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Philippe Bouquet (Traducteur)
ISBN : 207044113X
Éditeur : Gallimard (02/02/2011)

Note moyenne : 3.19/5 (sur 108 notes)
Résumé :
Une ferveur religieuse sans précédent s’est emparée de la petite ville minière de Kiruna, en Laponie, depuis que le charismatique Victor Strangård, le Pèlerin du Paradis, a survécu à un terrible accident et est revenu d’entre les morts. Pourtant, un matin, il est retrouvé sauvagement
assassiné et mutilé dans l’église de la Force originelle où il officiait. Sanna, la fragile sœur de Victor, demande à son amie d’enfance, Rebecka Martinsson, avocate fiscaliste ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (31) Voir plus Ajouter une critique
Souri7
  14 juillet 2017
Premier livre faisant intervenir la juriste Rebecka Martinsson.
Rebecka Martinsson a depuis longtemps quitté sa communauté de Kiruna afin de mener sa vie indépendante à Stockholm. Travaillant comme avocate fiscaliste dans un des plus grands cabinets juridique, sa vie bascule par un simple journal télévisé : Viktor Strandgård vient d'être découvert assassiné au sein de son église, énuclé, les mains coupées par sa soeur, Sanna. À peine cette nouvelle apprise, le téléphone sonne et Sanna est au bout du fil lui demandant de revenir à Kiruna et de l'aider.
Rebecka Martinsson ne peut refuser son aide à sa meilleure amie même si cela l'oblige à revenir sur son passé qu'elle a tenté d'oublier et sur les raisons de son départ de la communauté. Seulement, à trop remuer les choses, on s'approche du danger... et ce qui est arrivé à Viktor Strandgård pourrait bien lui arriver aussi....

Devant recevoir prochainement le cinquième tome des aventures de cette avocate,😊 je me suis précipitée chez ma soeur qui en est fan afin de lui emprunter Horreur Boréale. Et franchement, je suis étonnée de ne pas l'avoir lu plus tôt.😵
Certes, ce premier roman m'a au départ quelque peu déstabilisée avec un style où l'auteur n'hésite pas à faire part des pensées de son personnage sous forme d'aparté, les flash-back récurrents dans le passé de Rebecka et les sauts entre les différents protagonistes. Mais au final, le rendu est plutôt sympathique.
Côté personnages, nous sommes plutôt gâtés avec une pléthore d'êtres atypiques, drôles, dangereux, cachotiers, sympathiques, froids. Ce premier volet met essentiellement en avant deux personnalités complètement contradictoires : Rebecka, une femme qui a refusé de se soumettre et pris ses distances avec la communauté et son église.... de l'autre, Sanna qui pourrait être le portrait de ce qu'elle aurait pu devenir si elle était restée dans la communauté, à savoir soumise, effacée... Les autres personnages sont également très intéressant et plutôt bien brossés avec le patron de Rebecka à la fois froid et adorable, l'inspectrice Anna-Maria, enceinte de son troisième enfant et qui se permet quelques libertés avec le réglement.... Enfin, les pasteurs de l'église de Cristal qui ont des personnalités en contradiction totale avec leur activité.

Ce roman permet à Asa Larsson de lever le voile sur les dérives des Églises de Suède dont l'organisation pourrait être comparée à des sectes. Ces églises sous couvert de transmettre le message de Dieu, sont avant tout des machines à sous où le pouvoir, la corruption, le sexe et le silence sont monnaie courante. Au travers de ce roman et via notamment les flash-back, nous découvrons comment dès le plus jeune âge des enfants sont endoctrinés afin d'acquérir une pensée conforme à leur communauté et jusqu'où cette "éducation religieuse" peut pousser les gens à passer outre les lois au profit de leur communauté. Au travers de ce roman, cela se traduit par une sensation d'enfermement totale de la communauté où les autres (Rebecka, la police) sont perçus comme sans valeur.

Le seul bémol concernant ce livre vient de l'intrigue policière qui a mon sens est vite expédiée et manque de consistance. Espérons que la prochaine enquête sera plus percutante et plus développée.😕

Une belle découverte et un voyage dans un froid glacial plutôt complexe et prometteur. L'auteur semble manier humour et sérieux avec brio, lui permettant ainsi d'aborder des sujets difficiles sans pour autant rendre le tout anxiogène.
Bon, il va falloir que j'emprunte à ma soeur le suivant : le sang versé, ma curiosité ayant été éveillée. 😊
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lyoko
  23 mars 2018
Un meurtre horrible est perpétrée dans une église. La soeur de la victime prend contact avec Rebecka Martinsson avocate fiscale, qui a un passé lié à la fois au lieu du décès et à la fois à la victime.
Un policier agréable, avec des personnages sympathiques et très typés. L'intrigue se tient et est bien menée.
J'ai tout particulièrement apprécié la vision de l'auteure sur les religieux sectaires. Une belle approche à la fois humaine et financière.
Ce roman est le premier opus ou la belle Rebecka est mise en avant, en tout cas pour moi ce ne sera pas le dernier
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Sachenka
  11 avril 2018
Plusieurs décennies après le début du déferlement des polars scandinaves dans nos librairies et bibliothèques, trouver des romans policiers originaux devient de plus en plus difficile. À cet égard, je ne voudrais pas me montrer trop critique à l'endroit d'horreur boréale car je suis conscient qu'il est ardu pour les auteurs d'innover. Et il je n'ai pas vraiment de trucs négatifs à dire sur ce dernier bouquin. Mais pas plus de particulièrement positifs non plus. L'écriture est correcte, l'intrigue est plutôt bonne. Bref, une note moyenne pour le premier roman d'Asa Larsson, même si je suis une quinzaine d'années en retard.
Le début m'a un peu déstabilisé, je n'étais pas certain de comprendre qui était le protagoniste. On s'attarde sur Viktor, la victime. Puis sur les policiers chargés de l'enquête. Chaque fois que l'inspectrice Anna-Maria se pointait, enceinte, j'avais en tête l'image de la chef de police Marge Gunderson du film Fargo. Puis d'autres personnages avec plein de potentiel continuent la ronde. Qui sera le personnage principal ?
Eh bien, ce sera Rebecka Martinsson. Et elle m'a paru sympathique dès le début. Elle est juriste de formation et pas policière, mais enquête pour aider une amie (et non pas à titre officiel) est une avenue intéressante… même si elle n'est pas toujours heureuse. J'ai eu des affreux flashbacks de mes pénibles lectures de Camilla Lackberg. Heureusement, Horreur boréale me laisse sur une meilleure impression.
Rebecka Martinsson me semblait assez crédible et sa manière de mener son enquête m'a satisfait. J'ai aussi beaucoup apprécié la façon de dépeindre la Suède, plus éloignée de son aspect édulcoré que plusieurs en font. le nord, les communautés religieuses fermées sur elles-mêmes, une certaine austérité des gens qui les habitent. Finalement, même si ce n'est pas un coup de coeur, j'aime suffisamment l'approche d'Asa Larsson et, assurément, je lirai son roman suivant.
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Antyryia
  12 août 2017

La première chose que j'ai retenue de ce polar suédois, c'est que l'argent est un sujet si peu tabou en Suède que chaque citoyen a accès aux patrimoines et aux salaires des uns et des autres. L'office des impôts vous renseignera sur l'argent gagné par votre voisin ou votre patron, pourvu que l'information ne soit pas protégée par un secret d'Etat.
En France, c'est l'inverse. Même s'il s'agit bien de notre dossier, c'est parfois impossible d'être renseigné. Je me souviendrais toujours d'une personne qui n'avait pas reçu sa taxe d'habitation et qui a appelé en vain le service concerné sans jamais réussir à avoir un interlocuteur. le jour de l'échéance, désireux de payer son impôt en temps et en heure, il tente d'autres numéros de téléphone et finit par tomber sur moi, qui travaillait dans un autre service. Au vu des circonstances, j'ai édité son avis et je lui ai dit qu'il pouvait passer le récupérer directement sans passer par la case "deux heures de file d'attente", muni de sa pièce d'identité. Et c'est ainsi que ça s'est passé. Quelques semaines se passent, et je suis convoqué par mon chef de service, qui voulait savoir pourquoi j'avais été consulter le dossier de ce monsieur. J'explique et là, j'ai droit à une petite leçon de morale comme quoi il ne fallait surtout pas faire ça, que ça n'était pas mon rôle, qu'il fallait absolument respecter les compétences de chacun, que mon erreur ne devait surtout pas se reproduire.
Et moi qui pensais que mon initiative serait saluée, que l'usager était au coeur de nos missions ...
Débattre des intérêts et inconvénients de la transparence fiscale prendrait trop de temps. Aucun des deux principes ne me paraît satisfaisant mais j'imagine qu'une barrière culturelle et professionnelle m'empêche d'adhérer totalement au modèle suédois, sans pour autant apprécier le parcours du combattant que représente parfois l'administration fiscale française ... et ce des deux côtés de la barrière.
Si j'évoque ces sujets, c'est parce que la fiscalité a une place privilégiée dans ce premier roman d'Asa Larsson. L'auteur a elle même travaillé à l'Office national des impôts, en Suède, et son héroïne Rebecka Martinsson est avocate fiscaliste.
Et il ne s'agit pas du seul élément autobiographique puisque l'histoire d'Horreur Boréale se déroule à Kiruna, dans le grand nord de la Suède, où ont grandi aussi bien l'auteure que son personnage principal.
Ecrit en 2001, il s'agit donc de la première apparition de Rebecka Martinson, à laquelle Asa Larsson a consacré cinq romans. Ma prochaine critique devrait être consacrée au dernier volet de ses enquêtes puisque Babelio et les éditions Albin Michel m'ont permis de recevoir En sacrifice à Moloch quelques semaines avant sa parution. Mais je souhaitais me familiariser auparavant avec les personnages récurrents, ayant souvent des difficultés à prendre des séries en cours.
Kiruna est vraiment un autre monde où règnent le froid, les croyances, les superstitions.
Un microcosme hivernal que Rebecka a été amenée à quitter bien des années auparavant dans des circonstances que vous découvrirez.
"- Que veux-tu, toi qui a fichu le camp quand les difficultés ont surgi ?"
Mais elle sera contrainte d'y retourner. Sanna, son amie d'enfance, est la principale suspecte du meurtre de son frère Viktor. Elle sollicitera Rebecka pour que celle-ci puisse prendre soin de ses deux enfants, mais aussi pour assurer sa défense.
"Je suis fiscaliste. Je ne m'occupe pas d'affaires criminelles."
On pourrait penser que mourir en contemplant une aurore boréale est idéal, mais l'assassinat de Viktor Strandgard n'a en réalité rien eu de paisible ni de magnifique puisqu'il a été énucléé, eviscéré, et que ses mains ont été tranchées.
Qui a bien pu commettre un crime si odieux, alors qu'il était aimé de tous ?
"Irréprochable. Tout le monde l'adorait."
Il s'agit de sa seconde mort. La première, à dix-sept ans, n'avait pas été définitive. Quand Viktor s'est rétabli, il a voulu insuffler un élan religieux à Kiruna. Il incarnait un miracle divin pour les habitants. Il a donc été à l'origine de l'unification des églises libres ( l'église de cristal va rassembler Mission, église baptiste, église pentecôtiste ) et de l'épidémie de foi qui s'en est suivie.
"Après son accident, il s'est tout entier consacré à Dieu."
"L'ampleur du regain de ferveur à Kiruna est considérable."
Le roman baigne donc dans une atmosphère religieuse, et même prédicatrice. Même les chapitres correspondent au sept jours de la création. La majorité des personnages sont très croyants, ou se font passer pour tels. le meurtre a également une dimension religieuse puisqu'il a été commis dans une église et qu'il pourrait correspondre au passage de l'Exode qui évoque la loi du talion.
"- le meurtre de ton frère possède un caractère, comment dire, religieux, n'est-ce pas ? Rituel, en un certain sens."
Tout ce qui a trait aux religions a souvent tendance à me hérisser le poil, mais ici avec les prêches nous sommes bien au-delà. Dans ce roman Dieu représente les miracles, et donc la plus grande crédulité des croyants. Dieu devient un instrument de profit abusant des pires superstitions.
"Ce n'est pas la volonté de Dieu que tes tourments persistent. Dieu a l'intention de mettre un terme à tes douleurs. Tu n'auras plus besoin de médicaments."
L'aspect mystique confine donc à la folie, et à nouveau probablement par barrière culturelle, j'ai eu beaucoup de mal à croire à cette ferveur et à cette naïveté générale de masse.
Même si j'ai en revanche apprécié l'opposition entre une église trop riche et des paroissiens plongés dans la misère.
Croyante, mais beaucoup plus mesurée, Rebecka Martinsson est un personnage attachant. Son retour à Kiruna fait énormément de remous : Elle n'est d'autant plus la bienvenue sur sa terre natale qu'elle va y remuer de vieux souvenirs et proférer quelques accusations.
"C'est une ennemie de l'Eglise et de l'oeuvre de Dieu dans cette ville."
Fragile au premier abord, maigre, obsédée par le travail, Rebecka s'avère être un personnage complexe et beaucoup plus fort qu'il n'y paraît. C'est avec beaucoup d'intérêt que j'ai découvert son passé par le biais de nombreux flash-back, son tempérament, ses relations complexes. Et je suis ravi de pouvoir la retrouver prochainement.
D'autres personnages valent le détour : Sanna l'amie d'enfance, Mans son patron aussi menaçant que profondément attaché à sa salariée, Anna-Marie la policière enceinte qui apporte un léger humour avec ses envies d'uriner lors de chaque interrogatoire. J'espère les retrouver également.
Mais des personnages, il y en a trop. Les hommes d'église et leur famille, la famille de Sanna, les collègues de Rebecka, différents habitants de Kiruna, les enquêteurs, le légiste, le magistrat ... Et étant donné leurs noms inhabituels ( Sven-Erik, Gunnar, Vesa ... ), si comme moi vous êtes peu familiarisé avec la littérature scandinave, il y a souvent un temps d'arrêt pour se rappeler qui est qui.
Et c'est lent. Alors certes c'est réussi au niveau ambiance glaciale et pesante mais il faut avouer qu'il ne se passe pas grand chose, qu'il n'y a pas de réelle dynamique, que le meurtre était surtout prétexte à faire revenir Rebecka chez elle pour nous faire plonger en huis-clos dans ce petit coin de Suède et nous faire vivre toute la tension qui règne entre les habitants.
Mon ressenti est très mitigé au final. J'ai souhaité aller au bout, je suis toujours resté assez intrigué pour vouloir découvrir la suite des évènements. Ce livre présente des atouts dans son ambiance, dans le travail effectué sur les personnages qui deviendront probablement récurrents.
Mais je n'ai jamais réussi à m'immerger totalement dans cette Horreur boréale, la lecture est demeurée passive. L'enquête est morcelée entre les policiers et Rebecka, et stagne trop longtemps. La foi démesurée et les extraits bibliques m'ont souvent agacé. le nombre important de personnages fait perdre la continuité d'un récit rendu inutilement complexe.
Maintenant, j'espère pouvoir apprécier le dernier roman d'Asa Larsson à sa juste valeur après cette lecture en demi-teinte. Pour les trois tomes qui les séparent, je pense en revanche que ça sera sans moi.
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inclassable1
  29 septembre 2014
Viktor Strandgård est pasteur, mais pas n'importe lequel : après être devenu une star d'une église libre, il finit sauvagement assassiné : énucléé, les intestins qui se promènent, les mains coupées. Il est retrouvé par sa soeur Sanna dans son église à Kiruna, en Laponie (endroit où il fait très très très froid).
Rebecka Martinsson est avocat dans un cabinet d'affaires à Stockholm (endroit où il fait très trés froid), et, alors qu'elle vient de commencer une nouvelle journée de travail vers les 6 du mat, elle entend la nouvelle à la radio.
C'est le point de départ d'un retour dans le passé pour Rebecka qui va devoir aider Sanna (personnage borderline qui s'occupe tant bien que mal de ses deux enfants, et avec qui elle avait coupé les ponts), à prouver qu'elle est innocente bien que l'arme du crime ait été retrouvée chez elle.
Sous couvert de cette enquête, Asa Larsson (qui écrivait là son premier roman) nous livre un portrait très peu flatteur des Eglises libres de Suède ; fric, baise, pouvoir, corruption.
Parallèlement à l'enquête policière qui est menée par l'inspectrice Anna-Maria Mella, enceinte jusqu'aux yeux mais qui vient donner un coup de main à son collègue Sven-Erik Stålnacke, sous les ordres du procureur von Post (horrible personnage qui ne pense qu'à trouver un coupable, n'importe lequel, je note à ce sujet que dans les polars suédois, les procureurs ont souvent des noms à particule et sont souvent des crétins finis), bref, Rebecka replonge dans son passé qui l'a fait quitter Kiruna au moment de ses études.
C'est la découverte de ce passé, plutôt très rude, au sein d'une communauté religieuse (n'allons pas parler de secte) qui fait en partie le grand intérêt de ce roman : comment de jeunes gens plutôt innocents et crédules peuvent être, au nom de la foi, être malmenés et pervertis.
C'est aussi un roman où les hommes en prennent plein la figure, et on peut soupçonner l'auteure (qui exerçait le même métier que son héroïne, avocate fiscaliste) d'avoir voulu régler quelques comptes, on sent le vécu.
L'intrigue est plutôt bien menée (même si l'enquête policière parait un poil bâclée), les personnages principaux pleins de complexité, un humour léger n'est jamais bien loin (je pense notamment à l'origine du nom de Sivving qui est assez marrante où bien aux relations de Rebecka avec son Boss).
C'est un beau portrait, complexe, d'une femme qui a souffert, qui souffre encore, et qui a beaucoup de cran.

Ce livre nous interroge aussi sur le déracinement, l'héroïne éprouvant beaucoup de nostalgie à l'évocation de son enfance à Kiruna.
Le Sang versé publié en 2014 en France que j'ai lu mais pas chroniqué se révèle du même tonneau, mais le personnage de Rebecka se trouble, devient moins lisse, plus réel, et je vous recommande de lire les deux.
A noter à propos la ville de Kiruna : outre qu'il y fait très trés très froid, c'est une ville qui a été construite autour d'une mine (exploitée depuis 1899) d'abord à ciel ouvert puis souterraine ; régulièrement, les autorités et les propriétaires publics de la mine sont contraints de déplacer des quartiers entiers de Kiruna menacés par des éboulements en raison de la progression souterraine de la mine.
Ce point n'est pas abordé par l'auteur.
Lien : http://occasionlivres.canalb..
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Citations et extraits (13) Voir plus Ajouter une citation
Souri7Souri7   14 juillet 2017
— Quel sort s’acharne sur les jolies femmes ? demanda Sven-Erik. Combien connaissent un destin pareil ? Elles choisissent le mauvais type et, une fois les enfants partis, elles se retrouvent comme des oiseaux en cage.
— Elles ne sont pas plus nombreuses que les moches à finir ainsi. On les remarque plus, c’est tout.
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SachenkaSachenka   09 avril 2018
Au-dehors, tel un dragon, l'aurore boréale se déploie dans la nuit. Étoiles et planètes cèdent la place à cet énorme monstre de lumière scintillante. Sans se presser, elle se fraie un chemin à travers la voûte céleste.
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mesrivesmesrives   19 mai 2015
Une image tirée d'un livre de contes, songea Rebecka. La jolie chienne noire constellée de flocons jusqu'à la queue. Avec sa grande pelisse grise descendant jusqu'aux genoux et un bonnet en peau de mouton recouvrant sa toison blonde, Sanna incarnait la fée de la forêt.
Elle avait un véritable don pour amadouer les animaux. D'une certaine façon, elles se ressemblaient, la chienne et elle. Le petit animal avait été négligé et maltraité pendant des années. Cela paraissait ne pas avoir laissé de traces mais seulement la place à une intense joie de vivre. Cette insouciance se communiquait par exemple en fourrant sa truffe dans la neige fraîche, ou en aboyant après un écureuil apeuré et réfugié sur le tronc d'un pin. Sanna, qui avait trouvé quelques heures plus tôt son frère mort et dépecé sur le sol d'une église, jouait maintenant avec son toutou dans la neige.
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PhookaPhooka   22 mars 2011
Le substitut serrait les dents à sen faire péter la mâchoire. Il n'avait jamais supporté cette naine de policière. On aurait dit quelle tenait en laisse ses collègues masculins. Vu son apparence, il n'arrivait pas à comprendre comment elle faisait. Haute comme trois pommes et un beignet, maximum 1,50 m, son long visage chevalin semblait constituer la moitié de sa personne. Avec son gros ventre , elle était maintenant bonne à montrer dans les foires. Un vrai mètre cube, aussi large que haut : résultat de générations d'endogamie dans les villages isolés de Laponie.
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kuroinekokuroineko   20 novembre 2017
Une fois mortes, on sera si fatiguée qu'on ne souhaitera pas de vie dans l'au-delà (...).
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