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ISBN : 2707328103
Éditeur : Editions de Minuit (02/10/2014)

Note moyenne : 3.37/5 (sur 15 notes)
Résumé :
Entre avril 2012 et septembre 2013, je me suis rendu une vingtaine de fois au Maroc. Pour y retrouver un enfant. Un enfant abandonné. Mon fils.
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Critiques, Analyses et Avis (6) Voir plus Ajouter une critique
YANCOU
  13 mai 2016
Le nouveau récit d'Éric Laurrent ne se passe ni à Detroit, ni dans la magique Tanger, mais à Rabat, où plutôt entre la France et Rabat. L'auteur des Découvertes (un roman que je ne saurais trop vous recommander) est allé très régulièrement au Maroc avec sa compagne d'origine iranienne, et ce dans le but d'adopter un enfant abandonné par sa mère ; on découvrira ainsi par son écriture soignée, mais aussi son érudition (références multiples à la peinture, la musique - Mozart -, de nombreuses citations littéraires), un orphelinat, des enfants des rues, une capitale, Rabat, en suspension entre dure réalité et rêve éveillé, le récit oscillant entre espoir et désespoir, pour redevenir plus lumineux, principalement par cette multitude de paragraphes qui sont autant de vignettes, d'images, de détails de la vie à Rabat, de moments passés avec l'enfant, de souvenirs intensément présents qui forment au final un magnifique portrait de ce couple et de leur fils adoptif : Ziad. Je n'aurais jamais imaginé lire un jour un récit sur l'adoption, pourtant, et pourtant c'est bien là le pouvoir.de la littérature que de nous amener où nous ne désirions pas aller ! J'ai lu ce Berceau avec beaucoup de plaisir et un grand intérêt. C'est un magnifique (petit) livre, sensible et intelligent, à mille lieues des vulgaires témoignages, mais tout en finesse, presque hors du temps. Belle surprise, que je relirais sans doute très bientôt.
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Gersende
  28 novembre 2014
Je tiens tout d'abord à remercier les éditions de Minuit et Babelio pour leur confiance et l'envoi de ce livre. C'est mon premier partenariat et j'en suis très satisfaite.
J'aurais préféré vous le chroniquer avant sa sorti mais je l'ai malheureusement reçu trop tard.
Sachez que j'ai beaucoup aimé ce livre et la petitesse du roman ne reflète en aucun cas avec son contenu ! le livre est très riche, l'auteur a vraiment beaucoup de talent.
Ce n'est pas le genre de livre que je vous conseille pour vous détendre sur la plage, mais plutôt pour en découvrir davantage sur le Maroc et la vie de l'auteur.
Chaque mot est employé avec précision et justesse.
L'auteur alterne entre la vie au Maroc et son combat pour adopter un enfant.
L'écriture n'est pas des plus simples, mais elle est tout de même compréhensible.
J'ai beaucoup aimé découvrir la vie de Eric Laurrent ainsi que de sa femme et de l'enfant Ziad.
Je ne pense pas que ce livre puisse être considéré comme une biographie car il est composé de petites anecdotes et non pas d'une « histoire chronologique » .
Je vous recommande vraiment ce livre en espérant qu'il saura vous satisfaire !
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LNF
  21 novembre 2014
Un récit personnel, au ton très juste qui nous dévoile les pensées d'un couple lors d'une procédure d'adoption. Je ne suis pas concernée mais je pense que certaines réflexions auraient été les miennes si je m'étais retrouvée dans ce cas, notamment lorsque le narrateur fait la remarque du "choix" de l'enfant, qui le mène à penser que tous les enfants présents dans l'orphelinat auraient pu être le leur...ça fait froid dans le dos! On se sent ému et soulagé pour ce petit garçon qui a trouvé une famille aimante, mais tous ces enfants qui restent seuls que deviendront-ils, cette idée m'a beaucoup touché et entrave très certainement le bonheur de ce couple de devenir enfin parents.
Cependant le style emprunté, les phrases trop longues m'empêchent d'adhérer totalement à ce récit.
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frandj
  07 décembre 2014
J'imagine un prof disant: « Voici le sujet de la rédaction: racontez l'adoption de votre fils. Vous avez 2 heures ». C'est un peu ça: à peine 2 heures de lecture, sur un sujet qui pourrait être intéressant, mais qui sent trop l'exercice. L'auteur nous raconte le processus vraiment long et compliqué qui lui a permis de faire connaissance, de prendre en charge, puis d'emmener en France un petit enfant marocain abandonné, nommé Ziad. Hormis la difficulté liée à l'adoption à l'étranger, cette rencontre n'a rien de très particulier. E. Laurrent est donc obligé de "délayer" son propos: il évoque la société marocaine, la condition des femmes, la religiosité des autochtones, etc. Quand il est en panne d'inspiration, il convoque des sujets divers et variés: l'intronisation du nouveau pape, ou des peintres italiens De La Renaissance, par exemple. Il se livre aussi à d'intéressantes expériences, comme celle de montrer à Ziad le tableau « L'origine du monde » pour voir sa réaction. On ne peut pas être plus sot ! le plus énervant, c'est le narcissisme d'E. Laurrent qui suppose que le lecteur s'intéressera si peu que ce soit à son nombril ! Dans ce livre, seuls quelques passages mériteraient d'être sauvés. Son principal mérite est d'être très court (94 pages), ainsi on ne perd pas trop de temps !
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Pipojo
  12 novembre 2014
Le romancier Eric Laurrent livre une oeuvre très personnelle avec ce récit autobiographique sur l'adoption de son fils Ziad au Maroc. Récit d'une rencontre, celle des parents adoptifs avec leur enfant, autant que récit d'un amour et d'un émerveillement.
Dans un style érudit, l'auteur livre ses réflexions et ses sentiments : s'il n'a jamais vraiment eu envie de donner la vie ou d'imposer le jour à « un ennemi » (sic), il voit en l'adoption un moyen de sauver une vie. Cette démarche, souvent difficile, l'est ici davantage car les événements du Printemps arabe rendent les enfants marocains difficiles à adopter pour les étrangers.
Mais Eric Laurrent signale d'autres écueils : celui du hasard de l'attribution d'un enfant, de l'origine et de l'attachement. Les parents adoptifs, heureux d'avoir vaincu la loi naturelle, aiment immédiatement cet enfant qui n'est pas le leur.
Berceau est l'histoire d'un double émerveillement : celui de Ziad au monde et celui de l'auteur devant son fils. Un très beau récit sur la révélation de la paternité.
Lien : http://roxane-feuilledeblog...
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critiques presse (1)
Lexpress   06 octobre 2014
Éric Laurrent fait le récit de cette odyssée tout autant administrative que sociale et psychologique qui a duré plus d'un an et demi.
Lire la critique sur le site : Lexpress
Citations et extraits (2) Ajouter une citation
JuinJuin   04 décembre 2014
Le troisième mot que Ziad ait assimilé, après "maman" et " papa" est celui de " chat". (...) Sans doute par proximité phonétique "chaussure " a été le quatrième, qu'il prononce certes plus difficilement , en doublant le son " ch". Il faudrait que nous lui montrions au plus vite une représentation du Chat botté afin d'établir une première synthèse de ses connaissances lexicales.
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YANCOUYANCOU   13 mai 2016
"Ce matin, Ziad a longuement observé une mouche sur la vitre. Loin d'empêcher son âme d'agir, puissance que prêtait Pascal à son espèce, celle-ci a concentré sinon toute sa pensée, du moins toute son attention, durant plusieurs minutes. L'entomologie rudimentaire à laquelle notre naturaliste en herbe se livrait n'était pas sans receler un caractère ludique, puisque, chaque fois qu'il tentait de s'en saisir, la mouche s'envolait, pour revenir aussitôt se poser à quelques centimètres de sa main. Elle fut la première à se lasser de ce petit jeu - il est vrai qu'elle y risquait la vie. Elle est cependant réapparue quelques instants plus tard, mais de l'autre côté de la fenêtre, cette fois. Le manège entre l'insecte et l'enfant a repris, mais, à présent, sans danger pour celui-là. Abusé par la transparence du verre, Ziad peinait à comprendre comment la mouche pouvait bien survivre à la pression de sa main. J'ai alors pensé à cette anecdote que rapporte Vasari dans ses Vies : un jour, par espièglerie, le jeune Giotto aurait ajouté une mouche sur le nez d'un personnage peint par son maître Cimabue, lequel, revenu à son tableau, aurait plusieurs fois tenté de la chasser de la main, mystifié par le réalisme de sa représentation. Ici, dans cette civilisation aniconique, pareil scène serait impensable. Toutes les mouches sont réelles."
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Videos de Eric Laurrent (10) Voir plusAjouter une vidéo
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Eric Laurrent : Ziad nous considère véritablement comme ses parents
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