenbeek pour traverser Bruxelles à pied. Entièrement vêtue de noir et couverte d?un hijab ne laissant apparaître que son visage, elle se dirige vers la porte de Flandre, franchit le canal de Bruxelles, rejoint le quartier de la Bourse. Là, elle se faufile discrètement dans un immeuble et en ressurgit quelques minutes plus tard habillée à l?occidentale, robe légère et cheveux au vent. Puis elle reprend sa marche, toujours en flânant. Par des détours sinueux, elle atteint finalement le quartier malfamé de l?Alhambra, pousse la porte d?un sex-shop, pénètre dans une cabine où dansent des strip-teaseuses et se prépare à entrer en scène. Avant de rentrer tranquillement chez elle. Depuis plusieurs semaines, cet étrange rituel, aller et retour, se répète inlassablement. Jusqu?au jour où Fawzi, un voisin inquisiteur et secrètement amoureux de Fatima, décide de la suivre pour s?assurer qu?elle est bien l?épouse idéale. Sa déconvenue est au-delà de tous ses pires cauchemars. Mais qui, de ces trois femmes, est véritablement Fatima ? Celle, pudique, qui fuit le regard des hommes sous son voile ? Celle, émancipée, qui leur sourit en caressant sa chevelure ? Ou bien celle, affolante, qui les électrise de son corps dénudé ? À cette question, Fawzi, terrassé par la jalousie, n?est pas en mesure de répondre. Pas plus que le journaliste, intrigué par leurs agissements, qui les suit à son tour dans la ville en projetant sur eux d?absurdes scénarios terroristes. Car ce mystère, c?est à Fatima, et à elle seule, de l?élucider. Ce qu?elle fera, après un coup de théâtre imprévu. Sous les apparences d?un conte philosophique teinté d?un humour féroce, Fouad Laroui suit la métamorphose d?une femme qui cherche à se définir par elle-même et non selon des préceptes religieux, des étiquettes sociologiques ou le regard avide des hommes. Sur les trois corps superposés de Fatima glissent tous les stigmates et tous les fantasmes. Ni sainte ni putain, elle est le symbole d?une liberté toujours menacée, toujours à reconquérir. Un plaidoyer féministe où Fouad Laroui affirme que nul n?est en droit d?assigner aux femmes une place déterminée, si ce n?est elles-mêmes. ? ? ? Marocain de naissance, ingénieur et économiste de formation, professeur de littérature à l?université d?Amsterdam, romancier, poète et critique littéraire, Fouad Laroui a publié entre autres, chez Julliard, Une année chez les Français (2010), L?Étrange Affaire du pantalon de Dassoukine (2012), prix Goncourt de la nouvelle, Les Tribulations du dernier Sijilmassi (2014), Grand Prix Jean-Giono, Ce vain combat que tu livres au monde (2016), et, chez Robert Laffont, de l?islamisme, une réfutation personnelle du totalitarisme religieux.
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