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EAN : 9782070143870
192 pages
Gallimard (15/01/2016)
3.5/5   634 notes
Résumé :
Vous vous appelez Claire, vous avez quarante-huit ans, vous êtes professeur, divorcée. Pour surveiller Jo, votre amant volage, vous créez un faux profil Facebook : vous devenez une jeune femme brune de vingt-quatre ans, célibataire, et cette photo où vous êtes si belle n’est pas la vôtre, hélas. C’est pourtant de ce double fictif que Christophe – pseudo KissChris – va tomber amoureux.

En un vertigineux jeu de miroirs entre réel et virtuel, Camille La... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (180) Voir plus Ajouter une critique
3,5

sur 634 notes
Captivant, drôle, féroce, brillant, incisif, habile, multiple, surprenant, mais aussi réfléchi, lucide et diablement bien construit. Bref, ce roman est un bijou de narration et de réflexion à entrées multiples et héroïne déroutante.

J'avoue, il m'a été difficile de lâcher le livre une fois le récit commencé. La tension y est palpable en permanence et la succession de plusieurs « histoires dans l'histoire » maintient l'intérêt jusqu'au bout.
A l'heure de la cinquantaine, Claire Millecam ( inversion de Camille ! ) doute. Elle doute de son amant, de son pouvoir de séduction, alors elle décide de s'inventer un profil Facebook fantasmé. Plus jeune et donc plus belle…elle séduit virtuellement mais pour de bon l'ami en voulant surveiller l'amant.
L'imbroglio commence avec son cortège de faux-semblants et mensonges, et le piège ne tarde pas à se resserrer dangereusement autour de Claire, une femme déboussolée, en apparence.
Voilà pour le début de l'intrigue !

Réflexion sur le temps qui passe, vertige du sentiment amoureux, désir d'une femme qui ne veut pas renoncer à vivre tout simplement. Oui, « Celle que vous croyez » c'est bien tout cela, mais pas seulement. La plongée dans les mondes virtuels qu'ils soient connectés ou romancés est passionnante et savamment imbriquée :
« Nous inventons tous notre vie. La différence, c'est que moi, cette vie que j'invente, je la vis. »

Invention de l'auteur, réalité autobiographique si tendance ? Où se trouve la vérité ? Ce sera bien sûr celle que vous croirez, même si on ne peut éviter de se poser la question au cours du récit, car « Se faire un roman, c'est se bâtir un asile. »
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Maître de conférence, divorcée, Claire Millecam, proche de la cinquantaine, a un amant, Jo. Volage. Pour pouvoir le surveiller, elle se crée un faux profil Facebook, devient Claire Antanès, une jeune femme brune de 24 ans, passionnée de photographie et travaillant dans la mode. Elle entre alors en contact avec Chris, photographe, et ami de Jo. Elle commence à échanger avec lui. Une relation virtuelle qui s'intensifie au point que Chris tombe amoureux de la jeune femme. Elle-même finit par croire à ses mensonges...

Dans ce roman d'autofiction, Camille Laurens nous plonge dans un jeu de miroir parfaitement maîtrisé. Un roman intense dans lequel elle se pose en défenseur de la femme, passé un certain âge, du désir qui l'anime encore, de la difficulté à être désirable, met en avant la place laissée aux femmes dans ce monde d'hommes, l'injustice liée à son sexe ainsi que les relations entretenues à travers nos écrans. En trois parties distinctes, donnant la parole à Claire, puis à Marc, son psychiatre, et enfin à Camille, un écrivain, elle joue sur les faux-semblants, nous manipule et entremêle la fiction et le réel. Un roman captivant, intelligent, dense et original, servi par une écriture envoûtante.
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Je n'avais lu qu'un livre de Camille Laurens,"Dans ces bras-là" et n'avais pas aimé du tout...ni la prose...ni le sujet.Ici pareille, ce genre de prose que je trouve un mélange de genres ,labyrinthique ("Je faisais attention à ce que j'écrivais, je rajoutais des fautes d'orthographe (et ça m'était très difficile, vraiment, je prenais sur moi : je n'aime pas voir la langue maltraitée. La langue est le reflet de ma vie. Quand je voudrai mourir tout à fait, je me tairai)"....),n'est pas de mon goût,et le sujet,bof ça ne me dit pas grand chose.
Une certaine Claire Millecame, femme de quarante-huit ans, deux enfants, séparé du mari et un amant plus jeune qu'elle. Confiance en soi chez la Millecame, zéro, donc jouet facile pour l'amant....elle raconte à son psy , "c'était moi l'enfant". Bon déjà à quarante-huit ans c'est trop tard ou trop tôt pour retourner à l'enfance ( pourtant un trés bel âge, encore que faudrait en être consciente.....) . Quand aux rôles d'hommes, l'amant, son copain..., aux diminutifs bien choisis,Chris, Jo, font rêver à de beaux grands garçons sportifs, américains ....donc tout baigne pour eux....alors que pour ces pauvres femmes à la cinquantaine....(surtout que la notre est obsédée par son âge et la peur de perdre son pouvoir de séduction et autres,j'en passe...).
Bref, La Millecame s'engrène dans une histoire de Facebook avec un faux profil, histoire de se restaurer sa sécurité intérieure à la Mata Hari, version net,...ca va l'entraîner loin....trop loin.....C.L.nous emboîte les histoires à la manière des poupées russes, "essayant" de brouiller les pistes...
Pas vraiment été impressionnée , et sur le thème de fond,j'ai lu mieux l'année dernière (D'après une histoire vraie/ L'imposteur).

Bon...je ne vais pas m'y acharner,je pense que vous avez compris....surtout par respect pour la critique de ma copine babeliote Piatka....bravo et 5+1 étoiles à sa super critique qui m'a lancée dans ce livre à une vitesse éclaire,un livre qui ne m'attirait pas du tout ( finalement ça s'est révélée juste,mais No problem Piatka!). Laurens à beaucoup de chance d'avoir une lectrice comme elle,quand à moi vaut mieux pour C.L.que je reste chez moi avec mes Gallay,Adam,Blondel,Lafon,Ferney et autres....dans l'attente d'une nouvelle pépite.

P.s. Quelques citations ,"Nous les femmes, nous sommes toutes des boîtes de conserve. du jour au lendemain, impropres à la consommation", "Être folle ?.....C'est voir le monde comme il est.", dit la Millecame ou C.L?.....No comment.....ça ne m'étonne pas qu'elle ait fini chez les......

"Comment, pourquoi tout ce cirque ?"
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Claire, quarante-huit ans, professeur et divorcée ne voit que des inconvénients à être une femme. Que des injustices dans le sort réservé aux femmes au regard de celui des hommes. Surtout aux femmes vieillissantes pour qui vieillir peut signifier perdre sa capacité de séduction et être abandonnée. Une crainte tellement élevée chez certaines qu'elles sont prêtent à toutes les manipulations, comme Claire qui s'inscrit sur Facebook sous un faux profil, masquant son âge et conséquemment son physique, pour pister son amant par des échanges avec Chris, le colocataire et ami de celui-ci. Un scénario dans lequel Claire n'a malencontreusement pas prévu qu'elle s'éprenne de Chris et lui d'elle, ou plutôt de son profil - empêchant par là toute relation autre que virtuelle.

Quelques mois d'une relation virtuelle qui vont conduire la narratrice au bord de la folie. Et voilà bien le problème, imaginer sa vie plutôt que de la vivre, une possibilité offerte par internet, dans laquelle certains s'engouffrent et se perdent. Bon, mais ce n'est pas tout, l'histoire est un peu plus compliquée, car Celle que vous croyez, à la manière de D'Après une histoire vraie de Delphine de Vigan, est aussi une autofiction. Une mise en abyme efficace qui, bien qu'un peu trop tarabiscotée, manipule habilement le lecteur jusqu'au mot ultime.
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Cela commence par des confidences sur le divan. Celles d'une femme mûre, qui n'accepte pas volontiers de renoncer aux privilèges de la jeunesse, et en particulier à la séduction. Notre époque offre l'avantage de se construire des profils rêvés et aussi virtuels que sublimés. Mais la démarche de la narratrice est encore plus tordue que ça puisque le but initial avoué lorsqu'elle se crée un faux profil Facebook pour entrer en contact avec Jo, est de surveiller les agissements de son ex, Chris, avec qui il est ami. Jo, Chris, Jocrisse, ce n'est pas un hasard, si?
Sauf que Jo mord vraiment à l'hameçon et tombe raide dingue de la jeune brune sexy avec laquelle il croit échanger. de quoi péter les plombs que l'on soit grugeur ou grugé…

Rupture de narration avec la deuxième partie, qui donne la parole au psy qui recueillait les confidences de notre cyber-cougar, et qui avait dû faire l'impasse au cours de ses études sur le sujet du contre-transfert…

La construction est fort habile, car le discours discrètement délirant de la narratrice distille peu à peu les éléments d'une histoire machiavélique qui dépasse rapidement les acteurs, et les conduit à improviser des parades qui elles mêmes….. « Celui qui dit un mensonge ne prévoit point le travail qu'il entreprend ; car il faudra qu'il en invente mille autres pour soutenir le premier » dit Alexander Pope. A ce petit jeu là, rien d'étonnant que l'on soit dépassé par les événements.

La déstabilisation est un petit jeu qui semble convenir à l'auteur qui met en scène dans un troisième volet, une autre femme, qui exerce le métier d'écrivain, et anime des ateliers d'écriture dans l'établissement spécialisé qui accueille la narratrice……

Les personnages de ce drame psychologique sont ambigus à souhait, et c'est autour leurs fragilités qui s'élabore une intrigue psychologique assez envoutante.


Si l'on en croit Anatole France le mensonge  est un subterfuge qui apporte de la fantaisie aux hommes :  

« J 'aime la vérité. Je crois que l'humanité en a besoin ; mais elle a bien plus grand besoin encore du mensonge qui la flatte, la console, lui donne des espérances infinies. Sans le mensonge, elle périrait de désespoir et d'ennui ».

Et bien, quand Camille Laurens se saisit du procédé, on peut lui donner raison, car on ne s'ennuie pas une seconde sur ce court roman, bien écrit et captivant.
Lien : http://kittylamouette.blogsp..
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critiques presse (3)
LaPresse
18 février 2016
Un roman dur, drôle et dérangeant, qui ne laisse personne indifférent.
Lire la critique sur le site : LaPresse
LeFigaro
12 janvier 2016
La force de ce roman tient à la maîtrise de la mécanique romanesque.
Lire la critique sur le site : LeFigaro
Telerama
23 décembre 2015
Dans un vertigineux roman où réalité et mensonges se conjuguent jusqu'à la ­dépression, celle qui sut si bien raconter les frissons du désir nous ­entraîne dans un labyrinthe où tout se perd, se déconstruit et se ­retrouve.
Lire la critique sur le site : Telerama
Citations et extraits (239) Voir plus Ajouter une citation
La différence d'âge ? Dans quel sens ? Ah, entre lui et moi ? Non, je pensais que vous parliez de la différence entre Chris et sa petite amie, lui trente-six, elle vingt : seize ans d'écart, ce n'est pas rien. Mais bien sûr, ce n'est pas ce qui vous préoccupe. Non, vous, vous me demandez si la différence d'âge entre Chris et moi - douze ans - était un problème, c'est bien ça ? Dans l'autre sens, vous ne poseriez même pas la question : si j'étais Chris, quarante-huit ans, amoureux d'une femme de trente-six ans, ça n'aurait aucune importance, aucune incidence sur votre réflexion, j'en suis sûre, vous n'auriez même pas relevé ce détail. Vous voyez, vous touchez là au drame des femmes, un de leurs drames ordinaires, et vous n'en avez aucune idée, semble-t-il, alors que c'est votre métier, après tout, l'âme humaine. Ou bien c'est parce que vous êtes jeune et que vous prenez toutes les femmes mûres pour votre mère - dans ce cas, il faut vous faire soigner, Marc. Entre parenthèses, vous me faites rire avec votre complexe d'Œdipe que vous nous servez à toutes les sauces. Tuer son père pour épouser mère ? Pfftt ! Il faudrait trouver un autre mythe pour décrire ce qui se passe en réalité : un homme qui tue sa femme et qui couche avec sa fille, voilà qui serait plus juste, beaucoup plus juste. Fin de la parenthèse. Mais dites-moi, pourquoi une femme devrait-elle, passé quarante-cinq ans, se retirer progressivement du monde vivant, s'arracher du corps l'épine du désir (ah ah, l'épine ! Vous l'avez entendu, docteur ?), disons plutôt l'écharde alors, pourquoi les femmes devraient-elles s'arracher l'écharde du désir alors que les hommes refont leur vie, refont des enfants, refont le monde jusqu'à leur mort ? Cette injustice nous dévore très tôt, bien avant d'en avoir l'expérience nous en avons l'intuition. Il y a quelque chose chez les hommes qui n'est pas limité (je ne parle pas de l'intelligence, qui ne menace pas de se refermer, on le sent même chez des petits garçons, et quelquefois chez des hommes très vieux. J'ai vu Jean-Pierre Mocky l'autre jour à la télé, il se vantait de baiser encore à quatre-vingts ans passé, "je bande toujours", disait-il en lorgnant une comédienne dont il aurait pu être l'arrière-grand-père. Et le public applaudissait. "Je bande toujours, amen." Vous imaginez une octogénaire dire ça en direct, dire qu'elle mouille en matant un petit jeune. La gêne que ce serait. C'est irrecevable, en réalité. Tandis que les hommes... Le monde leur appartient plus qu'à nous - le temps, l'espace, la rue, la ville, le travail, la pensée, la reconnaissance, l'avenir. C'est comme s'il y avait toujours un au-delà dans leurs yeux, un arrière-plan qu'ils peuvent apercevoir en inclinant la tête de côté ou en se mettant sur la pointe des pieds - ça nous dépasse, littéralement. Moi, par exemple, je n'ai jamais eu l'impression d'être l'horizon d'un homme.
Mes fils ? Quand ils étaient petits, un peu. Mais ils sont adolescents, maintenant, ils me dépassent d'une tête, alors bien sûr que je suis dépassée.
Non, pas mon mari, jamais ! C'est-à-dire... Il était tellement certain d'être mon seul avenir. "La femme est l'avenir de l'homme", tu parles ! Non mais la blague... Ou alors, au pluriel, les femmes. Comme des bornes sur le parcours.
La différence, c'est que tous les hommes ont un avenir. Toujours. Un à-venir. Un avenir sans nous. Les hommes meurent plus jeunes. Peut-être. Mais ils vivent plus longtemps.
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Ça me rappelle ce passage terrible dans Belle du Seigneur... Albert Cohen a créé ce personnage emblématique du mâle, Solal, qui compare la rivalité des hommes auprès des femmes à un combat de babouins : les babouins se battent pour une femelle, et c'est le plus fort qui gagne, et le plus fort c'est le plus grand, et celui qui a les dents les plus belles. Qu'il lui manque dix centimètres ou un dent de devant, et c'en est fini du désir, fini de la grande histoire d'amour ! Cohen nous fait passer pour des idiotes, nous les femmes, mais est-ce que les hommes ne sont pas pires, infiniment plus dépendants encore de notre beauté, de notre apparence ?
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Pour les gens comme moi, Internet est à la fois le naufrage et le radeau : on se noie dans la traque, dans l'attente, on ne peut pas faire son deuil d'une histoire pourtant morte, et en même temps on surnage dans le virtuel, on s'accroche aux présences factices qui hantent la Toile, au lieu de se déliter on se relie.
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J’étais comme un lecteur au milieu d’un roman policier, impatiente de savoir ce qui allait se passer. Et puis, tu me connais, je déteste le virtuel, l’angoisse monte vite, ce qui n’arrive pas me fait tellement plus peur que ce qui arrive, j’ai besoin de la chair du monde. Alors j’ai voulu rencontrer Chris en vrai – IRL. Moi, Camille, plus bravache ou plus confiante que Claire, plus tête brûlée que mon double, moins hantée par la jeunesse et la vieillesse, je n’ai pas pu renoncer. Non que je refuse le rêve, au contraire, je passe mon temps à rêver, j’écris mes livres en rêve ; le chaos dans la bulle, l’encre et le papier, la peau et l’os. Je rêve que les choses arrivent. Puis, pour qu’elles arrivent, qu’il s’agisse d’écrire ou d’aimer, quoi qu’il en coûte, le prix qu’il faudra payer je n’y réfléchis jamais, je suis prête à l’action.
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Moi en fait, si vous voulez tout savoir, ça me dégoûte, tout ce qu'une femme doit faire pour plaire, pour être séduisante. Bien sûr je le fais, je le fais à mon corps défendant, je l'ai toujours fait, même très jeune, je n'ai jamais été la dernière à acheter des crèmes de beauté à deux cents euros ni des robes hors de prix, décolletées et tout, comme ma mère, à me payer des séances d'épilation chez l'esthéticienne, qui faisaient un mal de chien, à quinze ans je me suis même acheté un gel anti-cellulite avec mon premier salaire de baby-sitter, je me souviens, je m'en mettais sur les mollets parce que mon petit copain les trouvait trop gros. Non, pour être tout à fait juste, ce qui me fait vraiment horreur, ce qui me rend amère, c'est que ça marche, que ce soit la seule chose qui marche. Je me souviens, quand je voyais un homme apprécier ma silhouette dans un tailleur moulant et lorgner mes fesses avant de venir me parler, j'étais à la fois contente et infiniment triste. J'aurais voulu être aimée pour moi-même, vous comprenez ? Sans la gym, sans les fringues, sans le rouge à lèvres. Qu'il me rencontre, moi, et pas l'objet artificiellement créé de son attente. Je me souviens d'un collègue, un jour, il m'avait invitée à déjeuner, il était gras et laid, on discute de la fac, des cours, et au milieu de la conversation, il me regarde et il me dit d'un ton de reproche : "Pourquoi est-ce que vous ne mettez pas de rouge à lèvres ?" Ne pas être obligée de me vendre, de m'exposer comme sur l'étal d'un marché. Le marché des femmes, le marché des femmes. La perpétuelle relance sexuelle. Etre sexy, être...
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Vidéo de Camille Laurens
Librairie généraliste crée en 2018. Avec Charline Corbel, directrice.
Coup de coeur : "Fille" de Camille Laurens édité chez Gallimard.
17 cours Saint-Louis à Bordeaux https://asso.librairies-nouvelleaquitaine.com/librairies/librairie-des-chartrons/
Inédite édition de l'Escale du livre, du 24 au 28 mars 2021 et durant tout le printemps https://escaledulivre.com/
Suivez nous Youtube : Escale du livre - Bordeaux https://www.youtube.com/channel/UCPVtJFeOHTTNtgQZOB6so1w Facebook : escale.dulivre https://www.facebook.com/escale.dulivre Instagram : escaledulivre https://www.instagram.com/escaledulivre/?hl=fr Twitter : escaledulivre https://twitter.com/escaledulivre

© musique : Hectory - Réalisation et sound design : Grenouilles Productions - création graphique : Louise Dehaye / Escale du livre 2021 - Inédite édition
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