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L'institutrice tome 1 sur 2

Carole Maurel (Autre)
EAN : 9782226453990
96 pages
Albin Michel (30/03/2022)
4.18/5   119 notes
Résumé :
Une institutrice bretonne se bat pour sauver un enfant juif des milices locales. Une aventure toute en émotions.

Juin 1944, les troupes alliées débarquent en Normandie. Mais en Bretagne, l’occupant et ses affidés continuent à traquer résistants et Juifs... même les enfants. Quand ils viennent fouiller son école à la recherche de Jacques Rosenthal, Marie-Noëlle s’enfuit en forêt avec sa classe.
L’odyssée de l’institutrice, sévère mais juste et g... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (23) Voir plus Ajouter une critique
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Je suis un peu mitigé après cette lecture non pas que le sujet ne soit pas passionnant. Il s'agit pour une institutrice Marie-Noelle de sauver un élève d'origine juive que menace une milice bretonne nationaliste qui aide les nazis dans leur sinistre entreprise d'extermination. A noter que l'action se situe en juin 1944 en Bretagne alors que les américains viennent de débarquer en Normandie.

Elle va entraîner toute une classe dans une fuite peu commune. Il faudra également faire avec un élève qui se situe clairement du côté des allemands et qui n'hésitera pas à la dénoncer à la moindre occasion. C'est un peu irresponsable comme attitude de la part de l'institutrice un peu rebelle mais c'est pour la bonne cause.

J'ai été étonné qu'elle donne une écharpe et un bonnet à des élèves pour un petit tour dans les bois car il fait un peu frais en cette fin du mois de Juin. Cela aura toute son importance car c'est cette écharpe égarée qui va guider les chiens dans leur traque.

Il y a également un côté extrêmement moralisateur à travers des fables pour enfants mais c'est rempli de bon sens pour respecter son prochain. Je ne suis pas certain que tout les lecteurs puissent adhérer à cette manière de faire. Je dois dire que j'ai déjà trouvé plus de subtilités dans d'autres oeuvres du même acabit. Qu'importe car c'est également une manière de combattre l'antisémitisme et la haine de l'étranger.

J'ai bien aimé le dessin qui est parfaitement lisible. Les couleurs donnent une véritable consistance et le décor est magnifique.

Pour le reste, cela reste une première partie tout à fait convenable en attendant la suite et fin. C'est une très belle histoire sur le fond avec le combat juste d'une femme ayant de bonnes convictions.
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Une bonne BD en cette fin d'année 2022 avec ce récit de Marie-Noëlle, une institutrice bretonne dans un petit village durant la seconde guerre mondiale.

Elle écoute radio Londres, et participe à son niveau aux actions de la résistance locale. Mais surtout en ce mois de juin 1944, elle cache parmi ses élèves un garçon juif, Jacques Rosenthal. Lorsque la milice locale arrive dans le village pour s'emparer du garçon, elle multiplie les artifices pour le protéger… jusqu'à emmener tous les élèves de sa petite classe dans une promenade en forêt pour mettre de la distance entre les poursuivants armés, leur chien, et le petit Jacques. Une ballade qui n'est pas au goût du gamin le plus éveillé de sa classe, mais qui est aussi le fils d'un pétainiste, répétant à tout moment les propos de son père.

Les dessins aux couleurs pastels sont parfaits pour ce monde à mi chemin de l'enfance et des tragédies des adultes. L'institutrice, directe, déterminée, avec son caractère entier, ne plaît pas à tout le monde. L'histoire rappelle aussi que des Français ont servi de supplétifs aux forces nazies, comme ici des nationalistes breton.
La fraîcheur des réflexions des gamins s'oppose aux idéologies des adultes. C'est très réussi.
La suite sera t-elle du même niveau ?
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Une bd aux jolis dessins et couleurs sur parfois une pleine page. L'histoire c'est du vu et revu avec cette institutrice qui cache un enfant juif durant la seconde guerre mondiale. Elle emmène toute la classe dans la forêt pour semer leurs poursuivants. On en devine la fin.
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Parfois, il suffit d'un regard….Pour moi ce fut celui de cette institutrice, les bras croisés, déterminée à protéger ses élèves de ces hommes en uniforme qui n'avaient rien à faire dans une classe. Car résister c'est déjà ce que fait Marie-Noëlle dans l'ombre. Il est donc pour elle impensable de livrer un de ses élèves juif à la milice bretonne. S'en suivra un véritable périple avec l'ensemble de ses élèves dans la forêt. L'occasion pour elle qui est très attachée à son rôle d'enseignante de rappeler quelques règles de morale et de respect d'autrui.
Explosion des couleurs, multiplication des vignettes, débats et joutes verbales, alternance des images de la milice et du groupe d'enfants, le rythme est effréné, la tension palpable. Une course poursuite qui ne sera peut-être pas sans conséquences au vue de la dernière image qui nous laisse terrifiés.
A la fois récit historique et superbe hommage au corps enseignant, cette bande dessinée est à mettre entre toutes les mains.
Une belle découverte. Il me tarde lire la suite.
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Une drôle de classe nature….

Juin 1944. Marie-Noëlle est l'institutrice d'une classe unique, dans un petit village breton.
Elle est impliquée dans son enseignement, ses engagements et tente d'inculquer à ses élèves des éléments de morale, « ne fais pas à autrui ce que tu ne voudrais pas qu'on te fit », d'histoire et de géographie en utilisant les événements qui se déroulent en Normandie. Elle cherche à les faire s'interroger et réfléchir.

Vendredi 23 juin. Sa classe est interrompue par l'irruption de la milice locale qui recherche un enfant juif, Jacques Rosenthal. Les hommes, des bretons, doivent revenir pour emmener Jacques.
Elle décide alors de fuir avec l'enfant et une partie de sa classe, dans la forêt qu'elle connait bien.
Le lecteur se demande pourquoi, alors que le débarquement se poursuit en Normandie, une milice bretonne pourchasse encore des enfants juifs. Certains mouvements nationalistes bretons étaient proches du nazisme et faisait le sale travail. Comme le montre à la page 31, ce dessin authentique, paru dans un hebdo nationaliste breton : Il représente une femme, environnée de lumière, coiffée d'une bigoudène qui chasse avec son balai, deux hommes sombres au nez crochu.
Intéressant et édifiant… Comme le dit Marie-Noëlle aux enfants : « les juifs, c'est comme les bretons. Il y a de tout, des méchants, des gentils et entre les deux. »

Ce « road-movie » dans la nature est magnifique car les enfants demeurent des enfants même s'ils ont compris que c'était grave et sérieux.
Ils jouent, ils se disputent, ils s'aident, ils ont peur, ils se posent des énigmes : « Pour moi, l'après-midi est avant le matin, l'adolescence, avant la naissance et le dimanche, avant le samedi. Qui suis-je ? »
Si vous souhaitez la réponse, il faut lire cette histoire. :-)

Car le suspens est au rendez-vous : vont-ils échapper à la milice bretonne qui les poursuit avec des chiens ?
Car aussi, il y a beaucoup de scènes savoureuses et émouvantes :
Marie Noëlle fait jouer les enfants pour qu'ils oublient la peur : inverser les rôles. Une élève est la maitresse et l'instit redevient une élève comme les autres. Et puis, Guénolé prend la place de Jacques…. Or Guénolé, le plus grand pense que les juifs sont des méchants, des fourbes, des menteurs, des rats, comme le dit son papa.
La force de l'éducation familiale dans les représentations des enfants m'a interpellée. Les petits sont des éponges et ce que pensent leurs parents a force de Vérité. Marie-Noëlle va essayer de leur faire comprendre autre chose.

Chacun est bien différent, dans son caractère, son comportement. Il y a Guénolé, conscient d'être le plus grand, le plus fort, quelquefois rebelle, Gaëlle qui a toujours besoin d'être rassurée, Suzanne, un peu plus grande et protectrice envers les petits ( on l'imagine déjà future instit ), Jean-Marie, simple et naïf, Anig, petite fille soignée qui ne veut pas abimer ses jolies habits, ni se mouiller les pieds dans la rivière.
Du suspens, du tragique mais aussi de la joie avec les réactions des enfants.
Une instit courageuse, impliquée dans sa tâche, engagée. le lecteur sait déjà qu'elle ira jusqu'au bout….

Les personnages sont attachants, les traits bien marqués, sans caricature, ni dans le scenario, ni dans le graphisme.
Comme d'habitude avec Carole Maurel, l'observation est fine et les expressions très suggestives. J'aime beaucoup les pages où ne figure qu'un seul dessin. Tout est riche de détails, tant dans l'environnement que dans l'expression des visages, A chaque fois, la graphiste suggère par la seule force et finesse de sa plume, l'ambiance du moment.
J'ai bien aimé aussi devant et derrière les pages de couverture, le dessin de chacun des personnages.

Une belle réussite !
Un seul bémol : il va falloir attendre la fin septembre pour découvrir le Tome 2. :-)
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Citations et extraits (11) Voir plus Ajouter une citation
On ne peut pas être juste si on ne défend pas tout le monde.
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- Les gens vont finir par se demander pourquoi tu me rends visite aussi souvent.
- Rassure-toi, Bernard, nos commères s’intéressent plus aux histoires de fesses que la résistance.
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- C’est quoi votre morale déjà? Les mers calmes ne font pas les bons marins?
- Les mers déchaînées non plus, ne font pas les bons marins!
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Ça veut dire qu’on ne peut pas être juste si on. et défend pas tout le monde. En premier, ceux qui n’ont rien pour se défendre (« La justice est le droit du plus faible »)
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- C'est ton père qui te l'a donné ?
- Oui
- Avant de mourir ?
- ... ben oui, pas après.
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Vidéo de Yves Lavandier
Les voies de la narration. Apprendre l'art de raconter des histoires dans le monde contemporain
Avec David Foenkinos, romancier, dramaturge et scénariste, Fanny Sidney, réalisatrice, scénariste, comédienne et Pauline Baer, écrivaine et animatrice d'ateliers d'écriture
Au cours des deux dernières décennies, les histoires, les récits, les narratifs sont sortis du champ strictement littéraire et culturel pour investir d'autres espaces – politique, économique, informationnel. Portée par l'essor des industries créatives et par la multiplication des canaux et des formats, la « fabrique » à histoires s'est développée en réponse à des besoins variés : assouvir une quête de sens, se réapproprier une histoire familiale, fédérer autour d'un projet collectif, incarner une ambition entrepreneuriale, donner du souffle à un projet politique, redonner de la cohérence aux événements du monde, ou tout simplement répondre à notre envie d'être transporté et tenu en haleine… du récit intime qui bouscule au récit politique qui veut marquer son temps, de l'histoire qui captive au narratif d'entreprise qui conjugue stratégie et raison d'être, chacun cherche l'histoire qui fait vibrer, donne du sens, motive, divertit ou répond aux questions du siècle.
Si le besoin de récit est partout, il faut (ré)apprendre à raconter des histoires de manière adaptée aux usages contemporains, sans perdre de vue la vocation humaniste de toute narration et les ponts qu'elle peut jeter entre générations et entre communautés. Une nouvelle génération d'auteurs, ainsi que la demande des industries culturelles interrogent l'idée – très française, et à l'opposé de la mission de la Scuola Holden de Turin fondée à Turin par Alessandro Baricco en 1994 – que l'art du récit ne s'apprend pas, à moins de le faire comme un outil pour accéder à un métier et à un média. Et s'il fallait une « école Holden à la française » pour décloisonner les industries culturelles et les générations ?
Table ronde proposée par Claudia Ferrazzi, fondatrice de VIARTE.
À lire – David Foenkinos, Charlotte, Gallimard, 2014. Pauline Baer, La collection disparue, Folio Gallimard, 2020. Alessandro Baricco, The game, Folio Gallimard, 2019. Alessandro Baricco, Les barbares. Essai sur la mutation, Gallimard, 2014. Yves Lavandier, La dramaturgie : les mécanismes du récit, Les impressions nouvelles, 1994. Maureen Murdock, The heroine's journey, Shambhala Publications Inc, 1990.
+ Lire la suite
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