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ISBN : 2264066733
Éditeur : 10-18 (21/01/2016)

Note moyenne : 3.87/5 (sur 41 notes)
Résumé :
Rien ne va plus chez les Cartwright. Alors qu'Emily s'apprête à donner naissance à son huitième enfant, qu'Edward, le père, cherche dans son bureau une échappatoire au chaos ambiant, que Tom, le fils aîné, s'enferme dans la dépression, Megan, fille unique de la fratrie et mère de substitution de chacun, décide de voler de ses propres ailes. À vingt et un ans, l'heure est venue pour la jeune fille de se libérer des siens. Adieu le Grand Nord canadien, bonjour le swin... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (19) Voir plus Ajouter une critique
ssstella
  07 mai 2017
Il y a plus de quinze jours que le chauffage collectif de notre immeuble est coupé et le printemps ne faisant pas encore son job... on se gèle ! Alors "Un hiver long et rude" était parfait pour me rappeler qu'ailleurs il peut faire bien plus froid.
Ailleurs, c'est une région du Canada... et la saison... oui d'accord, vous savez lire ! Mais quand même, c'est important, parce que l'hiver est aussi au cœur d'une famille qui va mal.
Meg, la fille... le seul véritable pilier de cette famille est parti... non, elle n'est pas morte ! ... elle est simplement partie... en avion, en Angleterre... pour faire sa vie.
Tom, son frère aîné fait une dépression suite au suicide de son meilleur ami.
La mère est indifférente à tout et à tous, sauf au dernier né.
Le père s'enferme dans son bureau et rumine son passé.
C'est une famille nombreuse... mais pas joyeuse, parce qu'en plus de jumeaux enrôlés dans la marine, il y a encore deux frères, Peter et Corey, qui se disputent constamment et l'avant-dernier, Adam, qui lui, est bien trop sage.
Trois voix, Meg, Tom et Edward le père, nous content la lente évolution du mal être des uns et des autres.
Meg s'en sort un peu mieux à Londres.
Au détour de l'histoire je découvre un personnage qu'il me semble connaître... mais oui, c'est bien ça... c'est Luke, l’aîné des Morrison (Le choix des Morrison)... ça fait plaisir de voir qu'il s'en sort bien.
Bon c'est pas tout ça... mais vivement le dégel, ça ira mieux... ou pas ! ... à vous de voir. Moi j'ai bien aimé cet hiver là !
Ici, aujourd'hui, il fait très très beau... j'ai été voter et dans un peu plus d'un mois on se plaindra de la chaleur... et probablement du nouveau président... (pourvu qu'il n'y ait pas de e à ajouter à la fin, ça sera déjà ça) !
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pyrouette
  10 novembre 2016

À vingt-et-un ans Megan est le pilier de sa famille. Elle gère tout, même ses parents, brillants irresponsables, chacun à sa manière. Elle comprend grâce à son frère aîné qu'il est temps pour elle de faire sa vie, ailleurs. Elle quitte le Canada pour l'Angleterre, rejoindre une amie d'enfance, malgré les jérémiades de sa mère. Megan est plutôt rassurée car le médecin de famille a déclaré que sa mère ne devait plus avoir d'enfant, sept, cela suffit. L'arrivée en Angleterre ne ressemblera pas à l'eldorado tant souhaité et Megan logera dans une sorte de squat le temps de trouver du travail et un appartement.
Pendant ce temps, sa famille essaye de survivre dans un petit village du nord Canada où il neige et fait très froid. La mère, malgré les avertissements du médecin, accouchera de son huitième enfant en abandonnant les autres, dans la maison, sans soins. Elle va s'enfermer avec son nouveau né dans sa chambre. le père quitte la maison le plus souvent possible, préfère travailler à la banque et manger à l'extérieur avec ses propres souvenirs d'enfance qui lui gâchent la vie et l'empêchent de s'occuper de ses enfants. Tom, le fils aîné tombe dans une dépression après la mort de son meilleur ami, travaille et mange à l'extérieur aussi. Les deux adolescents et l'avant-dernier (quatre ans) se retrouvent dans une maison crasseuse, sans hygiène et surtout sans nourriture. Personne pour leur préparer un repas correct. Il y a bien une femme censée s'occuper du ménage et un peu des enfants mais elle profite de la situation et ne fait rien.
Tom va avoir un sursaut de lucidité et découvre effaré l'état de son petit frère, qui n'est jamais lavé et maigre, très maigre. Malgré tout, il n'arrive pas à parler à son père et préfère appeler Megan au secours.
Il n'est pas bon être une fille. C'est une histoire de conscience et de sentiment de culpabilité. Megan va-t-elle continuer sa propre vie prospère en Angleterre ou revenir s'occuper de ses parents irresponsables ?
À vous de le découvrir.
Lien : http://pyrouette.canalblog.c..
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mariecloclo
  13 août 2015
Pas un grand coup de coeur mais quand même pas mal. Je n'avais jamais lu de romans de cet auteur.
Il s'agit de l'histoire d'une famille canadienne dans les années 1960-1970. Il y a 3 narrateurs : Edward, le père de famille, banquier, très efficace dans son travail mais nul pour ce qui concerne sa famille. Famille très nombreuse puisqu'elle comprend 8 enfants, dont une seule fille Megan.
Celle-ci raconte à son tour une partie de l'histoire. Elle joue le rôle de mère dans la famille car Emily, la mère de famille, est toujours occupée par un nourrisson et perd peu à peu la tête. Or, Megan, à 21 ans, décide de partir vivre sa vie et elle ira passer 3 ans à Londres.
Le troisième narrateur est Tom, le fils le plus prometteur de la famille, il a commencé de brillantes études et voudrait travailler dans l'aérospatiale mais suite à un drame, il va sombrer dans une sorte de dépression qui l'empêchera d'évoluer.
Ces trois personnages sont attachants, chacun à leur façon, mais j'ai trouvé que les hommes manquaient de courage et ne se parlaient pas du tout, en revanche, Megan est un très beau personnage féminin : courageuse, volontaire et altruiste.
Pas mal, sans plus.
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Boulibooks
  07 septembre 2016
Quel contraste entre la douceur de la couverture du livre et le coeur de son histoire si sombre !
« Un hiver long et rude » dépeint la vie de la famille Cartwright à travers Edward (le père), Tom (le fils) et Megan (la fille). Trois destinées complètement différentes qui se rejoignent dans les querelles mais aussi dans l'attachement aux siens. Tandis que Megan décide de quitter la maison familiale de Struan (Ontario) pour vivre enfin sa vie à Londres, Tom et Edward tentent de survivre à son départ.
Les paysages et l'ambiance régnant au Canada et à Londres sont très bien rendus.
La personnalité de chacun des 3 membres de cette famille déchirée et fantasque est décrite à la fois avec un réalisme qui fait froid dans le dos et une réelle tendresse.
Megan est le personnage pilier de cette chronique familiale. C'est une jeune femme forte qui sait faire face. A l'inverse, les personnages masculins de cette histoire sont perdus.
Tom a sombré dans la dépression lorsque son meilleur ami s'est suicidé et Edward ressasse le passé, s'isole de sa famille et fuit toutes ses responsabilités.
Mary Lawson dresse ici le portrait sans fard d'une famille nombreuse tourmentée dans les années 60. Pas d'action ni de rebondissements à gogo dans ce roman, juste un enchaînement de circonstances malheureuses qui surviennent avec une métronomie déconcertante.
Petit bémol : j'ai trouvé la fin du récit un peu bâclée.
« Un hiver long et rude » est une lecture qui m'a touchée et m'a donnée envie de découvrir d'autres livres de Mary Lawson.
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Caroetseslivres
  03 mars 2015
Je tiens d'abord à remercier les éditons Belfond et Babelio, pour l'envoi de "Un hiver long et rude". Merci beaucoup;
Ce que j'ai aimé en premier dans ce livre, c'est sa couverture. Elle est belle, douce, quand on la voit, on a juste envie de se lover sous un plaid, avec un bon chocolat et de lire ce roman. Par contre, après l'avoir lu, je trouve que les éditions Belfond auraient dû garder le titre original car il correspond mieux à ce qui arrive à cette famille. Passer la couverture, j'ai découvert une histoire, une histoire familiale, qui m'a beaucoup plu.Ici, on va suivre Megan qui prend sa vie en main et part pour Londres, Tom qui perd son meilleur ami et perd également le goût de la vie, et Edward le père qui est dépassé par le passé et le présent. Au départ, j'ai trouvé que cela avait du mal à démarrer et la longueur des chapitres m'a conforté dans cette idée mais j'ai compris (plus tard) que l'auteur voulait nous montrer, grâce à cela, l'inertie qu'il y avait dans la vie des personnages principaux. Une chose, que j'ai également appréciée, c'est la forme du récit. Il y a deux formes narratives: quand c'est Edward, l'auteur utilise la première personne, par contre quand c'est deux autres personnages elle utilise la narration omnisciente, cela donne du relief à l'histoire. J'ai beaucoup aimé les personnages de Megan et de Tom. Ils ont des problèmes personnels, des problèmes familiaux et pourtant ils font en sorte de s'en sortir, d'émerger la tête de l'eau. Ce qui est tout le contraire de leur père. On dirait qu'Edward se complaît dans ce qui lui arrive, qu'il ne voit pas d'autres solutions que se plaindre et rester dans son bureau alors qu'il a une famille à gérer.Je mettrais un petit bémol sur la fin de l'histoire. J'ai été un peu déçue, mais je crois que c'est parce que je me suis trop attachée à Megan et à Tom.
J'ai passé un agréable moment avec les Cartwright, qui m'ont fait pleurer, rire, espérer . Cette lecture, ne m'a pas laissé indifférente, je me suis remise en question en même que les personnages et cela fait un bien fou.
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Les critiques presse (1)
Telerama   09 mars 2016
On entend (...) la musique mélancolique, mais aussi la colère des sacrifiés de la vie dont l'existence n'est qu'un regret.
Lire la critique sur le site : Telerama
Citations & extraits (14) Voir plus Ajouter une citation
ssstellassstella   10 mai 2017
Il ne pensait plus qu'à la mort. Elle ne le quittait pas un instant le jour, hantait ses rêves la nuit. Lorsqu'il lisait les journaux, elle lui sautait aux yeux. Qu'il s'agisse d'un seul décès ou de disparitions en masse, d'un meurtre ou d'un génocide, d'une guerre, d'une famine, d'une épidémie, d'une maladie, elle l'appelait, attirait son attention. Le matin précédent, la rubrique nécrologique du Globe and Mail comptait quatre colonnes et Tom n'avait pas pu s'empêcher de lire chaque avis. On aurait dit que son cerveau tournait en rond, comme un rat en cage, pour essayer de trouver une manière de rationaliser ce qui était arrivé. Regarde tous ces décès, lui disait-il. Tout le monde meurt, alors, pourquoi en faire un drame ? Tout le monde meurt, et il faut le prendre au pied de la lettre, c'est-à-dire à chaque seconde du jour ou de la nuit. Certains meurent vieux, d'autres jeunes, mais ils meurent tous, et le fait que quelqu'un trouve une mort précoce ne change rien à l'ordre du monde. Çà n'a aucune importance parce que rien n'en a dans l'ordre du monde.
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vero35vero35   26 septembre 2016
Aujourd'hui, à l'heure du déjeuner, j'ai affronté le froid pour aller à la bibliothèque réserver l'Histoire de la décadence et de la chute de l'Empire romain de Gibbon. Il a écrit cet ouvrage entre 1776 et 1788 et je pensais qu'il serait intéressant de le comparer à des textes plus modernes.
Betty était enveloppée d'un sac de couchage , l'un des anciens modèles de l'armée,dans lesquels était aussi enfouie la tête, et qui ne laissent voir que le visage. Elle ressemblait à la chenille d'Alice au pays des merveilles. Je ne me sentais pas dans mon assiette - cette scène avec les garçons ne me sortait pas de l'esprit- et ce spectacle m'a remonté le moral d'une façon remarquable. Betty avait pratiqué des fentes au niveau de ses coudes pour pouvoir sortir les bras et tamponner les livres. Je lui ai demandé si elle pourrait s'extraire du sac rapidement en cas d'incendie et elle m'a répondu, qu'elle ne se donnerait pas cette peine, elle ne bougerait pas pour profiter de la première chaleur perceptible depuis six mois.
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pyrouettepyrouette   05 novembre 2016
Nous semblons programmés pour chercher des réponses. Quelque chose se produit et il nous faut savoir pourquoi. Nous nous creusons la cervelle, nous essayons de suivre tel ou tel raisonnement, d'en chercher un qui puisse coller à notre cas de figure. Mais souvent, il n'y a pas de réponse, ou alors il y en a trop.
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pyrouettepyrouette   10 novembre 2016
Il y a une loi de la nature - du moins de la nature humaine - qui stipule qu’on ne doit jamais, au grand jamais, se dire que les choses s’arrangent enfin, parce que le destin ne pourra pas s’empêcher, à un moment ou à un autre, de vous faire un croche-pied.
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mariecloclomariecloclo   12 août 2015
l y a une loi de la nature - du moins de la nature humaine- qui stipule qu'on ne doit jamais, au grand jamais, se dire que les choses s'arrangent enfin, parce que le Destin ne pourra pas s'empêcher, à un moment ou à un autre, de vous faire un croche-pied.
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