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ISBN : 2330024800
Éditeur : Actes Sud (28/09/2013)

Note moyenne : 3.57/5 (sur 7 notes)
Résumé :
C'est d'une main de fer que Djamaluddin Kemirov tient désormais l'avarie-dafgo-Nord, une république du Caucase coincée entre les montagnes et la mer Caspienne. sa parole, guidée par une interprétation toute personnelle du droit coutumier et de la mystique islamique, vaut plus que la loi fédérale russe. Son frère Zaour est un président sage et ambitieux. La force et le sang font le reste.
Zaour veut propulser la région dans l'ère moderne par la construction d'... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (3) Ajouter une critique
Sachenka
  12 février 2016
La gloire n'est plus de ce temps termine magnifiquement la Trilogie du Caucase, de l'auteure Julia Latynina. Ce tome est égal aux autres, dans la mesure où on y retrouve le même style incisif, corrosif, dénonçant tout. Personne n'est épargné : les divers groupes ethniques constamment en guerre, les élus corrompus (tant ceux des pays caucasiens que de Moscou), les grandes multinationales qui ne recherchent que le profit… Mais, selon moi, ce tome est également le meilleur. Maintenant qu'on connaît à fond les personnages et que notre cerveau occidental s'est habitué à voir de la corruption partout, on peut enfin se laisser aller et apprécier l'histoire.
Kirill Vladimirovitch Vodrov travaille pour une entreprise qui oeuvre dans le domaine de l'énergie. Il pensait avoir laissé son passé derrière lui mais il est rattrapé. Un pays fictif du Caucase, l'Avarie-Dargo-Nord, le réclame pour la construction et l'exploitation d'une pétrolière. Il accepte presque à reculons, se rappelant qu'il a failli laissé sa peau dans cette poudrière caucasienne. C'est que, là-bas, tout le monde est corrompu. Même ceux qui ont de bonnes intentions et qui oeuvrent pour essayer de relever ce petit pays. Il ne s'agit que d'une question de degré…
C'est le cas de Zaour Kemirov, ex-maire de Bechtoï et chef d'une des multiples ethnies peuplant cette région, qui a réussi à accéder à accéder à la présidence malgré les nombreuses embuches. Malgré le fait qu'il compte plusieurs cadavres dans son placard, on ne peut que sympathiser avec lui. Après tout, il a réussi à amener une quelconque stabilité en Avarie-Dargo-Nord. Et maintenant il s'apprête à y amener la richesse avec l'exploitation du pétrole.
Mais beaucoup (à commencer par Moscou) ont intérêt à ce que ce projet n'aboutisse pas. Lorsque Zaour est assassiné, le chaos reprend de plus belle. À croire que le Caucase ne s'en sortira jamais. Alors, Kirill Vodrov et Djamalludin Kemirov essaient de maintenir la paix et de continuer le projet pétrolier. Contre vents et marées. EN particulier contre Christopher Mao, les frère Aslanov, Argounov, Arzo Khadjiev, etc.
Quiconque est rendu au troisième tome doit s'attendre à des descriptions minimalistes et à beaucoup de violence. Une fois que le lecteur l'a accepté, il doit essayer de démêler les agendas de chacun, lui permettant ainsi de élucider qui a assassiné Zaour Kemirov et, surtout, de découvrir ce qu'il adviendra de tous ces personnages. Lesquels s'en sortiront vivants ? Qu'arrivera-t-il à cette pauvre république d'Avarie-Dargo-Nord ? Une trilogie fascinante, qui lève le voile sur la terrible situation dans cette région du monde.
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sweetie
  17 juillet 2015
La trilogie du Caucase se termine magnifiquement par ce dernier opus de Julie Latynina! Une bonne dose de dérision parcourt ce roman cruel, révoltant et douloureux. Une société d'hommes en prières, une partie de la population asservie aux diktats des clans et l'ombre du Kremlin planant sur tout ce beau monde. Une oeuvre déroutante et complexe d'une écriture fine et percutante, mais aussi poétique!
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toto
  23 janvier 2014
Le meilleur de la trilogie, malgré une fin un peu confuse.
On se laisse prendre par le déroulement de cette action politico religion économique.
Si seu 1% est vrai, cela fait peur.
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Citations et extraits (16) Voir plus Ajouter une citation
SachenkaSachenka   20 octobre 2015
La première loi du système, désormais bien assimilée par Christophe Mao, était toute simple. Fais ce que tu veux. Même si tu commets une erreur, le système prendra ta défense, et plus terrible sera ta faute, plus le système volera à ton secours.
Plus simple encore était la deuxième loi.
Ce sont les forts qui gagnent.
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SachenkaSachenka   21 octobre 2015
Toutes les dictatures du monde, depuis l'invention de la télévision, s'imaginent qu'il n'existe aucune bêtise sur terre qu'on ne puisse enfoncer dans le crâne du peuple dès lors qu'on la martèle obstinément sur les ondes.
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sweetiesweetie   17 juillet 2015
Bien sûr qu'il y a quelque chose. Là-bas, derrière un pont de corde, il y a Allah avec sa barbe noire et son turban. Tous les crétins comme moi qui ont passé leur vie à s'occuper de banques ou de raffineries tombent du pont dans la fournaise de la Géhenne tandis que les gentils garçons qui tiraient dans les nuques des filles et observaient le jeûne trois mois d'affilée passent gaillardement le pont et se retrouvent aussitôt chez les houris.
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totototo   23 janvier 2014
C'est fou ce qu'on peut faire croire au peuple par le bais de l'écran cathodique. Le peuple est prêt à croire qu'il faut acheter du Pepsi-Cola et rien d'autre, prêt à voter pour Poupkine le Trou du Ventre et personne d'autre; il est prêt à croire qu'il y a de le vie sur Mars, et il est même prêt à croire que le gouvernement a fait renaître la grandeur de la Russie en renforçant la verticale du pouvoir. La seule chose que le peuple ne puisse croire, c'est que les prix baissent alors qu'ils augmentent
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sweetiesweetie   17 juillet 2015
Ces mômes, dès l'âge de huit ans, n'avaient pas connu l'école mais la guerre. Pour remplacer l'école, on leur contait les batailles et les héros. Ils avaient grandi avec mille ans de retard sur l'Amérique ou même sur Moscou. Ils n'avaient rien vu d'autre que la guerre et ne pensaient à rien d'autre qu'à tuer chacun son flic, à venger chacun son père.
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