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EAN : 9782266227261
224 pages
Pocket (06/09/2012)
2.96/5   78 notes
Résumé :

Comment partager son espace avec quelqu un qui vous est totalement étranger ? Telle est la question !A travers cette fable tragi-comique, Fouad Laroui pose la question des rapports entre la France et le Maroc dans leurs dimensions historique, affective et culturelle. Sur un coup de tête, François et Cécile lâchent tout à Paris pour aller s installer à Marrakech. Quel choc quand ils découvrent, dans une petite pi... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (18) Voir plus Ajouter une critique
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Sachenka
  23 novembre 2017
Sorti fort satisfait de la récente lecture d'un roman de Fouad Laroui, je me suis accaparé du seul bouquin de cet auteur encore disponible à ma bibliothèque, La vieille dame du riad. Même si j'ai séjourné deux ans au Maroc il y a un petit bout de temps, ce pays représente encore l'exotisme, avec son soleil, son air chaud et sec, ses déserts, ses villes aux riads et aux marchés colorés. Je m'attendais à un peu de tout cela dans ce roman, quoique l'élément « vieille dame » du titre me laissait perplexe. Bon voyage littéraire !
Finalement, c'est un couple de Parisiens à l'âge indéterminé qui ouvre la première partie de ce roman. Côté dépaysement, ça commence plutôt mal… Sur un coup de tête, François et Cécile abandonnent leur existence paisible (mais sans doute un peu morne) pour acheter un riad à Marrakech. C'est « tendance », parait-il. Un choc culturel n'attend pas l'autre mais ils arrivent à leur fin. Toutefois, ils découvrent au fin fond de leur riad de rêve une vieille dame chétive qui ne veut pas décoller. Elle y attend un certain Tayeb.
Cet énième rebondissement fait basculer le lecteur dans la deuxième partie du roman, le ramène environ cent ans en arrière, quand ledit Tayeb est né. Mais ce voyage dans le temps, s'il permet d'en découvrir plus sur ce nouveau personnage, est surtout un prétexte pour raconter à travers lui l'histoire du Maroc moderne. Tout y passe, les sultans, le protectorat français, la présence espagnole dans le nord du pays, la révolte d'Abdelkrim (c'est-à-dire la guerre du Rif), la décolonisation, etc. Instructif mais pas vraiment interpelant.
Et ces deux intrigues, comment les lier ? Tayeb s'était engagé aux côtés des Français pendant la Deuxième guerre mondiale et n'en était pas revenu. Sa mère mourante avait fait promettre à son esclave noire (la vieille dame chétive découverte plus tôt) de l'attendre. C'est quelque chose qui aurait dû me toucher mais non. Il faut dire que le roman est raconté sur un ton léger, humoristique. Et je suppose quelque peu didactique, puisqu'il propose un condensé d'histoire et de relations franco-marocaines. Donc, une lecture facile et agréable, sans plus.
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verobleue
  17 janvier 2012
« La vieille dame du Riad » de Fouad Laroui narre l'achat sur un coup de tête, par un couple bobo parisien, d'un riad à Marrakech. Sans attirance particulière que le soleil, les voilà bientôt propriétaires quand ils découvrent au fond du riad une vieille chabani spectrale impossible à déloger.
Aidés de leur voisin Mansour, ils apprennent qu'elle attend son fils Tayeb que les français doivent lui ramener.
Le couple semble alors s'éveiller à la civilisation marocaine et dans la deuxième partie du livre celui-ci découvre l'histoire de Tayeb, jeune berbère, hostile aux occidentaux qui s'engage finalement dans l'armée française. Devenu amnésique, après une blessure de guerre, il ne revient pas au pays. À sa mort, sa mère a fait promettre à son esclave noire, Massouda, de rester dans la chambre du fond à attendre le retour du fils. Voilà expliquée la présence de la vieille femme.
Cette deuxième partie est en fait, un cours d'histoire avec la guerre du Rif, le colonialisme, l'indépendance du Maroc et le protectorat français.
Le livre s'achève par l'abandon de l'installation du couple à Marrakech et la transformation du riad en musée.
Bof, bof. Ce roman n'est qu'un prétexte à un cours d'histoire revanchard. La plume est lourde et le plaisir de lecture est absent. J'avoue que je n'ai pas du tout adhéré. Cela m'a semblé long, assorti d'un langage ardu et rempli de stéréotypes.
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Moan
  25 novembre 2012
Ce qui m'a attiré , c'est d'abord dans son titre: le riad et les couleurs harmonieuses de sa couverture. J'attendais donc de passer un bon moment avec ce livre.
François qui s'ennuie souhaite changer de vie, aller voir ailleurs. Avec sa femme, un jour, ils décident d'acheter un riad à Marrakech. Mais dans ce riad , une surprise les attend , qui les conduira à découvrir l'histoire du Maroc.
J'ai trouvé ce livre bancal: ni roman, ni livre d'histoire.
Il m'aura toutefois permis de connaître un peu l'histoire du Maroc depuis l'arrivée des Français jusqu'à la fin de la seconde guerre mondiale!
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TRIEB
  28 novembre 2012
François et Cécile Girard, un jeune couple qui s'ennuie un peu dans leur quartier de Belleville à Paris, décident, pour rompre la monotonie de leur existence, d'acheter un Riad à Marrakech. C'est tendance, c'est suffisamment exotique, se disent-ils, malgré la présence dans la ville de nombreux « people « et autres célébrités hexagonales, telles que BHL, Pierre Bergé ou encore DSK. Cette objection ne les décourage nullement .Ils prennent contact avec un agent immobilier, arrêtent leur choix sur un Riad situé dans le centre ville.
Découverte hautement imprévue : une vieille dame habite ce Riad, dont la voix et les propos sont difficilement audibles et on ne peut plus cryptiques : cette femme réclame la restitution de son fils Tayeb.
Intrigués par cette énigme, les Girard, qui sont entrés en contact avec un de leurs voisins , Mansour Abarro, veulent tirer tout cela au clair .
Dans la deuxième partie du roman , se dévoilent les origines de cette femme .C'est une esclave , noire , d'un ancien notable nommé Hadj Fatmi ,dont l'un des fils , Tayeb, s'est engagé dans les troupes d'Abdelkrim, chef des rebelles marocains lors de la guerre du Rif . Et c'est là que le roman de Fouad Laroui fait merveille
.L'auteur nous rappelle , tout au long de cette phase historique du roman , que le Maroc a connu , peut-être la première guerre insurectionnelle et révolutionnaire , avant la lettre : la guerre du Rif , que les participants occidentaux à cette guerre s'appelaient Pétain , Primo de Rivera , futurs fondateurs de Vichy et de la phalange franquiste .L'auteur nous rappelle, sans acrimonie ni rancoeur, que le Maroc a résisté à la conquête occidentale, qu'une conférence , tenue à Algésiras en 1911 , a réglé le sort de ce pays .Il y rappelle la volonté de Lyautey de respecter les « moeurs et usages des indigènes ». D'autres réflexions sont énoncées : comment une civilisation en vient-elle à dominer les autres ? Par les armes, la technique, le savoir ? Un peu de tout cela, suggère l'auteur.

A la fin de l'ouvrage, il donne à Tayeb , ce fils intrépide de Hadj Fatmi , qui s'est engagé deux fois, dans les troupes d'Abdelkrim , puis dans l'armée française durant la seconde guerre mondiale , le statut du Marocain type : « C'est d'ailleurs moins un être de chair et de sang qu'un symbole :avec ses trois mères : la Berbère, l'Arabe et la Noire –il ne manque que la Juive- c'est le Marocain , l'archétype, le mètre-étalon. »
A la fin du roman, dont le mérite essentiel est, on le voit bien, de poser les bonnes questions, celles de l'histoire, de sa connaissance, de ses incertitudes, les Girard ont un excellent réflexe : ils font connaissance avec l'histoire de ce pays, au-delà des préjugés, du tourisme de masse, de l'exotisme facile .La démonstration de Fouad Laroui est plaisante, jamais didactique, ni manichéenne ; elle n'est elle que plus convaincante .Livre à recommander hautement.

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Amethyst
  26 septembre 2011
J'avais en tête une idée précise de ce livre en lisant sa quatrième de couverture. Je m'attendais à la rencontre entre le couple de français et la vieille dame menant à des quiproquos,des situations comiques et à des échanges pleins d'incompréhension. Et bien je me suis totalement trompée puisque la vielle femme n'ouvre pas une seule fois la bouche !
En effet, en achetant un riad Marocain, François et Cécile "trouve" une femme dans la chambre du fond. On l'a voit à peine puisqu'elle se cache dans la pénombre, immobile et silencieuse.
Le roman est divisé en trois partis bien distinctes. La première pose le décor et introduit les personnages: François et Cécile. C'est un couple de français comme les autres à ceci près que Monsieur rêve de voyage improbable, chaque soir en regardant la TV. Lorsqu'il a l'idée saugrenue d'acquérir un riad, cette fois il est bien sérieux. Sa connaissance du Maroc comme celle de sa femme repose essentiellement sur des préjugés, ils s'étonnent alors qu'il y est des agents immobilier dans ce pays.
Cette première partie comporte beaucoup d'humour, par l'ignorance des français sur le Maroc et leurs préjugés ridicules mais aussi grâce à ce fameux agent immobilier Hmoudane. L'incompréhension qu'il suscite chez le couple m'a beaucoup fait rire. Il parle en effet une langue étrange mêlant arabe et un français d'une époque révolu appris dans les livres.
Le style est soignée, riche en vocabulaire. Par contre, l'ajour de mot en langue arabe coupe la fluidité de la lecture et m'a plutôt gêné et comme pour François et Cécile m'a rendu perplexe.
La découverte de Massouda, la femme de la chambre du fond m'a intriguée et m'a donnée envie de connaitre la suite.
Dans la deuxième partie, on reste au Maroc mais on change d'époque. L'auteur retrace en effet l'histoire du Maroc à travers les différents propriétaire du riad. Il se focalise en particulier sur le jeune Tayeb qui a connu un destin particulier puisqu'il a participé à différents conflits et a disparu suite à la deuxième guerre mondiale. Je le dis tout de suite, je n'ai jamais aimé l'histoire et n'y ai jamais rien compris alors quand cela touche un pays que je connais si peu et bien je suis complétement perdue. Les raisons et buts des différents conflits m'ont totalement échappé et j'ai surtout confondu le nom des différentes "tribus" impliquées dans ceux-ci. Heureusement l'intrigue sous-jacente reste présente et m'a permis de suivre l'histoire. L'écriture de l'auteur malgré mon incompréhension m'a tout de même conquise.
La troisième partie arrive et on quitte L Histoire avec un grand H pour retrouver notre présente histoire. Grâce à la partie précédente, on comprend la raison de la présence de la vieille femme.
Je n'en dirais pas plus pour ne pas vous spoiler mais la fin m'a beaucoup plu. Elle est touchante sans être pathétique et possède une certaine note d'humour.
La plume de Fouad Laroui explore les relations tumultueuses entre la France et le Maroc à travers l'histoire du jeune Tayeb. Malgré quelques longueurs, l'originalité de l'intrigue nous donne envie de connaitre le dénouement. Une lecture agréable mais qui m'a plutôt déçue. Je m'attendais à une toute autre histoire et avec beaucoup plus d'humour.Pour moi, le résumé de reflète pas le contenue du livre. Je croyais lire un roman qui dénonce les préjugés mais les personnages restent malheureusement très stéréotypés.
Lien : http://amethyst61.blogspot.c..
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Citations et extraits (23) Voir plus Ajouter une citation
rkhettaouirkhettaoui   21 octobre 2015
Les caïds, quoi, vos caïds. Ce n’est pas nous qui les avons inventés, quand même ? La presse les adore... Ils aiment les grands mots, les journalistes... Ils appellent cela « la politique des grands caïds ». Or les caïds sont aussi des indigènes, autant que toi, mon cher Tayeb.
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mireille.lefustecmireille.lefustec   30 novembre 2011
La cause de ma défaite,c'est le fanatisme religieux...J'ai tout fait pour débarrasser mon pays de l'influence de certains chérifs et marabouts qui constituent un obstacle sur la voie de la liberté et de l'indépendance...J'ai admiré la Turquie...Tout pays où ces cheikhs religieux gardent une grande influence ne peut avancer que lentement?
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MoanMoan   25 novembre 2012
Durant plusieurs décennies , les pays européens réussiront à garder le secret sur ce que l'on appellera plus tard un crime contre l'humanité. Il s'agit de l'emploi à grande échelle d'armes chimiques par l'Espagne contre les populations du Rif, pour contraindre Abdekkrim à abandonner la partie.
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rkhettaouirkhettaoui   21 octobre 2015
Il paraît que tous les Marocains ont un « cousin » miraculeux qui apparaît toujours au bon moment et qui exerce, comme par hasard, le métier dont le touriste a justement besoin à ce moment-là...
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SachenkaSachenka   24 novembre 2017
- Tu te fais "séduire" par des reportages, toi?
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Videos de Fouad Laroui (21) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Fouad Laroui
Insatiable arpenteur de la planète, assoiffé de connaissances, dévoreur impénitent de toutes formes de textes, Fouad Laroui manifeste dans chacun de ses livres son émerveillement face à la beauté de la vie. Dans ce recueil de chroniques cursives, lapidaires et lumineuses, il vante l'intelligence intarissable des êtres humains et pourfend, dans un même mouvement, leur insondable stupidité. Un régal !
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