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ISBN : 2226256091
Éditeur : Albin Michel (02/04/2014)

Note moyenne : 3.01/5 (sur 169 notes)
Résumé :
Après un long congé maladie, l'avocate Rebecka Martinsson est de retour, en mission pour son cabinet, dans sa ville natale de Kiruna. Mais les retrouvailles sont loin d'être aussi paisibles que le suggèrent les forêts enneigées de Laponie. Une femme pasteur, dont l'engagement féministe suscitait des remous dans la communauté, est retrouvée sauvagement mutilée, pendue à l'orgue de son église. Cette exécution fait remonter en Rebecka le souvenir traumatisant d'une enq... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (60) Voir plus Ajouter une critique
Souri7
16 juillet 2017
Second tome dont Rebecka Martinsson est l'héroïne.

Presque deux ans après les faits relatés dans Horreur Boréale, Rebecka Martinsson n'est plus que l'ombre d'elle-même. La juriste fiscaliste sûre d'elle, de ses compétences, travaillant avec acharnement sans compter ses heures à laisser la place à une femme détruite, broyant du noir et psychologiquement au bord du suicide. Malgré un congé maladie qui s'éternise et un patron compréhensif, Rebecka est incapable de remonter la pente.
Un collègue lui propose de l'accompagner à Kiruna dans le cadre de la signature d'un contrat en lien avec les églises du coin. Malgré ses craintes de retourner sur les lieux où elle a vécu l'horreur, Rebecka accepte.
Seulement.... le passé semble s'acharner de nouveau avec un événement similaire. Mildred Nilsson, pasteure ayant été assassinée quelques mois plus tôt, Rebecka se retrouve malgré elle mêlée à l'affaire. Et le danger rôde....

Tout d'abord, le lecteur souvent après avoir achevé la lecture d'un livre, se demande ce qu'il est advenu par la suite aux personnages dans leur ensemble. Les heures passées à leurs contacts a créer des liens entre nous. Ce livre permet en partie cette possibilité avec un retour sur les victimes d'Horreur Boréale et leur devenir. 😊 J'ai apprécié de découvrir en quelques éléments la suite de l'affaire même si j'ai été étonné par ce que l'auteur écrit.
Après Horreur Boréale, me voilà achevant Sang versé avec l'impression d'avoir relu le même livre réécrit et plus travaillé. Globalement, l'intrigue ressemble énormément au premier avec encore une histoire mêlant l'Église libre de Suède où un pasteur est assassiné, pendue aux tubes de l'orgue. Bon dans celui-ci, pas de main coupée ou d'énucléation... c'est déjà cela. 😅 Comme pour le précédent tome, Asa Larsson joue sur la rythmique afin de relater les faits via des flash-back, des souvenirs faisant revivre la morte ... voire avec une touche mystique où l'esprit de la défunte communique. le récit commence près de 6 mois après le drame et l'auteur nous permet via les personnages secondaires de découvrir les mois qui ont précédé l'assassinat. C'est agréable ... mais par moment, cela ressemble énormément à un moyen pour faire rebondir le récit qui ralentissait. Bref, solution de facilité.
Par contre, ce second volet permet une plongée dans l'organigramme des églises qui ont le pouvoir sur presque tous les secteurs de la vie de leurs membres et les collusions que cela peut entraîner.Une église qui malgré tout est à l'image de la société avec un machisme assumé sous couvert de traditions. le personnage de Mildred Nelsson incarne justement ce que cette société réprouve avec une femme sûre d'elle, désirant faire bouger les choses et combles de tout ... lesbienne.
Une description de la société suédoise dans ses lieux isolés, froids et difficiles où les traditions perdurent avec la femme jouant un simple rôle d'épouse obéissante sans aucune fonction spécifique. L'arrivée de Mildred et les changements qu'elle entraîne sur son sillage montrent bien les difficultés de cette société patriarcale à se moderniser.
L'auteur semble prendre d'ailleurs un malin plaisir à comparer cette société avec cette d'une meute de loups. Dans le livre, Asa Larsson propose de nombreux apartés nommés Gula Ben qui permettent de suivre les tribulations d'une louve. 😊

L'enquête policière est plus travaillée que celle d'Horreur Boréale. Cependant, les thématiques et le final sont assez proches de l'enquête précédente que la lecture perd rapidement de son intérêt... Encore une histoire de pasteur assassiné, encore la même ville, encore Rebecka mêlée à l'affaire de manière grossière ... et encore une fin qu'on connaît.

Pour résumer : Les coins frigorifiés de la Suède commencent à me plaire avec ses paysages blancs, ses êtres bruts de décoffrage.... Malheureusement, ce second tome ne m'a pas emballé plus que cela. Certes, la lecture est agréable, les pages se tournent aisément... mais l'intrigue rappelle énormément le précédent. La sensation de relire la même chose déçoit quelque peu...
Heureusement, il semblerait que le prochain soit complètement différent... donc en route pour la lecture de la piste noire !😈
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isabelleisapure
24 octobre 2016
Si j'ai choisi ce livre c'est pour l'affirmation du bandeau rouge : « Prix du meilleur roman policier suédois ».
Mal m'en a pris ! Je n'ai pas été convaincue par cette enquête sans surprise, je m'y suis ennuyée. Lorsque je lis un polar, j'aime qu'il y ait une intrigue solide, de l'action, des rebondissements, le tout coloré d'un peu d'hémoglobine.
Par contre je salue l'atmosphère dans laquelle Ana Larson plonge son lecteur dans la petite ville de Kiruna, à proximité du cercle Arctique où le soleil ne se couche pas entre juin et juillet. Les paysages décrits sont splendides et j'ai eu envie de me perdre dans cette immensité glacée, j'ai aimé suivre ses ruelles aux maisons peintes de couleurs vives.
« Un soleil d'or rose descend sur les douces collines comme une cloche de lumière. Un bateau qui fait la balade entre les îles de l'archipel glisse dans le chenal. Les roseaux sur la berge bruissent dans l'air du soir et leurs têtes de velours se confient des secrets. Les conversations et les rires portent loin sur l'eau. »
L'autre atout indéniable de ce roman est l'étude précise de chacun des personnages et notamment celui de Rebecka Martinsson qui nous est décrite comme une femme volontaire et attachante espérant vaincre ses démons en se jetant dans cette enquête.
En conclusion : ce roman a été agréable à lire et m'a offert un dépaysement certain.
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stokely
18 janvier 2016
Décidément je crois pouvoir dire qu'à de rares exceptions les polars nordiques ne sont pas mes bouquins favoris, j'ai pourtant eu une très bonne surprise avec Les corps de verre donc je me suis dis pourquoi ne pas m'y remettre.
Ce livre a commencé pour moi très rapidement avec le meurtre d'une pasteur pendu dans une église et je me suis dit cela commence bien et vite. Je trouve en effet les polars nordiques trop lent. Et bien j'ai vite déchanté, c'est long, plat, sans relief, je n'ai pas bien compris l'histoire de la louve au milieu de tout cela.
Une déception et pourtant je pensais vraiment appréciée ma lecture.
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Josephine2
30 mai 2016
Un polar suédois et surtout une atmosphère comme je les aime. Une enquête qui prend son temps.
Bien sûr, il y a un meurtre, assez horrible au demeurant. Mais ce que j'ai surtout aimé, c'est la psychologie des personnages, tous plus attachants les uns que les autres, la solitude qui ressort en chacun d'eux, les portraits de femmes, la vie difficile de celles-ci, ainsi que la solidarité féminine. Pour la plupart, elles ont été victimes d'un viol au temps de l'adolescence.
Un autre aspect m'a bien plu, et qui est récurrent dans les romans nordiques, c'est la place que tient les animaux dans leur vie, aussi bien domestiques que sauvages, ainsi que le rapport à la nature. On suit tout au long du livre, l'histoire d'une louve qui cherche sa place dans une meute.
Le seul petit bémol, est le dénouement. Je ne m'y attendais pas. En fait, elle ne me semble pas très crédible, bien que personne ne peut prédire ce qui se passe dans la tête d'un être humain lorsqu'il a l'impression de tout perdre, notamment ce qui lui est le plus cher, à ses yeux.
Mais que cela ne vous empêche pas de le lire. Ma note exacte est de 2,5 points
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murielan
29 avril 2014
Le sang versé, c'est celui de Mildred Nilsson, femme pasteur retrouvée pendue dans son église. Les inspecteurs Anna-Maria Mella et Sven-Erik Stalnacke sont chargés de l'enquête qui se révèle complexe car le caractère bien trempé de Mildred était loin de faire l'unanimité au sein de sa communauté. Coïncidence ou pas, c'est aussi le moment que choisi l'avocate Rebekka Martinsson pour revenir dans la région après une expérience douloureuse...
J'ai vraiment apprécié ce roman policier suédois : le suspense est au rendez-vous et les rebondissements sont nombreux.
Je n'ai pas lu Horreur boréale qui met déjà en scène Rebekka et Anna-Maria mais cela ne m'a pas vraiment dérangée : les références à ce roman m'ont plutôt fait penser que Rebekka cachait un lourd passé et qu'elle esayait de se reconstruire doucement.
Ce qui m'a plu, ce sont les nombreux flash-back qui permettent de découvrir les relations plus ou moins tendues entre Mildred et plusieurs paroissiens et qui expliquent le comportement de certains. Son combat pour l'émancipation des femmes et la protection d'une louve dérange beaucoup.
Un polar réussi !
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Citations & extraits (28) Voir plus Ajouter une citation
Souri7Souri716 juillet 2017
« Nous devons d’abord nous concentrer sur notre mission commune. Je ne veux plus entendre parler de machisme ou de guerre des sexes au sein de notre église. Tu vas devoir faire confiance à Stefan, Mildred. Même quand il te demande de ne pas le prendre personnellement s’il n’assiste pas à tes messes. »
Mildred reste impassible. Elle regarde Stefan droit dans les yeux.
« Je ne fais que me conformer aux Écritures, ose-t-il répéter sans ciller. Je ne fais que constater.
– Les hommes battent les femmes », dit-elle. Elle marque un temps et poursuit. « Les hommes humilient les femmes, ils les écrasent sous leur domination, ils les harcèlent sexuellement et ils les tuent. Ils les excisent, assassinent les bébés à la naissance s’ils ont le malheur de naître filles, ils les obligent à se cacher derrière un voile, les séquestrent, les violent, les empêchent d’aller à l’école, leur donnent des salaires inférieurs à ceux qu’ils touchent eux-mêmes pour le même travail et ne les laissent pas accéder au pouvoir. Certains leur refusent même le droit de devenir prêtres. Je ne fais que constater. »
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Souri7Souri715 juillet 2017
Les plus anciens associés passaient leurs vacances dans leurs résidences secondaires sur la côte ouest, en Scanie ou dans l’archipel de Skärgården. Arne Eklöf venait de perdre sa mère et il raconta le plus naturellement du monde à Rebecka comment ils avaient passé tout l’été à se disputer le partage de ses biens.
« C’est une horreur, dit-il. Quand Dieu amène la mort, le Diable le suit avec les héritiers.
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AelaAela27 avril 2016
Aucun d'entre eux n'a besoin de regarder le journal. Ils l'ont lu tous les deux. "La femme pasteur répond du tac au tac", dit le titre de l'article. Le journaliste cite plusieurs passages du sermon que Mildred a fait le dimanche précédent dans lequel elle parlait entre autres de la robe des pasteurs qui serait à l'origine un vêtement romain destiné aux femmes, devenu habit liturgique depuis le IV ème siècle.
"La tenue que portent les pasteurs est une robe de femme, affirme Mildred Nilsson, ce qui ne m'empêche pas d'accepter que les pasteurs puissent être des hommes. Dans la Bible il est dit ; "Il n'y a ni homme, ni femme, ni Juif, ni Grec."
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AproposdelivresAproposdelivres04 avril 2014
Elle réfléchit à l’offre de la forêt, pensa aux grands pins élancés, à leurs troncs de cuivre frappé. Au vent ruisselant dans les cimes comme de l’eau. Aux sapins d’un noir de suie mangés de lichen barbu. Au bruit de ses pas sur le cladonia et la bruyère, au toc-toc des pics épeichettes, au silence profond qui succède au passage d’un animal sauvage, au doux froissement des aiguilles de pin et au craquement léger des brindilles.
On marche et on marche. Au début, la pensée est comme un écheveau emmêlé, les branches vous griffent le visage et s’accrochent à vos cheveux. Et puis, peu à peu, les fils se démêlent, se détachent, restent accrochés aux arbres, s’envolent dans la brise. Bientôt on a la tête vide et on se contente d’avancer. On traverse les marais fumants aux lourds effluves où le corps devient moite et où les pieds s’enfoncent. On gravit un escarpement et là-haut, sur le plateau, le vent souffle plus fort. Les bouleaux nains, phosphorescents, semblent ramper sur le sol. Arrivé là, on se couche. Et la neige se met à tomber.
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emi13emi1316 mai 2014
Ce serait très mauvais pour l'image du cabinet , avait-il répondu .Les gens penseraient que nous t'avons poussée à démissionner .Nous aurions l'air de nous débarrasser d'une collaboratrice dans un moment où elle est psychologiquement......
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