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Maurice Rancès (Traducteur)Georges Limbour (Traducteur)
EAN : 9782070381883
704 pages
Gallimard (04/10/1988)
3.58/5   67 notes
Résumé :
Dans ce roman, deux couples affrontent le problème de l'amour et du mariage. Le plus brillant, formé de l'artiste Gudrun et du superbe Gérald, finira par une mort dramatique. Le second, qui unit Ursule, la petite institutrice, et Birkin, l'inspecteur d'école, ira dans la direction du bonheur. Comme L'Amant de Lady Chatterley, cette grande œuvre romanesque fit scandale et dut attendre quatre ans avant de trouver un éditeur.

Source : Gallimard
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Critiques, Analyses et Avis (10) Voir plus Ajouter une critique
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edit au 15.10.2014 : lu ce roman en français et c'est sympa de voir que j'avais tout compris en l'ayant lu en anglais... effectivement je pensais n'avoir pas saisi quand elles courraient dans les bois nues entre les arbres pour se sécher rapidement... "qu'est-ce qu'on se sent libre ! comme c'est bon !"... mais si si, c'est bien ça. Je pensais avoir loupé une partie du roman avec les dialogues métaphysiques qui tournent en rond mais en français c'est pareil...ça tourne encore en rond... Il m'avait fallu, à la lecture en anglais, arriver à la moitié du roman pour trouver les personnages insupportables mais là, c'est dès le début. Les soeurs me paraissent encore plus égoïstes, fières, snobs tout en voulant être humanistes, naturelles, singulières.
Paraît-il la critique de l'époque a répudié ce roman, y voyant de la "perversion sexuelle". Aujourd'hui, je trouve cela plutôt ridicule. Comme "Mars Attacks" (aucun sujet je sais), le livre aurait-il mal vieilli ? En tout cas même si je n'ai pas aimé ce roman, paradoxalement j'ai apprécié la lecture des analyses littéraires qui se sont faites autour du livre. Je me suis renseignée du coup, je n'avais pas relié l'auteur à "L'Amant de lady Chatterley", un torturé le monsieur !


--- critique originelle du 08.10.11 ---
J'ai lu ce roman en anglais alors je peux émettre un bémol sur mon avis en arguant que je n'ai sans doute pas tout compris… C'est pour cela que j'ai hâte de le relire en français pour pouvoir faire le parallèle et affiner mon jugement (et voir si cette histoire est stupide également en français ou si je dois prendre des cours d'anglais).

J'aime les histoires d'amour. J'aime les romans où les personnages sont détaillés jusque dans leur psychologie. J'aime les personnages féminins tempétueux, rebelles. J'aime les questionnements philosophiques et existentiels. Même si on sait comment ça va se finir (en queue de poisson), j'aime.

Ca avait pourtant bien commencé. On nous présentait les personnages les uns après les autres, le contexte, puis leurs relations étaient décortiquées et enfin, leurs rencontres (deux soeurs, deux amis, et deux futurs couples). Nous avancions lentement au travers de leurs réflexions, de leurs hésitations, de leurs revirements et de leurs réflexions et de leurs… Je ne sais à quel moment j'ai cédé. Honteusement, mais il faut bien l'admettre, la pensée « mais qu'ils sont niais » a commencé à germer dans mon esprit. Après avoir lu rapidement la 1ere partie, qu'il était dur d'enchaîner avec la suite ! C'est la pensée revigorante de le relire en français (oui c'est bizarre) et peut-être de le comprendre (et j'ai l'espoir que, peut-être, j'ai loupé tout un pan de l'histoire ??) qui m'a poussé à finir le roman.

Oui je l'avoue. Les tergiversations multiples ont eu raison de moi. Mais avouez que passer cent fois de « je t'aime » à « je t'aime pas » de façon subite (détaillé sur toute une page certes, mais j'appelle ça « subite » chez moi) est très exaspérant ! Surtout quand il est accompagné d'un « je veux plus que de l'amour – ha ben non ». le sexe résout tout au final. D'ailleurs je suis surprise que ce soit évoqué de façon si claire en 1920. Inconventionnel !

Les personnages sur lesquels nous sommes focalisés m'ont exaspérée à faire de la lecture de pensée sur les autres de manière abusive (pour au final tout faire péter). Je les ai trouvés égocentriques, égoïstes. Tout tourne autour d'eux et bien qu'ils veulent à tout prix se pénétrer d'amour et d'eau fraîche, de nature sauvage et d'abandon (bonjour les clichés), ils apprécient bien leur riche confort, le déjeuner anglais et le tea-time. Ils incarnent à merveille l'idée péjorative qu'on se fait des intellectuels de l'époque.

Bon, je reviendrais vers cette critique après l'avoir lu en français. Je ne sais pas pourquoi mais j'ai l'espoir de changer d'avis. Peut-être que tout sera chamboulé et ce sera comme si j'avais lu deux romans !
En tout cas ça faisait longtemps que je n'avais pas été énervée par un roman. Même Portrait de femme de Henry James, où l'héroïne est une pimbêche (mais avec de l'envergure), ne m'avait pas si énervée !
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Ursule et Gudrun, sont deux soeurs altières et ironiques, qui trouvent la ville minière où le sort les a mis bien trop petite et mesquine à leur goût. La première est une institutrice dans cette localité façonnée de coron et partout teinte du noir charbonneux des entrailles de la terre. La cadette est la plus belle; artiste dans l'âme, elle est revenue de Chelsea où elle a suivi ses études, et il faut bien avouer que ce coin perdu souffre terriblement de la comparaison avec la capitale. Les destins des deux femmes croiseront celui de deux amis. Ursule s'éprendra de Rubert, écorché vif et misanthrope, épris de vérité et de sincérité, et ils se marieront. Sa belle cadette fera la connaissance de Gérald, superbe et riche, inexorable de volonté et marqué d'une sombre fatalité; leur union sera funeste.

On retrouve dans Femmes amoureuses l'élan dionysiaque, libertaire de son auteur; il balaye les vieilles valeurs de l'humanitarisme et du paternalisme chrétien dépassé. Ce roman à fort contenu philosophique et polémique, semble laborieux parfois dans la difficulté palpable de l'auteur à vouloir transmettre sa pensée, en des redondances un peu trop visibles. D.H. Lawrence traite principalement de la relation ambiguë dans le couple, éternel ressac de domination, soumission et conflit. Il est aussi fait mention du respect de l'animal et de la notion mal comprise de l'égalité entre les êtres humains. Ce qui frappe surtout et qui perdure, c'est la très belle plasticité de certaines scènes et descriptions.
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Trouvé en anglais dans une boîte à livres en vieille édition de poche Penguin Classics, défraîchie et gondolée... Rappelant indirectement que le roman a 100 ans. (Re) découverte d'un auteur lu dans ma jeunesse. D'emblée rien qui puisse donner envie de le lire... Et soudain, l'intensité et le luxe- et l'agacement-de la grande lenteur des descriptions (sentiments, décors, habillement, noirceur du pays minier et splendeur de la nature). Depuis un siècle les analyses sur le style , les voyages, les malentendus et les accusations de pornographe se sont amoncelées aurour d'un auteur "moderniste".
Mais lire D. H. Lawrence à une époque ou les humains- dans la rue, au restaurant, dans les transports- ont souvent la tête penchée vers de petits boîtiers lumineux et extra plats peut produire un plaisir intense... Passé un agacement initial pour tant d'introspection... Laquelle finit par nous séduire. À lire comme une ethnographie condensée de l'analyse des sentiments amoureux chez les femmes et les hommes, mais aussi de la perception du monde.
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Ce roman est déroutant. Centré au départ sur cinq personnages, trois femmes et deux hommes, une des trois est ensuite évacuée du récit sans crier gare. Jusqu'au dernier tiers, les chapitres se succèdent les uns aux autres avec un lien ténu. C'est moins le cas dans la dernière partie : la structure du récit y est alors plus classique. Je n'aurai pas forcément misé sur le couple dont la romance finit par aboutir au moins en apparence, les deux autres personnages composant l'autre couple me paraissant en effet plus sains d'esprit. Aux amateurs de romance à la Jane Austen, passez votre chemin : cela n'a rien à voir.
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Femmes amoureuses – D.H. Lawrence

Dans ce roman, deux couples, dont deux soeurs, affrontent le problème de l'amour et du mariage. L'artiste Gudrun avec Gérald dont l'amour finira par une mort dramatique, le second, celui d'Ursule, une institutrice et Birkin ira dans la direction du bonheur.
Cette oeuvre romanesque fit scandale et dut attendre quatre ans avant de trouver un éditeur.

Ecrit dans les années 1920, D.H. Lawrence anime sa pensée autour des sensations délétères des qualités d'une relation entre homme et femme. Cette sincérité quelque peu abstraite en est probablement la raison, comme le manque d'unité de l'homme qui refuse de s'investir dans le mariage ou, peut-être, la raison de la liberté que veut y voir l'homme autour de l'union pour ainsi conserver chacun leur personnalité, et garder un équilibre.

Probablement en avance sur son temps, on pourrait y voir un modernisme sur l'envie de l'union d'aujourd'hui comme dans le film « La nuit du 12 » de Domink Moll, voire de la solastalgie de l'amour, et alors, on peut y lire des lignes plus sexistes pour lesquelles certains s'insurgeront.

De très bons passages, mais comme dans des oeuvres de 680 pages des longueurs…
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Citations et extraits (19) Voir plus Ajouter une citation
Nous sommes tous différents et inégaux en esprit. Ce ne sont que les différences sociales qui sont basées sur les conditions accidentelles et matérielles. Nous sommes tous théoriquement ou mathématiquement égaux, si vous voulez. Chaque homme connaît la faim et la soif, il a deux yeux, un nez et deux jambes. Numériquement nous sommes tous les mêmes. Mais spirituellement règne la pure différence et on ne peut parler ni d'égalité, ni d'inégalité. C'est sur ces deux bribes de connaissance que vous devez fonder un Etat. Votre démocratie est un parfait mensonge, votre fraternité humaine une pure et simple fausseté, si vous l'appliquez plus loin que l'abstraction mathématique. Nous avons tous de la viande et du pain, nous voulons tous rouler en automobile, voilà le commencement et la fin de la fraternité humaine. Mais pas d'égalité.
" Moi même, qui suis bien moi-même, qu'est-ce que j'ai à faire avec l'égalité, avec un autre homme ou une autre femme ? En esprit, je suis aussi isolé qu'une étoile l'est d'une autre étoile, aussi distinct en qualité et en quantité. Allez donc fonder un Etat là-dessus ! Un homme n'est en rien meilleur qu'un autre, non parce qu'ils sont égaux, mais parce qu'ils sont essentiellement différents et qu'il n'y a entre eux aucun terme de comparaison. Dès l'instant que vous commencez à faire des comparaisons, qu'un individu semble de beaucoup meilleur qu'un autre, toute l'inégalité apparaît. Je désire que chacun ait sa part des biens à ce monde, de façon que je sois débarrassé de cet importun et que je puisse lui dire : 'Maintenant, tu as ce que tu désires, tu as pris ta bonne part des biens de ce monde, maintenant, ô fou qui n'as qu'une bouche, occupe-toi de toi-même et ne m'embarrasse pas.' "
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Je crois que les gens qui disent avoir besoin d’une nouvelle religion sont les derniers à accepter quoi que ce soit de nouveau. Ils veulent bien de la nouveauté. Mais examiner directement cette vie que nous avons suscitée en nous-mêmes et la rejeter, détruire les vieilles idoles que nous avons faites à notre image, cela nous ne le ferons jamais. Il faut chercher de toute sa force à se débarrasser de l’ancien avant que le nouveau consente à apparaître même en nous-mêmes.
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Dans ce nouveau bonheur, cette paix qui dépassait toute connaissance, il n'y avait plus ni de "Je", ni de "tu", il n'y avait que la troisième merveille, merveille insubstantielle, merveille d'exister non comme individu, mais dans la fusion de deux êtres – le sien et le mien – en un être nouveau, une unité nouvelle et paradisiaque issue de cette dualité.
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La passion surgit et retentit en lui, coup sur coup, comme le son d'une cloche de bronze, puissante, sans fêlure, indomptable. Ses genoux se durcirent comme le bronze, comme il se tenait penché sur le visage de Gudrun, dont les lèvres étaient entrouvertes et dont les yeux étaient dilatés par l'effroi d'une violence subie. Le menton de Gudrun paraissait dans sa main doux et soyeux. Il se sentit puissant comme l'hiver, ses mains étaient d'un métal vivant, invincible et qu'on ne pouvait ployer. Son cœur battait en lui comme une cloche.
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Je vous le dis, je ne crois pas à l'amour pour qu'il serve votre égoïsme, pour qu'il vous soit utile. L'amour est un moyen de domestication pour vous, comme pour tout le monde. Je le hais, votre amour !
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Vidéo de D.H. Lawrence
Lady Chatterley de Pascale Ferran : Entretien avec Michel Ciment (2006 / France Culture). Par Michel Ciment. Réalisation : Pierrette Perrono. Photographie : Pascale Ferran • Crédits : Sipa. Le 11 novembre 2006, dans son émission “Projection privée” diffusée sur France Culture, Michel Ciment recevait la réalisatrice Pascale Ferran pour s'entretenir avec elle autour de son film “Lady Chatterley” : une adaptation cinématographique d'un roman de l'écrivain britannique D. H. Lawrence. Pascale Ferran expliquait notamment les raisons pour lesquelles elle avait choisi d'adapter la deuxième version du livre, intitulée “Lady Chatterley et l'Homme des bois”. “Lady Chatterley et l'Homme des bois” (“John Thomas and Lady Jane”) est un roman du Britannique D. H. Lawrence publié en 1927. Deuxième des trois versions du roman polémique de 1928 “L'Amant de lady Chatterley”, il s'en distingue par l'absence de scènes crues et plusieurs variations, notamment à la fin. Moins connu que la version définitive, “Lady Chatterley et l'Homme des bois” a servi pour la mini-série télévisée britannique de Ken Russell diffusée en 1993, et l’adaptation cinématographique française de Pascale Ferran sortie en 2006, où jouent Marina Hands, Jean-Louis Coulloc'h et Hippolyte Girardot.
Sources : France Culture et Wikipédia
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