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Yves Gauthier (Traducteur)
EAN : 9782742794775
295 pages
Éditeur : Actes Sud (06/04/2011)

Note moyenne : 3.17/5 (sur 24 notes)
Résumé :

Vladislav Pankov, un jeune Moscovite de bonne famille, frais émoulu de Harvard, est la proie d'un chef de bande tchétchène qui l'enlève, le met aux fers et l'oblige à jeter aux chiens les cadavres de ses compagnons russes de captivité.

Il doit son salut à Niyazbek, un chef rival venu libérer deux de ses codétenus au nom de liens familiaux sacrés dans le Caucase. Neuf ans et une carrière au sein de l'élite russe plus tard, Pankov est nommé... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (8) Voir plus Ajouter une critique
Sachenka
  14 mai 2015
Je viens de terminer Caucase Circus, le premier tome de la Trilogie du Caucase de Julia Latynina. Ouf ! Je n'en suis pas à mes débuts en littérature russe ni dans les romans fleuve aux personnages multiples, mais ce livre-ci fut tout un défi. Un vrai cirque ! Vladimir Pankov se fait enlever par un rebelle tchétchène, Arzo Khadjiev. Libéré rapidement, il occupe divers postes dans l'administration russe puis, quelques années plus tard, est nommé premier commis du Kremlin dans le district fédéral du Caucase. Cette région est une des plus sauvages et dangereuses du pays, la corruption y règne, les attentats, nombreux et la violence, partout. Bref, une poudrière qui pourrait exploser à tout moment.
Pankov doit composer avec le président Aslanov et ses deux fils, le général Chebolev, le chef montagnard Niyazbek Malikov puis Arzo Khadjiev, son ancien agresseur devenu un personnage important. le pauvre premier commis fait de son mieux mais sur qui peut-il compter ? Sur lui-même, essentiellement. Il doit essayer de faire régner l'ordre, déjouer les complots, rester en vie ! Tâche impossible. Chaque fois qu'il pense faire un pas en avant, il découvre de nouveaux problèmes.
Ce qui m'a un peu agacé, ce sont les noms des personnages. Pas les noms eux-mêmes, mais le fait que plusieurs se ressemblent. Wahha Arsaïev vs Aslanov et ses deux fils Gamzat et Gazi-Mohamed. Khadjiev vs Djavatkhan. Mohamedsalih vs Mohamed. Et d'autres encore. Sans oublier les personnages secondaires et mêmes tertiaires. J'ai aussi été ressenti de la confusion dans la première partie du récit (retours en arrière, explications trop détaillées par moments, pas assez à d'autres, etc.), ça m'a pris du temps m'habituer au style de l'auteure.
Ce qui m'a surtout déçu, c'est la petitesse de Vladimir Pankov. Je croyais qu'il était le personnage principal, il l'est sans doute un peu, mais il n'en a pas l'envergure, on ne le voit pas assez à mon goût. Bien sur, on le suit dans ses aventures, ses recherches de solutions, ses échecs, on sait qu'il est intègre et qu'il éprouve parfois la peur. Et après ? Je ne m'attendais pas à un Mikaël Blomkvist comme dans Millenium mais dans tous les cas à quelqu'un avec plus de chair autour de l'os. Je suppose que le personnage principal est le Caucase lui-même.
Ce qui m'a encouragé à continuer à lire et à apprécier ce premier tome de la Trilogie, c'est justement le Caucase. On est très loin des lieux envoutant et admirablement décris dans Un héros de notre temps, de Lermontov. Exit le mont Elbrouz, les cols et les montagnes, la mer, les petits villages pittoresques. L'auteur se limite essentiellement à la capitale de l'Avarie-Dargo-Nord (république imaginaire qu'on suppose inspirée par le Daguestan). Donc, moderne et laide, on passe des bureaux gouvernementaux aux résidences somptueuses des ministres corrompus, des promenades en voiture blindée aux terrains de golf pour millionnaire. Cette atmosphère d'opulence qui côtoie la misère du petit peuple volé et trichée convient assez bien au roman. J'avais vraiment l'impression d'y être.
La fin du roman m'a laissé pantois, je me demande quelle direction prendra le deuxième tome de la Trilogie, Gangrène. Je le lirai surement car ce sera probablement la seule façon que je risquerai de visiter cette région du monde. Quand j'ai déposé Caucase Circus, j'étais très content d'être né en Occident.
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christinebeausson
  04 août 2020
On va commencer par le début .. le Caucase ... une république de l'ex URSS ... région d'Eurasie constituée de montagnes qui s'allongent sur 1 200 km, allant de la mer Noire à la mer Caspienne ... la géographie européenne la considère traditionnellement comme marquant la séparation entre l'Europe (au nord) et l'Asie (au sud) .... la géographie géorgienne et arménienne la considère comme entièrement européenne ... alors ?
Dès le début ... on vous prévient s'ils veulent vous obliger à sauter une chienne en chaleurs devant tout le monde, surtout n'y aller pas ... parce que de toutes les façons ils vous tueront !
On déambule dans un drôle de pays où l'on apprend à survivre avec trois bras et deux jambes pour deux, on fait aller avec ça !
Un pays déchiré par des luttes de pouvoir, par des castes, des conflits d'intérêts où chacun cherche le meilleur moyen de récupérer des milliers, des millions ou mieux des milliards .. pour accumuler une richesse et alimenter son coffre fort ou ses coffres forts ...
La lutte des différents peuples est anecdotique ainsi que l'influence de la Russie mère nourricière, distributrice de subventions que chacun essaie de détourner pour son propre profit ... et le peuple dans tout ça, il bouge quand on le lui demande sinon il reste dans son coin laissant les chefs de bande s'entretuer ...
Une impression de lassitude, trop de petits ou grands arrangements, trop de meurtres, trop de barbarie plus ou moins gratuite ... trop de tout à vrai dire au delà de ma capacité d'absorption ... consciencieusement je suis allée au bout de ce tome mais ... je ne continuerai pas la découverte de l'oeuvre de Julia ... le Caucase gardera ses secrets, ses magouilles tant pis pour moi !
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oblo
  06 juillet 2015
Roman noir géopolitique, plongeant au coeur de l'une des régions les plus socialement, ethniquement et culturellement les plus complexes au monde, le Caucase, Caucase circus prend place dans une république imaginaire, à mi-chemin entre le Daguestan et la Tchétchénie : l'Avarie Dargo-Nord. le roman se singularise par l'omniprésence de la violence et du népotisme.
Disons-le : l'écriture, concise, manque de précision et de finesse, tantôt révélant les ficelles des manoeuvres politiciennes, tantôt usant de sous-entendus obscurs qui n'aident pas à la bonne compréhension du texte. Peut-être cela est-il du à une volonté du traducteur de rester fidèle à une écriture originale faisant appel à des mécanismes bien connus de la part d'un lectorat russophone.
Au centre du roman, il y a Vladislav Pankov. Enlevé dans le Caucase neuf ans auparavant par Arzo Khadjiev, Pankov est nommé Premier commis du Kremlin dans la région. Son seul soutien et ami, Ibrahim Malikov, personnage très puissant, est tué dans un attentat. Pankov doit faire face à une situation tout à fait extraordinaire : entre les multiples aspirations identitaires, le goût du lucre et de l'argent sale, la course aux milliards de subventions donnés par Moscou, l'islamisme galopant, la haine des Russes, Pankov a en charge la gestion d'une république où le peuple s'est habitué aux frasques et aux violences.
Seuls valent vraiment les intérêts des différentes puissances. C'est à qui contrôlera les transports, les douanes, l'exploitation pétrolière. Les apparences comptent aussi et c'est dans ce dédale terrifiant que l'on se hasarde à tourner chaque page, pressentant que ce qui a été déjà décrit sera bientôt dépassé.
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ruyeresb
  18 mai 2013
Chose rare, un roman dans lequel il m'a été extrêmement difficile de rentrer. Les noms à consonance russe ou slave, complexes et souvent proches les uns des autres, rendent souvent difficile l'identification des personnages, particulièrement au début. Si l'on ajoute à cela des lieux qui sont ramenés à une description minimum, voire inexistante, le cadre s'évanouit dans une brume qui, lorsque l'on saute d'un lieu à un autre, empêche l'imagination de faire convenablement son travail.
En revanche, le thème, la violence, l'écoeurant népotisme, cette corruption révoltante qui modèlent la société de cette minuscule république caucasienne sont riches d'enseignement pour les occidentaux que nous sommes. Julia Latynina éclaire de façon singulière et compréhensible le chaos dans lequel a sombré le Caucase, la Tchéchénie et même l'ex-Yougoslavie entre 1991 et 2008. On découvre des rapports humains emplis de haine entre élites russes et musulmanes, des tensions qui passent souvent les barrières de la violence pour sombrer dans un déchaînement destructeur irrationnel. Prend corps lentement un terrain tout à fait propice aux génocides, aux épurations ethniques, aux charniers. Avant de lire ce roman, l'existence d'un Mladik, d'un Milosevic et de Srebrenica me semblaient difficile à comprendre à quelques centaines de kilomètres de chez nous, dans une civilisation qui ne me semblait pas si éloignée de la notre. Désormais, j'ai compris qu'en ces années charnières un gouffre nous séparaient et que l'apparition de tels monstres, dans ce contexte, pourvait sembler dans l'ordre des choses.
Si le voyage vous tente, la route n'est pas noire mais ténébreuse et plus d'un guet-apens vous attend...
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sweetie
  11 février 2014
Beaucoup d'humour grinçant dans ce roman qui nous fait voir les comportements rudes et corrompus des habitants du Caucase.
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critiques presse (1)
LesEchos   15 juin 2011
Avec sa galerie de personnages patibulaires et son humour aussi noir que le canon d'une kalachnikov, cette première partie de La Trilogie du Caucase est menée à un train d'enfer... jusqu'au déraillement final. On attend la suite.
Lire la critique sur le site : LesEchos
Citations et extraits (5) Ajouter une citation
christinebeaussonchristinebeausson   01 août 2020
En arrivant chez vous, je me suis cru dans un pays normal. Mon portable marchait aussi bien qu'à Vienne. Mes appartements étaient de standing européen. J'ai même joué sur un terrain de golf magnifique ! Et voilà qu'on m'a traité comme un objet, pas comme un homme ! Un objet qu'on peut voler ! Un objet qu'on peut offrir en cadeau ! Le comble, c'est que mon ravisseur n'est pas un bandit, mais un haut fonctionnaire. Et dans la finance, par-dessus le marché ! Et qui s'imagine que si le capital social d'une société fait 40 milliards de dollars, elle peut en donner 20 en échange de son patron. De la bêtise finie…
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SachenkaSachenka   14 mai 2015
Qui fraternise avec le scorpion sera piqué par le scorpion.
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christinebeaussonchristinebeausson   01 août 2020
Pourquoi, mais pourquoi toutes les révolutions du monde commencent elles par des vécés qui fuient ?
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sweetiesweetie   11 février 2014
La paranoïa est la maladie professionnelle des bandits et des dictateurs.
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IkramyIkramy   13 novembre 2015
J'ai hâte de lire la suite
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