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ISBN : 2352945720
Éditeur : Bragelonne (22/06/2012)

Note moyenne : 3.49/5 (sur 107 notes)
Résumé :
À neuf ans, il aidait des bandits à s’échapper du château familial. À treize ans, il est à la tête d’une bande de hors-la-loi assoiffés de sang. Ce qu’il a prévu pour ses quinze ans ? Être roi, tout simplement. Mais de retour à la cour paternelle, c’est la traîtrise qui attend l’immoral et charmant Jorg Ancrath, celui qui ne craint ni les morts ni les vivants. Dans ce monde de cauchemar où règnent chaos et violence, un jeune homme, même animé d’une volonté aussi far... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (41) Voir plus Ajouter une critique
Alfaric
07 octobre 2013
On nous dit que c'est un page-turner sombre et implacable… et c'est assez vrai finalement mais il y a vraiment à redire !
Les débuts sont vraiment très laborieux et j'ai longtemps pensé, à tort, que c'était mauvais. Les style est brut et direct à l'image de Jorg l'antihéros ado qui met la suspension d'incrédulité à rude épreuve : le chef de bande de 14 ans qui mesure 1m80, qui parle couramment 6 langues, qui connaît les us et coutumes du monde entier comme les mythes et légendes de l'Ancien Temps alors qu'il vit en vagabond depuis l'âge de 9 ans … Comment voulez-vous y croire ?
La narration à 1ère personne permet saisir l'ampleur de la violente amoralité du personnage pour ne pas dire de sa psychopathie, mais le rythme est particulièrement haché par un détestable découpage en chapitres de 5/6 pages, d'où le côté famélique des descriptions qui auraient pu ajouter une forte plus value à l'atmosphère délétère du roman. Ce n'est pas un hasard si cela gagne en qualité quand les chapitres eux gagent en nombre de pages.
De plus on a de nouveau droit au coup des citations de début de chapitres qui émergent plus qu'immergent le lecteur et à une tripotée de flashback censé nous expliquer comment Jorg en est arrivé là. Cela n'aurait pas été plus simple de distiller ces explications dans le puzzle des citations ou au contraire de les ressembler dans 2 ou 3 chapitres plus touffus pour mieux profiter de sa quête de vengeance ??? (ou pas de bonne solution in fine ?)
Passons au(x) personnage(s) :
Jorg est un sociopathe. Il n'a d'affection pour rien et personne. Bref, tout n'est qu'instrument pour parvenir à ses fins. Jorg est un sale con. Petits caprices et grandes ambitions. Bref, du haut de ses 14 ans Monsieur a beaucoup de prétention.
Mais on finit par s'habituer au style, au rythme, à l'ambiance, et au personnage principal car le côté dextérien du personnage est plutôt bien rendu : Jorg calcule tout et tout le temps, jouant au Grand Jeu dont il estime être le seul digne d'en sortir vainqueur, et nous livre ses réflexions, ses ambitions, ses anticipations, et parfois ses émotions contradictoires. le personnage prend ainsi de la consistance au fur et à mesure des pages et finit par être intéressant.
Pour le reste c'est anecdotique : on retrouve des crevards aristocratiques, des magos mégalos et une tripotée de soudards dont on ne retient même pas les noms (ça c'est généralement un mauvais signe). Rares sont ceux qui sortent du lot : Nubain, Makin, le Grand Gorgoth, le petit Gog.
Passons maintenant à l'univers :
Au début on se dit que cet univers secondaire aurait mieux fait d'être primaire :
- Rhin, Seine, Loire ; Connaught, Normandie, Orléanais ; Reims, Limoges; Lyon, Hollandais, Teutons, Nippons
- des références aux auteurs grecs et latins (Euclide, Socrate, Platon, Plutarque…)
- des références à la religion chrétienne avec, Jesu Christ, la Vierge-Marie et la papauté romaine…
On se demande pendant longtemps si l'auteur n'aurait pas mieux fait de carrément écrire un roman historique. Car on est proche d'une version raccourcie et grimm & gritty de "L'Enfant de la Toussaint" de J.-F. Nahmias
Passons maintenant à l'intrigue :
L'auteur, les marionnettistes et leurs marionnettes compliquent inutilement les choses… pour permettre à l'intrigue d'aller de l'avant et à Jorg de continuer à sévir en dépit parfois du bon sens le plus élémentaire. Et on peut avoir l'impression que le twist sur l'univers amené par petites touches est un peu saboté par des apports fantasy légèrement foutraques (les passages nécromantiques sont limites WTF)
Dans les mêmes veines c'est en dessous de "Hordes", "Hawkmoon", "Le Sang des Ambrose" et "Le Baiser du rasoir". Si l'auteur voulait faire conter une quête de vengeance dans une ambiance Guerre de Cents ans, c'est raté. S'il voulait fait de la fantasy à canaille dans une ambiance post-apocalyptique, c'est aussi raté. Mais s'il voulait faire de la Dark Fantasy pour Young Adult, alors là je dis bravo et j'applaudis des 2 mains !
Univers, ambiance, personnages : Jorg avait tout pour être un de ces princes des écorcheurs de la Guerre de Cent Ans dont Froissart nous narrait les horribles méfaits dans ses chroniques. Mais c'est laborieux sur le fond et sur la forme même si l'ensemble se bonifie agréablement au fil des pages. Sûr que l'adolescent psychopathe dont on suit les aventures amorales ne va ne pas plaire à tout le monde. Pour un 1er roman, l'auteur propose des partis pris originaux mais leurs exécutions laissent à désirer. Gageons qu'avec plus de maturité de la part de l'auteur cela va gagner en qualité sur le fond comme sur la forme.
Allons-nous vers un anti-Fitz à la sauce "Hawkmoon" ?
Lien : http://www.chemins-khatovar...
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Toon
29 décembre 2014
"c'est un page-turner sombre et implacable". C'est Robin Hobb qui le dit et le truc amusant c'est que Jorg est un anti-Fitz. Oui Jorg est un psychopathe qui à vécu un drame dont un gamin de 9 ans ne peut sortir indemne tant moralement que mentalement, qui ne tergiverse pas avant de prendre une décision et qui n'est pas un looser fini.
Ok, c'est vrai que son personnage n'est pas hyper crédible, depuis qu'il a 9 ans il est à la tête d'une bande de soudards tous plus redoutables les uns que les autres. En 4 ans, il a pillé, violé et tué (parfois les 3 en même temps), un nombre invraisemblable de fois, parle 6 langues, en comprends 6 autres, est autant habile à l'arbalète qu'à l'épée et possède une rhétorique à tout épreuve..
Ok et ? n'est-ce pas justement une volonté de se démarquer de la tendance actuelle orienté Dark Fantasy et amha lancée par le trône de fer ?
De même que l'univers dans lequel les personnages évoluent est un contre-pied aux amateurs de dépaysement, on aura vite reconnu l'europe médiévale, sur lesquels l'auteur greffe des personnages plus contemporains comme Shakespeare et Nietsche, après y avoir intégré certains philosophes Grecs !
Le bestiaire est succint mais original: ca pullule de morts-vivants (la route de la liche porte bien son nom) et pour la première fois, depuis AD&D1, de Leucrotta ! Sauf qu'en fait ils n'ont rien à voir :lol:
2 choses que j'ai moins aimé:
D'abord, la construction des chapitres: ils s'enchaînent entre époque actuelle et événements survenus 4 ans plus tôt. A la base ce n'est pas pour me déplaire (cf la république des Voleurs) mais la ou ça devient compliqué c'est que les Evènements du passé ne sont pas toujours dans l'ordre ! Déchronologue quand tu nous tiens...
Ensuite en mode spoiler
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InMyBookWorld
18 août 2012
Ce livre, je voulais le lire dès le début, sans surprise, étant fan des parutions Bragelonne, mais surtout, je doit bien reconnaître que tout ce qui a été dit sur ce livre m'a vraiment donné envie, ce côté gore que certains lui prêtaient, ce côté dérangeant, voire insoutenable qu'il semblait avoir par moment, moi j'adore !
Le récit nous est raconté en deux temps par le Prince Jorg lui-même, comme s'il s'adressait à nous, qu'il nous relatait son histoire. le passé (4 ans auparavant) et le présent se mélangent habilement, nous dévoilant d'un côté comme de l'autre des éléments nous permettant de comprendre l'histoire et le personnage qu'est ce Prince écorché.
Avec le récit du passé, nous découvrons comment ce petit garçon (car oui il n'a que 9 ans quand il assiste aux meurtres de sa mère et de son petit frère) se retrouve propulsé malgré lui dans un enfer que même les hommes ne devraient pas vivre. Comment malgré son jeune âge, et aidé surtout de ses connaissances et de son intelligence, il va se retrouver à la tête d'une bande d'hommes sans conscience et sans limites.
Dans le présent, on découvre ce qu'est leur vie, et dès le début du roman, on est en plein dedans. Certaines scènes pourraient déranger, je dis bien pourraient, car ce ne fut pas mon cas, même si je peux comprendre que ça le soit pour d'autres. Il y a de la violence, mais c'est le quotidien de ces hommes qui ne connaissent rien d'autre pour vivre. Ils prennent ce qu'ils veulent et plus ils massacrent et plus ils sont contents. Même entre eux, bien qu'ils se nomment frères, des bagarres éclatent souvent. Ces hommes n'ont d'autre but que de semer la terreur partout où ils passent, boire, manger, violer, découper les têtes de ceux qu'ils ont tués, brûler les villages... bref, ils ont tout pour plaire :P
Le prince est un anti héros, et comme il le clame fièrement, il a pêché de toutes les manières possibles. Pillages, viols, meurtres, il ne recule devant rien, même lorsqu'il faut tuer l'un de ses "frères" de route qui ose s'opposer à lui verbalement, ou qui se retrouve devant lui à un mauvais moment. Rongé par une sombre colère, c'est un jeune garçon bourré de culpabilité, celle d'avoir assister à la mise à mort de sa mère et de son petit frère sans avoir bougé. Il ressent une haine constante et face à tout, si bien qu'il peut être totalement imprévisible, obligeant ses frères de route à marcher sur des oeufs la plupart du temps. Malgré tout, c'est un anti héros qui m'a plu, je fus dès le début séduite par son humour. J'ai adoré voir avec quelle dérision il traitait parfois ses frères, comme il se moquait d'eux. J'ai aimé son intelligence et parfois ses raisonnements, j'ai aimé sa force et son courage, sa détermination à aller au bout, quoi qu'il en coûte. J'ai aimé son esprit vengeur et sa soif de justice. Mais surtout, j'ai aimé suivre son évolution, on le voit tout au long du roman, grandir et mûrir, devenir un homme.
Certains points m'ont quand même quelque peu déroutée. L'auteur a créé un monde, mais nous n'en savons pas beaucoup en réalité. On sait qu'il y a la guerre des Cent, ces rois qui se battent pour devenir l'Empereur et réunifier l'Empire. Mais on ne sait pas comment cela est arrivé ni pourquoi, certaines choses restent très floues. Pareil avec certains évènements ou nouveaux personnages, je me suis sentie une ou deux fois perdue.
J'ai en mémoire un certain passage où je n'ai pas compris de quoi il s'agissait, je me souviens même avoir eu peur en pensant, à tord, que l'auteur prenait un virage déplaisant.
Mais tout ça n'a rien enlevé à mon plaisir de lecture, j'ai aimé mon immersion dans le monde chaotique de ce jeune prince qui n'a pas froid aux yeux.
Petite mention spéciale pour ces courts commentaires ajoutés entre chaque chapitre, dans lesquels Jorg nous dévoile les qualités ou les défauts de ses frères, et toujours avec cette touche d'humour qu'on adore.
Pour conclure, c'est un premier roman sombre, nous invitant dans un monde brisé où nécromanciens, fantômes et sorciers terrifient même les plus courageux, une histoire au premier abord de vengeance mais qui se trouve être finalement quelque chose de bien plus grand, qu'on a plaisir à découvrir. le tome 2 sort en VO cet été, ça va être dur de patienter, je vous le dis ! Surtout quand je regarde la couverture (VO) de ce second tome :P
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meygisan
02 avril 2017
Bon soyons francs, j'ai eu du mal à commencer ce bouquin mais également à le finir. Étrangement j'attendais beaucoup de celui ci et j'ai comme une impression de "roulage dans la farine" assez désagréable qui reste en travers de la gorge. Bon je tousse un bon coup et m'attèle tout de même à ce bouquin. J'ai eu du mal à le commencer parce qu'on est vraiment perdu au début. On est paraachuté dans une histoire de vengeance abreuvée par des dialogues décousus qui ne nous permettent absolument pas de nous glisser dans l'ambiance. C'est limite comme si l'auteur ne voulait pas qu'on lise son bouquin!
Puis les choix de celui ci font parti de ce que je fuis le plus en fantasy. Tout d'abord le héros ( l'anti héros plutôt!) est un gamin de 14 ans, qui prépare depuis déjà 4 ans( donc depuis l'âge de 10 ans!) sa vengeance et bien décidé à reprendre le trône qui lui revient de droit ( enfin au fil du récit, on nous révèle que ce droit n'est pas si avéré que cela!). le gamin en question se comporte comme un adulte, vient à bout des plus costauds, des plus expérimentés, et lorsqu'il ne les passe pas par le fil de l'épée, il trouve toujours un moyen d'en venir à bout. Plutôt précoce le gamin! On a vraiment du mal à y croire, et tout cela me semble manquer d'une cruelle cohérence.
Ensuite les multiples références à notre monde montrent sans équivoque possible que cette histoire se déroule soit dans un futur lointain soit dans un réalité alternative. Paradoxalement, le twist révélant ce fait, est plutôt bien amené, et j'avoue que cet épisode, trop court, a relancé mon intérêt pour la poursuite de ma lecture.
Bref à ma grande surprise, une sauce prend tout de même au fil des pages, je me surprends à apprécier les réflexions de Jorg, le gamin prince, futur roi, futur empereur ( futur dieu!!), dans la reconquête de son trône. Il devient presque attachant et gagne une certaine profondeur mais là encore persiste un problème. Tous les spots sont dirigés vers lui et on n'en oublie carrément l'existence de tous les autres personnages, même ceux qui constituent ses "Frères". On a l'impression qu'ils ne sont là que pour meubler l'histoire de ce gamin et lui donner encore plus d'ampleur, d'assise et d'importance.
Je ne sais toujours pas pourquoi j'ai finalement fini ce bouquin, sans doute parce que le caractère complètement allumé, malade, fou, bourrin, calculateur de Jorg m'a plus dans toute cette fantasy un peu trop propre. Par certains côtés, cela m'a rappelé la lecture des Annales de la Compagnie Noire de Glen Cook ( que je conseille vivement!), mais ne me demandez pas pourquoi, je n'en sais rien, juste une impression!
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jonatjackson
19 août 2016
Me voici de retour, pour une critique sans détour.
Après plusieurs semaines d'absence, je reviens fort de cette lecture qui me faisait de l'oeil depuis plusieurs mois. Je me demandais pourquoi ce livre était si controversé et les avis si mitigés. Je sais pourquoi maintenant.
Pour commencer, la couverture m'avait directement attiré. Mais j'avais peur que cela soit archétypique du livre "belle gueule et connu " mais sous-titré le "navet de l'année". Quoi qu'il en soit, la couverture réussie est porteuse de promesses sanguinaires.
La carte m'a clairement déçue. Peu élaborée, elle me fait penser à une partie de la côte Ouest française rattachée à une partie des Pays-Bas, le tout saucé avec des noms connus tels que Raims, Lion, Limoges,... Des villes reprises honteusement sans la moindre créativité et qui, en plus, n'apparaissent finalement pas dans le roman. Bref, à part les noms de Ancrath et Gelleth, je trouve que le reste est vide.
Pour l'histoire proprement dite. Un style dark fantasy assumé et une agréable pour ceux qui ont l'âme empourpré de crasses ^^ plus sérieusement, j'ai eu du mal avec les premiers chapitres car l'auteur nous plonge directement dans l'action, avec une tripotée de gens qui se trouvent être des mercenaires qu'on est censé connaître depuis un moment et qui ont tous un problème mentale avec la mort. Difficile d'entrer dans la partie dans ces conditions.
Ensuite, vient ce grand malade de Jorg d'Ancrath, honoré Prince de la province portant le même nom et en fuite de chez lui sans explication aucune. C'est une sorte de psychopathe notoire qui se plaît à faire ce qu'il veut, quand il le veut, et personne ne lui donne d'ordre. Sorte de sale gosse sanguinaire imbu de lui-même comme personne et possédant ces côtés d'une pièce, un côté énervant et l'autre attachant. Il peut tout aussi bien égorger un mercenaire de sa troupe parce que celui-ci va l'ennuyer qu'éventrer des soldats ennemis ou encore manger le coeur d'un nécromancien pour impressionner la galerie. Faut savoir que le gaillard a 14 ans et est un grand fan de Plutarque et autres philosophes (qu'on se demande encore qu'est-ce que ces gars viennent foutre dans un roman Dark Fantasy).
Son intelligence n'a d'égale que sa scandaleuse réussite sur tout ce qu'il entreprend. On a le sentiment que tout est trop facile. Sauf quand son père entre en scène. Là, il à l'air presque humain ^^
Le découpage des chapitres est rapide, donnant une vitesse dans un rythme parfois un peu amorphe (je repense à l'ascension de la troupe jusqu'à Castel Rouge, bon sang ce que c'était long). Les citations en début de chapitre, illustrant à chaque un personnage de la compagnie des mercenaires, est un plus vraiment sympa. Par contre, les flash back m'ont parfois perdu. Ces retours en arrière sont importants à la compréhension des sentiments et motivations du jeune Ancrath (on apprend notamment le meurtre de son frère et sa mère, sa rencontre avec le Nubain et les premiers mercenaires,...) mais donnent un sentiment de faux rythme dans le récit. le découpage et la façon de distiller les flash back auraient pu être pensés différemment. le passage avec la sorcière des rêves était particulièrement incompréhensible à mon sens.
Ensuite, il me semble qu'il y ait quelques défaut de traduction, ou d'écriture tout simplement, qui m'ont fait lever un sourcil de temps en temps. Des répétitions notamment avec la première page où je me suis dit que si tout le roman était ainsi, j'allais vraiment pas m'amuser. Heureusement, la qualité augmente au fil du roman (page 11 : Les cadavres prenaient la pause en bons cadavres q'ils étaient).
Nos joyeux lurons vont sans cesse être en mouvement, la retranscription des déplacement nous permet de presque souffrir avec eux. Et pourtant le récit se concentre sur quelques lieux seulement que sont le château-cime d'Ancrath, Castel Rouge de Gelleth, la Hantise ou encore les marais.
Puis surgissent certains éléments qui vous font vous demander si Mark Lawrence n'a pas usé de produits illicites pendant son écriture. Comme lorsque le fantôme pénètre Jorg dans les marais puis se barre sans demander son reste parce qu'il a eu peur du jeune prince, ou lorsque, et ça j'ai vraiment pas compris le délire, Jorg et ses amis se retrouvent au sommet des marches pour atteindre Castel Rouge et se retrouvent confronté à une porte forgée en pierre-de-bâtisseur (mais c'est qui ces bâtisseurs ???) et qu'en découvrant un renfoncement dans le mur, la porte lui lance à éloquent mais non moins surprenant : "Capteurs externes en dysfonctionnement. Données biométriques indisponibles". J'ai trouvé ça un peu trop What The F...k pour moi. Quand la Dark Fantasy rencontre Star Trek.
Enfin, on comprend seulement sur le dernier quart de l'histoire que Jorg ne possède pas toutes ses capacités par hasard. L'explication arrive très tard à mon goût et, encore une fois, le Prince Ecorché réussit un tour de passe grâce à sa chance toujours aussi scandaleuse pour le grand final qui n'en est pas vraiment un. Trop facile comme je le disais.
Bref, les idées sont très bonnes, les descriptions, quoique parfois incompréhensibles à certains moments, restent de bonne qualité, la noirceur du roman donne un côté excitant et de nombreuses surprises viennent parsemer le récit. Mais voilà, beaucoup de défaut qui ont rendus ma lecture hachée, des passages parfois inintéressants, d'autres vraiment inutiles, d'autres qui auraient pu être retravaillés différemment,...
On sent clairement que le récit a un gros potentiel et que, retravaillé avec une meilleure qualité, il aurait pu s'élever à un niveau bien plus important qu'en l'état actuel. A voir pour les deux autres opus de la série s'ils restent dans la même lignée ou si la qualité s'en trouve meilleure.
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Les critiques presse (3)
SciFiUniverse05 août 2012
C’est une fantasy qui casse les codes, qui prend des risques, et qui possède de solides atouts pour séduire l’amateur. Un prince écorché qui ne se brise pas au premier obstacle !
Lire la critique sur le site : SciFiUniverse
SciFiUniverse16 juillet 2012
Ce tome distille un univers balayé par des références à notre monde, surtout philosophiques, et qui cassent les codes de la fantasy ordinaire.
Lire la critique sur le site : SciFiUniverse
Elbakin.net15 mai 2012
La lecture demeure plaisante pour peu que l’on adhère aux partis pris de l’auteur et nul doute que certains d’entre nous attendront la suite de pied ferme…
Lire la critique sur le site : Elbakin.net
Citations & extraits (18) Voir plus Ajouter une citation
CrunchesCrunches27 octobre 2012
Makin pinça ses lèvres charnues.
- Prince, tu as mentionné l'idée d'interrompre le cycle de la vengeance. Tu pourrais commencer ici. Tu pourrais laisser partir sieur Renton.
Ric le regarda comme s'il était devenu fou. Gros Burlow gloussa sous cape.
- J'ai parlé de ça, Makin, oui, dis-je. Et j'arrêterai le cycle. (Je dégainai mon épée et la posai sur mes genoux.) Vous savez comment briser le cycle de la haine ? demandai-je.
- Par l'amour, répondit Gomst, tout calmement.
- Ça consiste à tuer chacune des pourritures qui vous ont baisé. Jusqu'à la dernière. Toutes sans exception. Tuer leur mère, tuer leurs frères, tuer leurs enfants, tuer leur chien. (Je laissai courir mon pouce sur le fil de la lame et regardai perler le sang cramoisi.) Les gens pensent que je hais le comte, mais à la vérité je suis un fervent partisan de ses méthodes. Il n'a que deux failles. la première, c'est qu'il va loin, mais pas assez loin. La seconde, c'est qu'il n'est pas moi. Bien qu'il m'ait enseigné des leçons dignes d'intérêt. Et lorsque nous nous rencontrerons, je l'en remercierai en lui accordant un mort rapide.
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BlackWolfBlackWolf12 janvier 2013
La route se poursuit peut-être sans fin, mais ce n’est pas notre cas : nous nous étiolons, nous nous brisons. L’âge n’a pas le même effet sur tous les individus. Il en endurcit certains, en affûte d’autres, du moins jusqu’à un certain point. Frère Elban a cette dureté de vieux cuir. Mais la faiblesse finira par arriver, ainsi que la déchéance. Sans doute est-ce là la crainte qui se dissimule au fond de ses yeux. Tel le saumon, il a nagé à contre-courant toute sa vie durant, et il sait qu’il n’y a pas de hauts-fonds qui l’attendent, pas d’eaux calmes. Je pense parfois que ce serait faire preuve de bonté que d’accorder une fin rapide à Elban, avant que la peur ronge complètement l’homme qu’il fut.
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MarquePageMarquePage12 septembre 2015
J'étais comme le petit soldat en bois de Gog, je courais en rond follement, vainement. Je ne peux pas dire que je sois désolé de mes actes. Mais j'en ai fini avec eux. Je ne ferais pas les mêmes choix si des situations identiques se présentaient à nouveau à moi. Je me rappelle néanmoins mes agissements. Il y a du sang sur ces mains, ces mains tâchées d'encre, mais je n'ai pas l'impression d'avoir péché. Je pense que peut-être nous mourons chaque jour. Peut-être renaissons-nous à chaque aube nouvelle, un peu changés, un peu plus avancés sur notre route personnelle. Quand suffisamment de jours vous séparent de la personne que vous étiez, alors vous devenez des étrangers, elle et vous. Sans doute que c'est ça, grandir. Sans doute ai-je grandi.
+ Lire la suite
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meygisanmeygisan29 mars 2017
Le mal n'existe pas. Il y a l'amour de certaines choses, le pouvoir, le confort, le sexe, et aussi ce que les hommes sont prêts à faire pour satisfaire leur convoitise. ( Je donnai un coup de pied au cadavre mutilé du nécromancien.) Tu penses qu'on devrait avoir peur d'elles?
Je mordis à pleines dents. La chair crue est difficile à mâcher, mais celle du nécromancien cédait sous la dent, comme celle d'un oiseau prêt à tomber du clou auquel on l'a suspendu. La saveur corrosive du sang m'irrita la gorge. J'avalai ma bouchée et elle glissa lentement dans mon gosier, amère.
+ Lire la suite
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PhookaPhooka18 juillet 2012
Je comptai mille marches, et étant donné que c'était mon ennui qui me motivait, j'avais manqué les dix premières minutes de l'ascension. Mes jambes se transformaient en gelée, j'avais l'impression que mon armure était en plomb de trois centimètres d'épaisseur, et je devenais trop maladroit pour placer mes pieds correctement sur les marches. Frère Gains persuada Gorgoth de faire une halte en tombant dans le gouffre et en vagissant pendant dix bonnes secondes avant que le sol invisible le persuade de se taire.
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