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EAN : 9782738122193
482 pages
Éditeur : Odile Jacob (19/02/2009)
3.5/5   1 notes
Résumé :
Les relations entre l’Europe et le monde musulman sont au cœur de l’actualité. La diplomatie européenne avec l’Iran et dans le cadre du conflit israélo-palestinien, l’immigration musulmane, la place des compagnies pétrolières européennes dans les économies arabes, les accords économiques entre l’Union européenne et le Maghreb, les négociations pour l’entrée de la Turquie dans l’Union : tous ces sujets resteront des enjeux essentiels pendant le XXIe siècle et au-delà... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (1) Ajouter une critique
dinou2010
  12 août 2012
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Citations et extraits (5) Ajouter une citation
rkhettaouirkhettaoui   05 mai 2017
Le Coran offre un récit bien différent concernant Abraham et Ismaël. Abraham proclame : « Louange à Dieu qui, malgré la vieillesse, m’a accordé Ismaël et Isaac. » Ismaël est le premier-né ; c’est lui qui accompagne son père jusqu’à La Mecque, où père et fils construisent ensemble la Ka’ba [Coran 2 : 125-127]. À plusieurs reprises dans le Coran, le fidèle est sommé de déclarer qu’il adore le Dieu d’Abraham, d’Ismaël et d’Isaac ; parfois on ajoute les noms de prophètes, surtout Moïse et Jésus. Loin d’être un rejeton bâtard, Ismaël fut un « avérateur de la promesse, ce fut un prophète, un envoyé ; il enjoignait aux siens la prière, la pureté, il agréait à son Seigneur » [Coran 19 : 54-55]. Quand le Coran décrit comment Abraham s’apprêta à sacrifier son fils, il ne précise pas s’il s’agissait d’Ismaël ou d’Isaac [37 : 101-107].
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rkhettaouirkhettaoui   05 mai 2017
Les géographes arabes plaçaient le centre du monde parfois à Bagdad, parfois dans les villes saintes de l’Arabie. Les géographes européens du Moyen Âge n’ont jamais prétendu habiter le centre du monde. Redevables aux traditions antiques, ils étaient conscients d’habiter les franges du nord-ouest de la Terre. Le centre, c’était Jérusalem : on le voit sur de nombreuses mappemondes médiévales. Elles partagent le monde en trois continents entourés de la mer Océane : l’Asie, à l’est, occupe la moitié de la surface habitable de la terre ; l’Afrique occupe le quadrant sud-ouest et l’Europe le nord-ouest.
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rkhettaouirkhettaoui   05 mai 2017
Le politologue américain Samuel Huntington affirme au contraire que « durant la majeure partie de l’histoire de l’humanité, les contacts entre civilisations, quand il y en avait, sont restés intermittents1 » ; ce serait seulement à partir des expéditions portugaises et espagnoles d’exploration et de colonisation, au tournant du XVIe siècle, que les civilisations entrent en contact permanent les unes avec les autres. Sur la base de cette énorme erreur historique, Huntington construit sa fameuse thèse du « choc de civilisations », selon laquelle un nombre limité de « civilisations » bien distinctes (Occident, Islam, Chine, etc.) se développent en autonomie, puis se heurtent les unes aux autres.
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rkhettaouirkhettaoui   05 mai 2017
Chez les auteurs arabes, l’Europe (Arufa), terme hérité de la tradition grecque, est aussi présentée dans la géographie érudite comme une des parties du monde. Mais elle joue un rôle minime, puisqu’en général les géographes arabes rejettent la division en continents pour un autre schéma, également d’origine grecque : ils partagent le monde en climats, au nombre, le plus souvent, de sept. Ils considèrent donc l’Europe non pas comme une unité, mais comme des pays (balad) bien distincts : ceux des Rûm (Byzantins), des Ifranj (Francs), des Slaves, etc. ; c’est-à-dire qu’ils reconnaissent dans ces pays une pluralité et une diversité, plutôt qu’une « civilisation » rivale.
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rkhettaouirkhettaoui   05 mai 2017
On ne peut certes pas parler d’une vision de l’« Europe », mais plutôt d’une vision d’un Nord vague et immense où l’on perçoit mal les frontières entre Francs, Slaves et Turcs. Ces peuples, pour Mas’ûdî, sont les voisins de Gog et Magog, peuples sauvages qui, selon la Bible et le Coran, doivent dévaster le monde civilisé à la fin des temps. On sent que ces farouches hommes du Nord sont en quelque sorte à mi-chemin entre l’homme « normal », celui qui habite les climats centraux, et les êtres monstrueux, Gog, Magog, anthropophages et Waq-Waq, qui hantent la périphérie du monde.
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Vidéo de Henry Laurens
Henry Laurens, professeur titulaire de la chaire Histoire contemporaine du monde arabe, introduit son cours de l'année 2020-2021 "Les crises d'Orient : l'échec de l'unité arabe à partir de 1956". La suite de cet enseignement est à découvrir ici : https://www.college-de-france.fr/site/henry-laurens/course-2020-11-18-11h30.htm
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