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EAN : 9782253005933
192 pages
Éditeur : Le Livre de Poche (01/01/1998)

Note moyenne : 3.61/5 (sur 170 notes)
Résumé :
Le principe de Peter vous plongera dans l'émerveillement, en vous faisant découvrir que votre patron, votre chef de service, votre contremaître... sont moins compétents que vous ne le croyez. Vous serez étonné de constater que, malgré cette incompétence, ils ont pu s'élever aussi haut dans l'échelle sociale. Peut-être vous poserez-vous la question : et moi ?
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Critiques, Analyses et Avis (58) Voir plus Ajouter une critique
nameless
  23 janvier 2016
Qui, au moins une fois au cours de sa vie professionnelle n'a pas invoqué le principe de Peter, face à un collègue, responsable, chef de service, patron (rayer les mentions inutiles) notoirement incompétent ? 47 ans après sa parution, force est de reconnaître que cet ouvrage a laissé une trace indélébile dans le langage courant sous la forme de cette expression : « Il, elle, a atteint son niveau d'incompétence ». Mais encore ?
 
Pour ma part, je viens de lire pour la première fois ce texte de 157 pages glossaire compris, qui au début des années 70 a bouleversifié le Landerneau managérial et enchanté les travailleuses-travailleurs, et ma perplexité est immense. Comment le définir, la frontière, entre ce qui s'annonce comme une recherche universitaire et le génial canular étant en l'occurrence et à mon sens, fort mince et poreuse ?
 
Incapable de dire si les travaux scientifiques de Peter & Hull sont réellement sérieux, je ne peux que constater combien je me suis amusée lors de cette lecture. Bâtir une loi empirique capable de rallier tout le monde puisque tout le monde a forcément croisé un incompétent, est un tour de force et une façon de venger par procuration tous ceux qui ont été confrontés à cette situation. On ne peut s'empêcher de penser à d'autres savoureuses trouvailles comme la Loi de Murphy ou loi de l'emmerdement maximum, qui édicte « que tout ce qui est susceptible de mal tourner, tournera nécessairement mal », ou le principe de Dilbert qui énonce que « les gens les moins compétents sont systématiquement affectés aux postes où ils risquent de causer le moins de dégâts : ceux des managers ».
 
Quelles qu'aient été les intentions des auteurs, le résultat est brillant, iconoclaste, novateur et toujours d'actualité. Découvrir la hiérarchologie, ou étude des hiérarchies, de ses différentes composantes comme la mégaloléophobie, l'hypofifrioléophobie (crainte que le sous-fifre passe au rang de l'huile), la tabulologie anormale, la phonophilie, la papyromanie, la Rigor Cartis, le syndrome de la balançoire ou encore l'inertie rigolatoire, dont je vous laisse chercher les très fines définitions, a été, pour moi, une expérience jubilatoire.
 
N'hésitant pas à créer autant de « cas concrets » que nécessaires à l'élaboration de leur thèse, inventant des théorèmes tel que celui de Hull : « L'accumulation des pistons de plusieurs protecteurs égale la somme de leur piston propre multipliée par leur nombre » (p. 48), illustrant leurs démonstrations de graphiques niveau petite section de maternelle ou de dessins évoquant les Shadocks (page 30), les auteurs s'en donnent également à coeur joie lorsqu'ils citent des auteurs, appelant à leur rescousse, dans le désordre et en fonction de leurs besoins, Freud, Shakespeare, Marx, Socrate, mais également Alexander Pope, poète anglais né en 1688, en qui ils voient un précurseur de la hiérarchologie à travers ces vers (p. 71) :
 
Que désire cet homme ? Voilà qu'il s'élève,
Et moins qu'un ange veut être davantage.
(Essai sur l'Homme – Epître 1)


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denis76
  14 août 2019
Voici le principe de Peter : "Chaque employé tend à s'élever à son niveau d'incompétence."
Intrigué depuis longtemps, j'ai enfin eu le livre sous la main.
.
Peter est peut être un peu Asperger. Déjà en 1969, il a une vue d'ensemble de la société qui fait actuellement frémir :
"Devant la menace d'une incompétence humaine totale et vitale ( pollution, guerre nucléaire, famine générale ), nous ferions bien d'appliquer la prophylaxie de Peter."
.
Ça, c'est pour moi le plus intéressant, mais c'est à la fin du livre. Il y a d'abord tout un processus et un protocole d'analyses des promotions de centaines d'individus, analyses après lesquelles il tire son fameux principe, et sa "science", la hiérarchologie.
.
Son style au départ, m'a déçu, car trop incohérent. J'ai eu du mal à rentrer dans sa réflexion : trop analytique, trop proche de notes de recherche, pas assez synthétique, pas assez lissé. Ce n'est qu'à la fin que je m'éclate vraiment, quand il propose ses solutions au problème posé.
.
Car, quel est le problème posé ?
C'est, en fait, qu'au fur et à mesure que les gens sont promus, ils réussissent leur tâches, jusqu'au moment où ils arrivent à leur niveau d'incompétence. Et là, il n'y a plus de vraie promotion possible. Soit ils stagnent à ce niveau, et font de la représentation sans assumer leur tâche réelle, soit ils sont mutés dans un poste inutile : ainsi, dans une société, Laurence J. Peter a constaté qu'il y avait 14 PDG-adjoints !
Le côté intéressant de l'analyse est que Peter a remarqué qu'on doit changer de compétence en montant de niveau :
ainsi, parmi les nombreux cas cités, le mécanicien qui devient contre-maître continue à fourrer son nez dans les moteurs au lieu de diriger les hommes.
.
Pour ce qui est des fonctionnaires, celui qui a atteint son niveau d'incompétence est harcelé ou humilié par sa hiérarchie.
Personnellement, j'ai enseigné toute ma carrière en collège "normal", sauf à la fin, en ZEP / REP+ pour me rapprocher de mon lieu d'habitation.
C'est alors que j'ai été harcelé par ma hiérarchie, car je ne savais pas gérer certains élèves. Mais philosophe, je ne me faisais pas de mouron : je savais ce qui clochait, et demandais la solution que tout le monde, apparemment, trouvait évidente sauf moi. Car sans changer de niveau, j'avais changé de compétence : de professeur, j'étais devenu éducateur. Mais je n'étais pas au courant en demandant ce poste, et surtout, formaté pour enseigner, je ne savais pas gérer 25 élèves excités...
.
Bref, comme beaucoup de travailleurs, j'avais atteint mon niveau d'incompétence !
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Unhomosapiens
  01 septembre 2020
Livre lu il y a bien longtemps, dans les années 70 et dont les propos ont certainement dû mal vieillir. Je n'en retiens qu'une idée : celle qui fait que l'humain, dans sa vie professionnelle, a tendance à se hisser jusqu'à son point d'incompétence. D'où toutes les erreurs commises par nos supérieurs. Il conviendrait de savoir s'arrêter à son point de « compétence », là où nous nous sentons le mieux dans ce que nous faisions. Mais le système fait que l'on ne peut refuser de l'avancement et de la promotion…
Il faudrait peut-être le relire, mais, en 50 ans, la société a tellement changé que tout est peut-être à revoir...
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greg320i
  30 décembre 2013
Un procédé, une méthode, un concept , une interrogation ? KéSaKo ??
Trop de questions me taraudant, il me fallait la réponse illico sur ce mini bouquin qui tient dans une main .
C'est donc le fameux principe de l'échec à haut niveau .
Explication : En montant dans l'échelle social, on gravi des échelons, est-ce bon ? NON; Car ce principe démontre que l'on tend à se ridiculiser et à s'inférioriser dans l'impossible montée de notre grade .
Cela s'appelle : L'incompétence .
Inutile de vous servir la définition de ce mot , on le reconnait largement tout les jours de notre vie aux personnes que nous croisons tout les jours et dont nous voyons l'ignorance, le rôle futile, l'aspect invisible, son travail barbare ou sa prise de position qui ne lui rend en rien service ni honneur.
L'incapable coupable de son infériorité donc. On ne pardonne pas au ignorants !
Ce livre sans pitié traite des exemples de ce qui vous arrivera si vous aussi osez franchir le barreau de trop, la promotion convoité mais non mérité:
Vous ne ferez que trainer, bâcler et gagner en contrariétés !
En gros le message est : rester dans vos proportions, poser vos atouts sur positions sûres et acquises et n'allez jamais au-delà de vos capacités .
Allez bon,je vous l'accorde,pas la peine de se mentir: Un sacré paquet de... ! Ma critique se voulant pour une fois 'critique' je reconnais que l'auteur à justement ,comble d'ironie,,! rempli magistralement l'exemple de son 'principe' en le publiant.
Son niveau d'incompétence étant surement ses propres écrits .
Frit sur le grill comme çà,on le plaindrez presque, c'est certain " oh quel méchant critiqueur !" mais à peine les 184 pages de terminé que je me suis empressé d'oublier le contenu impromptu , qui ne repose sur rien sinon des petits desseins et des exemples sortit d'une farce médiocre.
Une fois n'est pas coutume chez moi : Quel HORREUR !
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BrunoA
  03 juin 2013
Un ouvrage indispensable où tous les travers des administrations et des sociétés sont décortiqués.
On y retrouve des choses vécues et on n'ose se reconnaitre soi-même dans ces portraits au vitriol des incompétences en tout genre..
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Citations et extraits (18) Voir plus Ajouter une citation
namelessnameless   22 janvier 2016
Derniers mots sur l'ambition : Ne restez jamais debout quand vous pouvez être assis ; n'allez jamais à pied quand vous pouvez prendre une voiture ; ne manifestez jamais d'ambition quand vous pouvez être pistonné.

Page 54
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denis76denis76   13 août 2019
On doit avoir compris que lorsqu'un employé atteint son niveau d'incompétence, il ne peut plus effectuer un travail utile.
Cela ne veut pas dire que l'ultime promotion transforme le travailleur en oisif. Pas du tout ! Dans la plupart des cas, il veut travailler ; il fait preuve d'une activité fébrile, il s'imagine parfois qu'il travaille, mais en réalité, il n'accomplit rien.
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namelessnameless   21 janvier 2016
Je m'attends maintenant à ce que les hommes d'Etat se révèlent incapables de respecter leur programme. Je suis presque sûr que s'ils font quelque chose, ce sera pour tenir les promesses de leurs adversaires.

Page 11
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denis76denis76   13 août 2019
Macbeth, grand chef militaire compétent, devint un roi incompétent.
Hitler, politicien consommé, trouva son niveau d'incompétence en tant que généralissime.
Socrate était un professeur et un maître incomparable, mais il trouva son niveau d'incompétence comme avocat.
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benjamin122benjamin122   04 janvier 2010
Citation: "Dans une hiérarchie, tout employé a tendance à s'élever à son niveau d'incompétence"
Corollaire: "Avec le temps, tout poste sera occupé par un employé incapable d'en assumer la responsabilité"
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