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EAN : 9782757880739
480 pages
Éditeur : Points (27/02/2020)

Note moyenne : 3.94/5 (sur 153 notes)
Résumé :

Nous sommes à Montréal au début de l’hiver 2002. Le narrateur n’a pas vingt ans. Il aime Clive Barker et Lovecraft, le métal, les comic books et les romans de science-fiction des années soixante et soixante-dix que lui prête son père.

Étudiant en graphisme, il dessine depuis toujours et veut devenir bédéiste et illustrateur, comme ses idoles Moebius et Tibor Csernus. Mais depuis des mois, il évite ses amis, ment, s’endette, aspiré dans une sp... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (33) Voir plus Ajouter une critique
Bookycooky
  30 mars 2019
“Le clignotement des écrans lumineux, les fruits multicolores qui tournoient et le tic-tac des crédits qui s'accumulent à mesure que se succèdent les combinaisons gagnantes”, c'est l'univers du protagoniste de ce roman noir qui nous vient du Québec. Joueur compulsif, qui joue dés qu'il a de l'argent, angoisse quand il n'en a plus, empêtré dans un amalgame de dettes, promesses et mensonges, ce garçon qui n'a même pas vingt ans, étudiant en graphisme, est pris dans le maelström d'un problème qui le dépasse. Se retrouvant dans “la marde”, il est obligé d'accepter un job de plongeur dans un restaurant en vogue de Montréal. Ce nouveau maelström, celui de l'univers de la restauration va l'éloigner temporairement de sa lutte avec les démons du jeu, lui donnant l'impression de reprendre le contrôle de sa vie, mais,.....
“J'avais l'impression d'être entré dans une longue nuit hallucinée, de vivre dans une temporalité fiévreuse, tour à tour dilatée ou compressée.”........
L'auteur sait de quoi il parle puisqu'il raconte son propre vécu. Une plongée dans le monde de la restauration, doublée de la frénésie du jeu et du passage à l'âge adulte arrosé copieusement d'alcool et autres matières illicites nous donnent un roman aussi bien sombre que lumineux. Bien que la trame n'ait rien de particulier, la prose fluide, riche en descriptions et portraits détaillés, le rythme trépidant sur fond de musique métal et les personnages haut en couleur nous accrochent dés les premières pages. Ça se lit comme un thriller et on quitte à regret ce joueur/ plongeur, qui a toujours un bouquin de science fiction dans la poche arrière de son pantalon.
Et pis, et pis, une crisse de belle langue ce québécois et décapante cette couverture gothique man !
Enwèye, faut le lire ce tabarnac de bouquin ! C'est l'fun !
« The other side of the platinum door; another day in quicksand; still feel close to nowhere; I hope this is the right way. »
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Sylviegeo
  14 avril 2020
Très , sinon hyper réaliste. C'est décapant pour le portrait qu'on nous fait des cuisines de restaurant, du mouvement de personnel, des ego des chefs, de ce travail harassant . Un portrait qui n'est pas qu'en couleur, loin de là. C'est aussi un livre sur l'addiction et la quête de rédemption. Malgré le réalisme de l'écriture et la justesse du ton et du propos, je n'ai pas vraiment adhéré. Je n'ai éprouvé aucune sympathie pour le personnage principal. Rien. Zéro émotion. Je ne me suis pas senti interpellé du tout. Pourtant, l'auteur, Stéphane Larue, est un observateur très fin de l'urbain, de ses moeurs et de ses démons. Mais sérieusement, malgré tout ce qui arrive au personnage principal, ce fut pour moi, une lecture sans joie. Mais peut-être était-ce le but justement ?
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koalas
  05 janvier 2020
Poussez pas les chums, y'aura à boire et à manger pour tous au resto La Trattoria de Montréal ! Vous y serez accueillis comme des Kings. Servis comme un pape par Greg le noctambule. Régalés aux Fournaux par Renaud l'arsouille. Bousculés aux cuisines par Bebert à la gouaille bien fournie qui dépote en envoyant valdinguer les casseroles sales et les vannes au plongeur qu'à les pognes dans le bac à jus. Ostie de criss de calisse de tabarnak, faut que ça récure, que ça brille comme un sou. le petit étudiant en graphisme accroc aux vidéopoker va mouiller son maillot. Et après le taf, c'est pas fini.Faut encore lever le coude le reste de la nuit avec tout le gang dans les bars en folies de Montréal...
Stéphane Larue raconte sa véritable plongée dans le monde des cuisines, des machines à sous, de la musique métal et des nuits de folies de Montréal. Ayant fait aussi la plonge il y a des plombes , j'ai retrouvé en live les rushs , l'ambiance bruyante, le bruit des machines, les odeurs de graillon, l'eau crasseuse qui colle à la peau, les sorties after entre potes...Mais ce qui en fait un véritable conteur, c'est sa manière de rendre vivant les personnages qui vous poursuivent encore après avoir refermé son premier roman. Une petite préférence pour le Bebert qui "ressemble à Frank Black qui jouerait Kurtz dans Apocalypse Now, mais aussi un peu bouddha sur le speed. " Pis merci à Bookycooky, la cheffe cuistot de Babelio pour le bon tuyau.
Le plongeur, mon criss, il en brasse à un rythme infernal !

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JIEMDE
  05 mars 2020
Il plonge, il plonge, le plongeur de Stéphane Larue, mais à part ça ? Il boit, il joue, il se désespère de lui-même et pis c'est tout ! Et ce pendant presque 500 pages, ce qui est un brin longuet…
OK, il est malade, et loin de moi l'idée de dénigrer la pathologie addictive qui le ronge. Violemment accro aux vidéos-jackpots qui pullulent dans tous les bars de Montréal, Stéphane tente à la fois de poursuivre ses études de graphisme, de faire bonne figure dans son boulot dantesque de plongeur à La Trattoria et d'échapper à ses débiteurs en tous genres à qui il doit les billets qu'il a immanquablement quêtés et glissés dans les machines. En gagnant, parfois ; mais en perdant tout, la plupart du temps.
Son entrée dans la comédie humaine en vase clos que représentent les cuisines de la Trattoria, ses virées nocturnes de bar en bar et de cuite en cuite, ses pseudos remords de lendemains de beuverie, ses petites et grandes trahisons amicales et familiales, vont l'amener à un moment charnière : couler ou rebondir. Encore faut-il pour cela le coup de pouce, le déclic, l'ami.
Tout cela m'a semblé un peu maigre et souvent convenu. Je n'ai rien contre les contenus lents, bien au contraire, dès lors qu'ils permettent le développement d'une pensée, d'une réflexion, d'un raisonnement qui finit par prendre sens. Je ne l'ai pas trouvé ici ou – c'est fort possible - il m'aura échappé. Comme toujours, je suis allé au bout, mais sans passion, ni empathie aucune pour Stéphane et sa bande de déjantés. Livre générationnel ai-je lu quelque part ? Ça doit être ça alors, une question de génération…
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xst
  09 décembre 2016
Roman initiatique détaillant un moment charnière dans l'existence d'un jeune de 20 ans, monté à Montréal pour ses études. Un antihéros un peu candide en prise avec les démons du jeu et qui sent sa vie partir en quenouille.
L'histoire commence alors que le narrateur, un jeune étudiant en graphisme, vient de déménager à la cloche de bois pour éviter de payer le loyer qu'il doit à son colocataire. Il est « dans la marde » ayant englouti dans les vidéo pokers l'argent de ses économies, du loyer, celui que sa copine lui a prêté et même une avance qu'il a reçu pour faire la pochette du premier CD qu'un copain et son groupe de métal va produire. Il squatte chez un ami d'enfance, et pour essayer de se refaire, il se trouve une job de plongeur dans un restaurant huppé du Plateau, La Trattoria. le roman raconte son apprentissage et son adaptation à l'univers bien particulier des cuisines et ses tentatives pour combattre son addiction au jeu.
La magie opère dès la première ligne. D'une écriture finement ciselée, sans effets superfétatoires Stéphane Larue nous décrit avec maîtrise, la plonge, l'arrière cuisine, la drogue, l'alcool, les virées dans les bars après des shifts déments passés à la plonge, les réveils douloureux, les trucs pour éviter de succomber à la lumière stroboscopiques des machines à sous, les shows violents de métal, les amitiés, les rencontres, les occasions ratées, les illusions perdues et les catastrophes évitées de justesse, un tourbillon d'émotions. On s'attache aux personnages tous plus colorés les uns que les autres mais étonnamment criant de vérité : Mohammed le chauffeur de taxi zen, Malik le cousin bouée de sauvetage, Jess et Mari-Lou les ex petites amies, Jade qui aurait pu le devenir, Greg le truand et surtout Bébert, grande gueule cassée, soûlon au grand coeur qui prend sous son aile, le narrateur, Stéphane (oui, on soupçonne dès le début que le jeune qui fait l'histoire a beaucoup en commun avec l'auteur) naïf, qui observe et tente de s'adapter.
Un véritable coup de coeur. J'attendrai avec impatience le deuxième roman de ce jeune auteur si prometteur.
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critiques presse (1)
LeMonde   01 avril 2019
L’écrivain emmène le lecteur dans les bas quartiers de la métropole québécoise comme Zola nous faisait descendre à la mine. Rinçant.
Lire la critique sur le site : LeMonde
Citations et extraits (34) Voir plus Ajouter une citation
Alice_Alice_   14 janvier 2018
Bébert avait un visage rond et des joues charnues de bambin, mais on n'aurait pas osé les lui pincer. Son menton se perdait dans sa gorge large. Il lui manquait une dent et il remplissait sa veste de cuisinier de sa carrure trapue mais solide. Une bedaine commençait à lui pousser. Ses manches retroussées laissaient voir sur ses avant-bras épais deux ou trois tatouages inachevés. Il n'avait pas de toque comme les autres cuisiniers, il portait une casquette des Indians de Cleveland sur ses cheveux rasés à trois. Son pantalon était trop large pour lui, comme celui d'un rappeur. Il devait avoir vingt-quatre ou vingt-cinq ans à l'époque, pas plus, mais il me donnait l'impression d'être plus vieux que cela.
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koalaskoalas   03 janvier 2020
J'ai voulu me commander un autre verre, mais je me suis rappelé que je n'avais plus un clou. J'ai regardé autour de moi. Depuis mon brouillard, j'observais un à un les visages fendus de sourires, ces gens beaux sur lesquels une belle étoile brillait sûrement. J'étais redevenu un ti-cul cassé qui lave de la vaisselle.
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koalaskoalas   02 janvier 2020
- Perds pas le beat, sinon t'es faite. Si ça rushe et que ce n'est pas propre, checke les savons pis le filtre. Rince bien avant d'envoyer le stock dans la machine pis change ton eau souvent. Essaye d'enlever la marde qui tombe dans le dish pit au fur et à mesure, pour ne pas boucher l'évier.
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michelbmichelb   14 juillet 2017
Le Saint-Laurent était noir et immense en contre-bas et chatoyait de flammes orange frémissantes et de mille lueurs fantastiques. Des décorations de Noël battaient au vent, lugubres, accrochées aux garde-fous du pont de la Concorde. J'étais calme. Je me jetais des regards fuyants dans le rétroviseur, comme pour vérifier que c'était bien moi qui me trouvais sur la banquette arrière. Le taxi roulait, solitaire, ses phares éclairaient la voie d'une lumière blafarde. L'île Notre-Dame se profilait devant. Après avoir quitté le pont, on a roulé sur une route large qui longeait un plan d'eau. À ma gauche, j'ai aperçu les lueurs de la Rive-Sud, qui dansaient dans le brouillard rampant sur le fleuve. Une limousine est passée en sens inverse comme un vaisseau languide et silencieux. Devant, au loin, une forme hérissée, ivoire, illuminait la nuit. Une chaleur apaisante s'est propagée en moi et s'est convertie en cette lente détente qui précède la montée d'adrénaline. Cette sensation ne s'émoussait jamais.
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NeneveNeneve   09 novembre 2016
La gratte éclaire de son gyrophare la façade
blanchie des immeubles. Elle avance lentement sur
Hochelaga en tassant la neige devant elle. On arrive
enfin à la dépasser et on tourne dans une petite rue mal
éclairée. Le ciel est encore bas, sombre et cotonneux. La
chaleur confortable de l’habitacle m’endort presque.
On entend la voix du répartiteur au Cb, mais à peine.
Mohammed baisse le son dès qu’on monte dans sa Sonata
noire.
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Video de Stéphane Larue (1) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Stéphane Larue
Laurie Bédard Ronde de nuit, Quartanier
Stéphane Larue Le plongeur, Quartanier
Anne-Renée Caillé L'embaumeur, Héliotrope
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