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ISBN : 2070355969
Éditeur : Gallimard (20/03/2008)

Note moyenne : 3.82/5 (sur 55 notes)
Résumé :
"On peut bien dire qu'on est malheureux, mais on ne peut pas dire le malheur. Il n'y a pas de malheur dans le mot malheureux. Tous les mots sont secs. Ils restent au bort des larmes. Le malheur est toujours un secret."

Le 7 février 1994, Camille Laurens met au monde un fils nommé Philippe. Le lendemain, elle assiste à son enterrement. Philippe est mort deux heures après sa naissance par la négligence du médecin qui l’a accouché.

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Critiques, Analyses et Avis (10) Voir plus Ajouter une critique
Loucy
  14 novembre 2012
Camille Laurens raconte ici l'histoire du décès de son fils, mort quelques heures après sa naissance. Roman très court divisé en chapitre désigner par des verbes tels que « souffrir » où l'auteur nous expose ses souffrances justement, nous raconte en partie le drame tout en nous confiant ses pensées du moment … Cette première partie est davantage sur le ressenti, sur les sentiments, il y a une sorte de pudeur dans le raconté, on est pris par la douleur de cette femme qui perd son enfant alors qu'elle le découvre à peine.
Ce livre ne raconte pas seulement le deuil des parents, celui de la mère, il explique également les étapes de l'accouchement et les erreurs médicales vraies ou supposées. Dans cette deuxième partie, le fil devient plus technique, on évoque davantage le milieu hospitalier et surtout le médecin « incapable de lire un moniteur » qui semble avoir fait de nombreuses erreurs qui ont conduit Philippe à la mort. On comprend que cet obstétricien par son inaction est en quelque sorte coupable de la perte du premier fils. Les souvenirs du choix du médecin sont évoqués, on sent une colère envers les amis qui leur ont conseillé cet homme. le chapitre suivant évoque davantage les réactions des autres : doit-on faire semblant qu'il ne s'est rien passé ? Que la grossesse n'a jamais eu lieu ? Les remarques pour dire que c'est « moins grave » de perdre un enfant qui vient de naître qu'un « vrai » enfant de plusieurs années, le ressenti face à ces phrases.
Le livre s'achève par le chapitre « écrire » qui explique pourquoi avoir fait ce livre, dans quel but, mais aussi de façon plus générale, on évoque le pourquoi de l'écriture.
Si le livre est touchant à certains passages, il m'a effectivement émue lors de la première partie et lors des remarques faites à cette femme après la mort de l'enfant, je n'ai pourtant pas été plus conquise que cela. Certes, c'est un drame qui lui est arrivé, l'écriture l'aide à dépasser et à en sortir quelque chose d'un peu plus positif, mais c'est « facile » d'émouvoir les lecteurs avec un sujet si difficile. J'ai cependant apprécié et trouvé juste le choix des parties et surtout leurs titres. le livre se lit assez facilement, assez vite étant très court, mais ne donne pas forcément envie de lire d'autres livres de l'auteur.
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kikou114
  29 octobre 2011
A nouveau un témoignage court mais tellement vrai sur le deuil périnatal. L'auteur nous raconte sa grossesse, ses espoirs, ses projets comme toutes les futures mères peuvent avoir quand elles sont enceintes... Puis tout vole en éclat quand le pronostic vital de son enfant est compromis : elle devra accouché d'un enfant sans vie... Philippe... Elle devra faire face à la douleur de cette perte, à un avenir qu'elle avait prévu et qui n'aura pas lieu. Faire le deuil de l'enfant et de l'homme qu'aurait pu être son fils, des moments qu'elle aurait pu vivre avec lui et qui n'auront pas lieu. Elle devra faire face, comme toutes ces mères là, à l'indifférence, aux silences et à la gêne des autres et aux phrases assassines ou maladroites qui font si mal à entendre... Elle portera toujours en elle le souvenir de ce fils perdu et ce prénom qui devait être celui du bonheur mais qui est devenu celui de la douleur : Philippe. Quand à moi, lectrice ayant vécu ce deuil là en 2007, le prénom qui est cher à mon coeur c'est Augustin...
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topocl
  06 décembre 2018
Philippe, le fils aîné de Camille Laurens est décédé quelque heures après sa naissance. Si la première partie « Souffrir » décrit les beaux moments de la grossesse et de l'attente, amères à la lueur du destin par nous connu, la suite « Comprendre » est surtout un pamphlet de récrimination contre l'accoucheur incompétent et négligent (copies du dossier médical et de l'expertise à l'appui) et l'entourage globalement maladroit à l'exception de quelques amis « courageux ». puis la troisième partie « Ecrire » , c'est l'écriture pour faire « survivre » l'enfant.
je comprends tout à fait le besoin de Camille Laurens en tant qu'écrivain de jeter (car c'est plus souvent jeter qu'écrire) cette histoire sur le papier, et en tant que femme de hurler cette cruelle ignominie à la face du public. Il ressort bien évidemment de cette lecture une impression d'horreur, de révolte et de malheur auxquels le lecteur, comme la lectrice ne sauraient échapper.
Dire que c'est un bon livre est sans doute autre chose, à laquelle je ne puis me résoudre, même si je n'aime pas tirer sur les ambulances. C'est pour l'essentiel un acte de dénonciation, qu'on peut considérer comme salutaire (encore que...), peut-être même de vengeance, mais cela n' a qu'un lointain rapport avec la littérature.
Quant à la polémique Laurens-Darrieusecq à propos de Tom est mort elle ne peut être comprise par l'observateur non impliqué que comme l'expression de l'ampleur de la déchirure de Camille Laurens.
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Maeva_A
  17 septembre 2019
Un roman assez spécial. Une histoire dure et triste. Un texte beau et fort.
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Vermeer
  07 octobre 2015
Récit très sobre d'un deuil, celui du premier enfant de la narratrice-auteur, mort quelques heures après sa naissance, la douleur, le deuil sans fin, "demain sans limites", les médecins hautains et dénués d'empathie. Quatre étapes : souffrir, comprendre, vivre et écrire.
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Citations et extraits (5) Ajouter une citation
sof-3195sof-3195   21 octobre 2011
Le médecin et l'écrivain font le même métier: ils lisent des signes. Que ces signes soient émis par le corps ou par le monde, il s'agit toujours de les déchiffrer et de les interpréter. Pour soigner comme pour écrire, il faut avoir un regard aigu, une sensibilité aux signes les plus subtils et une grande capacité à les réfléchir. L'écrivain possède un avantage: il a le temps. Le médecin, lui, doit, en outre, être rapide.
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sof-3195sof-3195   21 octobre 2011
On peut dire bien qu'on est malheureux, mais on ne peut pas dire le malheur. Il n'y a pas de malheur dans le mot "malheur". Tous les mots sont secs. Ils restent au bord des larmes. Le malheur est toujours un secret.
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sof-3195sof-3195   21 octobre 2011
Il y a une chose infiniment plus douloureuse que de ne pas serrer dans ses bras un homme qu'on désire: c'est de bercer dans ses bras un bébé mort. Le corps ne comble rien. Le corps manque.
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RodzinaRodzina   21 février 2016
Ce qu’aucune réalité ne pourra jamais faire, les mots le peuvent
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TorticolisTorticolis   10 décembre 2009
Faire un livre, faire l'amour : effort vain d'abolir l'intervalle.
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