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ISBN : 225318585X
Éditeur : Le Livre de Poche (15/06/2016)

Note moyenne : 3.59/5 (sur 34 notes)
Résumé :
« Comme une feuille de thé, j'ai progressivement infusé sur ce chemin du bout du monde. Je me suis immergée dans la réalité de cette terre bordée d'eau et m'en suis laissé imprégner. L'heure est venue de remonter à la surface pour exhaler la subtilité des saveurs de cette expérience singulière et en déguster les arômes. »

En 2013, Marie-Édith Laval, orthophoniste passionnée de méditation et de voyage, se lance dans une aventure hors du commun : le pè... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (13) Voir plus Ajouter une critique
ivredelivres
  11 septembre 2015
Quand on est déjà lecteur des chemins de Compostelle on est toujours à l'affût de ce genre de récit. J'ai lu il y a quelques années le récit du pèlerinage de Léo Gantelet vers les 88 temples japonais, le pèlerinage de Shikoku.
La publication toute récente d'un récit similaire m'a évidement attiré.
Comment une orthophoniste bon teint décide-t-elle de mettre sac au dos et de s'embarquer pour ce périple, parce que le Japon ce n'est pas tout à fait la porte à côté !
Voici ce qu'elle dit
« D'un chemin à un autre, d'un continent à un autre, il n'y a parfois qu'un embranchement au détour d'une discussion fructueuse joyeusement partagée au rythme de la marche ».
En rencontrant un japonais sur le chemin de Compostelle qui lui parle du pèlerinage japonais, elle est aussitôt attiré par la lointaine Shikoku et ses temples.
1200 km, voilà déjà là on se sent un peu petit, 88 temples où si l'on veut être un pèlerin respectueux, il s'agit de faire ses dévotions, de suivre les préceptes de Kûkai le fondateur du bouddhisme Shingon sur ce chemin. C'est un chemin vers l'illumination, vers le Satori.
Il y a des similitudes avec Compostelle, un carnet à faire tamponner et calligraphier le nôkyôchou, la crédenciale japonaise si l'on veut.
Déjà il s'agit de s'équiper :la tenue du pèlerin ou henro est composée d'une veste blanche, d'un chapeau conique et d'un bâton auquel est accrochée une clochette qui éloigne les bêtes sauvages et l'on a alors
« la délicieuse impression de faire chanter la terre. »
Faire ce chemin est éprouvant, la température frôle les 35° et les pèlerins qui font le chemin en totalité ne sont pas légion. L'accueil est le plus souvent sympathique et les haltes sont l'occasion de se restaurer avec les dons faits par les habitants, fruits, poisson, boisson. La météo est très variable et parfois il est difficile de réserver un gîte pour le soir surtout que les conversations téléphoniques sont difficiles « moshi, moshi, allo allo »
Les noms des temples ponctuent la marche, dévotions dans chacun et reprise de la route. Certains chemins sont plus que difficiles, les japonais les nomment Culbuteurs de pèlerin, passages ardus et glissants.
Ensuite il faut accepter les rites du pays du Soleil levant.
L' immersion est totale et malgré les années j'ai retrouvé beaucoup de points communs avec le livre d'Alan Booth : les ryokan, o-furo le bain traditionnel, les repas un peu surprenant, le bento préparé par l'hôte du jour, le jardin qui « irradie d'une indicible tranquillité »
Mais les rencontres, comme toujours dans ce genre d'aventure, compensent largement les vicissitudes du chemin.
Le dépaysement est garanti : la marche dans la brume, les sous-bois, les rizières, mais aussi les singes et serpents en nombre sont au programme.
Un livre plein de sagesse, de questionnement et de joie de vivre et même si l'on ne partage pas la foi totale de Marie Edith, son récit fait passer un excellent moment. Vous repartez avec une flopée de citations que vous aurez plaisir à noter. Une jeune femme qui a réalisé son rêve « faire de ma vie un voyage ininterrompu. »
Petite aide pour le lecteur, un lexique en fin de livre pour ne pas mourir idiot et avoir ainsi la liste des 88 temples ...pour votre prochain voyage


Lien : http://asautsetagambades.hau..
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Eric01
  25 mai 2015
Je termine à peine "Comme une feuille de thé à Shikoku" et souhaitais immédiatement indiquer ma profonde gratitude à son auteure. Je suis immensément touché par ce "voyage d'orient" qu'elle nous conte avec tant de simplicité et de ravissement. Chaque page de l'ouvrage résonne comme une ode à la vie et un hymne à l'amour. Marie-Edith Laval nous livre son coeur sans retenue et sans faux-fuyant tout en évitant, comme d'autres trop nombreux, le narcissisme criard des fausses confessions. Son chemin, sublime, resplendit de cette beauté rare qu'amène le dépouillement. Marie-Edith va devenir une "passeuse" comme ceux qu'elle apprécie et cite abondamment, Bodin, Singer, Hillesum, Susuki, de Souzenelle... Autant de grands maîtres de vie.
Merci pour cette offrande et cette grâce.
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MarcoPolo85
  21 janvier 2016
"Tourner les talons à ma zone de confort. Couper les entraves de mon quotidien et de mes habitudes.Faire fi du convenu et des codes du connu".
Et marcher sur les grands chemins de ce monde, laisser vagabonder son esprit, et prendre le temps à sa façon.
Telles sont les volontés de Marie Edith Laval. Après avoir parcouru les chemins de Compostelle, la voici au pays du soleil levant,à la recherche de sérénité et d'un véritable temps pour elle.
1200 kilomètres à arpenter les routes de la petite île Japonaise de Shikoku via 88 temples. Malgré une chaleur écrasante et des pluies soudaines, ME Laval se libère progressivement de ses tracas du quotidien, pour vivre pleinement ce pèlerinage.
Rencontres extraordinaires, lieux exotiques ponctuent ce périple hors du temps.
A la fin du livre, on trouve un cahier pratique utile à tout personne qui souhaiterait réaliser ce Compostelle Nippon.
Un parcours très agréable.
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Bruno19
  02 juin 2016
Il ne s'agit pas ici d'une fiction mais d'un livre de témoignage.
L'auteur nous raconte comment en faisant le pèlerinage de St Jacques de Compostelle, elle a découvert l'existence de ce pèlerinage japonais sur l'île de Shikoku et comment elle décida de partir là bas l'accomplir.
Outre le récit de ce périple, le livre est rempli de citations en lien avec le(s) pèlerinage(s). Qu'il s'agisse de religion chrétienne ou Bouddhiste, le principe est un peu le même, au travers de cette longue marche c'est après soi-même que l'on courre. Par contre le Japon est un pays très différent du notre et en ce sens l'expérience est originale (surtout sans parler Japonais ni connaitre vraiment le pays). Au travers des 88 temples, nous suivons donc le périple de l'auteur, ses découvertes, ses rencontres et l'évolution de sa pensée. C'est aussi en contrepoint une découverte de la mentalité japonaise fort différente de la notre.
Un style globalement agréable qui permet un cheminement serein dans les pas de l'auteur (sans la chaleur infernale et les courbatures). Je serai moins dithyrambique que l'éditeur toutefois (Ce récit de sagesse, écrit avec talent et humour, sincérité et profondeur, séduira les amoureux de la marche à pied, les chercheurs de sens et les explorateurs en quête d'essentiel.) car c'est avant tout un récit personnel avec une quête très personnelle, qui n'a pas vocation a donner des leçons universelles de sagesse et d'essentiel (ce que l'auteur ne cherche pas à faire d'ailleurs). Enfin c'est sa perception du chemin, elle est peu descriptive sur les temples ou autre, se focalise parfois sur des ressentis ("les deux vont ensemble", "toi et moi ne faisons qu'un") qui font parfois basculer le récit sur un coté un peu "mystique" et "peace and love" qui revulsera les mécréants, fera se pamer les fervents croyants et un peu s'ennuyer les agnostiques qui lisent le livre d'un oeil curieux pour découvrir un pays et une expérience. Beaucoup de citations aussi. Trop? certains pourront trouver que oui.
Le récit est suivi d'une partie pratique donnant des détails sur les modalités techniques d'un tel pèlerinage (comment le faire, combien cela coûte...) à qui souhaiterait s'y essayer.
Lien : http://leslivresdemavie.over..
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LucianaMortisol
  26 octobre 2015
Découverte ! je n'avais pas entendu parler de ce livre, je l'ai découvert par hasard sur l'étagère d'une librairie. Les récits de pèlerinage, je les cherche, sans les aimer toujours, parce que je fais moi-même un bout de Chemin chaque année, et que le Chemin de Shikoku fait partie de ce que j'aimerais entreprendre. La lecture de l'expérience de Marie-Edith Laval a confirmé cette envie ! Elle en parle très bien, elle donne une idée précise de la vie quotidienne du pèlerin, de ses difficultés, de ses rencontres, de ses aspirations humaines et spirituelles. Elle donne aussi une idée précise et fort juste de ce qu'on rencontre au Japon sur ces itinéraires-là : je connais assez bien le Japon, ce qu'elle disait sonnait juste, faisait plaisir à lire. Lecture à conseiller, en particulier pour celles et ceux qui apprécient ces thématiques.
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Citations & extraits (17) Voir plus Ajouter une citation
nadejdanadejda   25 septembre 2015
Friedrich Hölderlin notait superbement : « Il faut habiter poétiquement la terre. » Rilke lui emboîtait le pas en pointant du doigt le pouvoir transfigurateur de notre perception : « Si votre quotidien vous paraît pauvre, ne l’accusez pas. Accusez-vous vous-même de ne pas être assez poète pour appeler à vous ses richesses. »
Cela n’est pas un concept abstrait issu des méandres d’esprits lyriques. La poésie est à l’œuvre dans toutes ces choses infimes dont nous ne nous étonnons plus, trop occupés que nous sommes à nous dépêcher de vivre, trop ensommeillés par une routine lancinante ou trop encombrés par les filtres de notre mental.
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nadejdanadejda   23 septembre 2015
L’humilité et l’humain puisent leurs racines étymologiques dans l’humus, la terre, à l’image de cette glaise grasse dans laquelle je peine, patauge et m’enfonce. « Humain, trop humain », dirait Nietzsche. « Glaiseuse, trop glaiseuse », pourrais-je ajouter. Avancer devient un véritable calvaire qui délivre du trop-plein d’assurance et de certitude, flambée brillante qui réduit l’orgueil à l’état de cendres… La matière ne trichant jamais, ne serions-nous finalement vraiment humains que lorsque nous sommes humbles ? La terre est le laboratoire de l’humanisation de soi.
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nadejdanadejda   25 septembre 2015
Le jour de mon départ, je suis assise, songeuse, sur la marche du temple, les pieds nus sur les planches lisses, savourant cet air humide dans lequel se côtoient fumées d’encens, émanations du bois vernis et fragrances de la nature. La pluie d’été tombe sur Koya-san. Joie simple d’écouter cette douce mélodie. Les gouttes tintent doucement sur l’auvent. Dans cette atmosphère paisible, la brume essaime ses filaments de dentelle ouateuse. Les formes se voilent puis se dévoilent. Les silhouettes des arbres millénaires apparaissent et disparaissent au rythme de cette danse diaphane. Moment de grâce. Un sentiment de plénitude m’envahit. Je suis. Je respire, véritable incantation de louange à la Vie. J’écoute simplement ce qui se vit en moi et autour de moi. Tout se pare d’or.
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nadejdanadejda   24 septembre 2015
Le miracle n’est pas de marcher sur l’eau, il est de
marcher sur la Terre verte dans le moment présent et
d’apprécier la beauté et la paix qui sont disponibles
maintenant.
THICH NHAT HANH,
La Paix en soi, la paix en marche
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nadejdanadejda   24 septembre 2015
En regardant la lune se lever et faire ondoyer sa lumière sur le miroir de l’océan, je repense à la façon traditionnelle japonaise de bénir le repas d’un « itadakimas », les mains jointes inclinées sur la nourriture qui nous est offerte. Bénédiction que je trouve extrêmement touchante. « Itadakimas » signifie en effet littéralement « je reçois » : je reçois les fruits de cette terre, les fruits du travail de l’homme, ce don d’une grande présence à l’œuvre. Gratitude ! Louange et célébration à l’égard de cette aventure qui me comble de tant de merveilles !
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Video de Marie-Edith Laval (1) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Marie-Edith Laval
Aujourd'hui nous avons en invité Marie-Edith Laval, auteure du livre "Comme une feuille de thé à Shikoku" et nous parlerons donc de Shikoku et de son célèbre pèlerinage des 88 temples
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