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ISBN : 2266238817
Éditeur : Pocket (04/09/2014)

Note moyenne : 3.13/5 (sur 67 notes)
Résumé :
Venu à Bruxelles pour acheter au meilleur prix du blé européen dont son pays a grand besoin, ce jeune fonctionnaire marocain se retrouve fort démuni quand des malhonnêtes volent dans sa chambre d'hôtel son unique pantalon. Que faire ? Où acheter, à l'aube de cette rencontre décisive, un pantalon décent ?

C'est parce qu'il se présentera devant la Commission européenne, sanglé dans une défroque qui ferait honte à un clown, qu'il réussira sa mission. >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (11) Voir plus Ajouter une critique
PinkCatReading
  17 octobre 2016
Dans ce recueil de nouvelles, vous apprendrez comment négocier le prix du blé alors que votre pantalon a été volé, comment remédier à une crise existentielle et/ou de couple en vous murant dans le silence et l'introspection, comment gérer le fait que vous n'êtes apparemment pas né (ce qui est bien ennuyeux), comment faire des études de coiffure vous apportera pouvoir et influence, comment se faire des amis en société quand on est un rien du tout, comment nager sans eau mais obtenir un diplôme, et comment terroriser son ancien prof de philo...
Très intriguée par cet auteur d'origine marocaine, vivant à Amsterdam, écrivant des romans et nouvelles en français, de la poésie en néerlandais, et enseignant l'économie, j'ai plongé dans ce recueil de nouvelles de Fouad Laroui sans trop savoir à quoi m'attendre.
Et bien, voici un petit bijou littéraire dont les neufs nouvelles qui le composent sont beaucoup plus denses qu'il n'y parait. En effet, elles mélangent habilement humour, absurdité de la condition humaine mais aussi des institutions, satire et même étude de la langue, le tout avec plusieurs constantes.
L'humour donc, très présent, sert à mieux révéler des messages sérieux aux travers de situations parfois très saugrenues, absurdes et à la limite du surréalisme. Le côté philosophique est aussi bien présent et certaines nouvelles sont de véritables petits contes qui nous délivrent une morale nous permettant de réfléchir à notre propre condition. Ensuite, la question centrale ici est celle de l'identité. Que ce soit la façon dont les pays occidentaux voient les autres pays, le sentiment d'être étranger à sa propre vie, son pays d'adoption, son couple, son milieu social voir de ne pas exister du tout, Fouad Laroui ne cesse de se/nous demander : qui sommes nous vraiment? Et toutes ces réflexions prennent souvent leur point de départ ...dans un café! À Casablanca, Bruxelles, Rabat ou Saint Germain des Prés...des hommes discutent, s'interrompent, ne s'écoutent pas vraiment, philosophent, se fâchent et nous font part de leurs anecdotes...J'ai d'ailleurs beaucoup aimé cette aspect social donné au café/bistrot/troquet qui devient une source de sagesse populaire, qui conserve et renforce la tradition de l'oralité et son caractère patrimonial précieux bien qu'immatériel.
Quant au style de Fouad Laroui, j'ai apprécié son écriture vive, tendre, parfois loufoque parfois plus sage, parfois même théâtrale ( "Le quart d'heure des philosophes" est une mini pièce de théâtre) ou carrément littéraire comme dans la nouvelle "Dislocation" où le texte se répète et auquel l'auteur ajoute à chaque fois un petit élément qu'il répété à nouveau et ainsi de suite, et qui reflète l'indécision du personnage qui ressasse et ressasse sans cesse .
Un recueil tout en finesse, intelligent et drôle à relire peut être une deuxième fois tant il foisonne d'idées et de messages et qui m'a donné envie de découvrir un peu plus Fouad Laroui!
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missmolko1
  24 novembre 2014
Première rencontre avec Fouad Laroui et autant le dire de suite je suis déçue. Ce recueil de nouvelles pourtant récompensé par le prix Goncourt (nouvelle) ne m'a pas plu.
Déjà c'est très (trop) loufoque mais en plus j'ai trouvé le recueil très inégal. Certaines nouvelles sont réussite tandis que d'autres n'ont que peu d'intérêt.
Je souhaite quand même essayer de lire un autre roman de l'auteur peut-être que cette fois j'accrocherai d'avantage au style.
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MicheleP
  17 mars 2013
Recueil de nouvelles, très inégal et cependant, dans l'ensemble, d'une lecture assez jubilatoire. Deux thèmes : la petite vie marocaine, traitée avec énormément de tendresse, d'humour et de dérision légère, avec, souvent , un groupe d'amis intellectuels qui discutent des journées entières dans les cafés de Casablanca, et d'autre part, plus sérieux et peu marocain, l'évocation d'hommes à mi-parcours de leur vie, brillants, étrangers aux pays où ils vivent (fussent-ils marocains ou néerlandais) et à leurs amours, avec le plus souvent un retour (résigné ?) à la tendresse à défaut de la passion. La nouvelle qui donne son titre au recueil est désopilante, mais j'aurais aimé que le recueil prenne le nom, tellement plus significatif, d'une autre nouvelle : « Né nulle part ».
(Prix Goncourt de la nouvelle 2013)
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scoubs
  28 décembre 2015
Prix Goncourt de la nouvelle 2013, ce receuil de 9 nouvelles est d'une lecture agréable et facile. Fouad Laroui s'attelle à nous narrer avec un humour décapant différentes situations inextricables qui frisent l'absurde et vécues pour la plupart par des marocains citoyens du monde. Comme beaucoup de lecteurs, je trouve que ces nouvelles ne sont pas de qualité égale. Toutefois, étant moi même marocain, certains passages étaient carrément hilarants tellement les situations racontées ne sont pas loin de la réalité notamment dans "Né nulle part".
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motspourmots
  05 janvier 2015
Fouad Laroui est un véritable remède à la grisaille et à la morosité. C'est peut-être ce qu'ont pensé les jurés Goncourt qui lui ont attribué, pour ce petit recueil, le Goncourt de la Nouvelle 2013. Neuf textes aussi désopilants qu'intelligents, qui font sourire - rire parfois - autant que réfléchir. J'avais découvert cet auteur grâce au prix du roman Fnac qui m'avait fait parvenir "Les tribulations du dernier Sijilmassi" pour évaluation (il faudra d'ailleurs que je le chronique un de ces jours...). Bref, n'hésitez pas à acheter ce recueil lorsque vous le verrez sur les tables des libraires et à le picorer à la moindre idée noire...
La question centrale chez Fouad Laroui est celle de l'identité. Qu'il mette en scène un marocain installé (intégré ?) en Belgique, les difficultés d'un couple aux cultures différentes (une française et un néerlandais), un homme qui apprend qu'il n'est peut-être pas né, des différences de milieux ou la façon dont l'Europe envisage les pays en voie de développement, l'auteur pose sans arrêt cette question : qui sommes-nous ? de quoi sommes-nous faits ? Où est la vérité, dans ce que nous croyons être ou dans l'image que l'on nous renvoie ?
Mais il le fait toujours avec beaucoup d'humour, choisissant une forme qui peut s'apparenter au conte philosophique. Les dialogues ont lieu dans des cafés, à Casablanca, Bruxelles, Rabat ou Saint Germain des Prés. La science se mêle à la philosophie et rend les questions plus percutantes, les démonstrations par l'absurde n'ont jamais mieux porté leur nom (le passé d'ingénieur de l'auteur, sans doute).
J'ai particulièrement apprécié le premier texte, qui donne son titre au recueil, savoureuse démonstration sur les idées reçues, et l'imbécilité des institutions, ainsi que "Ce qui ne s'est pas dit à Bruxelles", jolie parabole sur les différences culturelles et tout ce qui peut rapprocher les hommes. L'amour notamment.
Finesse, tendresse, drôlerie et clairvoyance... Un régal !
Lien : http://www.motspourmots.fr/2..
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Citations et extraits (10) Voir plus Ajouter une citation
MichelePMicheleP   17 mars 2013
Un quart d’heure s’écoula avant que nous nous mettions d’accord sur le fait que nous n’avions jamais su comment s’appelait le mari (marocain) de Madame Mu̴ñoz. On le voyait parfois dans la villa d’icelle, il arrosait le jardin, jouait avec le chien, fumait une cigarette, entrait, ressortait… C’était un type anonyme, semblait-il, ou s’il en avait un, de nom, jamais il ne nous fut dévoilé car toute son essence se résumait à ceci : il était le mari (marocain) de madame Muñoz, et cela suffisait à le dénommer, comme tous les hommes qui se confondent avec un exploit – l’homme qui a vu l’ours, l’homme qui a battu El Gourch à bicyclette, etc. Car madame Muñoz était belle et riche, comme toutes les Françaises, et alors, expliquez-moi comment un p’tit gars d’El-Jadida avait pu remplacer dans son cœur et dans son lit son premier mari, Français et donc beau et riche ? C’était un exploit au moins aussi homologable que celui de l’homme qui avait battu El Gourch (à bicyclette).
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TandaricaTandarica   27 décembre 2016
– On attend donc tranquillement en parlant d'espaces de Hilbert et d'équations de Maxwell. Mais… Une BMW noire s'arrête à notre hauteur. Ai-je besoin de décrire une BMW ? C'est une voiture de fabrication allemande, particulièrement bien dessinée et au moteur puissant. C'est un joyau de cette technique avancée qui toujours écrasera les gueux.
(p. 109)
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patatarte2001patatarte2001   12 septembre 2014
- "mais vous êtes tous des fils du peuple..." Un frisson collectif nous traverse. Il faut se souvenir que cette histoire se passe à l'époque où trois personnes sur deux faisaient partie de la police, où les mouchards abondaient, où l'on pouvait être dénoncé par son ombre. Des expressions comme "fils du peuple" qui nous semblent aujourd'hui anodines sonnaient à l'époque comme une proclamation du genre : "je suis marxiste-léniniste et j'ai l'intention de renverser le gouvernement." En tout cas le fait que mister bodyguard utilise une expression aussi dangereuse nous suggère que 1) il est fou 2) c'est un mouchard 3) il a bu. La vérité se situe probablement dans 1+ 2+ 3.
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patatarte2001patatarte2001   12 septembre 2014
- Amir (toujours souriant)- on vous appelait d'ailleurs "la rivière qui déborde" plus souvent que " Mme rivière, la prof de philo" -Sylvie- " Mademoiselle", s'il te plaît. Je n'étais pas mariée. -Amir- oui, mais nous on vous appelait Mme Rivière. Madame, Mademoiselle...On ne faisait pas la différence. -Sylvie (rêveuse)- Crois moi, il y en a une. (Elle rit nerveusement.) Je l'ai sentie passer...Hem! (Elle se reprend.)
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MichelePMicheleP   17 mars 2013
Embrassades émues, tapes dans le dos, ça va, mon frère," hamdoullah", et ta mère," hamdoullah", et ta sœur, "hamdoullah", ça va, ça va, grâce à Dieu, et la petite Narjis, ça pousse," hamdoullah", et le vieux Allal, Dieu ait son âme, ah bon ? "ma cha’llah" et le voisin Untel, on l’a pendu, et le chat, etc. Cinq minutes se sont écoulées avant que je ne me souvienne fort à propos de l’objet de mon expédition
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Videos de Fouad Laroui (18) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Fouad Laroui
Attention, une femme peut en cacher deux autres ! ? ? ? Tous les après-midi, Fatima quitte son domicile de Molenbeek pour traverser Bruxelles à pied. Entièrement vêtue de noir et couverte d?un hijab ne laissant apparaître que son visage, elle se dirige vers la porte de Flandre, franchit le canal de Bruxelles, rejoint le quartier de la Bourse. Là, elle se faufile discrètement dans un immeuble et en ressurgit quelques minutes plus tard habillée à l?occidentale, robe légère et cheveux au vent. Puis elle reprend sa marche, toujours en flânant. Par des détours sinueux, elle atteint finalement le quartier malfamé de l?Alhambra, pousse la porte d?un sex-shop, pénètre dans une cabine où dansent des strip-teaseuses et se prépare à entrer en scène. Avant de rentrer tranquillement chez elle. Depuis plusieurs semaines, cet étrange rituel, aller et retour, se répète inlassablement. Jusqu?au jour où Fawzi, un voisin inquisiteur et secrètement amoureux de Fatima, décide de la suivre pour s?assurer qu?elle est bien l?épouse idéale. Sa déconvenue est au-delà de tous ses pires cauchemars. Mais qui, de ces trois femmes, est véritablement Fatima ? Celle, pudique, qui fuit le regard des hommes sous son voile ? Celle, émancipée, qui leur sourit en caressant sa chevelure ? Ou bien celle, affolante, qui les électrise de son corps dénudé ? À cette question, Fawzi, terrassé par la jalousie, n?est pas en mesure de répondre. Pas plus que le journaliste, intrigué par leurs agissements, qui les suit à son tour dans la ville en projetant sur eux d?absurdes scénarios terroristes. Car ce mystère, c?est à Fatima, et à elle seule, de l?élucider. Ce qu?elle fera, après un coup de théâtre imprévu. Sous les apparences d?un conte philosophique teinté d?un humour féroce, Fouad Laroui suit la métamorphose d?une femme qui cherche à se définir par elle-même et non selon des préceptes religieux, des étiquettes sociologiques ou le regard avide des hommes. Sur les trois corps superposés de Fatima glissent tous les stigmates et tous les fantasmes. Ni sainte ni putain, elle est le symbole d?une liberté toujours menacée, toujours à reconquérir. Un plaidoyer féministe où Fouad Laroui affirme que nul n?est en droit d?assigner aux femmes une place déterminée, si ce n?est elles-mêmes. ? ? ? Marocain de naissance, ingénieur et économiste de formation, professeur de littérature à l?université d?Amsterdam, romancier, poète et critique littéraire, Fouad Laroui a publié entre autres, chez Julliard, Une année chez les Français (2010), L?Étrange Affaire du pantalon de Dassoukine (2012), prix Goncourt de la nouvelle, Les Tribulations du dernier Sijilmassi (2014), Grand Prix Jean-Giono, Ce vain combat que tu livres au monde (2016), et, chez Robert Laffont, de l?islamisme, une réfutation personnelle du totalitarisme religieux.
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