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ISBN : 2070462072
Éditeur : Gallimard (20/07/2015)

Note moyenne : 4.08/5 (sur 98 notes)
Résumé :
Elle se nomme Hélène, mais se fait appeler Joe parce qu’elle veut vivre en garçon comme lady Oscar, son héroïne de dessins animés préférés qui est le capitaine de la garde rapprochée de Marie-Antoinette. Comme elle, elle aimerait vivre à une autre époque et réaliser de grands exploits, car elle a l’âme romantique et un imaginaire avide de grands drames. Mais elle doit se contenter de passer les journaux, puis de travailler comme serveuse dans une salle de bingo. Apr... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (23) Voir plus Ajouter une critique
le_Bison
  11 août 2017
Un vieux, un peu grincheux, un peu solitaire, assis sur sa chaise rouillée sur sa terrasse. Il regarde la rue, n'en a rien à foutre, observe en silence, une ‘tite bière frette à la main. Il n'a jamais regardé un épisode de Lady Oscar. Tout ce qui l'intéresse, lui, c'est sa bière, et la bonne température de sa bière. Il attend juste que la mort vienne le chercher, avec sa bière frette. Et il espère qu'elle viendra rapidement.
- Dis, c'est quoi un sandwich à la crème glacée ?
Et pis, y'a Hélène qui veut qu'on l'appelle Joe. Un prénom masculin pour faire comme Lady Oscar du temps de la splendeur de Versailles. Elle ne rate pas un épisode de ce manga japonais et se rejoue dans sa tête et dans sa vie les scenarii, les dangers et les actes de courage de cette lady élevée comme un garçon. Lady Oscar, c'est son initiation à la vie.
Entre ces deux-là, une certaine connivence va s'installer. Ils vont s'apprivoiser. Ils vont apprendre à se connaître. Il faudra quelques temps pour qu'ils s'apprécient vraiment, mais une fois l'amitié scellée, cela sera un bonheur de les voir converser. Elle n'a que huit ans, même si elle déclare en avoir dix. Elle rêve d'exploits assez dignes pour sauver Marie-Antoinette des malversations de son entourage. Sauf qu'elle doit se contenter de livrer des journaux ou de servir des bières frettes dans une salle de bingo. Il n'attend plus rien de la vie, si ce n'est qu'elle lui foutte la paix (la vie) en s'évadant rapidement de son corps déjà froid (tiens, une douleur dans le bras gauche, sueurs et palpitations, serait-ce le bon moment).
La mère de Joe est très occupée de par ses activités, elle ne plaisante pas à la maison, discipline discipline, un point c'é toute. Son père, finalement peu présent, est occupé à être triste et malheureux. Joe se retrouve donc souvent livrée à elle-même, avec petits boulots contraignants et éreintants, juste pour gagner quelques piastres et aider sa famille à vivre mieux dans ce quartier populaire et ouvrier.
Le vieux Roger se dit vieux, se dit prêt à mourir, mais en attendant est toujours présent pour aider Joe ou sa famille, toujours là pour un bon conseil, un coup de main, ou une épaule sur laquelle Joe pourra épancher ses rêves ou son spleen. Je l'aime bien ce Roger, je sens qu'il me ressemble, en plus il est fort en sacrement, il me fait sourire, cet ours mal léché qui au fond a bon fond.
Connivence, j'ai déjà dit. Amitié solide, épaules partagées. Quelle tendresse à les voir se quereller gentiment ou rire gaiement, ou regarder les étoiles et la lune en dégustant un sandwich à la crème glacée (alors oui, si tu es comme moi, tu te demandes ce qu'est un sandwich à la crème glacée ; parce que non avant ce roman je ne savais pas ce qu'était un sandwich à la crème glacée, pourquoi pas deux tranches de pain avec une glace à l'intérieur…les québécois ont parfois de drôles d'idées)
Hélène est un tout petit bout de femme pas encore femme mais qui grandit trop vite pour pouvoir aider toute sa famille. Roger est cet homme qui aurait pu devenir aigri et acariâtre en attendant la mort si son chemin n'avait pas croisé celui de Joe. Et entre les deux et une plume tout en douceur, en gentils jurons et en franc parler du Québec, ce petit roman est une petite douceur d'émotion et de bons sentiments.
- Putain que ça a l'air bon un sandwich à la crème glacée…
Et je crois qu'à la fin de ma bière frette, je me souviendrais longtemps de leur histoire et de ce maudit Saint-Cibolaque d'ostie de christie de Viarge de Saint-Sacrament. Toute la poésie du monde québécois en un juron, comme des marshmallows au sirop d'érable crépitant sur un pic autour d'un feu de camp, une mélodie de Roch Voisine crépitant du poste de radio.
Ce roman, 50 % sirop d'érable, 50 % joual !

Lien : https://memoiresdebison.blog..
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Moan
  14 décembre 2014
La narratrice, dans un langage savoureux raconte sa vie d'enfant de huit ans au Québec.
Sa mère inflexible lorsque l'on arrive en retard pour le souper: "Quand on n'arrive pas à l'heure, on passe en dessous de la table. C'é toute." Et quand la mère a dit "C'é toute" , il n'y a rien à ajouter.
Son père professeur qui ne demande jamais rien, qui se contente de ce qu'on lui offre.
Et surtout Monsieur Roger, son voisin solitaire installé dans un vieux fauteuil à descendre des grosses bières, scander des jurons, mais toujours là pour aider en cas de coup dur . Il est toujours prêt à donner ses conseils à la petite, comme celui d'acheter un steak pour soigner ses crampes, seulement le boucher vend juste du steak à manger...
Petit à petit , la petite, Hélène, se rapproche de Monsieur Roger.
Ce roman est drôle,tendre, l'écriture savoureuse, en un mot : un régal!
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Renatan
  10 juillet 2017
« Rien ne vaut la peine d'être vécu qui n'est pas d'abord une oeuvre d'imagination ou alors la mer ne serait plus que de l'eau salée… » - Romain Gary (citation en début de roman)
******************
« le vernis de l'enfance s'étiolait doucement, craquait de partout, me laissait voir, derrière sa lumière aveuglante, les filaments de ténèbres qu'elle s'applique tant à cacher. »
Des lustres que je n'avais pas croisé un personnage aussi attachant que celui de la petite Hélène, 10 ans, en l'occurrence la narratrice – mais comme elle se prend pour un garçon, elle apprécierait que vous l'appeliez Joe. Chaque jour, au retour de l'école, elle amarre son destin à celui de Lady Oscar, dans un dessin animé japonais présenté à Canal Famille. Miss Oscar est son héroïne, jeune fille aux allures garçonnes, un certain capitaine de la garde rapprochée de Marie-Antoinette. Elles ne formeront qu'une, liées par l'unicité théâtrale de leur caractère. Petits bouts de femmes explosives dans des corps de jeunes filles, grandies trop vite, têtues, indociles et sans demi-mesure, elles donneront sens à leur vie dans les souffrances et le labeur, une façon d'échapper à « l'insignifiance de la vie ». Une manière de se débattre en eaux troubles et sortir la tête de l'eau. Rescapées au seuil de la vie, mais avant tout fortes et courageuses, nageant dans des vagues d'émotions contradictoires. Fuguer dans la seule intention qu'on nous retienne. Et au final, revenir à l'essentiel...
« J'étais handicapée d'une hypersensibilité qui me volait toute forme de salutaire insouciance. »
Ma petite Hélène vit avec ses parents et ses trois soeurs dans un quartier pauvre de Limoilou. P'tit quotidien, p'tite vie, p'tite misère mais bonheur fragile, elle est dotée d'un sens de l'humour et d'une capacité d'autodérision incroyable, marquant sa maturité précoce. Elle a du mordant, du chien, de la répartie, ses répliques sont cinglantes, je l'adore! Et qu'est-ce qu'elle est drôle! Camelot à ses heures et serveuse dans un bingo, elle s'est donnée la mission de subvenir aux besoins de sa famille. À 10 ans...
Affalé sur sa chaise de faux cuir du stationnement du logement d'à côté, Roger boit sa bière. Mon
héroïne se liera d'amitié avec lui. Fraîchement sorti de Robert-Giffard où il a passé 30 ans de sa vie – un institut psychiatrique de Québec – il est le portrait type du rescapé de la vague de désinstitutionalisation des années soixante. On fout tout le monde dehors pour « faire de la place ».
« …va juste falloir qu'il se calme un peu, qu'il diminue la bière, la cigarette… Mais ça, c'est pas la première fois qu'on y dit, hein Roger?
-J'vas pas rien slaquer pantoute, maudit Saint-Ciboire, j'sus déménagé icitte pour être plus proche du dépanneur. »
Une majorité de ces hommes et femmes, souffrants de graves problèmes de santé mentale, se sont retrouvés soit en prison pour délits, soit dans la rue, marginalisés par l'itinérance. Les plus chanceux, comme Roger, vivent dans un deux et demi aux murs jaunis qui sentent la viande passée date et la fumée de cigarettes. Comme Roger, ils n'ont qu'à s'allonger le bras juste assez loin pour atteindre la caisse d'O'Keefe. Chemise à carreaux, bas blancs aux genoux dans des sandales brunes de chez Rossy, il sacre à coups de tabarnak de crisse et de câlisse. Je suis certaine qu'un Bison l'a adoré... :P
« T'aurais dû m'amener de la bière, une bonne tite bière frette »
« Tu m'niaises-tu, toé là? »
Comme je suis heureuse d'avoir enfin découvert la plume de Marie-Renée Lavoie! Cette auteure est pleine de talent et ses mots sont colorés aux accents du pays. Un certain Bison, qui a partagé cette lecture avec moi, saurait vous dire si la lecture nécessite un lexique :D
J'ai adoré la diversité des personnages, des êtres aussi marginaux qu'inoubliables, à commencer par Roger et Hélène, Badaboum, la vieille femme d'à côté, la Corbeau, stéréotype de la vieille sorcière exécrable…
La petite et le vieux c'est le regard d'une enfant sur le monde des adultes, ses questionnements sur la médiocrité. C'est un portrait de société vivant et débridé, authentique surtout et tellement réaliste. C'est une série de clins d'oeil au Québec de toujours, Les 1oo Tours de Centour, une tranche de céleri tartinée au Cheez Whiz, le dépanneur du coin et un sandwich à la crème glacée (et oui...!). Ce sont des questionnements sur le deuil et la mort, sans aucun pathétisme. C'est un roman que l'on devrait lire...
« Les clichés les plus éculés, comme les plus irréductibles maladies, traversent sans ambages le temps et les générations ; pendant ce temps, les plus beaux poèmes s'étiolent dans l'oubli. »

Lien : http://www.lamarreedesmots.c..
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Nadael
  30 janvier 2018
La petite, c'est Hélène, huit ans d'âge mais cent ans de maturité. Son enfance, elle la passe dans un quartier populaire de Québec dans les années quatre-vingt avec ses parents et ses trois soeurs. Son père, professeur, manque cruellement d'autorité avec ses élèves et c'est avec la boule au ventre qu'il part travailler le matin en souhaitant vite revenir le soir et noyer son amertume dans l'alcool. Sa mère, veille sur la tribu, avec maladresse parfois mais toujours avec amour. Si la vie de la petite n'est pas merveilleuse elle n'est pas malheureuse pour autant. Comme les voisins alentours (quelle galerie de personnages !), Hélène et sa famille composent avec ce qu'ils ont, avec ce qu'ils sont, un patchwork fait de gris et de couleurs dont les coutures laissent passer la lumière. Des étincelles d'espoir, des instants de bonheur, des moments de poésie. Et puis la petite n'est pas seule et à deux c'est bien connu, on est toujours plus fort : fan de Lady Oscar, héroïne d'un célèbre dessin animé, elle en a fait son double, sa confidente, sa conseillère. Elle admire la volonté, la liberté, l'obstination, le courage de Lady Oscar, jeune femme – qui se faisait passer pour un garçon – capitaine de la garde rapprochée de Marie-Antoinette sous la révolution française. Ce personnage lui donne de la force, de la détermination et un optimisme à revendre. Alors Hélène se fait appeler Joe, se lève à l'aube pour distribuer des journaux, devient serveuse dans un bingo – du haut de ses huit ans, ne l'oublions pas ! -. Et cette grande petite si attachante si drôle si sincère tisse des liens entre les gens, propose son aide, tente de comprendre le monde des adultes – qui lui parait tellement confus – se heurte souvent à des sacrés obstacles et des désillusions mais poursuit sa route vaille que vaille. Elle grandit trop vite peut-être mais elle grandit bien, et on ne peut qu'éprouver de l'empathie pour elle ne doutant pas un seul instant qu'elle démolira tous les murs. Et sa belle amitié avec Roger, vieil homme solitaire et grincheux, qui a passé trente ans de son existence dans un hôpital psychiatrique, un marginal malchanceux, un rejet de la société qui a enfin trouvé une place, sa place en attendant la mort (dit-il) : sur une chaise dépenaillée devant son appartement (un sous-sol), une cigarette dans une main, une mauvais bière dans l'autre, observant le spectacle de la vie. Ces deux-là si diamétralement opposés vont pourtant suivre un temps le même bout de chemin.
Un grand roman servi par des dialogues savoureux et vifs en québecois, une narration tendre profondément humaine et des personnages tellement authentiques. le réel nous est livré avec ses beautés ses malheurs ses humeurs ses fragilités ses douceurs aussi. Et l'imagination débordante de la petite nous emporte et nous enchante.
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argali
  14 mars 2012
J'ai découvert ce roman sur le blog de Jules. Il m'a interpellé par son résumé et par le fait qu'elle l'avait abandonné après un chapitre à peine. Comme je suis curieuse…
Est-ce parce que la libraire québécoise de la FLB m'a fait une présentation super dynamique ou parce que Lady Oscar était un dessin animé que j'appréciais aussi plus jeune, mais je n'ai pas résisté à la tentation. Et je ne le regrette pas.

Hélène vit dans un quartier populaire entre deux parents enseignants et trois soeurs. Mais sa mère ne travaille pas, elle s'occupe de la maisonnée et son père, trop gentil, à tellement de mal à se faire respecter et à avoir de l'autorité qu'il boit le soir, pour oublier le calvaire de sa journée. Mais c'est un homme doux, non violent, seulement brisé par un métier qu'il a du mal à assumer et par la honte de ne pouvoir élever ses filles plus dignement.
Hélène/Joe n'a pas froid aux yeux. C'est une petite bonne femme de 8 ans, très déterminée, qui rêve de sauver le monde comme son héroïne, Lady Oscar. Malgré un imaginaire débordant, elle garde les pieds bien ancrés dans la réalité et porte un regard lucide sur l'univers des adultes.
Chaque matin, à l'aube, elle livre des journaux pour aider un peu ses parents à nouer les deux bouts. Elle côtoie de nombreux voisins, des personnes désinstitutionnalisées de St Michel Archange (un asile). Elle ne craint pas ces personnes désorientées et elle a même beaucoup d'empathie pour elles. de même que pour Roger, un vieux monsieur qui vient s'installer dans la maison voisine et passe ses journées sur le seuil, assis sur une chaise (seul souvenir qu'il lui reste de sa défunte épouse) à attendre la mort. Il a élevé seul ses enfants et ceux-ci ne viennent plus jamais le voir.
Au contact de ces fêlés de la vie, de ces âmes bancales, et surtout de Roger, elle va grandir, mûrir, aimer et devenir une jeune fille forte et brillante.

J'ai beaucoup aimé ce récit de vie, de passage à l'âge adulte et cette héroïne à la répartie facile mais toujours respectueuse des autres. On sent la tendresse que l'auteure a pour elle et soi-même, on ne peut qu'être touché par une si belle âme et une si pétillante petite fille.
L'écriture est belle, le vocabulaire raffiné et le parler populaire québécois des années 80 particulièrement savoureux. le passage de l'un à l'autre est d'ailleurs assez surprenant.
Un très beau roman, sensible et riche qui met en lumière ce qu'il peut y avoir de plus beau dans l'humain.
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Citations et extraits (19) Voir plus Ajouter une citation
le_Bisonle_Bison   12 juin 2017
- Y est ben de bonne heure pour boire une grosse bière de même !
- Sacrament, qu'est-ce tu veux, j'haïs le café. Ça me donne des brûlements d'estomac.
- Prends du Pepto-Bismol.
- Ha ! ha ! ha ! C'é quoi ton nom, p'tite vermine ?
- J'ai pas de nom, gros soûlon.
- Ha ! ha ! ha ! Une p'tite comique ! Je sens que j'vas aimer ça icitte.
- Tu vas-tu rester ici pour de vrai ?
- T'as-tu quèque chose contre ça, toé ?
- Ma mère aime pas ben gros le monde qui sacre comme toi. Tu vas te faire ramasser, tu vas voir.
- C'é ta mère tabarnak, pas la mienne.
- Ouin, mais ma mère est capable de runner le monde autour quand ça fait pas son affaire. Pis tu vas prendre ton trou avec elle. Tchèque ben.
- Ben content d'entendre ça, ça fait longtemps que j'ai pas pris mon trou.
A cet âge-là, je ne pouvais pas tout saisir, mais je comprenais très bien qu'il se foutait éperdument et de ma mère et de ma gueule.
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le_Bisonle_Bison   16 juin 2017
- Me semble que t’as l’air un peu maganée, ‘tite vermine.
- C’est parce que j’ai mal aux chevilles à cause des escaliers. C’est enflé de ce bord-là.
- Fais-toé une p’tite eau de mer pis mets-toé le pied dedans par shot de vingt minutes. Ça va désenfler assez vite.
- Où est-ce que je la prends, l’eau de mer ?
- Faut que tu la fasses, la mer est trop loin. Remplis une chaudière d’eau ben frette, pis mets ben du gros sel dedans. Ça va faire pareil.
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le_Bisonle_Bison   14 juillet 2017
- Tiens.
- Encore toé…
- Tiens.
- C’é quoi ça ?
- Un livre.
- Un cadeau ?
- Mais non, franchement, c’est juste un livre ?
- Ah. J’en veux pas. Je lis pas.
- Pourquoi ?
- Parce que j’haïs ça.
- Pourquoi t’haïs ça ?
- T’aurais dû m’amener de la bière, une bonne ‘tite bière frette.
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PaigeTurnerPaigeTurner   22 février 2012
Ça devenait supportable de souffrir seulement quand elle se flanquait à mes côtés pour me regarder faire. Autrement, ça débordait. Comme quand j'étais seule à regarder quelque chose de trop beau — une pleine lune sur le toit d'un immeuble, par exemple — et que je sentais que la beauté se gaspillait parce que ça me semblait beau au moins pour deux.
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NadaelNadael   30 janvier 2018
« Alors je suis allée lire l’histoire (Le vieil homme et la mer). Il y en avait une vieille copie annotée dans notre petite bibliothèque composée d’une dizaine de livres coincés entre le globe terrestre et le panier à couture de ma mère. J’avais besoin de la Havane, de la cabane du vieux et des rêves de lion pour comprendre. En fait, comme tous les sceptiques, j’avais besoin de voir. J’ai commencé à pleurer dès le début, quand le petit demande au vieux ce qu’il va manger pour le souper et que celui-ci répond du riz au safran avec du poisson alors que tous les deux savent trop bien qu’il ne mangera pas, puisqu’il n’a rien pêché depuis quatre-vingt-quatre jours, et qu’il n’a pas plus de riz que de poison. Ils se jouent comme ça la comédie tous les soirs, pour rire un peu. Comme quoi c’est peut-être vraiment l’humour qui meurt en dernier. J’ai lu le livre d’un coup, en quelques heures de parfaites catalepsie, enfermée dans ma chambre. J’ai ensuite dépensé des années de larmes qui m’ont boursouflé le visage que j’ai préféré me priver de manger toute la journée (…) »
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