AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestions
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures
ISBN : 2260030416
Éditeur : Editions Julliard (01/08/2017)

Note moyenne : 3.79/5 (sur 51 notes)
Résumé :
Chaque après-midi, Fatima quitte Molenbeek vêtue de noir et d'un hijab, se dirige à pied vers la Porte de Flandre, franchit le canal, se faufile discrètement dans un immeuble et en ressort habillée à l'occidentale, robe légère et cheveux au vent. Puis, toujours en flânant, elle rejoint le quartier malfamé de l'Alhambra ou Dieu sait quel démon l'attire... Depuis plusieurs semaines, cet étrange rituel se répète inlassablement. Jusqu'au jour ou Fawzi, un voisin inquisi... >Voir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonCulturaMomoxLeslibraires.fr
Critiques, Analyses et Avis (25) Voir plus Ajouter une critique
Emilyvalentine
  15 juin 2019
Fatima vêtue d'un hijab traverse Molenbeek. Nous faisons le trajet avec Fatima en partageant avec elle ses pensées. Fawzi est amoureux de Fatima et pour lui, Fatima sera (est) sa femme. Il l'a suit et découvre la face cachée de Fatima.
Fouad La roui nous raconte l'histoire d'une femme libre, une femme forte qui veut être une seule personne, qui veut être elle-même et non de multiples personnages ( la femme du hijab, la femme en robe légère, la femme...à vous de le découvrir).
Fawzi, personnage attachant, subit la vie. On ne lui a pas enseigner le regard critique sur les enseignements. Il n'a pas l'éducation suffisante pour remettre en question des principes qu'on est même pas certain qu'il comprenne. Je l'ai plutôt perçu comme une victime de la société et n'ai pas du tout envie de le juger. Je me dis que lui et ses pairs doivent être écoutés et être entendus. Quel avenir pour eux?
Petit livre mais quelle richesse car il s'agit aussi d'une critique de notre société « Allahou Akbar » et un crime, pour ma part, passionnel devient un attentat terroriste suivi d'un débat d'experts sur le sujet. Et d'un cas isolé, on en tire des conclusions générales même si dans son discours, on affirme que les trajectoires personnelles sont difficiles à généraliser, qu'il faudrait les traiter cas par cas.....
Livre teinté d'humour féroce? J'ai dû perdre mon humour car j'ai tout pris au premier degré.
Le seul bémol, j'aurais voulu que l'auteur approfondisse davantage le sujet qui m'a passionné. Suis un peu restée sur ma faim.
Ce livre, l'air de rien, nous amène à réfléchir sur qui on est réellement (déshabillés de nos habits de façade), sur nos certitudes, sur notre société et ses manquements,...
Critique longue trop longue sans doute mais le sujet m'inspire et je ne peux que vous encourager à le lire.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          40
nathavh
  15 octobre 2017
Fatima est issue d'une famille marocaine vivant à Molenbeek. Son quartier a changé les dernières années, de longues robes noires recouvrent les corps, un voile cercle l'ovale des visages des femmes, c''était pas comme cela avant...
Fatima est très intelligente et cultivée, elle poursuit des études supérieures à l'université libre de Bruxelles avec brio, elle est libre mais depuis deux mois elle a décidé aussi de porter le niqab et la djellaba à la surprise de ses parents, influencée sans doute par le poids des regards dans son quartier.
Lorsqu'elle quitte son quartier, elle se métamorphose en se changeant chez sa copine en jeune fille moderne, libérée, sexy même. Elle a "mis en suspens " ses cours pour disparaître l'après-midi rue de Malines où elle devient Dany et exhibe son corps nu dans un sex-shop. Elle a dit-elle envie de se venger du regard des hommes. Elle reviendra bientôt à ses études fermant cette parenthèse.
Tout va pour le mieux si l'on peut dire mais il y a Fawtzi. Il vend des téléphones portables dans son quartier et il s'est auto proclamé son fiancé... Un jour il la prend en filature et tout basculera. Un journaliste Eddy Koekboek sera témoin de l'affaire à sa façon....
Je m'arrête ici pour ne pas gâcher votre plaisir de lecture et les rebondissements à venir.
Un sujet d'actualité, dans un quartier hypermédiatisé ; Molenbeek, on parle des "corbeaux" comme certains les appellent , toutes vêtues de noir, telle est la vision de la femme musulmane. Fatima s'étonne en effet du changement d'attitude de son père lorsqu'adolescente devenant, elle ne trouve plus la place sur les genoux de son père, plus jamais un câlin paternel...
Le poids des traditions, de la religion. La femme est la "chose" de l'homme. L'auteur avec beaucoup d'adresse démontre aussi les motivations et interprétations que l'on peut donner à certains actes; c'est facile de parler "terrorisme" et de dire qu'un acte isolé en est. Des oeillères et des préjugés empêchent souvent d'être rationnel. Il ne faut pas se fier aux apparences.
J'ai vraiment beaucoup apprécié la plume de Fouad Laroui que je découvrais ici. Elle est fluide, teintée d'humour et d'ironie, très juste et nous amène à nous poser des questions sur une société en changement guidée par des préjugés et de l'irrationnel sur un sujet brûlant.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          60
Marcuyttendaele
  10 février 2018
Un beau roman, bref, percutant, subtil. Fatima a l'apparence de la jeune femme musulmane engoncée dans les préceptes durs de sa religion. Elle vit à Molenbeek, dans un monde où la religion est cardinale, où les femmes sont voilées, abolies, niées dans leur féminité, où les femmes mêmes invisibles sont surveillées et reluquées par des hommes au cerveau rétréci par le fondamentalisme. Mais une fois franchie la Porte de Flandre, elle se libère, pousse jusqu'à l'extrême la liberté de la femme sur son corps, sur ses actes. Exorcisme excessif, grand écart absolu entre deux mondes et deux cultures. Elle doit passer d'un extrême à l'autre pour trouver le milieu d'elle-même et y tracer sa voie singulière. Dissociation complète et éclatement d'un être en quête d'unité et d'harmonie intime. Et elle est suivie par Fawzi, homme sans beaucoup d'intérêt, engoncé dans sa culture archaïque, pas même religieux et qui se voit épouser Fatima en la confinant, dans une vie traditionnelle, en lui confisquant toute aspiration à la liberté et à l'égalité. Il la suit, la voit, devient fou et perpètre un meurtre qu'il ne peut signer que d'un Allah Akbar. Seule signature possible, signature de désarroi, signature réflexe qui d'emblée est comprise, analysée, vantée comme un acte terroriste. Parce que nul n'essaye même de comprendre le malentendu. Mieux, cela nourrit les thèses des uns et des autres, des intellectuels professionnels qui sont parfois là plus pour étiqueter que pour comprendre. Une fois son père mort, sa mère revenue au pays, Fatima ferme la porte lourde de sa maison de Molenbeek et s'en va vers sa vie, sa vraie vie, celle d'une femme libre. Fouad LAROUI délivre un message fort, rassérénant. Un message à contre-courant d'une religiosité de plus en plus oppressante. Il signe aussi l'échec de cette cohabitation entre deux mondes qui ne connaissent pas, qui ne se comprennent pas, qui ne s'aiment pas, qui ont tout pour s'opposer. La Porte de Flandre comme symbole absolu du point de passage, entre une forme d'ombre et une possibilité de lumière. Mais une lumière qui n'est pas forcément réjouissante, où la femme peut être aussi objet, un objet pour d'autres jeux mais toujours l'objet de toutes les frustrations masculines. Sans le dire explicitement, Fouad Laroui dénonce tout à la fois l'insupportable fondamentalisme et une forme d'aveuglement occidental… Rêver d'une troisième voie, d'une voie vers la liberté et l'égalité qui est celle qui s'offre à Fatima. Elle ne reviendra jamais à Molenbeek mais elle n'oubliera jamais d'où elle vient.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          40
Sharon
  27 décembre 2017
L'action se passe dans un quartier qui a été sous les feux de l'actualité : Molenbeek. C'est là que vit, ou plutôt qu'étouffe Fatima. Brillante étudiante d'origine marocaine, elle ne rêve pas d'une autre vie, non, Fatima est d'une autre trempe. Vêtue de noir et d'un hijab, elle prépare une autre vie que celle que l'on veut lui imposer. Qui se cache derrière ce « on » ? Pas ses frères, non, qui ont déjà mis les voiles, fait leur vie ailleurs, et s'ils ne peuvent l'aider, ils ne l'entravent pas non plus. le « on », c'est d'abord le père, qui a changé quand sa fille est rentrée dans l'adolescence, alors qu'elle n'a pas changé de sentiments ou d'état d'esprit. le « on », ce sont aussi les hommes du quartier, qui se donnent le droit de surveiller les femmes et leur manière. Parmi eux, le voisin, épicier, discret rapporteur de ces faits et gestes. Et puis il y a Fawzi, personnage qui serait très drôle s'il ne représentait un archétype : celui qui se croit le garant de la pureté de son bien. Je veux parler, bien sûr, de Fatima.
Oui, elle prépare sa nouvelle vie, et joue avec les clichés liés à la femme-objet, justement. L'obsession qu'a Fawzi pour elle aura des conséquences auxquelles personne n'aurait pensé. Sans vous les dévoiler, je dirai simplement qu'elles sont à la fois tragiques et comiques, parce qu'elles montrent à quel point il est facile d'interpréter un geste, un comportement, un acte de prêter à quelqu'un des motivations qui ne sont pas vraiment les siennes. Mention spéciale pour le journaliste Eddy Koekboek. Celui-ci est tellement à la recherche du scoop, il est tellement imprégné de clichés et de préjugés (sans oublier une bonne dose de racisme et d'inculture) qu'il en est consternant. Mais il ne faut pas beaucoup d'imagination pour se dire que de tels journalistes existent.
L'insoumise de la porte de Flandres est un roman qui donne à réfléchir, pas seulement sur un sujet d'actualité, mais aussi sur des sujets de société.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          10
Mateiva
  22 novembre 2017
Un roman à la saveur particulière, à l'écriture troublante, qui vous embarque dans un récit exquis teinté d'amertume et d'un humour certain.
J'ai pris plaisir à suivre Fatima, à observer son rituel et cette autre qu'elle devient, cette autre qui fait le pied de nez aux traditions, aux conventions, cette autre pour venger les autres.
Si au début on se demande ce qui motive Fatima, pourquoi elle a opéré ce changement chez elle, pas à pas, l'auteur nous précise son choix, son pourquoi et cette valeur à laquelle elle aspire tant : la liberté. La liberté d'être ce qu'elle est, d'être ce qu'elle souhaite, la liberté de penser, d'agir, de se mouvoir à sa guise, de sourire à la vie.
Fatima est une femme qui se cherche, qui joue sur sa dualité tout en étant une inconnue pour elle-même. L'auteur nous décrit parfaitement son sentiment intérieur, sur sa vie, sur son entourage, sur la tradition et le poids de celle-ci.
Elle est une femme de courage, d'espoir... elle est une femme insoumise.
A travers ce récit, nous pouvons aisément remarquer à quel point les préjugés sont tenaces, à quel point ils peuvent vous écorcher, vous blesser, mais aussi comment les amalgames sont vite créés, comment les conclusions hâtives de par vos origines vous collent une étiquette qui n'est pas vous et ainsi comment d'une vague histoire d'honneur qui a tourné au sordide, on vous extrapole un récit ubuesque.
L'histoire est bien menée, cohérente, avec des descriptions sobres, qui collent parfaitement à l'atmosphère du texte. Page après page, nous avons l'impression de vivre dans ce quartier de Molenbeek, d'en connaitre tous les recoins et les habitants. Nous avons également le même sentiment que Fatima, ce sentiment d'être observée, en permanence.
L'auteur nous dévoile ici une vision franche et sans langue de bois sur le monde marocain. Il nous offre une tragédie contemporaine succulente où l'humour vient alléger, quoique, un sujet assez scabreux. Un texte qui donne matière à réflexion et qui nous procure plusieurs hochements de tête.
Un roman court, qui se lit rapidement, mais qui possède une intrigue parfaite et juste ce qu'il faut pour nous happer du début à la fin, même si je dois bien avouer qu'au début de ma lecture, j'ai été interpellée par l'écriture de l'auteur, par son style un peu haché, très marqué, très direct.
En bref, un roman plaisant à lire, rapide et passionnant. Un roman qui nous interpelle, nous bouscule, nous remet en question par ces propos percutants et réalistes. Un style particulier pour une histoire spéciale, une histoire de formatage, de liberté, d'espoir et de folie.
Lien : http://mateiva.blogspot.fr/2..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          30

critiques presse (1)
LaLibreBelgique   04 septembre 2017
Dans "L’insoumise de la Porte de Flandre", Fouad Laroui dresse le portrait d’une jeune femme voilée de Molenbeek, qui passe de la pression sociale de sa communauté à un sex-shop du centre-ville.
Lire la critique sur le site : LaLibreBelgique
Citations et extraits (16) Voir plus Ajouter une citation
nathavhnathavh   15 octobre 2017
Ce n'est pas en répétant à ces hébétés qu'il y a un islam pacifique, ce n'est pas en essayant de les orienter vers le soufisme qu'on va les convaincre. Autant proposer une tasse de camomille à quelqu'un qui réclame de la vodka - si j'ose dire, vu le sujet...
Commenter  J’apprécie          40
MaphilMaphil   17 novembre 2017
On n'adore Dieu que par intérêt, pour sauver sa peau (la crainte de l'enfer, l'aspiration au paradis), or la vraie dévotion serait de ne l'adorer que pour Lui, dans un déni complet de notre moi, de notre ego...
Commenter  J’apprécie          50
nathavhnathavh   15 octobre 2017
L'ampleur de la trahison se révèle par bribes. La chevelure en cascade sur les épaules... Il a l'impression qu'elle marche nue (ne disait-on pas, chez lui, 'elle est sortie nue' pour exprimer 'elle est sortie en cheveux '?), il croit revivre ses rêves qui le hantent fréquemment où elle s'offre nue la nuit de noces - mais ce n'est jamais en pleine rue, et certainement pas dans celle des Poissonniers.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          10
etoilensoletoilensol   24 février 2018
A travers les vitres, il voit approcher sa future femme. Elle tapote discrètement ses tempes, fait glisser un doigt le long du pli du foulard. Ce geste déplaît à son futur mari. N'y-a-t-il pas de la coquetterie là-dedans ? De l'aguichage belge ? Il se promit de lui interdire de faire quoi que ce soit avec son doigt, du moins en public, une fois qu'ils seraient mariés.
Commenter  J’apprécie          10
cabecoucabecou   01 décembre 2017
On n' adore Dieu que par intérêt, pour sauver sa peau (la crainte de l'enfer, l'aspiration au paradis) or la vraie dévotion serait de ne l'adorer que pour Lui, dans un déni complet de notre moi, de notre ego...
Commenter  J’apprécie          20
Videos de Fouad Laroui (18) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Fouad Laroui
Attention, une femme peut en cacher deux autres ! ? ? ? Tous les après-midi, Fatima quitte son domicile de Molenbeek pour traverser Bruxelles à pied. Entièrement vêtue de noir et couverte d?un hijab ne laissant apparaître que son visage, elle se dirige vers la porte de Flandre, franchit le canal de Bruxelles, rejoint le quartier de la Bourse. Là, elle se faufile discrètement dans un immeuble et en ressurgit quelques minutes plus tard habillée à l?occidentale, robe légère et cheveux au vent. Puis elle reprend sa marche, toujours en flânant. Par des détours sinueux, elle atteint finalement le quartier malfamé de l?Alhambra, pousse la porte d?un sex-shop, pénètre dans une cabine où dansent des strip-teaseuses et se prépare à entrer en scène. Avant de rentrer tranquillement chez elle. Depuis plusieurs semaines, cet étrange rituel, aller et retour, se répète inlassablement. Jusqu?au jour où Fawzi, un voisin inquisiteur et secrètement amoureux de Fatima, décide de la suivre pour s?assurer qu?elle est bien l?épouse idéale. Sa déconvenue est au-delà de tous ses pires cauchemars. Mais qui, de ces trois femmes, est véritablement Fatima ? Celle, pudique, qui fuit le regard des hommes sous son voile ? Celle, émancipée, qui leur sourit en caressant sa chevelure ? Ou bien celle, affolante, qui les électrise de son corps dénudé ? À cette question, Fawzi, terrassé par la jalousie, n?est pas en mesure de répondre. Pas plus que le journaliste, intrigué par leurs agissements, qui les suit à son tour dans la ville en projetant sur eux d?absurdes scénarios terroristes. Car ce mystère, c?est à Fatima, et à elle seule, de l?élucider. Ce qu?elle fera, après un coup de théâtre imprévu. Sous les apparences d?un conte philosophique teinté d?un humour féroce, Fouad Laroui suit la métamorphose d?une femme qui cherche à se définir par elle-même et non selon des préceptes religieux, des étiquettes sociologiques ou le regard avide des hommes. Sur les trois corps superposés de Fatima glissent tous les stigmates et tous les fantasmes. Ni sainte ni putain, elle est le symbole d?une liberté toujours menacée, toujours à reconquérir. Un plaidoyer féministe où Fouad Laroui affirme que nul n?est en droit d?assigner aux femmes une place déterminée, si ce n?est elles-mêmes. ? ? ? Marocain de naissance, ingénieur et économiste de formation, professeur de littérature à l?université d?Amsterdam, romancier, poète et critique littéraire, Fouad Laroui a publié entre autres, chez Julliard, Une année chez les Français (2010), L?Étrange Affaire du pantalon de Dassoukine (2012), prix Goncourt de la nouvelle, Les Tribulations du dernier Sijilmassi (2014), Grand Prix Jean-Giono, Ce vain combat que tu livres au monde (2016), et, chez Robert Laffont, de l?islamisme, une réfutation personnelle du totalitarisme religieux.
+ Lire la suite
autres livres classés : littérature marocaineVoir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonCulturaMomoxLeslibraires.fr





Quiz Voir plus

Jésus qui est-il ?

Jésus était-il Juif ?

Oui
Non
Zen
Catholique

10 questions
1130 lecteurs ont répondu
Thèmes : christianisme , religion , bibleCréer un quiz sur ce livre
.. ..