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EAN : 9791020905215
160 pages
Éditeur : Les liens qui libèrent (27/09/2017)
3/5   6 notes
Résumé :
« Le 13 février 2014, je suis victime d'un Tako Tsubo ?  maladie quasi inconnue, même du corps médical ?, que l'on appelle syndrome du c?ur brisé et qui touche plusieurs milliers de personnes par an. Surtout des femmes. Dans ce livre à la fois intimiste et journalistique, j'ai voulu témoigner. Pourquoi cette pathologie s'est-elle si rapidement développée ? Quels en sont les causes et les signes avant-coureurs ? N'est-elle pas surtout le symptôme d'une société du man... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (5) Ajouter une critique
pyrouette
  25 janvier 2021
J'enquête sur ce qui m'est arrivé lors de mon dernier remplacement, qui devait être de cinq mois pas de deux ans dans un service social. J'ai travaillé dans le sordide de la vie des gens, dans la violence extrême. Mais cette violence, parfois, était à l'intérieur du service. D'hypotension depuis toujours, je me suis retrouvée aux urgences cardio pour de l'hypertension un matin à 8h30, plus de 15 de tension.J'ai résisté un an et demi de plus et l'histoire s'est mal terminée, alors pour me reconstruire et rebondir même si la terreur de retravailler dans les mêmes circonstances est toujours là, et en plus du suivi médical, traitement à vie, psy et des séances d'EMDR, j'enquête.
Le titre de ce livre ne me plaisait pas plus que ça mais l'auteure l'explique bien dans son récit ; cet état est celui d'une personne à bout de souffle.
Danièle aime son travail même si elle doit demander l'autorisation pour tout ce qu'elle écrit et que ses articles passent par la censure. Elle explique bien que cette ambiance délétère n'est pas seulement le fait de ses collègues mais ne serait-ce que de la place physique de chacun dans une pièce ridiculement petite où les bureaux s'entassent et les meilleures places réservées aux plus hargneux (dans mon cas deux bureaux et deux téléphones pour trois secrétaires), les différentes réorganisations et les changements de logiciel, les nouvelles consignes. Elle a défendu son gagne pain et sa présence comme elle le pouvait mais du coup était cataloguée comme agressive, pourtant elle passait sur beaucoup de choses insignifiantes qui se sont retournées contre elle par la suite. Les réunions qui se transforment en pugilat, en tribunal. La fatigue extrême et la nervosité, les essais d'explications de son état à la famille et aux amis qui en ont marre puisque pas concernés et ce coeur qui s'affole en permanence. La peur d'y retourner matin après matin, les recherches de solutions pour s'en sortir, la médecine du travail impuissante, les collègues qui partent malades ou pas les uns après les autres, tout y est.
J'ai vécu ce témoignage et je l'ai lu sans reprendre mon souffle jusqu'à l'épilogue. Ces histoires se finissent toujours mal et Danièle reconnaît qu'elle aurait dû abandonner plus tôt, plus vite, mais elle s'est accrochée à ce travail qui lui permettait de vivre tout simplement. Quel est le plus important selon vous : se retrouver sans travail en bonne santé ou être malade et sans travail ? Non, ne cherchez pas il n'y a pas d'autre choix.
Un ouvrage à lire si vous êtes concerné. J'avoue que je ne l'aurais pas lu de la même façon si je n'avais pas vécu cette situation. Un grand merci à Petitsoleil pour ses listes sur le monde du travail.
Le mot de la fin avec une citation de David Foenkinos : Elle sortit subitement prendre l'air. Je pense souvent à cette expression prendre l'air. Cela veut dire que l'on va ailleurs pour le trouver. Cela veut dire littéralement : où je suis, je m'asphyxie.
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petitsoleil
  07 octobre 2017
Un livre tout récent, repéré dans une revue puis dans une librairie bordelaise. J'ai trouvé très intéressant ce témoignage. Inspirant je ne sais pas, mais ça interpelle. Ce livre contient tout à la fois un témoignage sincère et une véritable enquête sur un mal méconnu. Méconnu car le Tako Tsubo touche surtout des femmes, méconnu car les liens entre stress, stress prolongé, stress chronique et malaises cardiaques ne sont pas si souvent évoqués.
J'apprécie vraiment que les trentenaires ne soient plus la seule génération à écrire sur le monde "merveilleux" de l'open-space, que médecins et psys ne soient plus les seuls à nous alerter sur les dérives du monde du travail.
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agnesrobert
  29 décembre 2017
Danièle Laufer témoigne de "son" Tako Tsubo, une pathologie cardiaque, touchant principalement les femmes, qui serait dû en grande partie au stress.
A partir de son cas personnel, elle a cherché à enquêter sur ce sujet.
Cette lecture, certes intéressante, fut cependant une déception : l'ouvrage est trop décousu à mon goût, et inachevé. Finalement, j'en ai beaucoup plus appris sur les conditions de travail aberrantes de cette journaliste que sur la pathologie dont elle est atteinte, et dont j'avais déjà eu connaissance par ailleurs.
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latoute1
  16 octobre 2017
Repéré dans la presse. Grosse couv médiathèque. Je pensais que ça se passait chez Bayard. En fait c'est Prisma. Grosse déception. Livre creux. Geignard. Autocentré. On apprend rien. L'aspect médical est ultra vague. L'aspect perso saoulant car DL se plaint tout le temps. Se justifie. Ça ne m'a pas émue ni intéressée ni amusée -> JG.
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MAZARINE57
  27 mai 2018
J'ai lu le livre "Tako Tsubo" de Danièle Laufer.
Je viens de faire un "Tako Tsubo", et l'auteure a répondu à mes nombreuses questions, j'ai trouvé ce livre très bien .
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Citations et extraits (24) Voir plus Ajouter une citation
petitsoleilpetitsoleil   07 octobre 2017
A ce stade, je pense que ce qui m'a fracassé le cœur, c'est que je n'ai pas su me protéger de la brutalité et des injonctions paradoxales d'un monde du travail qui demande tout et son contraire et nous fait parfois perdre notre humanité en mobilisant pour notre survie ce qu'il y a de plus laid en nous, ce qui est le plus loin de ce que nous croyons ou voudrions être.
Un monde qui nous plonge dans un chagrin dont nous ne pouvons pas parler, car nous sommes tenus de le supporter et de le vivre de façon "positive", puisque telle est l'injonction de notre époque. Or, je suis malheureuse dans l'entreprise qui m'emploie, même si j'ai la chance de faire un travail qui me passionne, parce qu'on me demande de me conformer à des attentes qui ne correspondent pas à ce que je suis.
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petitsoleilpetitsoleil   07 octobre 2017
Il y a une profonde injustice et une grande brutalité à rendre les individus responsables des problèmes qui relèvent du collectif. Il devrait y avoir une obligation de réciprocité dans l'entreprise.
Vous mettez vos compétences et votre énergie au service de votre employeur, en échange il doit vous permettre d'effectuer votre travail dans les meilleures conditions possible.
Nous avons toutes et tous des vies privées à mener. Des ressources et des fragilités personnelles.
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pyrouettepyrouette   27 janvier 2021
Pendant des mois, j’ai enduré les silences soudains quand j’entrais dans notre espace commun, les soupirs exaspérés quand je tapais sur mon clavier, les regards sous-entendus… Et les accusations de parano dans la foulée.
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pyrouettepyrouette   21 janvier 2021
J'avais l'impression de m'effondrer, comme un immeuble bourré d'explosifs qui retombe sur lui-même dans une avalanche de parpaings. Les dents serrées, ne surtout rien donner à voir.
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petitsoleilpetitsoleil   07 octobre 2017
Je me souviens d'une amie journaliste venue faire un remplacement.
Je lui avais demandé : "Comment trouves-tu l'ambiance ?" Sa réponse m'avait enchantée : "Quelle ambiance ?" Elle reflétait exactement ce que je ressentais : un ennui plombant. On parle désormais de bore-out pour définir ce sentiment d'être sous-employé, de traîner ses basques dans une entreprise où seuls les chefs s'amusent. Le reste de la croisière fait semblant, sourit poliment et passe le temps en s'appliquant sur son ordinateur. D'autres sont débordés, se démènent pour respecter les délais et s'épuisent pour que leur travail soit bien fait - ou donne satisfaction à leurs supérieurs hiérarchiques, ce qui n'est pas forcément toujours la même chose.
Jusqu'au moment où un virus chopé dans le métro ou dans la soufflerie de la climatisation défaillante s'infiltre dans nos organismes affaiblis
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