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Rich Larson (Autre)
EAN : 9782843449734
512 pages
Le Bélial' (29/10/2020)
4.19/5   44 notes
Résumé :
"Elle décolla du quai pour grimper dans le ciel jaune terne. La Ville s’étirait dans toutes les directions. Surtout le haut. Tours gigantesques multicolores, immeubles résidentiels rotatifs, tunnels célestes qui se dépliaient et se repliaient selon la circulation. Eris s’éleva sans hâte à travers un essaim de drones. Par sa caméra ventrale, elle regardait l’upcar couleur argent qui les suivait.
« Les rues basses, j’ai dit. » La voix de l’homme recelait une no... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (15) Voir plus Ajouter une critique
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FeyGirl
  03 mai 2022
Le Bélial nous propose de découvrir un jeune nouvelliste de science-fiction, Rick Larson, grâce à ce recueil de courtes nouvelles : 28 textes entre 2 et 30 pages. Il serait fastidieux et peu intéressant d'en faire une recension détaillée, même si aucune ne se ressemble (ce qui est un très bon point).
Dans des univers tantôt d'anticipation mais avec une touche de dystopie, tantôt postapocalyptiques, tantôt sur des planètes inconnues avec un worldbuiding épatant, nous assistons au hasard des lectures à des tranches de vie ou des destins parfois émouvants, parfois sombres, parfois perturbants.
Des robots, des IA (sans verser dans la hard-SF), des êtres d'une autre espèce dont les descriptions sont fascinantes, des « mondes d'après », des criminels aux corps transformés, des implants cérébraux : l'imagination de l'auteur s'épanouit au travers d'une plume au service d'univers étranges et par moment effrayants quant aux dérives technologiques. le traducteur n'a pas eu un travail évident : la prose peut être exigeante, et je doute que ce recueil plaise aux lecteurs qui souhaitent des lectures « faciles ».
Les nouvelles sont souvent denses : ce recueil ne se lit pas d'une traite, d'autant plus que certains textes sont d'un abord moins aisé. Variations sur le transhumanisme ou le posthumaniste, avenirs peu réjouissants, récits postapocalyptiques désespérés, ambiances âpres ou poétiques, planètes imaginaires aux sociétés radicalement différentes : la multitude de thèmes sert une réflexion sur l'humanité, et la plupart des nouvelles explorent les relations entre les êtres (je ne peux pas dire humains, puisque certains protagonistes sont des aliens).
Même si je suis passée à côté de quelques rares nouvelles, l'ensemble permet de faire la connaissance d'un auteur à idées, qui expose des ambiances et des univers avec talent et dont la diversité des inspirations est remarquable.

Lien : https://feygirl.home.blog/20..
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Flaubauski
  22 avril 2022
Ma bonne résolution lecture de cette année, c'est de lire davantage de littérature de l'imaginaire, et pour cela, rien de tel que de la SF, qui reste mon genre de prédilection dans ce domaine. C'est en tout cas pleine de cette bonne résolution que j'ai décidé d'emprunter ce recueil de nouvelles à la médiathèque, notamment aussi parce que j'en avais lu quelques bons échos de ci de là.
Au rythme d'une nouvelle par jour, j'ai donc été accompagnée, pendant presque un mois, par Rich Larson, par sa capacité à pousser tous les travers de nos sociétés, de notre humanité, dans leurs retranchements, parfois les plus ridicules, le plus souvent les plus graves, afin de mettre en évidence, de dénoncer plus ou moins subtilement, selon les nouvelles, tous ces travers. Ainsi de l'importance donnée au virtuel ou à l'intelligence artificielle, de la non prise en compte suffisante du réchauffement climatique, pour ne citer que quelques exemples.
Rien de neuf finalement quant aux thématiques présentes, assez récurrentes en SF, mais j'ai trouvé qu'en contrepartie la plume de l'auteur apportait quelque chose de neuf, en ce qu'il arrivait à jouer facilement avec les tons, les registres, parfois dans une même nouvelle, et surtout qu'il parvenait, en quelques lignes, à nous transporter de plain-pied dans un univers potentiel, comme si cet univers prenait littéralement vie sous nos yeux, même dans les nouvelles très brèves. Où comment ce qui n'est que fiction nous paraît encore plus vraisemblable…
Je vais donc poursuivre ma découverte des oeuvres de Rich Larson, ayant beaucoup apprécié cette première lecture.
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HistoiresVagues
  05 mars 2021
Acheté il y a plus de trois mois en me laissant séduire par la splendide et pourtant étrange couverture signée Pascal Branchée - mais aussi parce que les recueils publiés par le Bélial' dans la collection Quarante-Deux sont rarement anodins et souvent à des parsecs de tout ce qui se fait en terme de SF de qualité - et trois mois que je biberonne son contenu. La chose magique, c'est que le biberon Rich Larson est intarissable!
Au départ, le premier contact m'avait paru étrange, pas évident. Comme s'il me fallait apprivoiser cette nouvelle pensée, cette nouvelle façon de raconter, que je trouvais presque égoïste - à l'opposé d'une écriture généreuse comme peuvent l'être celle de Laurent Genefort, pour comparaison. Mais tout aussi rapidement, alors que j'avais lu une demi-douzaine nouvelles, le recueil s'est imposé à moi. Il me défigurait depuis ma bibliothèque, me regardait avec l'air de dire "Tu vas vraiment me laisser prendre la poussière alors qu'on a passé si peu de temps ensemble? Aller, approche". Et c'était gagné.
Au fil du temps, la vision de Rich Larson et des mondes hyper connectés qu'il décrit me sont apparu avec toute leur cyber-richesse, leur dérangeante originalité, leur élan posthumaniste. Trois mois donc et j'avance, à petite dose, savourant chaque nouvelle. Des fois je reviens en arrière. Toutes ces merdes de robots est fantastique et mérite d'y revenir. le duo Carnivores et Une soirée en compagnie de Severyn Grimés sont des joyaux flirtant avec le policier. La Brute m'a donné, la nuit même, un cauchemar terrible! Ce qu'il se trame sur la Lune avec Laurie(s) est d'une efficacité à vous tordre les tripes, anxiogène au possible - et qui n'est pas sans rappeler l'intrigue du très bon L'Anomalie d'Hervé le Tellier. Indolore pose les bases d'un recueil de hauts voltages.
La fabrique des lendemains, c'est comme votre première bouchée de foie gras sur son toast grillé ou sa tranche de pain d'épices. Et chance pour vous : c'est soir de Noël! Autant dire qu'il y en a à profusion, et personne pour vous taper sur les doigts si vous vous en gavez!
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Aderu
  28 octobre 2020
Le livre de l'année ? Je ne sais pas, mais la question mérite d'être posée.
Le nom de Rich Larson circulait sous mes yeux depuis quelques mois, mais je n'avais pas encore eu l'occasion de le lire.
Le nouveau génie de la SF mondiale, rien que ça. Et ma foi, je ne le dementirai pas.
Une claque. Un délice pour l'esprit.
Transhumanisme, drones en tout genre, lendemain de catastrophe. Clonage, manipulation génétique et marchandisation des corps. Des sujets traités, triturés, réinventés. Rich Larson excelle dans la forme courte et impressionne par l'ampleur de son imagination.
Une partie de ces nouvelles, savamment sélectionnées par les 42 et traduites par Pierre-Paul Durastanti, forment une sorte de fix-up tant l'on retrouve soit des personnages, soit des termes formant un univers cohérent. Mais ne cherchez pas à deviner qui vous retrouverez plus loin, vous le découvrirez le moment voulu ! D'ailleurs dans leur préface les 42 suggèrent fortement de les lire dans l'ordre proposé.
D'autres chroniqueront mieux cet ouvrage, l'analyseront finement. Pour ma part, je ne peux que reposer mon téléphone sur lequel j'écris ces mots, afin de pouvoir applaudir des deux mains.
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Orazy
  12 avril 2021
Merci tout d'abord aux éditions le Bélial' et à Babelio pour l'envoi de cette belle anthologie. Il y a longtemps que je voulais me pencher de plus près sur le cas Rich Larson après avoir lu deux de ses nouvelles sur Tor.com dont la très bonne "Meat and Salt and Sparks", retrouvée dans La Fabrique des Lendemains. La couverture assez laide du recueil anglophone Tomorrow Factory me repoussait à chaque fois ; celle de Pascal Blanché est sublime et les traductions souvent excellentes de P-P Durastanti m'ont convaincu.
Le recueil est plus gros que 'l'original' anglais. Il faut dire que l'auteur est prolifique avec déjà plus de 200 nouvelles et un roman à son actif, ainsi que divers recueils de poésie : pas mal pour un vingtenaire. Nos anthologistes ont fait le choix de proposer une sélection abondante nous immergeant tête et corps dans l'imaginaire et les mondes de Rich Larson, qui ne cesse de jeter entre eux des passerelles : on retrouve des éléments de décor (téléphoner devenu Skyper), des personnages, parfois des morceaux d'arcs narratifs. Et des thèmes, au premier rang desquels l'humain augmenté, du moins modifié, qui donne à la plupart des nouvelles un style cyber/bio-punk très fort voire extrême (lire la nouvelle "On le rend viral", glaçante).
Paradoxalement, cette obsession pour la technologisation des corps est caractéristique d'une SF assez classique dont Rich Larson ne renouvelle pas foncièrement les débats malgré une actualisation à la marge (l'introduction des drones par exemple). Je ne m'y attendais pas de la part d'un auteur aussi jeune présenté comme le chef de file d'une SF "post-eganienne". le recueil "The Island and other stories" de Peter Watts (paru en français chez le Bélial' en 2016 sous le titre Au-delà du gouffre), que j'ai lu en parallèle et dont certains écrits ont déjà vingt ans ou trente ans, me semble porter un regard plus neuf sur ces sujets.
Il reste que Rich Larson est très habile à créer des récits efficaces et marquants. Il emprunte énormément au cinéma, tant dans le fond (des nouvelles rappellent Alien, Moon, Tales from the Loop, etc.) que dans la forme (certaines scènes, très visuelles, sortent tout droit d'une production hollywoodienne). Mes nouvelles préférées : la première et la dernière du recueil, toutes deux situées en Afrique. le talent de l'auteur y apparaît en pleine lumière, et le sense of wonder y dispute au suspense et à l'émotion, comme dans les meilleurs Ken Liu ou Ted Chiang. À n'en pas douter, Rich Larson a encore de quoi nous émerveiller.

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Citations et extraits (6) Voir plus Ajouter une citation
LenocherdeslivresLenocherdeslivres   17 octobre 2020
Il faut dire que décidément la science-fiction ne s'est pas mal tirée de la situation actuelle [septembre 2020]. D'un coup, les regards extérieurs se sont tournés vers elle parce que le large constat a été fait qu'elle était (notamment) un parfait mode d'emploi au présent, et qu'elle avait de tout temps appris à ses lecteurs énamourés à chevaucher l'adversité et le changement.

Le Temps des grandes claustrations, Ellen Herzfeld & Dominique Martel
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AderuAderu   21 octobre 2020
Il existe deux sortes de douleur, décide-t-il : l'aiguë, rouge, qui vous tord les traits du visage et vous fait hurler ; et la fluide, noire, qui vous tapisse les entrailles tel du goudron. (31)
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GabySenseiGabySensei   01 décembre 2020
Default n'était pas descendu dans les noctes depuis belle lurette, une demi-orbite, peut-être, mais il venait de mettre fin à son contrat de génépartage avec son (désormais) ex-conjoint et il lui fallait se perforer à fond pour se changer les idées.

(P421)
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AderuAderu   28 octobre 2020
- Ensuite, il me faudra déterminer laquelle de vous deux est un parasite extraterrestre métamorphe." Il s'arrache un semblant de sourire. (305)
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AderuAderu   25 octobre 2020
L'appartement était devenu une sorte de champ de mines émotionnel. (174)
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Video de Rich Larson (1) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Rich Larson
Entre ses débuts en 2011 et aujourd'hui, Rich Larson a publié un roman et près de deux cents nouvelles. À vingt-huit ans, notre auteur est le fer de lance d'une SF post-eganienne qui, distillant les temps présents, synthétise de vertigineux futurs. Ceux-ci sont rassemblés au sein de son recueil “La Fabrique des lendemains”. Sans équivalent en langue anglaise, élaboré avec exigence, l'ouvrage réunit vingt-huit récits d'une science-fiction proprement éclatante. Cette rencontre est l'occasion d'en causer — et en français s'il vous plaît ! — avec Pierre-Paul Durastanti, son émérite traducteur et cheville ouvrière du Bélial'. https://www.belial.fr/rich-larson/la-fabrique-des-lendemains
Illustration : Pascal Blanché (https://www.artstation.com/pascalblanche)
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