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ISBN : 2352949017
Éditeur : Bragelonne (18/11/2015)

Note moyenne : 3.81/5 (sur 13 notes)
Résumé :
À son grand regret, le prince Jalan est retenu par l'hiver loin du Sud et des luxes de son palais. Si son compagnon, le guerrier Snorri, est chez lui dans le Nord, lui-même n'a qu'une envie : déguerpir. Car le Viking est prêt à défier tout l'Enfer pour ramener sa famille à la vie, et la clé de Loki est en sa possession. Or le Roi Mort entend bien s'approprier cette clé du monde d'en bas qui lui a échappé de si peu, afin que ses défunts sujets puissent régner sur ter... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (2) Ajouter une critique
Alfaric
  02 février 2016
Le cheminement de ce tome 2 est calqué sur celui du tome 1, ce qui nous donne l'histoire d'un aller et d'un retour. le duo antinomique formé par Snorri le héros viking et Jalan le prince italien qui attire les emmerdes quand il ne les provoque pas, est ici augmenté de Tuttugu le vieux marin, de Kara la sorcière islandaise et d'Hennan l'orphelin allemand (les interactions entre chaque membre du groupe sont réussies, c'est un premier bon point). Snorri Snagason désormais détenteur de la Clé du Menteur souhaite ouvrir la porte de l'au-delà pour en ramener sa famille assassinée, mais le groupe est poursuivi par les sycophantes des deux camps qui veulent la récupérer pour poursuivre leurs propres objectifs…
Toujours poursuivis par les zombies du Roi Mort, ils doivent aussi échapper aux vikings rouges d'Edris Dean ou aux créatures inhumaines de Kélem le mage-portier. D'où diverses tribulations en Scandinavie, dans les grottes d'Eridruin, dans le repaire de Skilfar, dans la zone d'influence de la terrible Roue d'Osheim (remember la machine de l'asile dans "Ravage" de René Barjavel) et dans le hall du Roi sous la Montagne avant que nos héros n'accompagnent une migration vers le sud dirigée par le chef troll Gorgoth (cf. L'Empire brisé certes, mais je soupçonne l'auteur d'avoir un jour joué au jdr "Runequest" !)
Chassez le naturel, il revient au galop : au et à mesure qu'il se rapproche de sa patrie, Jalan contaminé à l'aller par les valeurs altruistes et héroïques de Snorri redevient peu à peu lui-même sur le chemin du retour, c'est-à-dire un connard lâche, égoïste et queutard… Mais s'il quitte ses compagnons en retournant à Vermillon, c'est pour y retrouver ses amis casés, ses maîtresses mariées, aucune gratitude chez la Reine Rouge et son pire créancier plus vindicatif que jamais !
Cette phase du récit est assez picaresque, notamment avec une hilarante parodie de duel qui tourne au grand n'importe quoi. Pour échapper à Maerus Tell et au Comte Isen, Jalan galope vers Umbertide la capitale économique de l'Empire Brisé pour y accomplir une mission d'ordre pécuniaire (à moins que son grand-oncle Garyus soit assez précog pour l'envoyer sauver ses amis aux mains des sbires de Grand Capitale et de la Bête Immonde). Et là, l'auteur décide de massacrer à la tronçonneuse le Royaume-Uni ultralibéral de Thatcher, Major, Blair et Cameron en nous brossant le portait d'un dystopie dans laquelle les financiers ont pris le pouvoir en remplaçant l'Etat par une place à une Banque Centrale et dans laquelle les débiteurs préfèrent rééchelonner leurs dettes dans un bagne plutôt que d'avoir affaire aux huissiers nécromanciens venant prélever leurs livres de chair réglementaires… et malheur aux insolvables car c'est les camps d'extermination qui les attendent ! (L'auteur a décidément de la suite dans les idées puisqu'il a déjà déversé le feu nucléaire sur le paradis fiscal luxembourgeois dans le premier tome de l'Empire Brisé… ^^)

Si le tome 1 nous racontait l'histoire de Snorri, Beowulf post-apo, héros sans peuple pour chanter ses exploits, qui veut se venger de Sven Briserame et qui est destiné à affronter son fils mort avant d'être né, enfant transformé en monstre, ce tome 2 nous raconte l'histoire de Jalan, Kwisatz Haderach raté, qui veut se venger d'Edris Dean et qui est destiné à affronter sa soeur morte avant d'être née, messie transformée en antéchrist… La force du duo ne vient finalement pas de leurs différences, mais de leurs ressemblances car à chaque fois qu'il pourrait sacrifier ses compagnons à ses intérêts personnels, le Côté Clair de la Force brille en lui !
Les flashbacks sont nombreux et entre voyages temporels, trips oniriques, transes shamaniques et explorations de son propre sang, Jalan découvre la vérité sur bien des sujets : la confrontation entre la Dame Bleue aux yeux pairs et la Soeur Silencieuse à l'oeil aveugle (ou plutôt comment sa grand-tante est devenue la Soeur Silencieuse), le siège d'Ameroth contre le Fléau de Slov, bras droit du tsar Keljon, les projets génétiques de sa fam, l'assassinat de sa mère et de sa soeur… la mutilation de son grand oncle Garyus, le massacre des rois Gholloth de Vermillon par Kelem le mage-portier… Bref, le Bene Gesserit à pris le pouvoir à Rougemarche pour défendre ce qu'il reste de l'Empire Brisé !
L'auteur maîtrise ses classiques, et en actionnant ses petites cellules grises on lit facilement entre les lignes :
- on pioche chez JRR Tolkien, car la Clé du Menteur est à peine moins traître que l'anneau unique et Snorri poursuit comme Frodon son chemin de croix, c'est grâce à l'amitié indéfectible de Jalan qui officie ici en tant qu'alter ego de Sam
- on pioche chez Michael Moorcock, car non seulement l'ensemble fait penser à une version améliorée du "Cycle d'Hawkmoon", mais on devine que la Dame Bleu défend la cause des Dieux du Chaos et Kelem celle des Seigneurs de l'Ordre et qu'ils se livrent par l'intermédiaire du Roi Mort et de la Reine Rouge une partie d'échec dantesque (ou plutôt de jeu de go, puisqu'on ne prive pas de retourner les pions adverses contre leur précédent possesseur… ^^) Pour aller jusqu'au bout de l'analogie, ajoutons la sorcière des glaces Skilfar qui en tant que partisane du libre arbitre absolu défend la cause de la Balance… blink
- on pioche chez David Gemmell vu que le duo Snorri / Jalan est un détournement du duo Druss / Sieben, mais pas seulement vu qu'on retrouve son humanisme populaire et que l'auteur participe à sa croisade contre les homines crevares
- on pioche chez Joe Abercrombie car comme chez lui le grimm & gritty dans lequel baigne tout le roman n'est qu'une Boîte de Pandore destinée à délivrer l'Espoir
- on pioche chez Frank Herbert, et pas qu'un peu : empereur, grandes maisons, féodalité rétrofuturiste, projets eugénistes, explorations génétiques, guerres psychiques entre liseurs d'avenirs…
- on pioche chez Jack Vance la part belle faite au voyage, le côté picaresque parfois totalement assumé et toutes ces contrées et ses peuples baroques voire barrés
- on pioche chez Roger Zelazny avec la Roue d'Osheim, espèce de Marelle artificielle visant à exploiter le chaos originel, mais on retrouve aussi les traces du Dallas Fantasy si cher à l'auteur ainsi que son traditionnel héros désabusé sauveur de l'humanité
- on pioche chez Dan Simmons par de multiples aspects, mais celui qui m'a le plus sauté aux yeux c'est la bataille d'Ameroth où Alica Kendeth massacre les forces du seigneur de guerre Anar Kerwcjz en recourant à la technologie interdite des champs de célérité
Cela donne envie hein ! Après tout n'est parfait car j'ai trouvé l'ange gardien Baraquel et la démone gardienne Aslaug encore trop peu exploités, mais surtout l'auteur n'arrive toujours pas à se dépêtre de son horrible habitude d'expliquer à posteriori les enjeux en cours d'où le recours fréquent à la sérendipité et aux deus ex machina pour envoyer les personnages là où l'auteur veut les voir sévir. Alors oui ici on reprend le puzzle narratif d'"Hypérion" et l'odyssée d'"Endymion", mais on sacrifie au plaisir de compliquer en y ajoutant des intelligences artificielles, des post-humains, les supercordes, des univers parallèles et des ombres dimensionnelles, ainsi que et deux ou trois trucs de physique quantique : les sfistes vont adorer ! blink
Pour compenser, les dialogues pleins de piques et de bons mots sont savoureux (la traductrice Claire Kreutzberger, qui s'occupe de l'auteur depuis son premier roman a dû s'éclater plus que jamais en nous traduisant tout cela ! ^^) et on n'oublie pas d'offrir au lecteur un bon paquet de scènes d'action de bonne facture, spécialement quand elles sont horrifiques ( il y a un passage hitchcockien où Jalan est enfermé dans un camp de concentration : tant que les zombies réanimés par le Roi Mort sont de l'autre côté des barreaux, il essaye de jouer la montre, mais avec des compagnons de cellule souffreteux avec déjà un pied dans la tombe, l'urgence devient absolue ; et il y aussi un détournement de la Tour de l'Elephant de R.E. Howard qui devient la Tour du Fraudeur, alter ego de la Bastille où sont enfermés tous les robins des bois opposés au capitalisme et à l'ultralibéralisme…)

Tout homme à un prix, et au bout du chemin Jalan va devoir découvrir le sien avant de faire un choix : est-il prêt à sacrifier son seul et unique ami sur l'autel du Veau d'Or, ou est-il prêt à renoncer à celui qu'il est pour devenir celui qu'il aurait dû être ? le sort du monde se joue donc dans l'âme d'un seul homme : c'est l'histoire universelle du kama, de l'artha, du dharma et du karma…
Snorri, l'espoir déçu du peuple des Undoreths, et Jalan, l'espoir déçu de la dynastie des Kendeth, armés de la Clé du Menteur et de la Lance d'Odin, sont désormais la dernière chance de l'Empire Brisé : c'est de l'autre côté qu'ils vont devoir affronter les forces conjointes du Grand Capital et de la Bête Immonde ! Que de chemin parcouru pour Mark Lawrence depuis un premier roman moyen car inégal et inabouti : dans mon esprit il a gagné une demie étoile par tome… Se dirige-t-on vers la 5e étoile pour la fin du deuxième cycle en attendant le début du troisième cycle intitulé "The Red Sister" ? To Be Continued

PS: et encore une critique hypocrite et de mauvaise foi de Gillossen d'Elbakin.net qui prend l'auteur de haut et qui accuse le livre de tout et son contraire... l'a-t-il vraiment lu ou s'est-il arrêté au nom de l'éditeur ? c'est Bragelonne donc c'est de la merde ??? Pathétique pour un prescripteur d'opinion !
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levri
  22 avril 2019
Ce second tome est la suite directe du précédent, retenu par l'hiver dans le Nord Jalan hiberne sur le mode aviné mâtiné de sexe ce qui finira par l'obliger à reprendre la route avec le guerrier nordique. On reprend donc la route, plutôt la mer en sens inverse du précédent livre avec un itinéraire différent et des aventures variées. Comme nos héros sont en possession de la clef de Loki que tout le monde cherche à s'approprier ils ne sont pas sortis de l'auberge !

L'accent est mis sur le prince Jalan, donc ce second volume est peut-être plus déroutant, rien de ce qui traine autour du prince ne peut être clair, tout est faussé et tordu, et comme il a abandonné Snorri en arrivant à Rougemarche en espérant retrouver son confort celui-ci poursuit avec la sorcière son projet obsessionnel de ressusciter sa famille. Jalan est livré à lui même et ses "penchants" à la lâcheté et aux magouilles reviennent au galop le jetant dans des situations inconfortables.
Les circonstances font donc que Jalan doit quitter précipitamment la cour de sa grand mère, sur la route il aimerait bien retrouver Snorri, garde du corps de choc mais il ne retrouvera celui-ci qu'à Florence, place financière et peut-être maîtresse réelle du monde. Les retrouvailles du duo de choc seront l'occasion de dynamiser l'action en mettant à contribution quelques robots mécaniques ou dopés à la mode chair fraiche ou pas tant que ça, quelques zombies agressifs, un petit carnage et l'incendie d'une tour avant de s'échapper de Florence pour rejoindre Kelem dans sa tanière, une façon de terminer le livre sur une apothéose annonçant le troisième et dernier tome.

L'écriture est toujours aussi fluide, parsemée d'humour noir et décalé, un livre qui devrait satisfaire de nombreux amateurs de fantasy.
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Citations et extraits (49) Voir plus Ajouter une citation
AlfaricAlfaric   26 janvier 2016
- Hedwing ver Sorren ? dit Astrid, une lueur meurtrière dans le regard.
- Oh, il ne faut pas croire tout ce qui se raconte dans les rues, ma dulcinée. (J'interposai un tabouret entre nous.) Il est bien naturel que le jarl Sorren invite un prince rougemarquais dans sa demeure. Hedwig et moi...
- Hedwig et toi quoi ? répéta Astrid en agrippant à son tour le tabouret.
- Euh, nous... rien, vraiment.
Je me cramponnai aux pieds du tabouret. Si je lâchais prise, je lui fournissais une arme. Malgré ma situation précaire, Hedwig, brune, très jolie, un regard mutin et tout ce qu'un homme peut désirer dans un corps aussi menu qu'aguicheur, s'invita dans mes pensées.
- C'est à peine si l'on nous a présentés.
-Vous deviez être très nus lors des présentations, puisque le jarl Sorren a chargé ses huscarls de te faire comparaître en justice !
-Oh, merde.
Je lui cédai le tabouret. La justice nordique a tendance à séparer vos côtes du reste de votre cage thoracique.
- Qu'est-ce que c'est que tout ce bruit ? demanda une voix endormie derrière moi.
En me retournant, j'avisai Edda, pieds nus sur les marches, les fourrures de notre lit séparant ses jambes graciles et ses épaules laiteuses, sur lesquelles flottaient librement des cheveux d'un blond presque blanc.
C'est le demi-tour qui me fut fatal. Ne jamais quitter des yeux un ennemi potentiel. Surtout après lui avoir fourni une arme.
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AlfaricAlfaric   10 juin 2016
Cela me peinait de l'admettre, mais le sang de ma grand-mère avait bel et bien fini par parler. Snorri et Tuttugu avaient déjà mentionné mon... handicap à nos hôtes. Dans le Nord, patrie de ceux qui se bagarraient avec les trolls, être un « berserker » ne manquait apparemment pas de cachet, mais n'importe quel individu aux facultés mentales non altérées vous dirait combien ce qualificatif est encombrant. La bataille m'a toujours – à raison – terrifié, et l'idée que je me changeais en cinglé se ruant dans la mêlée, avide de sang, lorsque l'on me chahutait trop n'était pas faite pour me réconforter. L'avantage décisif du sage consiste à toujours déceler l'instant idéal pour fuir. Or, ce genre de stratégie de survie est quelque peu entravée par une propension à jeter toute appréhension aux orties, la bave aux lèvres. La peur est denrée précieuse, le bon sens comprimé à son état pur. Il n'est pas bon d'en manquer. Fort heureusement, il en fallait beaucoup pour éveiller le berserker qui était en moi, et à ma connaissance, la transformation ne s'était opérée que deux fois. La première au col d'Anal, et la seconde au Fort Noir. Si l'expérience ne se reproduisait plus jamais, cela me conviendrait parfaitement.
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AlfaricAlfaric   31 janvier 2016
Si les femmes étaient ce que le Grand Nord avait à offrir de meilleur, sa cuisine était en revanche bonne dernière au classement. Les Nordiques limitaient généralement les dégâts avec leur poisson, simple et sans prétention, même si vous deviez prendre garde, car ils avaient tendance à essayer de vous le refourguer cru, ou à moitié pourri et empestant plus encore qu'un cadavre. Et ils appelaient ça un « mets de choix»... Un aliment se consomme entre le stade de la crudité et de la décomposition. Ce n'est tout de même pas de l'alchimie quantique ! S'agissant de la viande, du peu de viande que l'on trouvait cramponné aux parois quasi verticales du Nord, vous pouviez avoir confiance s'ils la faisaient rôtir sur le feu. N'importe quelle autre façon de la préparer virait au désastre. Quant aux autres types d'aliments, les Nordiques avaient tendance à les rendre aussi peu comestibles que possible en combinant sel, saumure et autres vilaines choses desséchées. La chair de baleine, ils la conservaient en pissant dessus ! J'avais une théorie : une longue histoire ponctuée de pillages mutuels les avait incités à rendre leurs plats si immondes qu'aucune personne saine d'esprit n'aurait eu l'idée de leur chiper. De ce fait, l’ennemi aurait beau tout emporter, les femmes, les enfants, les chèvres, l’or… il resterait au moins de quoi déjeuner.
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AlfaricAlfaric   23 mai 2016
Par une belle matinée de printemps, Martus décida de simuler une bataille navale autour du pont de Morano. En pratique, cela signifiait que ses amis devaient transporter de grosses pierres trouvées sur la rive jusqu'en haut du pont pour les laisser tomber sur des canes et les longues files qui formaient leur couvée. Le «hic», c'est qu'il est plutôt ardu de faire sombrer un caneton avec un caillou. Surtout lorsque la famille nombreuse passe sous un pont. Il convient d'estimer le laps de temps entre le moment où les guetteurs signalent son arrivée et celui où elle apparaît effectivement de l'autre côté. Ainsi, pendant près de deux heures, Martus lâcha l'équivalent de cent kilos de projectiles, dont certains étaient plus gros que sa tête, sur des ribambelles amenées là par des mères mal inspirées. Et malgré les énormes gerbes d'éclaboussures, la force d'aspiration et les remous non négligeables, les petits salopards à duvet continuèrent à défier Martus par leur insubmersibilité, provoquant chez lui une colère de plus en plus noire. Il ne fit pas mouche une seule fois, et lorsqu'il dévala la berge pour affronter les cibles restantes d'homme à palmipède, un cygne ombrageux surgit des roseaux, esquiva les quatre gardes et lui cassa le poignet d'un féroce coup de bec. La meilleure journée de tous les temps !
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AlfaricAlfaric   09 février 2016
Je lui présentai une couronne d'argent entre deux doigts pour le distraire de sa peine.
- Soit je te donne cette pièce, soit je t'offre le plus précieux conseil que je connaisse. Un sage me l'a confié autrefois, et je ne l'ai encore jamais partagé.
En entendant cela, Snorri tendit l'oreille et nous dévisagea d'un air narquois.
- Alors ?
Plissant le front sous l'effet de la concentration, Hennan nous regarda tour à tour, moi et mon sou, avant de focaliser son attention sur ce dernier.
- Je... (Il tendit la main, la retira.) Je... Le conseil, laissa-t-il échapper du bout des lèvres.
Je hochai la tête d'un air entendu.
- Il faut toujours prendre l'argent.
Hennan me regarda empocher le sou et m'emmitoufler dans ma couverture sans comprendre. Snorri pouffa de rire.
- Mais... Hé !
Chez Hennan, la confusion avait laissé place à la colère.
- Il faut toujours prendre l'argent. Un conseil qui vaut de l'or, petit, conclut Snorri.
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