AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures
ISBN : 057817541X
Éditeur : (01/01/2016)

Note moyenne : 4.35/5 (sur 30 notes)
Résumé :
L'histoire très largement autobiographique du déménagement de l'auteur à San Francisco en 2013 avec sa famille, en tant que co-fondatrice d'un studio de jeux vidéo... Et les déconvenues qui en découleront.

Comme Convenu a d'abord été publié en ligne sur le blog de Laurel puis édité grâce à un financement participatif sur Ulule, qui a atteint les 2 860 %.
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox
Critiques, Analyses et Avis (9) Voir plus Ajouter une critique
LiliGalipette
  08 mars 2018
La quatrième de couverture de cet ouvrage autoédité est « L'histoire en BD d'une start-up de jeux vidéo en Californie ». Ça envoie du rêve, non ? BD, Start-up, jeux vidéo et Californie dans une même phrase, c'est forcément l'éclate ! Sur le papier (Hihi, jeux de mots, t'as vu !), oui. Dans les faits, un peu moins. Beaucoup de promesses, encore plus de galères !
Après avoir créé un jeu vidéo pour smartphone, Laurel et son mari Adrien décident de tenter la grande aventure de l'entreprise. Prenant leur fille Cerise et le chat Brume (Une bestiole bien trop kawaï !!!) sous le bras, ils décident de s'installer en Californie, là où bat le coeur de l'univers vidéoludique. le hic, c'est que leur société, fondée avec deux autres personnes, ne les aide absolument pas à financer le déménagement. Et ça coûte un bras de s'expatrier. Mais Laurel et Adrien sont confiants : ils seront rapidement remboursés et rentreront dans leurs frais dès que le jeu qu'ils développent sera sorti sur le marché et aura fait un carton.
En matière de carton, c'est plutôt carton rouge contre leurs associés qui ne sont pas très nets. Joffrey est un ex enfant-roi qui le revendique et qui brandit ça comme une excuse imparable. Désigné CEO de l'entreprise, il est tyrannique et exigeant au-delà du raisonnable. Quant à Luc, le deuxième fondateur, il est à la botte du premier et ne se positionne jamais dans les débats difficiles. Pour Laurel et son mari, difficile d'avoir le dernier mot alors qu'ils assurent toute la création du jeu vidéo. « On fait tous des efforts. On veut que ça marche. On est toujours d'accord avec eux, mais c'est pas forcément nous qui avons raison. »
Carton rouge contre la colocation aussi ! Pour économiser sur certains frais, Joffrey a décidé que Laurel, Adrien et Cerise vivraient dans la même maison que deux stagiaires de l'entreprise. Forcément, la cohabitation forcée et ininterrompue avec des collègues de boulot, ça n'est pas de tout repos et pas idéal pour la vie de famille !
Carton rouge pour le compte en banque : ni payés ni remboursés, Laurel et Adrien tirent le diable par la queue pendant des mois. « Joffrey profite de nous et du fait qu'on adore notre boulot. » Parce que voilà le hic, ce couple adorable est justement trop adorable : trop gentil, trop confiant, trop patient. La prise de conscience est lente et douloureuse, mais inévitable. « On a fini par comprendre que c'est nous forcer à avancer les frais leur permettait ensuite de nous mettre la pression pour obtenir les remboursements. La menace n'était jamais directe. »
Laurel et sa famille sont donc coincées dans une situation impossible : impossible de rentrer en France, impossible de quitter l'entreprise, impossible de supporter la situation plus longtemps. Dans cette BD autobiographique, on oscille entre témoignage et crise de nerfs. C'est simple : le joli rêve américain est devenu un cauchemar. J'ai hâte (Désolée Laurel, ce n'est pas du sadisme ou du voyeurisme, promis !) de savoir ce qui va advenir de cette famille française !
Mention spéciale au running-gag avec l'écureuil et à Brume (Un chat qui parle, c'est normal : le mien aussi parle.) qui est un ressort humoristique très réussi et un formidable contre-pied à la sinistrose qui pourrait dégouliner sur chaque planche.
Et un grand bravo à Laurel d'avoir eu le courage de raconter son histoire et pour sa ténacité !
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          90
kobaitchi
  21 juillet 2016
Est-il encore nécessaire de présenter Laurel ?
Elle qui tient un blog BD depuis plus de dix ans. Qui a publié Cerise, le journal de Carmilla, Un crayon dans le coeur, Marche ou rêve et encore quelques autres titres (que je n'ai pas tous lu, j'avoue) chez des éditeurs tel que Dupuis, Dargaud ou Le Lombard. Elle qui, depuis plus d'un an, publie tout les jours ou presque une nouvelle planche de Comme Convenu sur son blog et sa page facebook.
Et c'est justement de cette dernière BD que nous allons parler.
Comme Convenu, à la base, c'est une BD gratuite que l'on peut lire en ligne. On y découvre Laurel, la Bédéiste elle même, Adrien, son fiancé, et Cerise, sa fille. Tous vivent en France au début de l'aventure, à la fois des BD de Laurel et d'un jeu vidéo qu'elle et Adrien ont créé un peu plus tôt.
C'est lors de vacances en Californie que le couple tombe amoureux de l'endroit et bien vite ils décident d'abandonner leur vie en France pour tenter leur chance là bas. Leur rêve américain version XXIème siècle.
Accompagnés de nouveaux associés, qui leur ont déjà commandé un jeu par la passé, ils partent tacher d'en vivre sur la coté ouest des États-Unis.
Et c'est à peut-prés à ce moment là que notre histoire commence.
Nous allons les suivre dans leur aventure et découvrir les coulisses de la création de jeux vidéo pour smartphone. Mais aussi les aléas de la vie en collocation quand on a passé 30 ans. Les problèmes qui peuvent survenir quand le CEO est un ex-enfant roi. le stress des retards. Et heureusement les bons cotés aussi : les retours des joueurs, les nouveaux contrats, etc.
Tout cela était donc gratuit et disponible en ligne (et c'est toujours le cas !). Mais quand on écrit une histoire de cette ampleur (ou pas, d'ailleurs) l'envie de la tenir dans ses mains devient bien souvent trop forte.
Et c'est ainsi que fin 2015 l'illustratrice s'est lancée dans le projet un peu fou d'auto publier son histoire, qui rassemblait de plus en plus de lecteurs chaque semaine. Elle a donc ouvert un projet Ulule et là l'impossible s'est produit. En moins de 2h le projet fut financé. Au bout d'une journée 1000% avait été collecté. Et à la fin des 45 jours elle avait reçu pas loin de 3000% de ce qui lui était nécessaire pour faire naitre son projet.
Bien sur j'avais pré-commandé mon exemplaire.
Pendant plusieurs mois nous avons alors pu voir l'avancée du projet. Laurel postant régulièrement des photos des exemplaires test, du papier, du design des goodies, etc.
Il ne s'agissait pas de ma première fois en matière de financement participatif. Mais jamais je n'avais vu un.e auteur.e investir autant son public et le tenir au courant étape après étape. Tout cela en continuant à publier de nouvelles planches.
C'était agréable à suivre et ça permettait de patienter en attendant de recevoir notre exemplaire.
Au niveau du dessin tout est en noir et blanc.
Les personnages sont très expressif et souvent très mignon. L'humour est très présent, même dans les moments plus grave. La faute à Brume, la chatte, toujours prête à lancer une pique critique aux protagonistes. Mais aussi à l'environnement dans lequel évolue Laurel, Adrien et Cerise. Et aux écureuils, ces sales bêtes anti immigration (humour, humour).
On se laisse prendre très facilement par l'histoire, c'est fluide et le rythme est parfait.
L'objet livre aussi est impeccable, très épais, une couverture avec verni sélectif, du papier d'excellente qualité. On sent qu'il s'agit d'un livre fait pour durer.
Un second tome est dors et déjà prévu. Quand sa prépublication gratuite sera terminée du moins. Et je sais que je serai au rendez vous.
Lien : http://kobaitchi.com/comme-c..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          30
Cranberries
  07 novembre 2016
Vous avez sûrement déjà entendu parler de Laurel, l'illustratrice et dessinatrice de BD française, partie vivre en Californie en 2013 pour lancer une boite de jeu vidéo, cofondée avec son compagnon et d'autres personnes.
Depuis 2014, Laurel publie gratuitement sur son blog et sa page Facebook la BD "Comme convenu", racontant le démarrage d'une sart-up de jeux vidéo en Californie.
Et même si elle affirme que l'histoire et les personnages sont purement fictifs, on ne peut s'empêcher de remarquer le gros côté autobiographique de tout ceci.
En octobre 2015, une campagne de crowfunding est lancée sur le site Ulule afin de faire paraître la BD en version papier. le moins que l'on puisse dire c'est le le succès était au rendez-vous, puisque la campagne était financée en quelques minutes et que l'objectif de 9000€ était atteint à 2860% au bout du mois imparti.
J'ai moi-même participé à cette campagne de financement participatif et je dois bien avouer que je ne suis absolument pas déçue de mon "investissement", tant le livre est superbe !
La qualité du papier est top et la couverture est très sympa, le tout accompagné par une tonne de goodies: des planches de stickers, des cartes postales, des marques-page et des badges, tous aussi cool les uns que les autres.
Et évidemment une très belle dédicace, qui m'a valu d'attendre mon précieux un peu plus longtemps. Mais je ne le regrette pas, ça valait la peine d'avoir cette petite Brume dessinée dans mon livre.
Mais en plus d'avoir un superbe objet-livre entre les mains, l'histoire racontée dans cette BD est hyper intéressante et aborde de nombreux sujets, pas toujours très faciles à aborder, tels que le lancement d'une start-up, l'élaboration d'un jeu vidéo, la vie d'expatriés, mais également la pression et le harcèlement vécus au travail.
Tout cela finement amené par le très beaux dessins de Laurel, mais également ponctué de petites touches d'humour grâce aux personnages de Brume et des écureuils facétieux, qui sont là pour essayer de dédramatiser le tout.
En conclusion, j'appréciais déjà énormément le travail de Laurel, notamment pour sa BD "Cerise" et je crois que je ne suis pas prête de m'en lasser.
Je suis d'ailleurs assidûment la suite de cette BD sur Facebook et je serai à coup sûr au rendez-vous si une nouvelle campagne Ulule voit le jour pour la publication papier de la suite !

Lien : http://cranberriesaddict.blo..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          00
ivre_de_livres
  18 septembre 2016
Tombée un peu par hasard sur la campagne de récolte de fonds pour la prochaine BD de Laurel intitulée « Comme convenu » via les réseaux sociaux, j'y ai modestement ajouté ma pierre à l'édifice. le projet m'a tout de suite emballé : on y parle jeux vidéo, Californie et auto édition.
Une campagne de crowdfunding qui bat tous les records sur Ulule
Un objectif de 1047% atteint en seulement 24 heures sur Ulule la célèbre plateforme de crowdfunding, plus de 259 000 euros collectés, 7962 contributeurs, 700 dédicaces, 1000 pochettes de stickers…
Comme convenu est partagée gratuitement sur le blog de Laurel depuis plus d'un an et cela ne l'a pas empêchée de rencontrer un aussi grand succès en version papier. Preuve en est que la gratuité sur internet n'implique pas forcément un échec commercial papier. Une constatation plutôt encourageante pour les auteurs de BD, métier de plus en plus précaire malheureusement.
L'histoire en BD d'une start-up de jeux vidéo en Californie
Comme convenu est l'histoire d'un couple qui décide de déménager tout près de San Francisco afin de monter leur start-up de jeux vidéo sur mobiles. Laurel est donc la dessinatrice qui va s'occuper de tout l'aspect graphique et son compagnon est développeur. Ils partent avec leur fille Cerise et leur truculent chat Brume. Mais comme vous pouvez vous en douter à travers le titre, rien ne va se passer comme prévu !
Un soin tout particulier apporté au livre-objet
En tant que contributeur, j'étais amenée à souvent recevoir des newsletters concernant Comme convenu. Outre le fait qu'il est toujours agréable de savoir où en est le projet c'était vraiment intéressant de suivre pas à pas les différentes étapes de l'auto édition. Et non, toutes les bandes-dessinées ne se ressemblent pas ! Il faut prendre de nombreuses décisions qui détermineront la qualité finale du livre-objet (choix du papier, tests d'impression, allers-retours chez l'imprimeur, etc).
Nous avons vraiment été gâtés puisque le pack contenait également trois planches de stickers et deux superbes marque-pages. Ils ont déjà tous trouvé leur place…
Un très grand soin a été apporté à la réalisation de cette BD et c'est un plaisir d'avoir pu y participer. Je serai sans conteste présente pour la suite !
Lien : http://ivredelivres.com/comm..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          00
Salyna
  30 janvier 2018
Une BD qui a eu beaucoup de succès et qui le mérite amplement. Je n'ai découvert cette BD qu'après le 1er crowfunding et j'ai donc commandé les deux tomes lors de celui destiné à la publication du 2e. Cette BD parlera à beaucoup, car elle aborde des thèmes qui nous touchent tous. En premier lieu, la réalisation d'un projet professionnel rêvé. Puisqu'ici, Laurel et son compagnon réalisent leur rêve en montant une petite boite de jeu vidéo. À n'en pas douté, cela fait échos a des biens des inspirants dessinateurs/trices ou programmeurs/euses. En suite, car elle traite de toutes les difficultés possibles et imaginables, en particulier la naïveté des « jeunes » dans le métier (quel qu'il soit d'ailleurs), et j'espère que cette BD permettra à bien des jeunes d'éviter certains pièges, surtout lorsque l'on travaille dans son métier-passion. En effet, on peut vite se laisser submerger et oublier « de vivre », car son travail est sa passion. Cette BD m'a aussi beaucoup parlé, car elle reflète la vie d'expatriée. Certes, j'étais beaucoup moins loin et avec plus de facilité de rentrer, mais le syndrome de l'expatrier est le même. Encore une fois, malgré le fait que l'on vive sa passion, la distance de la famille et de la terre natale sont des éléments loin (si j'ose dire) d'être facile à gérer.
Entre déboires professionnels et expatriation, ce premier volume criant de vérité est une vraie petite pépite. Je le recommande à tous, car sa lecture pourra vraiment être utile si on se lance dans une aventure professionnelle (dans le JV ou tout autre !) et que l'on veut que tout ce passe pour le mieux.

Lien : http://anaiscience.eklablog...
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          10
Citations et extraits (4) Ajouter une citation
LiliGalipetteLiliGalipette   08 mars 2018
« On a fini par comprendre que c’est nous forcer à avancer les frais leur permettait ensuite de nous mettre la pression pour obtenir les remboursements. La menace n’était jamais directe. »
Commenter  J’apprécie          60
kobaitchikobaitchi   09 mai 2016
- Tiens, voilà un métier que je ne pourrais pas faire : Voyante.
- Ouais, y a ça, et puis y a mannequin aussi.
Commenter  J’apprécie          40
LiliGalipetteLiliGalipette   08 mars 2018
« On fait tous des efforts. On veut que ça marche. On est toujours d’accord avec eux, mais c’est pas forcément nous qui avons raison. »
Commenter  J’apprécie          00
LiliGalipetteLiliGalipette   08 mars 2018
« Joffrey profite de nous et du fait qu’on adore notre boulot. »
Commenter  J’apprécie          00
Videos de Laurel (2) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de  Laurel
Les 24h de la bande dessinée de Laurel, un diaporama rapide de la webcam qu'elle a mise à disposition (Du 22/01/08 à 15h jusqu'au 23/01/08 à 15h)
autres livres classés : Start-upVoir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox





Quiz Voir plus

Cerise : L'avis des bêtes

Au début du livre, quel pouvoir a eu Cerise, une fille de 9 ans?

Se téléporter dans le temps
Savoir parler aux animaux
Avoir une force herculéenne
Se transformer en animal à volonté

4 questions
4 lecteurs ont répondu
Thème : Cerise, tome 1: L'avis des bêtes de LaurelCréer un quiz sur ce livre