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ISBN : 1582401381
Éditeur : Image Comics (26/06/2000)

Note moyenne : 5/5 (sur 1 notes)
Résumé :
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Presence
  07 octobre 2015
Ce tome fait suite à Revenge (épisodes 17 à 21). Il contient les épisodes 22 à 26, initialement parus en 1995/1996, écrits, dessinés et encrés par Erik Larsen, avec un lettrage de Chris Eliopoulos, et avec une mise en couleurs du studio IHOC.
Ayant accepté de collaborer avec la police, Cyberface bénéficie d'une amnistie totale. Sharona Jackson (Rapture) a fait un grand ménage dans son appartement et a investi dans un lit avec matelas d'eau ce qui intrigue fortement Horridus. Savage Dragon est en train de se battre contre Carnage (un gros méchant pas beau à la peau violette) avec l'aide de Raphaelo, Michaelangelo, Donatello et Leonardo (les Teenage Mutant Ninja Turtles). Antonio Seghetti (Overlord) est enterré dans le calme. Mais la mort d'Overlord laisse un vide dans la chaîne de commandement du crime organisé, et bientôt plusieurs prétendants vont tenter de s'imposer, déclenchant des affrontements sanglants faisant plusieurs victimes parmi les civils. The Fiend réussit à blesser Savage Dragon et à l'envoyer à l'hôpital. Amy Blecher tente d'en profiter pour prendre la place de Dragon au sein de la police de Chicago. le mystère de l'identité de Star est enfin révélé, alors que Peter Klaptin fait du gringue à Amanda Mills. Enfin Johnny Redbeard fait sa réapparition.
Fort logiquement, après la disparition d'Overlord, Erik Larsen aborde la question de sa succession (la nature ayant horreur du vide) comme intrigue principale. Il n'oublie pas ses intrigues secondaires, toujours aussi nombreuses et divertissantes, qu'il s'agisse de l'identité secrète de Star, ou de la vengeance de The Fiend/Bonnie Harris contre Savage Dragon. Il continue de développer les relations entre les personnages, à commencer par celle unissant Savage Dragon et Sharona Jackson, mais aussi entre Dragon et Alex Wilde, sans oublier la reconnaissance envahissante d'Amanda Mills. le lecteur retrouve avec plaisir des personnages hauts en couleur le temps d'une séquence : Johnny Redbeard bien sûr (une parodie de John Byrne qui prend plus de consistance) ou Burt West (Mace, un parodie du Punisher dans ses méthodes expéditives), ou encore le très attachant Mighty Man (sa bonne humeur et sa volonté de bien faire). Ce qui est appréciable est que Larsen ne se repose pas sur ses lauriers et qu'il fait l'effort d'aller de l'avant. Par exemple, il ne contente pas de resservir le gag sur les voix intérieures de She-Dragon, il développe sa personnalité, et montre en quoi sa personnalité troublée la dessert, sans l'humilier, en la conservant très humaine. Larsen révèle une grande capacité à transmettre l'humanité de ses personnages imparfaits, mais suscitant une forte empathie.
L'une des difficultés que Larsen doit surmonter tient à la nature même de son comics. Il a choisi de raconter une histoire de superhéros, recourant à toutes les conventions du genre, à la fois en les utilisant en premier degré, à la fois en les exagérant pour induire une forme de dérision qui se moque de ces conventions, tout en ayant conscience de s'en servir, créant ainsi une mise en abyme dans laquelle Larsen se moque de lui-même, dans une forme savoureuse d'autodérision. le lecteur prend par exemple conscience que Savage Dragon est grièvement blessé de manière régulière et qu'il termine à l'hôpital une fois par tome. Pour éviter la redite, Larsen doit donc trouver de nouvelles formes de blessures, toujours plus inventives. C'est ainsi que Savage Dragon avait fini empalé dans le tome 3. Ici, Larsen imagine un châtiment corporel qui conduit à ce que tous les os de Dragon soient brisés et qu'ils se ressoudent (grâce à ses capacités de guérison accélérée) de manière anarchique. Cela permet de renouveler la nature des blessures, mais aussi de donner lieu à des dessins de Dragon en vrac, situation à la fois horrible et pétrie d'humour noir.
Tout au long de ces 5 épisodes, le lecteur peut admirer la complémentarité exceptionnelle en Erik Larsen scénariste, et Erik Larsen dessinateur. Il combine comme personne un premier degré descriptif rendant crédibles et menaçantes 4 tortues anthropomorphes, avec une gentille moquerie d'adulte ayant conscience du caractère outré de ce qu'il représente (2 des tortues faisant une grimace pas possible en prenant conscience de la hauteur de la chute qui les attend). Il maîtrise parfaitement les conventions visuelles des comics de superhéros, et il en tire le meilleur parti. Parmi les prétendants à la succession d'Overlord, se trouve Brainiape, un gorille doué de conscience et de parole, dont le sommet de la boîte crânienne est remplacé par un dôme en verre, laissant voir son cerveau. le lecteur reconnaît immédiatement une parodie de supercriminel de Flash ou de la Doom Patrol, avec une apparence héritée des années 1950. Alors que Brainiape essaye de s'imposer comme nouveau chef de la pègre, un autre supercriminel fait observer qu'avec cette apparence, il ne sera jamais accepté par les humains, tournant ainsi en dérision l'apparence du personnage. Larsen dose avec soin ses citations visuelles, et avec une grande intelligence (par exemple le lecteur constate la totale pertinence de la ressemblance d'Amanda Mills avec Mary Jane Watson).
Larsen sait également composer des pages d'une rare intensité dramatique, telles celles où Mighty Man se retrouve contraint d'effectuer une sale besogne sanglante. Il faut voir l'intensité du regard de Mace pour le croire, et il suffit de la voir pour comprendre qu'il y a longtemps qu'il n'est plus normal dans sa tête. Enfin il fait preuve d'une inventivité débridée qui en impose, puisqu'il n'insère pas moins de 180 personnages différents (tous nommés dans ce tome ou dans les autres) en 5 épisodes.
Avec ce sixième tome, Erik Larsen continue de régaler et d'impressionner ses lecteurs. Il bâtit son récit sur une trame solide, en développant des intrigues secondaires filées d'épisode en épisode. Il gère une distribution pléthorique de personnages, tous dotés de caractéristiques les rendant immédiatement identifiables. Il se renouvelle dans l'utilisation des conventions du genre superhéros en introduisant des variations significatives et inventives. Il ne néglige ni les personnages, ni leurs interactions, ni les scènes d'action, ni les moments chocs, ni les respirations humoristiques. le titre du tome suivant promet une confrontation d'une ampleur sans égale : A talk with God (épisodes 27 à 33).
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