AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestions
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures
ISBN : 2754803068
Éditeur : Futuropolis (05/11/2009)

Note moyenne : 4/5 (sur 31 notes)
Résumé :
Après le succès de "L'Aigle sans orteils", la suite que l'on attendait ! Sur les pavés de Paris-Roubaix, dans les entrailles des mines du Nord ou dans la noirceur de l'orphelinat, Pain d'alouette est le récit sublime de l'humaine condition ! Le vélo, métaphore de la souffrance et de la dignité des humbles...Avril 1919, dans le bassin minier du Nord-Pas-de-Calais. Quentin Ternois, ancien coureur cycliste, gazé à Ypres deux années plus tôt, emmène son neveu Élie décou... >Voir plus
Acheter ce livre sur

AmazonFnacPriceministerLeslibraires.frGoogle
Critiques, Analyses et Avis (5) Ajouter une critique
tynn
  24 juillet 2016
Voici une histoire de Chtis, mais pas que.
Briquet et pain d'alouette, deux expressions typiquement "gueule noire", pour évoquer la pause casse-croûte du mineur, qui rapportait à ses enfants les quelques miettes restantes dans la musette, à l'odeur chaude et humide du fond.
Un passage de témoin, un orgueil de corporation.
Au lendemain de la Grande Guerre, les courses cyclistes reprennent, dénombrant les absents dans les rangs des meilleurs.
Paris Roubaix, traversant les champs dévastés du nord, et le Tour de France rassemblent à nouveau coureurs et public mordu de vélo. Mais les années de l'après-guerre sont aussi celles des blessés, des familles éclatées, des orphelins, enfants oubliés et recherchés par des proches par loyauté envers les disparus.
Christian Lax met en images une France de valeurs ouvrières, en pleine mutation politique pour se reconstruire, prête à de nouveaux combats idéologiques pour un futur meilleur.
Un dessin expressif aux douces couleurs aquarellées, un scénario à valeur documentaire historique et sociale, pour une bande dessinée humaniste qui comblera les amateurs de la "petite reine" et ceux en quête d'Histoire et de destins individuels.
Je colle à la thématique en ce jour d'arrivée sur les Champs Elysées, et sans être une férue de cyclisme, avec un avis positif pour l'ensemble de ce diptyque attachant, au dessin très réaliste.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          220
seblac
  02 mai 2016
« L'enfer du Nord » pourrait-on dire pour résumer succinctement ce premier volet de Pain d'alouette. Un enfer qui se décline ici sous trois aspects.
Évocation de la course cycliste Paris-Roubaix tout d'abord. Une course accomplie par Quentin Ternois, ancien coureur, gazé pendant la guerre, mais qui a gardé le virus de la petite reine et le transmet à son neveu Elie ; pour le plus grand déplaisir de son père qui ne voit l'avenir de son fils qu'à travers la mine.
La mine...second enfer du Nord. Avec ce travail éprouvant, dangereux où l'on est autant à la merci des accidents que de la surveillance du porion, le contre maître, l'oeil du patron au fond du trou.
L'enfer du Nord c'est enfin ces champs de bataille, ceux de la guerre de 1914-1918. Ceux qui ont arraché à la jeune Reine Fario son père, ancien coureur cycliste surnommé l'aigle sans orteils. Ces champs de bataille sont encore omniprésents dans les vies et dans les têtes des personnages de cette bande dessinée.
Mais plus loin dans le Sud-Ouest, près des cols pyrénéens, un homme veille, cherche à apporter un peu de son soleil.
Le lien entre les deux ce sont ces routes du Nord qui ne sont finalement pas que pavées de mauvaises attentions. Dans cet enfer l'espoir est mince mais il est là.
Dans une histoire peut être un peu prévisible, mais belle, Christian Lax fait entrer en résonance le monde du sport cycliste avec celui de la mine. On peut trouver le parallèle parfois un peu trop appuyé mais il s'avère assez convaincant. Une réflexion pas si éloignée de celles d'Albert Londre dans son reportage consacré au Tour de France. On a là deux mondes où la volonté peut soulever des montagnes, souvent plus que la simple force physique. Deux mondes où les forçats, qu'ils soient sur terre ou sous la terre, sont exploités jusqu'à la couenne par des patrons ou des organisateurs assoiffés de profits. On a aussi là deux mondes qui malgré la difficulté sont fiers de ce qu'ils font. Une fierté toute personnelle qui leur permet probablement de rester debout et digne malgré les humiliations.
Dans cet enfer du Nord de l'après guerre, l'heure est à guérir les blessures, à apprendre à vivre avec les fantômes du passé dans l'espoir d'un avenir plus serein.
L'ensemble de ce premier volet est plutôt sombre mais quelques personnages sèment aussi le grain d'une vie meilleure. Oui, très certainement, un petit pain d'alouette nous attend en quelque part...Une promesse qui se matérialise déjà par le trait et la lumière des dessins de Christian Lax. Un graphisme doux, comparable à ces lumières du soir ou du matin. Des lumières qui indiquent le basculement d'un moment vers un autre. Vers la nuit ou vers une belle journée ensoleillée ? Je n'en dirai pas un mot. Un album à mettre dans sa musette.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          20
Lagagne
  17 juillet 2017
C'est avec plaisir que je voulais retrouver la suite de l' "Aigle sans orteils". J'avais été touchée par Amédée et Camille.
Ici c'est sa petite fille qui m'a touchée, les efforts que font Camille et Clémence pour la retrouver, lui apporter une vie plus digne que celle de l'orphelinat, sordide à souhait.
C'est avec les mineurs que j'ai eu plus de mal. Les dessins ne m'ont pas convaincue, j'ai eu du mal à les distinguer les uns des autres. Firmin, Quentin et consorts avaient tous la même tête pour moi, et je ne savais plus qui était qui, qui faisait quoi.
Tour de France, Paris-Roubaix, mine, orphelinat... Cette première époque est un peu confuse pour moi finalement.
Commenter  J’apprécie          60
martinem
  08 octobre 2010
Avril 1919, dans le bassin minier du Nord-Pas-de-Calais. Quentin Ternois, ancien coureur cycliste, emmène son neveu Élie découvrir LE Paris-Roubaix, « l'Enfer du Nord ». Pour lui, ce sera une révélation.
Au même moment, dans un orphelinat du Sud-Ouest, Reine Fario, la fille d'Amédée, « l'Aigle sans orteils », tué sur le front, est en butte à la brutalité du directeur. Quatre ans plus tard, Camille Peyroulet, ingénieur en retraite et grand ami d'Amédée, apprend son existence. Désormais, Camille n'aura de cesse de retrouver Reine, pour l'adopter.
Cet album, premier d'une série, ne peut pas se lire sans connaitre « L'Aigle sans orteils », même s'il n'en est pas la suite directe!
Commenter  J’apprécie          00
MissAlfie
  26 mars 2012
Bon, scénaristiquement parlant, je vous avouerais que c'est un peu téléphoné. On a deux histoires différentes et on se doute qu'à la fin, elles se rejoignent. Elie qui rêve de faire Roubaix malgré le désaccord de son père, on se doute que... tut tut tut, je ne vous dirai rien de plus. Il faut pas spoiler, c'est la chef d'ici qui a dit. Mais bon, la force de cet ouvrage, justement, c'est que, malgré un scénario convenu (j'ai pas dit mauvais, j'ai pas dit extraordinaire, j'ai dit convenu, bon mais convenu), l'auteur arrive facilement à nous faire rentrer dans cette histoire. On s'attarde sur des dessins formidables de mines, de terrils, de cyclistes et l'atmosphère propre à l'Enfer du Nord. Un double album fort fort sympathique qu'il convient de se procurer.
Lien : http://croqlivres.canalblog...
Commenter  J’apprécie          20
Citations et extraits (1) Ajouter une citation
raph731raph731   27 octobre 2014
... les imbéciles sont beaucoup moins nombreux que les pavés sur le bord des routes, mails ils peuvent faire tout aussi mal. [...] (p. 40)
Commenter  J’apprécie          50
Videos de Lax (4) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de  Lax
Interview de Christian Lax, auteur et dessinateur de la bande dessinée "Un certain Cervantès" parue chez Futuropolis
autres livres classés : cyclismeVoir plus
Acheter ce livre sur

AmazonFnacPriceministerLeslibraires.frGoogle





Quiz Voir plus

Les personnages de Tintin

Je suis un physicien tête-en-l'air et un peu dur d'oreille. J'apparais pour la première fois dans "Le Trésor de Rackham le Rouge". Mon personnage est inspiré d'Auguste Piccard (un physicien suisse concepteur du bathyscaphe) à qui je ressemble physiquement, mais j'ai fait mieux que mon modèle : je suis à l'origine d'un ambitieux programme d'exploration lunaire.

Tintin
Milou
Le Capitaine Haddock
Le Professeur Tournesol
Dupond et Dupont
Le Général Alcazar
L'émir Ben Kalish Ezab
La Castafiore
Oliveira da Figueira
Séraphin Lampion
Le docteur Müller
Nestor
Rastapopoulos
Le colonel Sponsz
Tchang

15 questions
2818 lecteurs ont répondu
Thèmes : bd franco-belge , bande dessinée , bd jeunesse , bd belge , bande dessinée aventure , aventure jeunesse , tintinophile , ligne claire , personnages , Personnages fictifsCréer un quiz sur ce livre